[00:00:00] Speaker 1: C'est l'heure du journal de l'Afrique, soyez les bienvenus sur France 24, à la une ce soir, le Sénégal qui pleure, une star, Alima Ghaji, est décédée brutalement à l'âge de 36 ans à Paris après un malaise. Actrice, mannequin, entrepreneur, Alima Ghaji s'est rendue célèbre grâce à son rôle de marième dans Maîtresse d'un homme marié. Les réactions à Dakar, dès le début de ce journal. Le Soudan du Sud est-il en train de sombrer de nouveau dans la guerre ? Des combats intenses au nord de la capitale ont été signalés. L'armée s'est déployée pour empêcher des groupes rebelles d'avancer vers Jouba. L'accord signé en 2018 semble voler en éclats. La correspondance régionale à suivre. Et puis les maisons bleues et blanches de Sidi Boussaï dans Tunisie menacées par les intempéries. La tempête Ari a fragilisé la falaise. Le célèbre village touristique, les habitants craignent des glissements de terrain. Reportage à la fin de cette édition. Alima Ghaji, célèbre actrice et mannequin sénégalaise, est décédée brutalement à l'âge de 36 ans des suites d'un malaise. Elle s'est rendue célèbre grâce à son rôle de marième dans Maîtresse d'un homme marié. Ce soir, c'est tout le pays qui est en deuil. Les réactions à Dakar avec Amina Toudiel.
[00:01:24] Speaker 2: C'est une disparition brutale qui a surpris et laissé les Sénégalais sous le choc. L'actrice Alima Ghaji est morte à l'âge de 36 ans sur les réseaux sociaux, proches, artistes et fans. Tous saluent une actrice talentueuse mais aussi une femme engagée dont les rôles ont profondément marqué le public. Alima Ghaji s'est imposée à l'écran en incarnant des personnages forts, complexes et parfois controversés. Notamment dans des séries à succès comme Maîtresse d'un homme marié qui a suscité de véritables débats de société. Elle a mis en place des femmes, le mariage ou encore l'hypocrisie sociale. Ces dernières années, l'actrice avait également choisi de parler ouvertement de sa santé mentale, brisant un tabou encore très fort au Sénégal. Elle avait évoqué sa dépression et ses difficultés, appelant à rompre le silence et à reconnaître la santé mentale comme un enjeu de santé publique. Sa disparition laisse le sentiment d'une perte immense aux Sénégalais.
[00:02:18] Speaker 3: Le réveil a été très dur et amer aujourd'hui. En tant que Sénégalais, elle nous a divertis. Elle me donnait le sourire à chaque fois que je la regardais.
[00:02:31] Speaker 4: C'est un choc. Ça m'a fait mal, vraiment très mal.
[00:02:36] Speaker 5: Parce que je l'aimais beaucoup.
[00:02:39] Speaker 4: Elle était naturelle, sincère. Et quand elle jouait dans les séries, elle te donnait envie de les regarder.
[00:02:45] Speaker 5: Parce qu'elle jouait avec amour.
[00:02:51] Speaker 4: Elle est partie.
[00:02:55] Speaker 6: Nous espérons qu'elle repose en paix.
[00:03:02] Speaker 3: C'est très dur. Ça nous a vraiment choqués. Nous présentons nos condoléances à sa famille et à tous les Sénégalais parce que c'est une perte pour tout le pays.
[00:03:11] Speaker 2: Aujourd'hui, le Sénégal perd une grande figure de sa scène cinématographique. Dans un communiqué, le ministère de la Culture a salué la carrière et l'engagement de l'actrice, qualifiant sa disparition de perte immense pour la nation. Pour la communauté artistique et pour l'ensemble du peuple sénégalais.
[00:03:30] Speaker 1: La guerre semble bel et bien avoir repris au Soudan du Sud. Depuis 2018, un accord de paix avait permis de stabiliser le pays. Mais il est en train de voler en éclats. Des combats ont lieu dans la région du Djongjelei, au nord de la capitale, où l'armée s'est déployée pour empêcher des groupes rebelles d'avancer vers Juba, la capitale. La correspondance régionale de Bastien-Renouilh.
[00:03:55] Speaker 7: « N'épargnez ni les personnes âgées, ni les poulets, ni même les maisons. » Ce sont les mots du général Johnson Ohlony lors du déploiement de ses troupes dans la région du Djongjelei. Elles sont positionnées pour mettre fin à l'avancée des troupes rebelles liées à l'ancien vice-président du pays, Riek Machar. Le chef de l'opposition est en ce moment détenu à Juba, la capitale du Soudan du Sud. Il est accusé d'avoir planifié des attaques contre l'armée en 2025. Et depuis qu'il est en prison, les tensions se multiplient au Soudan du Sud. « Les attaques sont en cours.
[00:04:22] Speaker 8: » « Les attaques sont en cours. » « Les attaques sont en cours. » « Le procès est vu par l'opposition comme une agression légale contre leurs leaders. C'est un point de rassemblement symbolique pour eux. Mais il y a également d'autres facteurs. Par exemple, le gouvernement a combattu récemment l'opposition dans la région du Honil. Il a bombardé ces groupes depuis les airs. Certains ont même été attaqués avant qu'ils ne commettent des attaques dans la région.
[00:04:48] Speaker 7: » Ce sont des provocations pour l'opposition et c'est pour cela que le conflit reprend. « Les attaques sont en cours. » « Les attaques sont en cours. » « Les attaques sont en cours. » Des combats d'ampleur sont à prévoir au cours des prochains jours dans la région du Jonglei. Notamment car l'armée a donné ce dimanche 48 heures à la population civile pour quitter trois comtés. Elle a aussi ordonné le retrait des ONG. Depuis le début de l'année, près de 180 000 personnes ont fui leur maison dans cette région à cause du conflit. Et le pire est probablement à venir pour les populations sur place. Pour rappel, entre 2013 et 2018, près de 400 000 personnes ont perdu la vie durant la guerre civile.
[00:05:22] Speaker 1: « Les attaques sont en cours. » Malgré le déploiement de l'armée et la situation très préoccupante à Juba, les autorités se veulent rassurantes. Elles ont tenu une conférence de presse pour affirmer que la situation était sous contrôle.
[00:05:34] Speaker 6: Écoutez.
[00:05:39] Speaker 3: « L'opération de sécurité en cours dans le nord de l'état de Jonglei est une mesure légale et nécessaire visant à stopper l'avancée des forces rebelles, à rétablir l'ordre public et à protéger les civils. L'opération ne vise pas les civils innocents. Elle vise au contraire l'élément armé qui menace la paix et la stabilité du pays. Nous ne sommes pas en guerre, je le répète aux médias. Nous avons le droit à la légitime défense. Ainsi, dans l'exercice de ce droit, nous nous battrons pour nous assurer d'arrêter cette progression des forces rebelles. Mais le pays n'est pas en guerre.
[00:06:18] Speaker 6: Nous ne sommes pas en guerre.
[00:06:22] Speaker 1: » En Ouganda, au lendemain de la réélection de Yoweri Mosevini pour un septième mandat, les ONG et les défenseurs des libertés publiques mettent de nouveau en garde contre la répression. Les arrestations arbitraires, les suspensions d'organisations se poursuivent. Même ceux et celles qui ont servi le régime pendant des années ne sont pas à l'abri. Reportage de Juliette Monti.
[00:06:45] Speaker 9: Accusée d'avoir divulgué des données électorales, sa ravireté est écrouée depuis le 30 décembre. La détention de cette figure de la société civile est devenue le symbole du rétrécissement de l'espace civique en Ouganda.
[00:06:59] Speaker 3: « Nous pensons qu'il s'agit d'un abus regrettable du système pénal de ce pays. Et si ça continue ainsi, les citoyens vont finir par perdre toute confiance dans la justice.
[00:07:11] Speaker 9: » Sortie d'audience, les proches de l'accusé s'indignent.
[00:07:15] Speaker 10: « La magistrate a peur de perdre son droit. Elle a peur de perdre son poste ou de ne pas obtenir de promotion. Alors la justice en Ouganda, où est-elle ?
[00:07:24] Speaker 9: » Ancienne alliée du président Yoweri Museveni, tout juste réélue pour un septième mandat, Myriam Atembe dénonce aujourd'hui son virage autoritaire.
[00:07:35] Speaker 10: « Le président Museveni veut régner sans partage. Et tout le monde doit l'accepter. Ceux qui n'acceptent pas sont des ennemis.
[00:07:44] Speaker 9: » Pour elle, l'arrestation de son amie est un avertissement adressé à la société civile.
[00:07:51] Speaker 10: « Sarah Birete est là-bas, en prison. Quand on se bat pour les droits, quand on se bat pour la justice et l'équité, ce n'est pas un combat facile. Vos vies sont en danger. Mais si je me tais, qui se battra ?
[00:08:07] Speaker 9: » Défendre les libertés publiques, c'est se placer dans le viseur du régime. Il y a quelques semaines, nous rencontrions Judith Atim au Centre pour la gouvernance constitutionnelle. Depuis, l'ONG de surveillance des politiques publiques s'est veut retirer son permis d'exercer.
[00:08:24] Speaker 5: « Combien de temps est-ce que ça va durer ? Les autorisations seront-elles rétablies ? Pourrons-nous reprendre le travail rapidement ? Ou est-ce que ça va s'éterniser pendant très longtemps ? C'est ce flou qui rend la situation très inconfortable.
[00:08:41] Speaker 9: » Un chapitre électoral se clôt pour l'Ouganda. C'est désormais une période d'incertitude qui s'ouvre pour ces contrepoints.
[00:08:51] Speaker 1: En Tunisie, le célèbre village de Sidi Bou Saïd est menacé par des glissements de terrain. Une menace après le passage de la tempête Harry. Sidi Bou Saïd est bâti à 130 mètres de hauteur sur une falaise de terre et d'argile. Ses habitants craignent une catastrophe, mais aussi une baisse de l'activité touristique. Reportage de Lili Ablaz et Hamdi Tlili.
[00:09:11] Speaker 11: Dans le calme matinal de Sidi Bou Saïd, surnommé « le balcon de la Méditerranée », l'inquiétude règne. Plusieurs habitants alertent sur les risques d'effondrement de la falaise après des glissements de terrain provoqués par des pluies torrentielles. Samy Mabrouk en fait partie.
[00:09:29] Speaker 12: « La terre était gorgée d'eau. Il y a eu le glissement qu'on voit d'ailleurs ici, en bas de Najma Zahra, qui est le palais herlanger, le musée des arts et de la musique.
[00:09:44] Speaker 11: » Le musée a été fermé provisoirement. Samy aussi a été affecté. Une partie de son jardin a été engloutie.
[00:09:50] Speaker 12: « C'est beaucoup moins grave que tout ce qu'ont pu subir d'autres. C'est un signal à mon avis important de l'état de la colline.
[00:10:04] Speaker 11: » Depuis des années, le problème est présent, car le village est bâti littéralement sur un colosse aux pieds d'argile. Une falaise faite de terre argileuse, sensible à l'érosion et fragilisée par des constructions, illégales pour certaines. Samy a déjà pris des précautions depuis longtemps, en bâtissant des murets en terrasse avec des systèmes d'évacuation des eaux.
[00:10:25] Speaker 12: « Ce qui est très important, c'est que les voisins ont subi. Moi j'ai fait une partie, mon voisin du dessus et une autre partie, mon voisin du dessous et une autre partie. Il y a eu un esprit de solidarité.
[00:10:38] Speaker 11: » Mais les habitants réclament des mesures de consolidation de la colline en urgence, car 8 foyers ont été sommés de quitter leur maison, sans plus d'informations. Tandis que sur le parking du village, les magasins d'artisanat ont dû fermer boutiques. Les cars de touristes n'ont plus droit de monter cigarets.
[00:10:55] Speaker 3: « On nous a dit que c'est parce que les va-et-vient des cars sur le parking causent des vibrations. Mais si les touristes ne viennent pas ici, nous, on ne travaille pas.
[00:11:05] Speaker 8: Ici, c'est 50 boutiques, 200 familles. Comment on va faire si on ne travaille plus ?
[00:11:13] Speaker 11: » Le tourisme représente un enjeu économique majeur pour Sidi Bou Saïd, le village reçoit près d'un demi-million de visiteurs par an, et a déposé une demande pour être classé au patrimoine mondial de l'UNESCO en 2026.
[00:11:26] Speaker 1: Au Kenya, un coiffeur installé à la périphérie de Nairobi coupe les cheveux à l'aide de pelles, de fer à repasser et d'outils agricoles, transformant chaque coupe en une histoire virale, connue sous le nom de Tchif Safro. Il fait partie d'une nouvelle génération de créateurs de contenu africain, très suivi sur les réseaux sociaux.
[00:11:48] Speaker 13: Une pelle, un fer à repasser, même des cisailles. Voici les outils de Safari Martin. Il n'est pas seulement coiffeur, c'est aussi un créateur de contenu, mieux connu de ses millions d'abonnés sous le nom de Tchif Afro.
[00:12:07] Speaker 14: « Je suis un coiffeur créateur de contenu, mais je fais aussi du storytelling. J'utilise simplement des outils non conventionnels pour couper les cheveux.
[00:12:16] Speaker 13: » La renommée de Safari Martin reflète une nouvelle tendance au Kenya, où les réseaux sociaux ont transformé des compétences ordinaires en véritable carrière sur les réseaux sociaux et les salons de coiffure en véritable plateau de tournage. Il a commencé à couper les cheveux au lycée, proposant des coupes devant les salles de classe et les dortoirs. Cinq ans plus tard, il a pris une caméra et abandonné les tondeuses conventionnelles.
[00:12:42] Speaker 14: « Je suis motivé par la culture africaine, par les histoires africaines. Je pense vraiment que quelqu'un devrait être influent sur les réseaux sociaux en se basant sur notre culture originelle.
[00:12:56] Speaker 13: » Pour des clients comme Yann Yanga, l'expérience va bien au-delà d'une simple coupe de cheveux.
[00:13:02] Speaker 3: « Quand je me fais coiffer ici, je suis plus à l'aise et j'ai confiance en moi quand je marche dans la rue.
[00:13:10] Speaker 13: » Une confiance qui a un prix. Martin Fakir, jusqu'à 1500 shillings kenyans, soit près de 12 dollars. Un tarif élevé dans une ville où une coupe peut coûter 10 fois moins. Et malgré des millions de vues, Martin affirme que les coiffeurs créateurs ne sont pas toujours appréciés à leur juste valeur. Mais alors que l'économie numérique du Kenya se développe, des coiffeurs influenceurs comme lui redéfinissent la créativité en mêlant tradition, technologie et savoir-faire.
[00:13:39] Speaker 1: Voilà, c'est la fin de Journal de l'Afrique.
[00:13:56] Speaker 15: Dernière info continue sur France 24. 7 jours sur 7. France 24, un autre regard sur l'actualité. Liberté, égalité, actualité.
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