Benin pushes sustainable cotton and local textile jobs (Full Transcript)

A France 24 report on Benin’s certified sustainable cotton, reduced chemicals, better traceability, and new textile factories aimed at keeping value and jobs at home.
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[00:00:08] Speaker 1: Musique Vous saviez que 75% du coton produit dans le monde est génétiquement modifié ? Qu'il faut 3 kilos d'intrants chimiques pour obtenir 1 kilo de coton ? Et qu'on utilise 2700 litres d'eau pour fabriquer un t-shirt ? Bonjour et bienvenue dans Plan B, l'économie autrement. C'est la fibre naturelle la plus vendue au monde. Le coton est coté, en bourse, et sur le marché du travail, 350 millions d'emplois. Seulement voilà, l'or blanc n'est pas très vert. Déforestation, épuisement des sols, travail des enfants, comment rendre cette industrie plus vertueuse ? Le Bénin, premier producteur africain avec le Mali, parie sur un coton 100% durable. La récolte commence à Paouignan. L'or blanc a fleuri sur cette parcelle de 9 hectares. Signe particulier, le coton cultivé ici est durable. Labellisé Semia, Cotton Made in Africa, il doit respecter 58 critères tout en assurant les rendements. David vient voir Romain deux fois par mois pour s'assurer que tout est conforme.

[00:01:21] Speaker 2: Aujourd'hui, nous produisons jusqu'à 2 tonnes et demie de coton par hectare. Moins d'une demi-tonne avant, et nous n'utilisons plus autant d'engrais.

[00:01:30] Speaker 1: Parmi les critères imposés par le label, aucune semence OGM, aucune irrigation et une utilisation raisonnée des pesticides. Sur cette parcelle, pas d'épandage systématique, les traitements se font en fonction de la quantité de nuisibles, des seuils.

[00:01:45] Speaker 3: Quand on dit de faire un traitement sur le seuil, on vise derrière le ravageur, on contrôle, on maîtrise le chien. Alors que si c'est un traitement calendaire, on peut faire un traitement alors que peut-être ce n'est pas le ravageur.

[00:01:57] Speaker 1: Résultat, un budget pesticide en baisse pour le cultivateur, donc des revenus en hausse. Le label SEMIA encourage aussi la rotation des semis et l'utilisation des plantes fertilisantes comme le cajanis.

[00:02:10] Speaker 3: Ça donne des feuilles. Et progressivement, ces feuilles vont tomber. Et ces feuilles vont créer une biomasse qui va se décomposer et restituer la fertilité de ce sol.

[00:02:20] Speaker 1: Gestion durable des terres donc, et des équipes. Le label SEMIA interdit le travail des employés.

[00:02:31] Speaker 2: Le salaire journalier dépend de la rapidité du travailleur. En moyenne, chaque ouvrier gagne environ 2000 francs.

[00:02:39] Speaker 1: Soit 3 euros par jour. La filière doit aussi contribuer à améliorer la vie des paysans. Deux pompes d'eau potable viennent d'être installées dans le village de Romain. Le coton aussi commence une nouvelle vie. Une fois débarrassé des graines, 13% de la production nationale.

[00:02:57] Speaker 4: On est en train de créer toutes les usines du textile du Bénin pour transformer le coton pour avoir une valeur ajoutée du coton à l'intérieur du Bénin avant de l'exporter.

[00:03:06] Speaker 1: Et pour capter le maximum de valeur ajoutée, l'industrie parie sur le durable vendu plus cher. Les fibres labellisées sont traitées à part.

[00:03:16] Speaker 5: Ça c'est Kiabi, là c'est H&M. La traçabilité est fondamentale pour les marques internationales.

[00:03:24] Speaker 6: C'est un travail qui est très important pour les marques internationales. Aujourd'hui, les consommateurs ont beaucoup changé. Il y a le facteur durabilité, etc. Donc les marques font beaucoup attention à leurs sourcines quand il s'agit de placer des commandes.

[00:03:39] Speaker 1: Sortie de terre il y a à peine deux ans grâce à un co-investissement indien, l'usine a fait venir des cadres étrangers pour former les 15 000 premiers salariés. Destinée, ex-étudiante en graphisme, a dû tout apprendre.

[00:03:53] Speaker 7: Je suis fière de moi-même. Je suis venue à mes besoins d'avoir un peu d'économie et nous avons des assurances. Par exemple, si on tombe malade, ça nous permet d'aller à l'hôpital pour ne plus trop dépenser.

[00:04:10] Speaker 1: D'ici 10 ans, 100% de l'or blanc béninois devrait être transformé ici, à la clé 250 000 emplois directs dans un pays où la moitié de la population n'a pas encore 18 ans. Pourquoi ce virage vers le durable ?

[00:04:30] Speaker 8: La production de coton amène à beaucoup d'utilisation de produits chimiques de synthèse. Dans certaines zones, la fertilité des sols, près de 95% des sols sont inaptes à la production agricole, si bien que les doses d'engrais minéraux sont assez élevées actuellement pour presque les mêmes niveaux de production. Concrètement ? Mis sur deux labels ? En 2005, le coton Medinafrica a été développé comme label par la coopération allemande. CEMIA a-t-il de grands opérateurs mondiaux, surtout en Europe, où il y a beaucoup de marques qui utilisent CEMIA. Mais le marché de CEMIA est un peu limité par rapport au nouveau label qui est arrivé, le label Betacoton Initiative, un label promu par les Américains, qui se retrouve sur presque tous les continents qui produisent le coton. La seule grande différence est que le Betacoton Initiative tolère l'utilisation de coton génétiquement modifié. Le choix du durable, c'est donc aussi un choix commercial ? Bien sûr, ça va ensemble parce que les grands opérateurs internationaux qui viennent acheter du coton aiment souvent avoir l'infrastructure industrielle à portée de main, pour ne pas être transportés sur de longues distances, avant de ramener le produit. Aujourd'hui, on a la chance au Bénin, on a eu des infrastructures industrielles qui permettent d'aller de la fibre jusqu'au produit fini qui sont exportés à partir de coton.

[00:06:11] Speaker 1: Fin de cette émission, retrouvez tous nos plans B sur le site internet de France 24, X, Facebook et sur mes pages LinkedIn et Instagram. Au dabo . Sous-titrage ST' 501

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Arow Summary
The segment explains the environmental and social costs of conventional cotton—heavy GMO use, chemical inputs, and water consumption—and follows Benin’s attempt to build a more sustainable cotton sector. Farmers in Paouignan grow label-certified “durable” cotton under standards that ban GMO seeds and irrigation, require threshold-based pesticide use, and promote crop rotation and fertilizing plants to restore soil fertility. These practices reduce pesticide spending and can raise farmer incomes while also prohibiting child labor and supporting community improvements such as potable water pumps. Benin is also investing in local textile manufacturing to capture more value, ensure traceability for international brands (e.g., H&M, Kiabi), and create jobs; an Indian co-investment helped establish a factory that trained thousands of workers and provides benefits like health coverage. The report notes competing sustainability labels—Cotton made in Africa versus Better Cotton Initiative, which allows GM cotton—and frames sustainability as both an ecological necessity and a commercial strategy tied to infrastructure and market access.
Arow Title
Benin bets on sustainable cotton and local textile value
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Arow Key Takeaways
  • Conventional cotton has major environmental impacts due to GM seeds, chemical inputs, and high water use.
  • Benin is promoting certified sustainable cotton with strict criteria: no GMO seeds, no irrigation, and reduced, threshold-based pesticide applications.
  • Agroecological practices like crop rotation and fertilizing cover plants help rebuild soil fertility and can lower input costs.
  • Sustainability standards also address social issues, including banning child labor and supporting local community infrastructure (e.g., drinking water pumps).
  • Building domestic textile manufacturing improves traceability, captures more value locally, and can create large-scale employment.
  • Global label competition matters commercially: some buyers prefer standards that allow GM cotton (Better Cotton), while others demand stricter non-GMO certifications.
  • Sustainability in cotton is positioned as both an environmental response and a market strategy linked to industrial capacity.
Arow Sentiments
Neutral: The tone is explanatory and report-like, balancing criticism of conventional cotton’s environmental footprint with cautious optimism about Benin’s sustainability standards, industrial investments, and job creation.
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