Brazil Soy Firms Exit Amazon Moratorium, Raising Alarm (Full Transcript)

Major traders quit the 2006 Soy Moratorium under political and financial pressure, risking higher Amazon deforestation despite upcoming EU anti-deforestation rules.
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[00:00:00] Speaker 1: Et puisqu'on parle du Mercosur et bien partons au Brésil, le Brésil inonde le monde de soja et ça risque de durer, même de s'accélérer puisqu'on apprend que les géants du soja annoncent se retirer d'un moratoire qui protégeait la déforestation en Amazonie. C'est donc une très mauvaise nouvelle pour la planète, encore une. Marine Reys, vous êtes en direct de Rio. Bonjour à vous. Comment expliquer la décision de ces sociétés qui s'étaient pourtant engagées il y a 20 ans à préserver l'Amazonie ?

[00:00:26] Speaker 2: Oui, tout à fait. C'est une triste nouvelle pour l'environnement. Les principaux producteurs de soja au Brésil qui s'étaient engagés à protéger l'Amazonie en 2006, eh bien, on a annoncé leur sortie du moratoire pour le soja. En d'autres termes, avant, eh bien, ils s'étaient engagés tous ensemble à ne pas acheter de soja issu des terres déforestées. Ce moratoire était un acteur principal de la lutte contre la déforestation en Amazonie. La raison ? Eh bien, tout simplement, la pression de l'agro-négoce qui voudrait voir cette agro-négoce annuler parce que, selon eux, eh bien, il serait anticoncurrentiel et nuirait même aux exportations de soja brésilien. Alors, c'est un fait assez surprenant quand on sait que le Brésil est le premier exportateur mondial de soja. Cette loi, selon eux, eh bien, elle serait plus stricte. Cet accord, pardon, serait plus strict que la loi environnementale brésilienne qui déjà impose aux producteurs en Amazonie de conserver 80% de la forêt et d'autoriser 20% pour la déforestation, pour la production. Ce moratoire, il était signé auparavant par une trentaine de grands groupes privés. Parmi eux, les géants américains, le français, Louis Dreyfus, mais aussi certains géants chinois. Ce moratoire, au-delà de protéger l'environnement, eh bien, il visait aussi, quelque part, à redorer l'image de l'agro-négoce. Alors, évidemment, pour l'image, on repassera. Néanmoins, il faut parler de cette manne financière car c'est ça exactement qui a poussé les entreprises privées vers la sortie de l'agro-négoce. De cet accord, fin décembre, l'État du Mato Grosso do Sul, le plus gros exportateur, producteur de soja au Brésil, a menacé ces entreprises privées de mettre fin à leurs accords financiers, à leurs intérêts fiscaux. Résultat, en quelques jours, les grands groupes se sont retirés de l'accord.

[00:02:19] Speaker 1: Et ça ne vous aura pas échappé, Marine, ça intervient aussi quelques jours après la signature de l'accord sur le Mercosur. Hasard du calendrier ou pas ?

[00:02:30] Speaker 2: Pas vraiment. En réalité, évidemment, cet accord Mercosur-Union Européenne, il va faciliter les importations brésiliennes, mais l'Union Européenne, de toute façon, ne devrait pas être impactée par ce soja issu de la déforestation. Je vous le rappelle, la Commission Européenne l'a martelé. L'accord entre l'Union Européenne et le Mercosur doit également viser à protéger l'environnement. Un autre outil de l'Europe qui fait que le soja issu de la déforestation, normalement, n'arrivera pas dans les assiettes des Européens, c'est cette nouvelle loi, cette réglementation européenne contre la déforestation et la dégradation qui doit entrer en vigueur cette année, en 2026. Grâce à cette réglementation, les produits qui seront importés vers l'Europe et issus de terres déforestées n'auront plus tout simplement accès au marché brésilien. Évidemment, cela ne va pas empêcher le Brésil de vendre son soja à d'autres pays. L'étude préliminaire concernant la fin de cet accord a déjà montré que la déforestation en Amazonie pourrait augmenter de 30% d'ici à 2045, alors même que ce biome est en train d'atteindre son point de basculement irréversible.

[00:03:46] Speaker 1: Merci beaucoup Marine Reys.

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Arow Summary
Brazil’s major soy producers announced they are leaving the 2006 Soy Moratorium, under which they collectively pledged not to buy soy grown on newly deforested Amazon land. The moratorium has been a key mechanism curbing deforestation, but agribusiness groups argue it is anti-competitive and stricter than Brazil’s environmental law (which in the Amazon requires maintaining 80% forest cover, allowing 20% for clearing). The withdrawal is linked to financial and political pressure: the state of Mato Grosso (a leading soy producer/exporter) threatened to end fiscal incentives and financial agreements for companies adhering to the moratorium, prompting rapid exits by large private groups (including U.S., European such as Louis Dreyfus, and Chinese firms). The timing coincides with the EU–Mercosur agreement, though EU officials stress the deal includes environmental protections and that the EU’s upcoming anti-deforestation regulation (effective 2026) should bar deforestation-linked products from entering the EU market. However, Brazil can redirect soy exports elsewhere. A preliminary study suggests ending the moratorium could raise Amazon deforestation by about 30% by 2045, as the biome nears an irreversible tipping point.
Arow Title
Brazil soy giants quit Amazon deforestation moratorium
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Arow Key Takeaways
  • Brazil’s top soy traders are withdrawing from the 2006 Soy Moratorium that helped curb Amazon deforestation.
  • Agribusiness claims the moratorium is anti-competitive and stricter than Brazilian environmental rules.
  • State-level fiscal/financial pressure (notably from a major soy-producing state) accelerated companies’ exit.
  • The EU–Mercosur agreement’s timing is notable, but EU rules aim to block deforestation-linked imports.
  • EU’s deforestation regulation (from 2026) may limit EU exposure, yet soy can be diverted to other markets.
  • Ending the moratorium could significantly increase deforestation, with estimates of ~30% more by 2045.
Arow Sentiments
Negative: The tone is alarmed and critical, framing the moratorium exit as a 'very bad' environmental development and highlighting increased deforestation risks and financial/political pressure overriding conservation commitments.
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