Césars nominations and new films: a week in cinema (Full Transcript)

France 24 reviews César 2026 nominations, then critiques Yann Gozlan’s “Gourou,” praises “La vie après Siam,” and previews Michel Franco’s “Dreams.”
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[00:00:00] Speaker 1: ... Joujou t'es là .

[00:00:29] Speaker 2: Les films favoris pour la 51e cérémonie des Césars, Pierre Ninéant, coach manipulateur dans Gourou et la vie après Siam, un documentaire intime venu d'Egypte, c'est le programme de ce nouveau numéro de à l'affiche 100% cinéma, bienvenue à tous et bonjour Thomas Borez. Bonjour Louise. Avec nous comme chaque mercredi et on va donc commencer avec les nominations pour les prochains Césars.

[00:00:59] Speaker 3: Voilà alors pour ça il faut savoir compter, voilà ce qui est un peu mon cas, 10 nominations pour Nouvelle Vague de Richard Linklater, c'est déjà une surprise, voilà ce film qui revient sur le tournage d'A bout de souffle de Jean-Luc Godard à la fin des années 50, donc 10 nominations, talonnées de près par 3 candidats avec 8 nominations, L'attachement de Karine Tardieu, Dossier 137 de Dominique Molle ou encore L'inconnu de la Grande Arche de Stéphane Demoustier et enfin La Petite Dernière de Afier Zis, Zis a une bonne place avec 7 nominations. Alors qu'est-ce à dire de ce que peuvent dire en tout cas ces nominations, et bien elles dessinent quand même une cartographie de l'année cinéma précédente puisque les Césars 2026 récompensent les films de l'année 2025 et il faut bien le dire ça a été une année en termes d'entrée dans les salles plutôt terne avec 15%

[00:01:48] Speaker 2: Il n'y a pas de gros...

[00:01:50] Speaker 3: Exactement, et 15% de recul par rapport à l'année 2024, c'est pas rien. Et bien ce qu'on remarque c'est que si on s'attarde sur les films, le César du meilleur film, aucun des 5 films proposés n'ont atteint le million d'entrées. Les films tournent autour de 700 000 voire 600 000, ce qui est quand même pas mal, mais prenons Nouvelle Vague dont on parlait, seulement 132 000 entrées quand les Césars précédents en 2024, on avait des candidats comme Le Comte de Montecristo, 9 millions d'entrées, Emilia Pérez, 1,2 millions, ou enfin En Fanfare avec 2,6 millions, voilà c'est des choses qui sont à noter, en plus avec des films qui dessinent un peu une même topologie des films à thème, à part peut-être, je l'ai dit, la comédie de Richard Lincleter. Ce qu'il faut noter aussi parmi quand même les bonnes surprises, c'est l'inconnu de La Grande Arche de Stéphane Demoustier, oui et puis qu'on n'attendait pas aussi haut quand même. La création c'est pas rien pour ce film et dont on va peut-être se rafraîchir la mémoire d'ailleurs en regardant à quoi ça ressemblait.

[00:03:16] Speaker 4: Voilà pour l'inconnu de La Grande Arche, 8 nominations pour les prochains Césars et

[00:03:46] Speaker 2: justement en passant en revue cette liste, vous avez relevé Thomas, 2-3 choses assez insolites si ce n'est inédites.

[00:03:52] Speaker 3: Oui, dans la catégorie meilleurs films, on note que deux des films ont été réalisés par des cinéastes étrangers, je pense à l'Iranien Jafar Panahi pour Un Simple Accident qui d'ailleurs représentera la France au prochain Oscar et puis Richard Lincleter, cinéaste américain de Nouvelle Vague, preuve si besoin en était de l'ouverture d'esprit du cinéma français qui est plus que jamais sans frontières et c'est vrai qu'en ces temps très troublés internationalement, ce signal est assez magnifique et rappelons bien que l'exception culturelle française, c'est quand même qu'il y a un système vertueux qui permet aux entrées que génèrent les films en salles de financer les films suivants et non avec nos impôts comme aiment faire entendre les rageux. A noter aussi que dans la catégorie meilleurs acteurs, il y aura aussi un acteur étranger on l'a vu dans la bande annonce, c'est le Danois Klaus Bang dans L'Inconnu de la Grande Arche. Il aura fort à faire parce que face à lui, il aura Bastien Bouillon dont dans Partir Un Jour, Laurent Lafitte dans La Femme la Plus Riche du Monde, Pio Marmaille dans L'Attachement ou encore Benjamin Voisin pour L'Étranger et puis il fallait noter aussi quelque chose d'assez étonnant, il faut bien le dire, puisque sont nommés pour le César du meilleur acteur dans un second rôle, trois acteurs pour un même film, encore et toujours, L'Inconnu de la Grande Arche, c'est soit Marleau, Xavier Dolan ou encore Michel Faux, c'est assez drôle pour être souligné.

[00:05:23] Speaker 2: Exactement et alors du côté des actrices, là ça risque d'être assez serré.

[00:05:27] Speaker 3: Alors ça risque d'être assez serré et puis là aussi en regardant un petit peu l'histoire même des Césars, on se rend compte qu'il y avait des choses qui nous avaient peut-être échappées. Parmi les actrices qui vont s'affronter, on va dire que des actrices très identifiées, on les voit ici, Léa Bechti, Valérie Abroni-Téleski, Mélanie Thierry, Léa Drucker ou encore Isabelle Huppert et ce qu'on note quand même, c'est que beaucoup d'entre elles, qu'on pensait couvertes d'or et de César, n'ont pour l'instant que des espoirs, c'est le cas de Léa Bechti.

[00:05:58] Speaker 2: Elles en ont quand même toutes eu un, on peut le dire déjà, toutes eu un César.

[00:06:03] Speaker 3: Et j'avais oublié de citer la grande Mélanie Thierry. Alors c'est vrai que ça va être dur de les départager parce que Mélanie Thierry, dans La Chambre de Mariana, elle joue en ukrainien, c'est pas rien, c'est vraiment une vraie performance. Isabelle Huppert, elle continue de nous étonner cette fois dans un rôle plutôt comique. Et les trois autres actrices sont assez impressionnantes, donc ça va être un combat très serré.

[00:06:23] Speaker 2: Et on dit un mot très rapide du meilleur film étranger.

[00:06:26] Speaker 3: Alors le meilleur film étranger, là aussi, on peut dire que les votants ne vont pas très loin pour aller chercher les films en question. Ils vont où ? Eh bien sur la croisette. Au Festival de Cannes. Voilà, au Festival de Cannes. Donc principalement tous les films de cette catégorie ont été repérés au Festival de Cannes. Je pense notamment à L'Agent secret, Sirat, qui vont s'affronter dans cette catégorie. Seule Une bataille après l'autre de Paul Thomas Anderson n'était pas sur la croisette.

[00:06:57] Speaker 2: Et on y croit aussi parce qu'on a beaucoup aimé le film ici. A noter que cette 51e cérémonie des Césars se tiendra le 26 et non le 27 janvier. Comme c'était prévu, la date a été décalée pour laisser place au spectacle caritatif au profit des Restos du Coeur.

[00:07:10] Speaker 3: Et je voulais signaler quelque chose, c'est le grand Jim Carrey qui va être récompensé d'un César d'honneur et c'est pas rien. Jim Carrey, The Truman Show, The Mask, Dumb and Dumber, ce type, cet acteur capable de changer de visage à chaque fois. Il sera là et à coup sûr il va dynamiter la cérémonie.

[00:07:27] Speaker 2: On a hâte déjà d'entendre son discours. On passe aux sorties en salle, Thomas, avec d'abord, gourou du réalisateur, Yann Gozlan. Pierre Niné y incarne un coach en développement personnel aux méthodes pour le moins douteuses.

[00:07:41] Speaker 3: Absolument, et Pierre Niné il est également producteur puisque c'est lui qui a initié ce projet, un rôle taillé sur mesure pour l'acteur de 36 ans qui à travers l'itinéraire vous l'avez dit de ce bonimateur qui remplit des zénithes entiers cherchant à soulager les souffrances d'hommes et de femmes un peu perdus, semble s'interroger sur son propre statut de comédien à succès. Alors l'adulation dont on peut faire l'objet justifie-t-elle tous nos actes ? C'est la question que pose ce film en substance, regardez. On ne peut pas demander un diplôme d'état à chaque coach. Pourquoi pas ? Je ne peux pas les laisser tout me prendre.

[00:08:37] Speaker 1: Tous avec moi, libérez-vous, libérez-vous, arrachez vos peines, vos tréfonds, vos âmes et le broulons, le broulons ensemble.

[00:08:50] Speaker 2: Voilà, et vous le disiez, Thomas, c'est Pierre Niné lui-même qui est allé voir le réalisateur Yann Gozlan pour lui proposer ce projet.

[00:08:56] Speaker 3: Voilà, ils se connaissent bien puisque c'est le troisième film qu'ils font ensemble après Un homme idéal et Boîte noire. Ils semblent sculpter à chaque fois la même thématique du faux-semblant. Alors ça n'empêche pas ce gourou d'être terriblement balourd, et je pèse mes mots, un scénario qui surjoue en permanence une partition sans aucune subtilité. C'est-à-dire que là où le récit aurait dû jouer sur le mystère et la dissimulation propres à ce gourou en développement personnel, il monte ses cartes dès le début. On voit vraiment le jeu totalement grotesque, volontairement de Pierre Niné, et donc il plonge le film dans une espèce de bégaiement permanent. Et voilà, Niné joue à plein de sa trop belle gueule, de gendre idéale du cinéma français on va dire, mais il manque vraiment d'ambiguïté et de mystère son personnage. Voilà, donc c'est un peu un coup d'épée dans l'eau. Un peu un raté.

[00:09:44] Speaker 2: On va passer à un documentaire signé du franco-égyptien Namir Abdel-Messé, La vie après Siam. Un film sous forme d'autofiction où le cinéaste ausculte les liens avec son père, Thomas.

[00:09:54] Speaker 3: Oui, en fait, il y a 13 ans, on découvrait un documentaire magnifique qui s'appelait La Vierge, les Coptes et moi, on l'avait vu sur la croisette, d'un certain Namir Abdel-Messé. Messé, pardon, cinéaste franco-égyptien qui était passé par la Fémis. Et on y suivait une équipe de tournage qui essayait en fait de recréer une apparition de la Vierge. On avait la mère du cinéaste qui vraiment surnageait dans ce film et Siam, La vie après Siam, c'est elle. Elle est morte depuis. Que faire ? Comment continuer à raconter des histoires, à faire des films ? Eh bien, en filmant le père, c'est ça que se propose de faire le cinéaste dans ce film.

[00:10:34] Speaker 2: Alors, une histoire qui est, a priori, on le comprend, très intime et personnelle. En quoi est-ce que le film va au-delà et réussit à toucher l'ensemble des spectateurs ?

[00:10:42] Speaker 3: C'est-à-dire que progressivement, le film dessine une ligne, on pense que c'est un peu foutraque, on ne sait pas tellement où ça va, puis progressivement, il y a une ligne qui se dessine, qui s'incarne notamment par son père mais aussi presque par la fiction. En fait, il convoque des vieux films égyptiens du grand maître du cinéma égyptien Youssef Chahine. Donc, il y a comme ça une espèce de beauté formelle absolument magnifique et où se mêlent souvenirs, rêves présents pour trouver un point de rencontre entre un père et son fils. Si ça, ce n'est pas universel, je ne sais pas ce que c'est.

[00:11:10] Speaker 2: On va terminer Thomas avec Jessica Chastain qui poursuit sa route avec le cinéaste mexicain Michel Franco. Ça s'appelle « Dreams » et ça se passe entre les Etats-Unis et le Mexique.

[00:11:21] Speaker 3: Voilà, trois ans après « Memory », Michel Franco retrouve donc Jessica Chastain. Jessica Chastain incarne une femme très bien née qui surfe un peu sur la réussite de son père et elle va s'anticher d'un jeune danseur mexicain. Voilà, une espèce de relation un peu trouble basée sur une forme de domination sociale va s'opérer. Un sujet qu'adore Michel Franco. C'est vrai que lui, il aime bien. C'est un cinéaste dur, voire doloriste. C'est vrai qu'il aime bien voir souffrir ses personnages et c'est peut-être parfois la limite de ce cinéma-là, même si c'est terriblement bien filmé, très précis et assez implacable.

[00:11:56] Speaker 2: On souffre aussi un peu dans son fauteuil en gros. Exactement. Merci beaucoup Thomas. Merci à vous. On se retrouve la semaine prochaine et merci à vous de nous avoir suivis. N'oubliez pas de nous retrouver sur france24.com ainsi que sur tous nos réseaux sociaux. On se quitte donc sur des images de Jessica Chastain dans « Dreams ». Je vous laisse découvrir et vous dis à très vite.

[00:12:14] Speaker 5: Je suis venu ici pour être avec toi et je n'ai pas envie de me cacher tout le temps. Nous partons. Tu es déçue de me voir. Je ne pensais pas que tu t'interessais à ce qui se passe avec moi.

[00:12:33] Speaker 2: Je vais te dire quelque chose. On décide d'être ensemble ou pas. Dis-moi si tu veux que je revienne ici après. Tu ne me connais pas du tout.

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Arow Summary
Discussion from France 24’s “À l’affiche” about the 51st César Awards nominations (films released in 2025, ceremony date change, and Jim Carrey receiving an honorary César) and reviews of new releases: Yann Gozlan’s “Gourou” with Pierre Niney as a dubious self-help coach, Namir Abdel-Messih’s intimate Franco-Egyptian documentary “La vie après Siam,” and Michel Franco’s “Dreams” starring Jessica Chastain in a U.S.–Mexico power-imbalance romance.
Arow Title
César nominations and three new releases: Gourou, La vie après Siam, Dreams
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Arow Key Takeaways
  • César 2026 nominations reflect a weaker 2025 French box office: none of the best-film nominees reached 1M admissions.
  • Top nominated film is Linklater’s “Nouvelle Vague” (10); several others follow with 8 and 7 nominations.
  • Notable openness: foreign directors in best film (Panahi, Linklater) and a foreign actor nominee (Klaus Bang).
  • “L’Inconnu de la Grande Arche” stands out with 8 nominations, including an unusual three supporting-actor nominations from the same film.
  • Best actress race looks tight among major names; performances highlighted include Mélanie Thierry acting in Ukrainian and Huppert in a comic role.
  • Best foreign film nominees are largely Cannes-scouted; PTA’s film is the exception mentioned.
  • Ceremony date moved to Jan 26; Jim Carrey will receive an honorary César.
  • “Gourou” is criticized as unsubtle and too revealing too early, undermining mystery and ambiguity.
  • “La vie après Siam” is praised for blending memoir, fiction, and Egyptian cinema references to reach universal father–son themes.
  • “Dreams” continues Michel Franco’s precise, hard-edged examination of social domination, potentially punishing for viewers.
Arow Sentiments
Neutral: Overall informational and critical tone: upbeat about César openness and some nominees, sharply negative critique of “Gourou,” warmly positive appraisal of “La vie après Siam,” and measured, slightly critical respect for Michel Franco’s austere style.
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