[00:00:00] Speaker 1: Bonjour Hélène Frade.
[00:00:04] Speaker 2: Bonjour Damien Coquet.
[00:00:05] Speaker 1: A la une de la presse notamment ce matin, cette ambiance polaire au Forum économique mondial de Davos en Suisse où le bras de fer se poursuit entre l'Europe et les Etats-Unis.
[00:00:13] Speaker 2: L'Europe qui durcit le ton. La croix fait état ce matin de la fermeté désormais affichée par Ursula von der Leyen et Emmanuel Macron qu'on retrouve ici à la une aux côtés du chancelier allemand Friedrich Merz, le président français à la tête de la résistance au nouveau colonialisme américain d'après The Guardian. Le Financial Times évoque un fossé grandissant entre l'Europe et les Etats-Unis et le Figaro, Damien, évoque même le divorce entre les Etats-Unis et les Européens qui commence, je cite, à prendre acte dans la douleur de la rupture du lien transatlantique.
[00:00:49] Speaker 1: Une rupture que semble aussi acter Donald Trump attendu donc aujourd'hui à Davos.
[00:00:53] Speaker 2: Dans le dessin de Chapad pour le quotidien suisse Le Temps, le président des Etats-Unis, vous le voyez, fonce dans le tas des dirigeants mondiaux avec sa limousine, The Beast, transformée en chasse-neige. Il écrase l'OTAN, l'ONU et le multilatéralisme. Martin Morland pour The Times voit plutôt Donald Trump arrivant à Davos en palanquin impérial porté par la troupe des MAGA. L'avalanche Trump prête à déferler sur Davos. C'est un dessin de Pat Blower pour The Daily Telegraph.
[00:01:26] Speaker 1: Donald Trump dans la pression maximale sur ses alliés est en train de les dresser contre lui.
[00:01:32] Speaker 2: Keith Starmer, le Premier ministre britannique, subit lui aussi les attaques du patron de la Maison-Blanche qui qualifie notamment, je le cite, de « faiblesse et de stupidité » la décision du Royaume-Uni de transférer la souveraineté des îles Chagos à l'île Maurice. Malgré les frictions, Starmer tente de maintenir le dialogue mais le Financial Times observe que la relation spéciale de Washington est de plus en plus mise à l'épreuve. Le Premier ministre canadien, lui, qualifie d'erreur les tentatives d'apaisement. Son discours vigoureux hier à Davos est applaudi par l'Espagnol El País qui voit, je cite en McCartney, « la boussole morale et géopolitique la plus claire pour faire face à l'offensive impérialiste américaine ».
[00:02:15] Speaker 1: Mark Carney qui a par ailleurs annoncé la semaine dernière la signature d'un accord qui prévoit une baisse des droits de douane avec la Chine.
[00:02:22] Speaker 2: Washington juge que ce rapprochement d'Ottawa avec Pékin n'est pas surprenant, je cite, « compte tenu des agissements autoritaires de Donald Trump, mais que c'est une attitude à courte vue relevant soit d'une profonde hypocrisie, soit d'une naïveté inquiétante ». Une critique à laquelle le Wall Street Journal, autre quotidien américain, réplique en prévenant que le seul message qu'une invasion américaine du Groenland pourrait véhiculer serait le suivant, choisir entre le tyran prévisible de Pékin. Ou celui imprévisible de Washington.
[00:02:56] Speaker 1: L'activisme de Donald Trump qui, loin du Groenland, n'épargne pas, Hélène, le continent africain.
[00:03:01] Speaker 2: Oui, le monde souligne le paradoxe d'un président qui se retire des programmes d'aide au développement tout en se rêvant en faiseur de paix du continent africain. D'après le journal, l'Afrique se retrouve finalement soumise aux mêmes injonctions, souvent contradictoires que le reste du monde. Deuxième bénéficiaire de l'aide américaine, en tout cas avant le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche. L'Ethiopie est particulièrement fragilisée par l'arrêt de l'agence américaine pour le développement international, l'USAID, jusque-là principale contributeur d'ONU-SIDA, l'organisation qui finance l'ensemble des centres d'accueil éthiopiens, dans celui de la capitale où s'est rendu le monde. Aucun test de dépistage, aucune séance de prévention n'ont pu être menées, faute de moyens entre les mois de novembre et décembre dernier, et ONU-SIDA se tourne désormais vers d'autres bailleurs. Malgré ces coupes sombres, le chef du bureau américain du département d'État exhorte son personnel à mettre en avant la générosité du peuple américain dans un mail édifiant que s'est procuré le journal The Guardian.
[00:04:10] Speaker 1: Le continent africain, où l'on reparle toujours de cette finale chaotique de la Cannes, décidément ça ne passe pas.
[00:04:16] Speaker 2: Au Maroc, défait par le Sénégal, la rencontre laisse un goût amer. Le matin critique toujours aujourd'hui le sacre sans éclat des Sénégalais, et dit espérer plusieurs sanctions dans les prochains jours contre la sélection sénégalaise et son entraîneur, Pape Thio. Le site d'info Burkina Faso, Wakat Serra, évoque même de possibles poursuites judiciaires contre l'arbitre congolais de la finale, cible d'une offensive venue du Parlement marocain directement. On a frôlé la catastrophe, voire l'incident diplômé. Le journal Burkinabé regrette que cette Cannes se soit terminée sur une note chaotique qui n'honore pas le football africain.
[00:04:58] Speaker 1: Des lions atterrangas aux signes d'Amérique. Le New York Times lui raconte ce matin un appel aux dons plutôt inhabituel.
[00:05:05] Speaker 2: Le quotidien rapporte qu'un parc de l'Illinois a posté un message sur les réseaux sociaux pour collecter des fonds afin de trouver de nouvelles compagnes à deux signes devenus veufs inconsolables. Un signe noir et un signe blanc qui avaient tous les deux donc perdu leur moitié. Cet appel aux dons, Damien, a été un succès. Les 4000 dollars récoltés ont permis l'achat de deux signes femelles. On leur souhaite évidemment à tous les quatre d'être très heureux et d'avoir des tas d'enfants. Le New York Times a décidément pris de passion pour les volatiles et qui propose aussi une passionnante enquête sur la super plume de la nature, les philoplumes. Ces plumes qui sont les plus fines plumes des oiseaux sont des chefs-d'oeuvre, paraît-il, d'ingénierie qu'aucune technologie de fabrication ne peut. Et qu'aucune technologie ne peut rivaliser avec leur complexité. Le matériel qui les compose est si léger qu'elle retombe tout doucement sur le sol, mais si résistant qu'il peut protéger un oiseau à travers tous les temps, la pluie, le vent, le froid et pendant des journées sur des milliers de kilomètres. Un reportage vraiment captivant, aussi captivant que beau même, pour s'envoler les pieds sur terre.
[00:06:17] Speaker 1: Moi, je...
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