[00:00:00] Speaker 1: Anthony, bonsoir. Ces derniers jours, la police nationale ici en France a vu son identité usurpée sur les réseaux sociaux via des vidéos truquées. Oui, on va en découvrir ensemble quelques exemples. Chaque fois, ce sont des vidéos de femmes en uniforme de policières qui semblent mettre en scène leur quotidien et qui sont donc a priori en service, soit avec des danses suggestives comme ici, soit encore avec des messages graveleux, dirons-nous, crus, en tout cas très aguicheurs. Ou comme ici, aussi des vidéos avec des plans où les personnes apparaissent très rapidement dénudées et transpirantes, laissant suggérer qu'il y a eu rapport sexuel. Jad, Kenza ou encore Sophia, ce sont des profils qui, à chaque fois, ont récolté des centaines de millions. Il y a de vues, voire même des millions pour cette vidéo où les personnes apparaissent transpirantes. Plus de 6 millions en seulement deux semaines. Une policière qui, d'ailleurs, s'invente même des relations avec David Guetta ou encore avec Omar Sy avec des prétendues photos de fausses photos de nues à l'appui. Et le contenu de toutes ces vidéos, il est similaire. Ce sont des allusions sexuelles et une rhétorique où sont vantées les relations avec des hommes beaucoup plus âgés. Des vidéos qui, c'est vrai, sur le plan de l'image... Les images sont, somme toute, relativement crédibles, même si l'intelligence artificielle finit toutefois par se trahir. On va regarder ici l'écusson de cette capture d'écran qui est extraite de l'une de ces vidéos. Vous découvrez les bonnes couleurs, bleu, blanc, rouge de la police nationale. Et il est vrai que cet écusson est très crédible. Il est même très convaincant puisqu'il y a même la mention sécurité publique qui apparaît. Pour ce qui est du bandeau, en revanche, c'est un petit peu plus... Plus délicat. Pourquoi ? Parce que, et c'est surtout plus subtil, parce que l'oriflame qui apparaît ici, eh bien, sur le vrai, donc ça c'est le faux, sur le vrai, on voit qu'il se termine beaucoup plus en pointe. Mais je vous le disais, c'est subtil. Ce n'est pas le cas de toutes les vidéos. Parfois, il y a beaucoup d'incohérences, comme ici. Vous voyez que l'écusson mentionne grossièrement police, France, France avec un E, et nationale, police. Et puis parfois, c'est tout simplement ces écritures illisibles. Et il y a même dans plusieurs vidéos des zones qui se floutent, signe très certainement qu'il y avait un filigrane, en tout cas de l'usage d'un filigrane, qui attestait précisément du caractère artificiel de la vidéo. Et de quoi alerter la vraie police nationale ? Évidemment, la police a réagi. Elle a publié une communication sur ses différents réseaux sociaux, notamment sur X, pour mettre en garde les internautes face à ce type de vidéos dont elles concèdent qu'elles sont très réalistes. Et elle le regrette évidemment discrètement. Et elle précise par ailleurs que ce type de contenu, s'il émanait effectivement d'un policier ou d'une policière, serait synonyme d'une enquête administrative et d'une procédure disciplinaire. Et ce phénomène, figurez-vous, qu'il ne touche pas uniquement la France, puisqu'il y a des contenus similaires qui ont été observés sur des comptes anglophones, ou même, comme le rapporte la presse espagnole, sur des comptes espagnols. Et tout ça, Anthony, c'est dans quel but ? Vendre des images et des vidéos à caractère sexuel. Vendre parce qu'effectivement, la stratégie semble bel et bien commerciale, parce que derrière ces comptes de fausses policières, cela renvoie, vous le voyez, à des comptes, des biographies mimes et OnlyFans, donc ces plateformes en ligne de contenus érotiques moyennant abonnement. Certains comptes vont également renvoyer à des canaux de discussion privés Telegram, deux cas, mais un principe identique. Du contenu explicitement sexuel et qui, pour plusieurs dizaines d'euros, se promet d'être plus intense. Merci beaucoup, Anthony Saint-Léger. C'était Info Inter.
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