Demolition of UNRWA HQ fuels Israel–UN tensions (Full Transcript)

Report examines Israel’s razing of UNRWA’s East Jerusalem HQ, accusations of Hamas ties, tightening on aid groups, and wider challenges to international law.
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[00:00:00] Speaker 1: Paris, bienvenue dans votre rendez-vous. Derrière l'image, on prend le temps, comme chaque jour, de décrypter l'info à partir d'une photo qui fait sens. Et un cliché aujourd'hui que va commenter pour nous Cyril Payen. Bonjour Cyril. Un cliché de l'UNRWA dans le collimateur très clairement du gouvernement israélien. Ce n'est pas nouveau. On va voir des images tout de suite de ruines. Alors ça ne parle pas au premier coup d'œil. Vous allez nous en dire un peu plus. Ce sont des bulldozers israéliens qui ont détruit le siège de l'UNRWA à Jérusalem-Est, qui depuis a été incendié. Ça, c'était le week-end dernier.

[00:00:31] Speaker 2: Oui, effectivement. Alors c'est une image qui est assez forte, qui date celle-là de quelques jours. Vous le disiez. Et puis, il y a eu, vous faites bien de le rappeler, il y a quelques heures, effectivement, un incendie contre ce bureau. Alors c'est une image qu'on montre parce qu'elle est éminemment symbolique. Et puis aussi, il faut le dire, très politique dans le contexte des crispations. On le vit depuis deux ans et trois mois après l'attaque du Hamas sur le sud d'Israël le 7 octobre. Alors qu'est-ce que montre cette image ? Donc ça, c'est la symbolique. Nous sommes dans le quartier arabe de la ville Trois-Fois-Saintes, à Jérusalem-Est. Jérusalem-Est, qui est donc la partie arabe de cette ville, qui a été annexée en 1967 et, pardon, conquise en 1967 par les Israéliens et annexée de manière illégale en 1981. Et ce que cette destruction, c'est un immeuble extrêmement important puisqu'il s'agit du siège de l'UNRWA. L'UNRWA, c'est très connu pour des millions de réfugiés palestiniens. C'est un organisme d'aide aux réfugiés palestiniens. Qui a été construit, fabriqué, fondé, pardon, en 1949. Ça ne date pas d'hier. Et par contre, c'est la première fois que ce bureau, qui est le bureau principal, le centre, le quartier général à Jérusalem-Est de cette institution des Nations Unies, est détruit par des bulles de zère et des tractopelles israéliens. Donc tout un symbole, évidemment. Je rappelle que l'UNRWA, depuis 1949, c'est 12 000 employés, qui est une sorte de cordon humanitaire. Une ligne de vie pour des millions de palestiniens à Gaza, bien évidemment, en Cisjordanie, à Jérusalem-Est, dans toute cette partie occupée par Israël de la Palestine, mais également là où il y a, hélas, des centaines de milliers de réfugiés, c'est-à-dire palestiniens, en Jordanie, en Syrie ou au Liban. Et donc, c'est effectivement un acte qui est aussi extrêmement politique, de manière brutale, unilatérale. Eh bien, le gouvernement israélien, qui a pris vraiment comme bête noire, depuis le 7 octobre, l'UNRWA, qui l'accuse, mais on va y revenir, d'être une émanation, carrément, disons-le, du Hamas. Je rappelle que c'est une institution des Nations Unies, qui normalement devrait jouir d'une immunité. Eh bien, éminemment politique, parce que c'est aussi l'acte de butoir final, en contre la bête noire onusienne, lancée par l'entourage du Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou. Alors oui, c'est une image extrêmement inédite et très, très violente, puisqu'on détruit une institution de l'ONU, qui fournit de l'aide alimentaire. École, là, il y a un certain nombre d'écoles à Jérusalem-Est et en Cisjordanie occupée, qui ne fonctionnent plus pour des enfants de réfugiés palestiniens. C'est un des actes finales de cette grande campagne, lancée par le gouvernement du Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, contre cette agence d'aide aux réfugiés palestiniens.

[00:03:18] Speaker 1: Voilà, une démolition qui a été, effectivement, vivement condamnée. Le chef de l'ONU a demandé à Israël de cesser cette démolition en réaction. Il faut dire que le gouvernement israélien accuse aujourd'hui l'UNRWA, et ce n'est pas nouveau là non plus, de complicité dans les attaques terroristes du Hamas, le 7 octobre 2023, qui avait provoqué la mort, on le rappelle, de 1 200 Israéliens.

[00:03:42] Speaker 2: Oui, effectivement. Encore une fois, c'est vraiment très, très vite révélé être la bête noire du gouvernement israélien, n'hésitant pas à faire un parallèle entre le Hamas, qui a complètement infiltré l'UNRWA. Alors, il y a évidemment beaucoup, beaucoup d'employés. Je vous propose de regarder en vitesse. Un extrait de cette vidéo qui a été tournée lors de la destruction, donc, mardi dernier, de ce bâtiment administratif. Là, le monsieur que l'on voit au premier plan, ce n'est autre qu'un ministre, le ministre de la Sécurité intérieure, Itamar Gwingvir, de l'aile religieuse d'extrême-droite du cabinet de Benjamin Netanyahou, qui va lui-même se mettre en scène, voilà, et avec... Il a parlé de jours historiques, évidemment, et là, donc, il se met en scène et il détruit des parties. Voilà, c'est le sigle de l'UNRWA, et je vais... Je cite de mémoire le maire adjoint nationaliste de Jérusalem, qui a dit que c'était nous ou eux. En fait, il y a un amalgame, depuis le 7 octobre, entre cette institution de l'ONU et le Hamas, et les groupes djihadislamiques, les groupes terroristes responsables de l'attaque contre Israël. Alors, évidemment, l'ONU a pris ça extrêmement au sérieux. Je rappelle que le lune-roi ne fonctionne plus, et a même été déclaré illégal en 2024 par l'État israélien. On ne fonctionne plus, en fait. Le bâtiment qui a été détruit a été vidé, il n'y a plus d'électricité, plus de courant depuis quelques mois. Mais il y a eu des enquêtes, et notamment un audit très très sérieux, diligenté par l'ancienne ministre des Affaires étrangères française, Catherine Colonna, qui a révélé quelques défaillances dans l'organisation. Il y a 12 000 employés depuis 1949, mais pas de problèmes fondamentaux. L'ONU elle-même a pris des sanctions, puisque le lune-roi, sur ses 12 000 employés, a licencié 9 de ses membres, au motif qu'il y avait effectivement... quelques flottements, une ligne un peu difficile à... une ligne de partage assez difficile à faire entre les engagements personnels et le Hamas. Mais pas plus que ça. Pour autant, effectivement, c'est réellement la bête noire du gouvernement israélien. Je vous propose, on a vu le ministre Itamar Benkvir du gouvernement israélien, d'écouter l'avis d'un analyste palestinien qui parle parfaitement français, un professeur de sciences politiques. C'est Hamzah B'shiab. On a recueilli son témoignage il y a quelques jours. Il est professeur de sciences politiques. C'est un professeur de sciences politiques. C'est Hamzah B'shiab. On a recueilli son témoignage il y a quelques jours. Il est professeur à l'université Jérusalem d'Alkodz.

[00:06:04] Speaker 3: Il est professeur à l'université Jérusalem d'Alkodz. Écoutez-le. C'est son avis, évidemment, son commentaire sur cette destruction de l'un droit. Écoutez-le. C'est son avis, évidemment, son commentaire sur cette destruction de l'un droit. La destruction du siège central des Nations Unies à Jérusalem est considérée comme un message clair et un défi au droit international et à la comité internationale. Elle cherche aussi à changer le statu quo de la ville sainte. Selon la vision israélienne. Elle cherche aussi à délégitimer le droit des réfugiés palestiniens. C'est un acte lourd de conséquences. Surtout pour une solution pacifique du conflit israélo-palestinien. Et aussi une perte de confiance du droit international et du rôle du comité international dans le conflit au Proche-Orient.

[00:06:53] Speaker 2: Le professeur Chehab le dit parfaitement. Au-delà même de l'institution, au-delà de l'un droit, c'est bien le droit international qui est pointé du doigt par le gouvernement israélien avec le prétexte, et qu'on peut parfaitement entendre, de cette attaque inédite et d'une brutalité terrible le 7 octobre 2023 contre le Sud-Israël. Mais oui, c'est une attaque en règle à toute forme de légitimité de l'action de l'ONU. Donc évidemment, ça va assez loin. Et puis de cette verticalité, cette unilatérale, cette unilatéralité du gouvernement israélien qui agit en contravention totale et pure avec le droit international. Et je ne parle même pas des conséquences sur le terrain pour des centaines de milliers de familles qui sont du coup privées directement de l'aide directe de l'agence de l'ONU qui vient en aide aux réfugiés palestiniens.

[00:07:42] Speaker 1: Le NRA dit carrément aujourd'hui qu'il s'agit d'une tentative continue de démonter le statut des réfugiés palestiniens. C'est ça ? Donc il est question finalement aujourd'hui. Israël qui porte clairement un coup d'arrêt au travail des ONG humanitaires en Palestine occupée.

[00:07:58] Speaker 2: Oui, parce que tout cela participe d'une lame de fond qui n'échappe pas aux observateurs. Il est très difficile de travailler à Gaza. Je rappelle que du côté des journalistes, on ne rentre pas depuis deux ans et trois mois maintenant de manière libre et indépendante. C'est un fait. Mais du côté humanitaire qui est beaucoup plus prégnant, qui est beaucoup plus important, fondamental, il y a eu un resserrement. On l'a senti, on l'a beaucoup commenté sur cette antenne ces derniers mois, ces derniers deux ans, de l'accès humanitaire fondamental à Gaza. Et là effectivement, ces derniers mois, c'est une sorte, pareil, de coup de butoir, je dirais, extrêmement brutal et final. Des organisations 31 ONG internationales se sont vues notifiées de ne plus pouvoir travailler sur place. Médecins sans frontières, prix Nobel de la paix, tout de même qui n'avait jamais été interdit dans aucun pays qu'on n'hériterait en 1989. Et qui n'a plus le droit de travailler ou de faire rentrer des humanitaires à Gaza. Pour cela, il y a des conséquences énormes. Je ne fais pas la liste des 30 ONG, mais il y a évidemment un resserrement de tout ce qui est travail humanitaire, caritatif, qui peut aider les Palestiniens et qui est extrêmement développé comme doctrine par le gouvernement israélien. Je vais vous proposer à cet égard d'écouter un témoignage qui a été recueilli par nos confrères de Radio France Internationale, qui est un témoignage d'une jeune volontaire humanitaire. Il s'agit d'Alban Buriel. Elle travaille pour une ONG israélienne, Torah Tzerek. Son seul crime a été de passer une nuit dans un village bédouin en Cisjordanie occupée. C'est un témoignage audio. Ça reflète bien cette énorme violence systémique contre toute personne qui veut s'engager auprès des réfugiés ou des Palestiniens. Je vous pose de l'écouter. C'est un document RFI.

[00:09:46] Speaker 4: Alors... Je me suis fait frapper par probablement des colons qui ont incendié l'endroit où je me trouvais et qui nous ont frappés une vingtaine de coups de barre à mine. Ils arrivaient à toute vitesse et j'ai vu qu'ils avaient des barres de fer et ils ont commencé à me jeter des pierres. Il y avait une voiture en face de moi donc je me suis mise à terre et une de ces personnes m'a directement frappée avec une barre métallique très lourde. J'étais seule en fait à ce moment-là. Une autre personne a mis le feu à la voiture contre laquelle j'étais. Les coups de barre à mine sur un corps, c'est vraiment horrible. Et il s'est crié, quoi. Il s'est fait frapper pareil 15, 20 fois. J'ai l'impression que c'est assez maîtrisé pour faire sans donner la mort. Effectivement, cette violence, elle semble systémique.

[00:10:38] Speaker 2: Témoignage assez glaçant, effectivement, d'une Française. C'est un témoignage assez rare puisqu'effectivement, il y a une sorte de chantage fait aux humanitaires de pouvoir revenir et de chantage au visa, évidemment. On le voit avec cette interdiction de 31 ONG qui travaillent à Gaza. Donc là, on est en Cisjordanie occupée avec une jeune volontaire française qui s'est fait rouer deux coups et qui parlait avec beaucoup d'effroi encore une fois de cette stratégie presque systémique de faire extrêmement peur, de faire extrêmement mal. Et ce sont des actions conjointes par des colons, souvent ultra-orthodoxes, en Cisjordanie occupée, qui gagnent du terrain, qui expulsent de plus en plus souvent des paysans palestiniens qui sont là depuis des décennies ou plusieurs générations et souvent avec la passivité de l'armée israélienne. Donc ça, ce sont des attaques qui sont de plus en plus statistiquement documentées. Des membres de la société civile, d'ailleurs israélienne, les dénoncent. On observe une augmentation de 27% de ces attaques qui ont donc cette violence. Et il y a, il y a souvent, puisque c'est arrivé depuis quelques mois, des morts au bout de ces attaques. Donc un climat de violence qui est assez rampant, qui est très généralisé dans cette partie de Palestine.

[00:11:54] Speaker 1: Alors, on parle de l'UNRWA. Si l'UNRWA est aujourd'hui ciblée, directement visée par le gouvernement de Benyamin Netanyahou, c'est sur un plan plus large, l'ONU elle-même, finalement, qui est attaquée.

[00:12:05] Speaker 2: Oui, parce qu'on a l'impression que c'est une sorte de galop d'essai de manière unilatérale avec ce qui s'est fait, vous le disiez, porté par le gouvernement de Benyamin Netanyahou, de s'attaquer à une grande institution de l'UNRWA qui emploie des milliers de gens pour des réfugiés palestiniens. Et puis donc, si on élargit le scope, eh bien effectivement, on arrive à ce fameux Conseil de la paix. On va regarder l'invitation faite par Donald Trump, les Américains qui ne sont jamais extrêmement loin de ce genre du Proche-Orient et de Gaza. Et donc, c'était la dernière idée de l'ancien expert immobilier, promoteur immobilier converti en président de la République, Donald Trump, qui a fait ce Conseil de la paix qui était destiné au préalable à la reconstruction de Gaza. D'ailleurs, à Davos, devant la communauté internationale la semaine dernière, il a été fait de l'invitation de 60 pays. Certains ont dit oui, certains ont dit non. Plutôt du nom du côté occidental, notamment les Anglais, la Grande-Bretagne et la France, de manière assez rapide et radicale. Mais effectivement, c'est une extension de cette tentative d'appropriation, de privatisation de l'ordre mondial, des relations internationales. Et c'est aussi faire, évidemment, de l'ombre à l'ONU, puisque Donald Trump ne se cache pas que ce grand machin, comme d'autres l'ont appelé, le gêne énormément et il veut être le chef de cette ONU numéro 2. Donc, on a un peu une extension de cette remise en cause, encore une fois, de l'ordre international, qu'on peut voir à Gaza avec les actions et la stratégie du gouvernement de Benyamin Netanyahou à Gaza et en Cisjordanie, et puis, sur un plan plus général, cette appropriation des relations internationales de manière assez brutale et totalement unilatérale. Donc, c'est vraiment la fin du multilatéralisme qui est lancée par des présidents comme Donald Trump. Il y a un certain nombre de pays qui ont accepté, qui ont consigné. Évidemment, la liste ne sont pas forcément les bons élèves du multilatéralisme et des relations internationales, mais c'est une idée qui commence à faire... C'est une graine qui a été plantée, et c'est extrêmement inquiétant pour la question. Voilà cette carte qui est intéressante, puisqu'évidemment, on voit les pays qui ont accepté ce qu'ils attendent. Et effectivement, il y a toujours un attentisme qui est dangereux, puisque tout va extrêmement vite. Et du point de vue, pour revenir à la question de l'UNRWA, cette décision brutale, verticale et unilatérale signifie la fin de l'aide pour des centaines de milliers de familles de réfugiés palestiniens.

[00:14:33] Speaker 1: Merci beaucoup Cyril Payen pour ce décryptage, plutôt ce focus sur ce sujet relégué aux questions. Au second plan, c'était Derrière l'image, merci de continuer de nous suivre.

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Arow Summary
The segment discusses the Israeli demolition of UNRWA’s headquarters in East Jerusalem—followed by an arson attack—presented as a highly symbolic and political act amid post–Oct. 7 tensions. It explains UNRWA’s role since 1949 as a major humanitarian lifeline for Palestinian refugees across Gaza, the West Bank, East Jerusalem and neighboring countries, and notes Israel’s accusations that UNRWA is infiltrated by Hamas. It references UN and external reviews (including an audit led by Catherine Colonna) that found some failings and led to limited dismissals, but not systemic collusion. The report situates the demolition within a broader tightening on humanitarian and media access in Gaza and rising settler violence in the occupied West Bank, including testimony from a French volunteer attacked. The discussion widens to a perceived challenge to international law and multilateral institutions, arguing that the attack on UNRWA also undermines UN legitimacy and coincides with broader geopolitical trends questioning multilateralism.
Arow Title
Israel targets UNRWA in East Jerusalem amid broader clampdown
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Arow Key Takeaways
  • Israeli forces demolished UNRWA’s East Jerusalem headquarters, later hit by an arson attack, making the event symbolically significant.
  • UNRWA is portrayed as a critical humanitarian provider for Palestinian refugees since 1949, operating across multiple territories and countries.
  • Israel accuses UNRWA of Hamas infiltration; UN-led and external audits acknowledged limited issues and led to some dismissals but did not substantiate broad claims.
  • The demolition is framed as a challenge to international law and the UN’s legitimacy, with potential consequences for peace prospects.
  • Humanitarian operations face increasing restrictions, including reported bans affecting dozens of international NGOs in Gaza.
  • Violence in the occupied West Bank is described as rising, with documented increases in settler attacks and claims of army passivity.
  • The segment links these developments to a wider erosion of multilateralism and international governance structures.
Arow Sentiments
Negative: The tone is grave and alarmed, emphasizing destruction, intimidation, curtailed humanitarian access, and undermining of international law and UN legitimacy, with chilling testimony of violence.
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