Diane Segar: From Viral Characters to the Show ‘Parade’ (Full Transcript)

In a France 24 interview, comedian Diane Segar explains her everyday-inspired characters, motherhood humor, and turning short videos into a cohesive stage show.
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[00:00:00] Speaker 1: Allô . Les pastilles pour le lave-vaisselle ? Eh ben écoute, au même endroit que puis-disant, mais comme je pisse dans un violon à chaque fois que je parle dans cette famille .

[00:00:23] Speaker 2: De la maman au bout du rouleau à la grande bourgeoise Lou Fox, sa galerie de portraits irrésistibles a fait son succès sur les réseaux sociaux et aujourd'hui sur scène dans son spectacle parade, l'humoriste Diane Segar est l'invité de ce nouveau numéro de À l'affiche. Bienvenue à tous et bonjour Diane . Bonjour . Merci beaucoup d'être avec nous, je le disais, on vous a connus sur les réseaux sociaux, notamment pendant le confinement et cette période Covid. Vous cumulez aujourd'hui près de 2 millions d'abonnés sur les réseaux. Avec ces personnages devenus cultes. Alors cultes, pourquoi ? Eh bien parce qu'ils sont aussi pathétiques qu'attachants, pétris d'angoisse et de... Oui voilà, vous voyez votre galerie de portraits. Ils nous ressemblent en fait ces personnages. Et peut-être, d'abord, comment est-ce que vous les décririez et qu'est-ce qui les rassemble ces personnages ?

[00:01:11] Speaker 3: Oui, je pense que ce qui me fait rire c'est de choper des petites choses du quotidien et que ça nous ressemble, ça nous parle. Ou que ce soit des sujets qui nous touchent et qu'on puisse se dire « Ah mais je comprends pas, je comprends pas. » « Je connais un tel, ça me fait penser à... » Et après évidemment je tire un peu le fil pour en faire des caricatures. Vous grossissez un peu le trait, on va le dire. Je grossis un peu le trait. Mais oui, l'idée c'est vraiment de faire du quotidien un truc un peu marrant, un peu joyeux. Eh bien on va tout de suite regarder un aperçu.

[00:01:36] Speaker 2: Tant qu'à faire en image, c'est toujours mieux. Cette galerie de personnages, tous plus savoureux les uns que les autres. Regardez.

[00:01:43] Speaker 4: Vertige. Nausée. Saignement d'oreille.

[00:01:49] Speaker 1: Ok.

[00:01:50] Speaker 4: Et grosse boule douloureuse qui sort du ventre. Ok. De quelle taille cette boule douloureuse ? En balle. Ok. Le petit doigt il est comment ?

[00:02:02] Speaker 3: Moi je remonte toutes ces informations à la direction. Là j'envoie un mail d'ici 6 mois. Et j'espère une réponse positive pour 2027. Ce qui serait super là, c'est qu'on note dans nos agendas. Demain on se fait un Google Meet 14h-17h. Pour déterminer si pour les capsules décaféinées, on part sur des capsules en aluminium ou éco-responsables. Et pour finir, on a eu les trois mandalas licornes que je t'ai demandé de dessiner, la tisane aux trois herbes que je t'ai demandé d'acheter, ce qui nous fait un total de 1455 euros que j'arrondis à 1454 euros. Parce qu'on a bien bossé et tout ça évidemment c'est TTC. Toi tu casques et moi j'en casque. Toutes taxes comprises. Oui, oui Valérie, bien sûr.

[00:02:40] Speaker 2: Voilà, alors de la coach en développement personnel à médecin généraliste qui reste assez stoïque. Comment est-ce qu'en fait vous voulez trouver ces idées de personnages, vous observez au quotidien comment ça marche ?

[00:02:51] Speaker 3: Je ne suis pas non plus en train de stalker les gens, vite donnez-moi des trucs. Non, non, pas du tout. Mais je pense qu'il y a des phrases qui me font rire, des petits trucs du quotidien. Et je le note et je me dis est-ce qu'un personnage pourrait dire ça ? Et les médecins ça me fait rire. Je trouve les trucs très quotidiens un peu banals, mais des situations qu'on peut tous vivre. Un médecin qui, voilà, il y a un énorme truc et lui il est très stoïque, moi ça me fait rire. Enfin, je n'essaie vraiment pas de faire du très très grand. C'est vraiment des situations quotidiennes.

[00:03:21] Speaker 2: Des situations quotidiennes qui nous parlent à tous. Et puis alors vous vous inspirez parfois, c'est rare, mais un peu de l'actualité. La dernière en date, c'était quand la SNCF décide de faire des wagons interdits aux enfants. Regardez. Bien sûr.

[00:03:34] Speaker 3: Notre idée de faire des trains avec des wagons sans enfants marche du tonnerre. Voilà, on peut être chers de nous. Pour le vivre ensemble, c'est top. Et donc cette mi-jour, j'ai eu une épiphanie. Je me suis dit, il faut que j'en parle. On va créer des wagons réservés. Exclusivement aux gros connards. Eh ben les gros connards, nous. Voilà, nous. Il faut qu'on fasse des wagons réservés aux gens comme nous. Tu vois, qui pensent qu'à leur gueule. Par exemple, quand tu veux passer un appel, tu fais quoi Benoît ? Tu vas sur les plateformes ? Non. Tu prends ton téléphone, tu passes ton appel. Tu t'en fous que la nana à côté de toi elle dorme. Comment tu la manges Carole, ta chips dans le train ? Tu vois pas ? Attends, je t'imite. On l'entend que ça craque. Ah mais si, c'est totalement toi Carole. Le mec au bout du wagon, il a l'oreille qui saigne. Bien sûr. Voilà, une actu qui a fait beaucoup réagir ici en France. Oui, il y a du contre et du moins contre. Moi, j'étais plutôt dans la team. Pourquoi pas créer plutôt des voitures avec des enfants ? Ce serait peut-être le plus simple.

[00:04:35] Speaker 2: Alors en tout cas, vous êtes en ce moment en tournée avec votre spectacle parade. Avec des dates, notamment le 7 février à Lille, le 13 mars à Toulouse, les 17 et 18 avril au Dôme de Paris. Il n'y a que quelques-uns, mais tout est sur vos réseaux et sur votre site. On se pose la question, comment est-ce qu'on passe de ces formats courts qu'on vient de voir à un spectacle qui fait quoi ? Une heure et demi ? Une heure et quart, oui, une heure et vingt.

[00:04:59] Speaker 3: Voilà, une heure et vingt. Comment ça fonctionne ? On stresse pas mal. Moi, j'ai la chance de travailler avec ma co-autrice qui est aussi comédienne, qui me met en scène, donc Mathilde Guétrieri, avec qui je bosse depuis dix ans. Et en fait, clairement, c'est un travail commun pour essayer de créer un spectacle avec dix personnages qui, a priori, ne se ressemblent pas, n'ont rien en commun. Et en fait, ce qu'on voulait vraiment aussi, c'est un vrai fil conducteur entre tous ces personnages. Ce n'était pas juste un enchaînement de sketch. Et Mathilde a trouvé ce petit lien. Et du coup, on a beaucoup travaillé, on a beaucoup bossé pour essayer de faire un petit écrin un peu joli pour tous ces personnages-là. Vous parliez d'angoisse.

[00:05:35] Speaker 2: Vous dites aussi que vous avez peur. Dans un texte, vous accompagnez comment monter sur scène quand on est plus autruche que pan. Ça vous fait flipper, donc ?

[00:05:42] Speaker 3: La bonne flippe. Ouais, la bonne flippe. En fait, moi, j'ai souvent joué au théâtre avec des gens. Et là, jouer toute seule, c'est autre chose. Et puis jouer avec aussi potentiellement des gens qui ont une attente parce qu'ils aiment les personnages souvent dans les vidéos. Et sur 1h15, ce n'est pas 1 minute 15. Donc forcément, il y avait un vrai enjeu. Moi, je ne voulais pas que les gens soient déçus. Je voulais vraiment les embarquer. Et donc forcément, quand il y a de l'enjeu, moi, je trouve qu'il y a forcément un stress. Puis les gens s'organisent, payent leur place.

[00:06:08] Speaker 2: En tout cas, il y a un thème qui parle beaucoup à votre public. C'est celui de la maternité, de la parentalité même, avec des mamans souvent au bout du rouleau. Qu'est-ce que ça donne ? Bonjour, c'est la maman de Garence.

[00:06:23] Speaker 3: Mais tu ne m'avais pas dit que tu avais une cuve remplie de liquide pouvant entraîner la mort par noyade ? Une piscine, c'est ça, tout à fait. Tu as engagé sûrement un surveillant aquatique ou un sauveteur agréé par l'État ?

[00:06:36] Speaker 5: Non. Tu as un petit coup de boue, tu es un chouïf fatigué à doux, mon Lucas. Mais tu n'es pas crevé, non. Tu n'as pas touché le fond du seau de l'extrême fatigue. Et tu sais pourquoi ? Parce que tu as 23 ans et que tu n'as pas d'enfants. Surtout des enfants en bas âge. Toi, samedi, si tu le veux, Lucas, tu pourras faire une énorme grasse mat, te gratter les graines toute la journée devant une série en pyjama ou en calefouette, rien foutre et enchaîner les siestes et la bavouille sur canapé. Moi, samedi à 5h du matin, je serai en train de faire des capelas et des gommettes avec ma fille de 4 ans.

[00:07:13] Speaker 2: Et heureusement qu'elle est là, la maman au bout du rôle, pour nous équilibrer. Mais oui. Diane, vous êtes vous-même maman de deux petites filles. Pourquoi est-ce que vous avez spontanément eu envie de parler de cette thématique ?

[00:07:24] Speaker 3: En fait, comme je vivais des expériences un peu nouvelles de maternité, je me rendais compte que certains trucs n'étaient pas faciles. Je pense que j'ai eu besoin d'en rire. Et du coup, je me suis rendue compte qu'on était quand même plusieurs à vivre tout ça. Et ça fait du bien de rire de situations un peu difficiles. Quand on ne dort plus, quand on est crevé, quand chaque truc devient vraiment un peu tendu. Moi, ça m'a fait beaucoup de bien. D'avoir ces petites bulles-là de nanas, de rire de ça. Et visiblement, votre public aussi.

[00:07:54] Speaker 2: Et c'est vrai qu'on sent que depuis quelques années, la scène humoristique française s'est féminisée. Que la maternité s'est invitée dans les spectacles comme un sujet à part entière. On pense aux pionnières comme Florence Foudresti avec son spectacle Motherfucker. Je sais qu'elle fait partie de vos références. Il y a aussi des femmes comme Marine Leonardi, Philippine Delaire et d'autres. Est-ce que vous avez le sentiment que cette parole un peu de l'intime, ça a aidé peut-être des femmes comme vous à prendre leur place dans le monde de l'humour ? Complètement.

[00:08:21] Speaker 3: Moi, je pense que c'était des sujets qui n'étaient pas trop abordés quand j'étais plus jeune. Moi, je ne me souviens pas d'humoristes femmes qui abordaient ces sujets-là. Il y en avait. Mais aujourd'hui, la porte est complètement ouverte pour rire de choses très, très intimes. Les règles, l'accouchement concrètement, ce qui se passe au niveau de l'accouchement. Les conséquences aussi sur le corps. Et je pense que rire, c'est un puissant médicament, je pense, pour se sentir... Pour se sentir un peu mieux et vraiment ne moins se sentir seule. Je pense que c'est ça aussi, c'est de se retrouver dans l'autre et dire « Ah ouais, on a vécu pareil, d'accord. » Et on peut en rire. « Ah, génial . » Pour dédramatiser beaucoup aussi. Parce que c'est quand même quelque chose d'être parent, de gérer un petit humain. Donc, du coup, il faut aussi se décharger de beaucoup de culpabilité, beaucoup de trucs comme ça. Et l'humour, je pense que c'est le meilleur levier pour en parler.

[00:09:08] Speaker 2: Et à l'inverse, vous n'avez jamais peur qu'on commence à cantonner les humoristes femmes justement à ces thématiques ? Que ce serait leur case, la maternité, la parentalité ? Non.

[00:09:16] Speaker 3: Enfin... Moi, j'ai pu avoir peur des étiquettes et des cases. Mais je pense que de toute façon, on en colle toujours de toute manière à nous de faire en sorte qu'on ne les ait pas. Si on a envie d'aborder d'autres trucs. Moi, je fais des mères, mais je fais aussi plein d'autres personnages. Et quand on dit « Ah, tu fais beaucoup des mamans », je fais « Ouais, c'est vrai. » Et je suis trop contente d'en faire. Mais vous vous interdisez pas du tout de faire autre chose ? Et je m'interdis pas de faire des banquières.

[00:09:37] Speaker 2: Donc, non, non, pas de souci. En tout cas, la plupart des humoristes comme vous se sont fait connaître sur les réseaux sociaux. Maintenant, on a l'impression que c'est un peu le passage obligé. Et moi, je me suis dit que la concurrence est donc très rude. Et ça sous-entend quand même une production assez quasi industrielle. Vous savez, incroyable nombre de sketchs. Comment on fait pour tenir un tel rythme ? C'était pas du tout le cas il y a dix ans.

[00:09:57] Speaker 3: C'est vrai. Moi, au tout début, je faisais une vidéo par jour et j'avais que ça à faire. Et puis, comme je découvrais, je pense qu'il y a eu un peu un vélo de « Ah, trop bien, je peux écrire, je peux écrire, je peux écrire. » Aujourd'hui, avec le spectacle et les autres choses à côté, j'ai moins le temps d'écrire. Mais je trouve que c'est toujours un bon exercice. C'est un bon exercice d'écrire et de jouer. Après, je me mets un peu moins l'impression sur le rendement. J'ai pu me mettre la pression, mais c'est plus trop le cas. J'essaie vraiment, en tout cas, de faire des sketchs qui me plaisent. Et aussi, l'idée, c'était de pouvoir, avec ces réseaux sociaux, sortir à un moment des réseaux sociaux, de faire d'autres projets. Donc, en fait, il faut trouver un équilibre. Mais oui, la peur de la page blanche, la peur de ne pas produire assez, de voir que les autres, à la vache, ils ont déjà posté. Ça peut être des angoisses. Je pense qu'il faut rester un peu dans son... C'est très dur de regarder ce que fait le voisin. Je pense qu'il faut rester dans son petit jardin aussi, parfois, et de faire ce qu'on aime, surtout.

[00:10:45] Speaker 2: Éviter la comparaison. Et vous parliez d'autres projets. On vous a vu dans Chassegard des Deux, notamment, d'Antonin Fourlon, au cinéma. Donc, il y a des portes qui s'ouvrent. Diane, je vous garde encore quelques instants pour un coup de cœur culturel. On demande toujours à nos invités. Et vous, vous venez de nous parler de la Cage aux Folles.

[00:11:00] Speaker 3: Ah oui, moi, je l'ai vue il n'y a pas très longtemps.

[00:11:03] Speaker 2: Grand succès au Théâtre du Châtelet.

[00:11:04] Speaker 3: Mérité, parce qu'incroyable, incroyable performance de Laurent Laffitte, évidemment, mais aussi de tous les acteurs, les danseurs, les chanteurs. Je trouve que c'est incroyable. La mise en scène aussi est folle. Puis ça, on a envie d'applaudir, de chanter, de danser. Je trouve que c'est des spectacles qui donnent beaucoup de joie. Et donc, Cage aux Folles, Zaza, moi, je trouve que c'est mythique. Donc, non, non, franchement, c'était génial.

[00:11:26] Speaker 2: Bon, ben, merci pour ce conseil. Et merci surtout d'être venu nous parler de votre univers, de vos personnages. Et de ce spectacle, donc, parade, je rappelle les quelques dates, le 7 février à Lille, 13 mars à Toulouse, 17 et 18 avril, au Dôme de Paris. Et merci, évidemment, aussi à vous de nous avoir suivis. N'oubliez pas de nous retrouver sur france24.com, ainsi que sur tous nos réseaux sociaux. On se quitte donc sur des images de la Cage aux Folles, qui sera de retour au Théâtre du Châtelet à partir du 30 octobre 2026. On a un peu le temps. Je vous laisse découvrir et vous dis à très vite.

[00:11:54] Speaker 5: Sous-titrage Société Radio-Canada

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Arow Summary
The transcript is a France 24 interview with French comedian Diane Segar, known for short character sketches that went viral on social media during COVID. She explains how she observes everyday situations and phrases to build relatable caricatures (e.g., stoic doctors, corporate types, self-help coaches, overwhelmed moms), sometimes drawing from current events like SNCF’s child-free train cars. Segar discusses adapting short online formats into her 1h20 stage show “Parade,” co-written and directed with Mathilde Guétrieri, with a narrative thread rather than a simple sketch sequence. She speaks openly about stage fright, audience expectations, and the pressure of constant content production on social platforms, advocating focusing on one’s own creative “garden” instead of comparison. A key theme is motherhood/parenthood: she uses humor to process fatigue, anxiety, and guilt, and notes the broader feminization of French comedy and the rise of intimate topics (periods, childbirth, bodily changes) as a way to feel less alone and to de-dramatize. She mentions screen opportunities and gives a cultural recommendation: “La Cage aux Folles” at Théâtre du Châtelet, praising its performances and joyful staging, and her tour dates are briefly listed.
Arow Title
France 24 Interview: Diane Segar on Characters, Motherhood Humor, and ‘Parade’
Arow Keywords
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Arow Key Takeaways
  • Segar’s humor starts from small everyday observations, then pushes them into recognizable caricatures.
  • Her viral short-form characters translated into a cohesive stage show via a deliberate narrative thread and collaborative writing/directing.
  • Motherhood and parental fatigue are central themes used to relieve guilt, isolation, and stress through laughter.
  • French comedy has opened more space for women and for intimate topics (periods, childbirth, body changes) as legitimate comedic material.
  • Social media can accelerate visibility but creates pressure to post constantly; Segar advises avoiding comparison and focusing on one’s own creative lane.
  • She recommends ‘La Cage aux Folles’ at Théâtre du Châtelet for its high-energy performances and joyful atmosphere.
Arow Sentiments
Positive: The tone is upbeat and appreciative, highlighting Segar’s success, the joy of everyday humor, supportive discussion of women’s voices in comedy, and enthusiastic praise for ‘La Cage aux Folles,’ while acknowledging manageable anxieties like stage fright and creator pressure.
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