[00:00:02] Speaker 1: 21h43 à Kinshasa et à Paris. Bienvenue sur France 24, c'est l'heure de votre journal Afrique. Voici les titres. A l'est de la République démocratique du Congo, l'économie tourne au ralenti. La frontière avec le Burundi est toujours fermée malgré le retrait du mouvement armé AFCM 23 de la ville d'Ouvira. Conséquence, les prix des produits de base explosent. Inondations et pluies exceptionnelles en Tunisie. Cinq personnes ont perdu la vie, quatre autres sont recherchées. Les autorités appellent à la plus grande vigilance. Il s'agit des précipitations les plus importantes jamais enregistrées depuis 70 ans. Puis culture, lorsque des photographies de l'époque décoloniale africaine entrent en discussion avec des oeuvres du mouvement civique américain. Cela donne une exposition détonante visible en ce moment au musée d'art moderne de New York. Des petits commerces quasi à l'arrêt dans l'est de la RDC. Voici l'une des conséquences du conflit qui continue dans la province du Sud-Kivu. Si les combattants de l'AFCM 23 n'ont plus le contrôle de la ville d'Ouvira, la situation reste critique pour de nombreux habitants. La frontière avec le Burundi reste fermée. Difficile alors de se procurer des produits de base car les prix ont explosé. Vous voyez ce reportage d'Aurélie Bazara.
[00:01:20] Speaker 2: Ce marché d'Ouvira est l'un des rares de la ville encore ouvert. Sur les étals, des légumes sont vendus mais on est loin de l'abondance habituelle. Mi-décembre, le Burundi a fermé sa frontière lorsque les rebelles de l'AFCM 23 ont pris le contrôle d'Ouvira. Amina est inquiète, les clients sont rares.
[00:01:42] Speaker 3: Je vends des épices qui viennent du Burundi. Depuis la fermeture de la frontière, le peu de produits qui restent sont devenus très chers. Le prix a plus que doublé. Je ne vends plus rien alors qu'avant, les clients étaient nombreux.
[00:01:54] Speaker 2: A Ouvira, la fermeture de la frontière est un coup dur pour l'économie locale. Cet autre marché est à l'arrêt. Ces boutiques ont dû fermer leurs portes. Comme l'entrepôt de Faradja Yoassi, quasiment vide.
[00:02:10] Speaker 4: Regarde, il me reste quelques sacs. En temps normal, les sacs de farine montent jusqu'au plafond.
[00:02:14] Speaker 2: Le commerçant est désespéré.
[00:02:16] Speaker 4: J'allais au Burundi pour acheter les sacs de farine et les revendre ici. Mais maintenant, c'est impossible. Il faut que la frontière ouvre pour que je puisse reprendre mon activité.
[00:02:25] Speaker 2: Pourtant, le Burundi est un allié de la RDC dans la lutte contre l'avancée des rebelles. Des milliers de soldats burundais combattent aux côtés des forces armées congolaises. Mais selon ce chercheur, la présence de l'AFCM 23 proche de la frontière inquiète les autorités burundaises.
[00:02:43] Speaker 5: Le Burundi lutte aussi contre les groupes armés burundais. Ils sont présents dans les sites qui voient notamment les rues de Tabara et les autres. La présence de l'AFCM 23 à Ouvira et la présence potentielle des troupes rwandaises à Ouvira représentent une grande menace pour le Burundi.
[00:03:02] Speaker 2: Sous pression diplomatique, l'AFCM 23 s'est retiré d'Ouvira. L'armée congolaise et les milices locales ont depuis repris le contrôle de la ville. Mais les rebelles conserveraient des positions autour d'Ouvira, rendant la situation incertaine. Éloignant aussi pour les commerçants les espoirs d'une réouverture de la frontière.
[00:03:24] Speaker 1: Des précipitations jamais vues depuis 70 ans. En Tunisie, ces trois derniers jours, de fortes pluies se sont abattues sur le pays, causant la mort de cinq personnes et quatre pêcheurs victimes d'un naufrage sont toujours portés disparus. Alors à Tunis, comme dans d'autres villes, le niveau élevé de vigilance est maintenu. pas de cours durant deux jours. Et arrêt parisien. Partielle des transports publics, la correspondance de Lilia Blaise.
[00:03:48] Speaker 6: Alors même si le pic des précipitations est passé, selon les autorités, il y aura encore des pluies par intermittence aujourd'hui et demain. Et on peut voir jusqu'à maintenant certains quartiers, comme celui où je me trouve à Lagoulette, en banlieue nord de Tunis, à moitié inondé. Les habitants nous ont confié qu'ils ont encore du mal à se rendre à leur lieu de travail et tentent pour certains de nettoyer les regards d'égout pour aider à l'évacuation de l'eau.
[00:04:17] Speaker 3: Je triture la bouche d'égout avec un bâton pour essayer d'enlever les déchets qui se sont accumulés. Ce n'est pas grand-chose, mais c'est ma façon d'aider.
[00:04:26] Speaker 4: Depuis mardi, je fais les va-et-vient à vélo avec mes bottes entre le café là-bas et la maison de ma mère pour m'assurer que tout le monde va bien.
[00:04:35] Speaker 7: C'est toujours comme ça dès qu'il pleut, parce qu'il n'y a pas de bon système d'évacuation des eaux. Je suis déjà allé me plaindre des égouts qui sont toujours bouchés. Eh bien, ça va. Eh bien, ça fait trois ans que j'attends une intervention. Et ça fait deux jours que la rue derrière chez moi est inondée.
[00:04:50] Speaker 6: Les pluies torrentielles ont provoqué la suspension des cours dans plusieurs gouvernorats, mais aussi le blocage d'une grande partie des transports publics. Alors, sur certaines zones côtières de l'est tunisien, des corniches ont été touchées par l'avancée du niveau de la mer et ont subi de nombreux dégâts matériels. Aujourd'hui, plusieurs Tunisiens, notamment sur les réseaux sociaux, dénoncent les défaillances. Des infrastructures étatiques et leur vétusté, notamment sur la question de l'assainissement ou encore de l'évacuation des eaux.
[00:05:21] Speaker 1: Évoquons à présent un phénomène devenu récurrent au Nigeria, les enlèvements de masse. Avec l'arrivée des djihadistes de Boko Haram il y a 15 ans maintenant, cette pratique est devenue l'un des symboles des problèmes sécuritaires dans le pays. Et depuis le mois de novembre, des enlèvements ciblés visent des chrétiens. Après avoir nié l'une de ces attaques, la police confirme leur apte d'au moins 170 personnes. Le point avec Laurent Bersetter.
[00:05:48] Speaker 7: Comme tous les dimanches, les fidèles de cette paroisse du nord du Nigeria étaient venus assister à la messe lorsqu'un groupe d'hommes armés a fait irruption dans l'église.
[00:05:59] Speaker 4: Quand je les ai vus, je me suis caché car j'avais très peur. Ils ont rassemblé toutes les personnes de l'église et les ont emmenés avec eux.
[00:06:12] Speaker 7: 170 personnes kidnappées en plein jour dans trois églises de l'état de Kaduna. L'enlèvement de masse avait été signalé dès dimanche soir, mais les autorités nigérianes ont d'abord démenti l'information. Ce n'est que mardi et face à une accumulation de preuves que le gouvernement admet finalement que l'attaque a bel et bien eu lieu. Une volte-face que la police nigériane cherche à justifier, affirmant ne pas avoir voulu créer de panique inutile. Mais plusieurs membres du clé de la police nigériane ont dit qu'ils n'avaient pas voulu créer de panique inutile. Et plusieurs membres du clergé dénoncent aujourd'hui une erreur de jugement qui a permis aux assaillants de prendre la fuite.
[00:06:47] Speaker 8: Même si c'était une fausse alerte, il fallait les poursuivre. Au lieu de ça, nous étions occupés à nier et pendant ce temps, ils ont réussi à s'enfuir.
[00:06:55] Speaker 7: Depuis les déclarations de Donald Trump sur la soi-disant persécution des chrétiens au Nigeria, les forces de sécurité font face à une pression constante de la part du gouvernement pour produire des résultats. qui pourrait en partie expliquer cette tentative de dissimulation, selon certains experts.
[00:07:13] Speaker 1: Il est venu chercher du soutien en Europe. L'ancien Premier ministre soudanais Abdallah Hamdok a rencontré hier à Paris des représentants du ministère français des Affaires étrangères. L'ex-chef du gouvernement entend aider à trouver une issue au conflit. Les précisions de notre correspondant régional, Bastien Renouilh.
[00:07:32] Speaker 9: L'objectif affiché de l'alliance démocratique civile est de mettre fin au conflit et de permettre l'arrivée de l'aide humanitaire auprès des populations civiles qui en ont tant besoin. Et pour y parvenir, selon l'ancien Premier ministre civil Abdallah Hamdok, il faut à tout prix que toutes les parties prenantes au conflit discutent et mettent en place un cessez-le-feu multilatéral, toutes sauf les mouvances islamistes. Et par mouvances islamistes, il sous-entend le parti du Congrès, ancien parti politique d'Omar El-Bechir, qui, selon de très nombreux observateurs, soutient l'armée soudanaise. Alors, avec de telles conditions, il y a peu de chances que l'armée soudanaise accepte de discuter, d'autant plus qu'elle considère qu'Abdallah Hamdok s'est fortement rapproché des Émirats arabes unis qui sont accusés de soutenir et d'armer les forces de soutien rapide. Pour pouvoir faire entendre ce message, Abdallah Hamdok entame une tournée européenne qui va le mener dans d'autres capitales européennes. Et en parallèle, il est intéressant de noter que son procès a démarré au Soudan, à Port-Soudan. Il est accusé, ainsi que 200 autres personnes, parmi lesquelles le général Emeti, le chef des forces de soutien rapide, d'avoir nuit à l'État soudanais, d'avoir déclenché cette guerre parmi de très nombreux autres chefs d'inculpation. Et si le procès doit durer jusqu'à ce qu'une décision soit rendue vis-à-vis de sa culpabilité ou non, une chose est sûre, l'armée a déjà pris sa décision. Elle le considère comme coupable. Il est d'ailleurs personnel non de gratta au Soudan.
[00:08:56] Speaker 1: Dans l'inst de l'actualité, en bref et en image, au Burkina Faso, au moins 11 policiers ont trouvé la mort ce dimanche dans l'est du pays. L'attaque a été revendiquée. C'est par le JNIM, le groupe de soutien à l'islam et aux musulmans affiliés à Al-Qaïda. Ouagadougou a exprimé, je cite, sa reconnaissance envers l'OME après l'extradition de Paul-Henri Dami-Bah. L'ancien président de la transition burkinabé est accusé d'être le cerveau de plusieurs tentatives de coup d'État, dont la dernière en janvier dernier. Il avait trouvé refuge au Togo. Puis en Guinée, Bissao, la présidentielle et les élections législatives auront lieu le 6 décembre. Ce sens a été lu par les militaires. La charte de la transition publiée le mois dernier par les putschistes prévoit le retour du pouvoir au civil après une période d'un an. Place maintenant à la culture des photographies pour nous inviter à réfléchir au musée d'art moderne de New York. Les clichés de photographes africains comme ceux de Malik Sidibé dépeignent donc un vent de liberté au tournant de l'époque décoloniale. Elles entrent en discussion avec des œuvres retassant le mouvement des photographes africains. Les droits civiques aux Etats-Unis. L'exposition baptisée Ideas of Africa est suivie le guide.
[00:10:13] Speaker 10: Au musée d'art moderne de New York se tient en ce moment une exposition qui montre l'Afrique racontée de l'intérieur à travers l'objectif de photographes africains.
[00:10:22] Speaker 3: L'exposition Ideas of Africa présente des photographies réalisées dans les villes d'Afrique centrale et d'Afrique de l'Ouest. Des images fortes, puissantes, pleines de possibilités. Dans les années 50, 60 et 70, un moment conceptuel où les gens se pensent comme des sujets autodéterminés qui se construisent des identités nouvelles, revigorées, des identités post-coloniales, pleinement connectées au monde.
[00:10:48] Speaker 5: Voici un portrait iconique de cette exposition.
[00:10:55] Speaker 3: Ce portrait dans lequel on voit la coiffure afro que beaucoup aux Etats-Unis associent à la théoricienne marxiste et féministe Angela Davis. Mais quand on regarde de plus près, on voit que c'est en réalité le photographe camerounau-nigerien Samuel Fosso qui incarne Angela Davis dans sa série des autoportraits. J'aime beaucoup cette photo. Samuel Fosso incarne un portrait iconique du musicien américain Miles Davis où lui-même fait référence à une image mythique du boxeur Mohamed Ali. Enfin, cette série s'intitule Désintégrés, une série de 2024 de la photographe italo-togolaise Sylvia Rossi. Quand Sylvia parle de cette série, elle évoque une histoire que sa mère lui a racontée en Italie depuis le Togo. Au début, sa mère lui disait qu'elle se sentait intégrée ici en Italie. Et puis, avec le temps, de plus en plus, désintégrée.
[00:11:47] Speaker 4: C'est magnifique de voir toutes ces images. Et pour moi, la première chose, ce sont les gens, tout simplement l'histoire, cette manière d'archiver qu'on ne voit pas en grandissant dans le système d'éducation artistique aux Etats-Unis. Et j'apprécie la belle composition de l'exposition, de voir la texture des cheveux, les vêtements, le style, tout ce qui fait la culture du continent africain.
[00:12:07] Speaker 10: Cette exposition se tient ici à New York jusqu'au 25 juillet.
[00:12:12] Speaker 1: Les premières sanctions après la Cannes, la Confédération africaine de football suspend deux joueurs algériens. Le gardien Lucas Zidane et le défenseur Rafik Beghali sont respectivement privés de deux et quatre matchs après des incidents lors de la défaite de leur équipe face au Nigeria lors des quarts de finale de la compétition. La Fédération algérienne de football est aussi sanctionnée financièrement, notamment pour nos joueurs. Notamment pour nos respect des mesures de sécurité. Et c'est la fin de cette édition. Restez avec nous, l'actualité continue sur France 24.
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