France 24 reviews new releases and Lumières winners (Full Transcript)

Assayas’s Putin fiction draws critique, Zhao’s ‘Hamnet’ impresses via Buckley, Hata’s ‘Grand Ciel’ intrigues, and Ozon leads Lumières wins.
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[00:00:12] Speaker 1: C'est parti .

[00:00:14] Speaker 2: C'est en train de te cramer le cerveau.

[00:00:30] Speaker 3: Très bien . Jude Law dans la peau de Vladimir Poutine dans le match du Kremlin d'Olivier Assayas. Amnette de Chloé Zaho, l'histoire intime derrière le mythe Shakespeare. Et puis Grand Ciel, un drame social à la lisière du fantastique signé Aki Irohata. Voilà pour le programme de ce nouveau numéro 100% cinéma de à l'affiche. Bienvenue à vous et bonjour Thomas Borès. Et bonjour Natacha. Et comme chaque semaine, on a le plaisir de vous retrouver. On commence cette sélection de films de la semaine avec le match du Kremlin d'Olivier Assayas. Adaptation du roman du même nom de Giuliano D'Ampoli avec Jude Law dans le rôle de Vladimir Poutine. Et Paul Dano comme conseiller de l'ombre du président russe.

[00:01:15] Speaker 4: Voilà l'éminence grise. Quelques semaines après la découverte d'un fabuleux documentaire, Mr Nobody Against Poutine, l'actuel homme fort de la Russie fait aujourd'hui l'objet d'une fiction dans le film d'Olivier Assayas qui adapte ici le roman, vous l'avez dit, de Giuliano D'Ampoli. Alors cette histoire, imagine la rencontre entre un écrivain et l'éminence grise qui a permis l'ascension de Vladimir Poutine, son premier conseiller, Vladislav Surkov, qui a vraiment existé, rebaptisé ici pour les besoins de la fiction, Vadim Baranov. Poutine, vous l'avez dit aussi, est incarné par Jude Law. Jude Law, plus vrai que nature, au point que Giuliano D'Ampoli, l'auteur de ce match du Kremlin, dise même. Jude Law, on le voit là à l'image, devient laid en jouant Poutine, ce qui est quand même un exploit remarquable. Belle performance. Et bien justement, il en pense quoi, Jude Law ? On va l'écouter parler justement de son personnage, mais avant ça, on regarde la bande-annonce.

[00:02:27] Speaker 5: Stop making up stories. Start creating reality. We need to invent something new. Russia needs a different brand of politician. He's young, athletic.

[00:02:42] Speaker 1: He's a spy. KGB. Vladimir Poutine. What interests me is power.

[00:02:51] Speaker 6: Je me sentais en confiance entre les mains d'Olivier et grâce au scénario, j'étais convaincu que cette histoire serait racontée.

[00:02:58] Speaker 1: Elle était racontée de manière intelligente, avec nuance et sensibilité. Nous ne cherchions pas la controverse pour la controverse.

[00:03:08] Speaker 6: Et surtout, je pense qu'il était essentiel pour moi de me rappeler qu'il s'agit d'un personnage au sein d'un récit bien plus large.

[00:03:15] Speaker 3: Voilà Jude Law dans la peau de Vladimir Poutine. Dans le contexte actuel, un film sur le parcours du chef du Kremlin est forcément éclairant, Thomas. Est-ce que sur ce point, le film est réussi ?

[00:03:29] Speaker 4: Pas vraiment, et c'est un peu dommage parce qu'on a l'impression de voir plutôt un théâtre des marionnettes avec des acteurs anglo-saxons, on l'a vu, qui s'amusent à jouer des Russes. Alors je comprends bien qu'il est plus facile aujourd'hui de financer à l'international un film avec Paul Dano ou encore Jude Law. Mais ça a aussi quand même ses limites, celle de transformer la Russie en une sorte de grande fiction hollywoodienne. Et du coup, ça désamorce tout le regard critique qu'on pouvait avoir sur Vladimir Poutine et la mise en scène d'Olivier Assaya. Et même surtout, le scénario co-écrit avec l'écrivain Emmanuel Carrère ne se concentre que sur l'anecdote au risque d'enfoncer quand même des portes ouvertes. Oui, le personnage de Vladimir Poutine était d'abord supposément phallo, une espèce de soldat zélé du KGB qui va s'avérer être un homme fort de pouvoir, fort et égotique. Bref, c'est un film un peu trop classique et didactique, à défaut d'être totalement inspiré.

[00:04:26] Speaker 3: Quel dommage de ne pas entendre ça. Quel dommage de ne pas entendre ça. Pour cette belle langue qu'est le russe, Thomas, autre sortie de la semaine, Amnette de Chloé Zhao, une histoire d'amour et de mort qui implique le jeune William Shakespeare. Ce drame a obtenu deux Golden Globes, deux bon augures pour les prochains Oscars.

[00:04:45] Speaker 4: Voilà, il s'agit en fait là aussi d'une adaptation d'un roman de l'irlandaise Maggie O'Farrell parue en 2020 et qui se proposait en fait de raconter sous le sceau de la fiction, bien sûr, les origines du personnage d'Amnette. Le film explore ainsi le drame intime du couple formé par William Shakespeare et sa femme Agnès à la mort de leur fils de 11 ans, Amnette. L'intrigue se déroule en 1596, regardez.

[00:05:57] Speaker 3: Voilà, l'actrice irlandaise.

[00:06:05] Speaker 7: Voilà, l'actrice irlandaise. J'ai eu la chance d'avoir le village le plus incroyable où nous découvrions ensemble ce qu'était cette histoire. Qui était cette femme ? Et quelle était cette relation ? Et j'ai adoré ça.

[00:06:32] Speaker 4: Et la grande question qu'on se pose, c'est quand on tourne un drame, est-ce que c'est joyeux sur un tournage ? Eh bien la preuve que oui, puisque l'équipe du film a lancé sur les réseaux sociaux ce petit moment complètement déconnecté du tournage où l'équipe s'est amusée sur la scène du théâtre, eh bien encore avec leur costume d'époque, de danser sur We Found Love de Rihanna et Calvin Harris. Regardez, c'est un petit cadeau.

[00:06:53] Speaker 1: We found love in a hopeless place We found love in a hopeless place Ma chronique, effectivement.

[00:07:10] Speaker 4: Le montage parfait aurait été qu'on se mette nous aussi à danser. On l'a pas fait, on aurait pu le faire. La prochaine. Voilà, alors à la vision que Hamnet est le cinquième long-métrage de la... La réalisatrice chinoise Chloé Zhao, Chloé Zhao, pardon, 43 ans, qui officie principalement aux Etats-Unis où elle a fait une partie de ses études et réside désormais aux Etats-Unis. Elle a obtenu deux Oscars pour son film, souvenez-vous, No Man's Land, meilleur film et meilleure réalisation en 2021. Voilà, elle est adepte d'un cinéma volontairement intense, à la douceur apparente et profondément humain. Et ce Hamnet, eh bien, ce drame historique assume ce côté mélodramatique et fiévreux. Alors, il y a deux choses à dire en termes d'interprétation. D'un côté, il y a Jessie Buckley qui est absolument bluffante. Elle a obtenu d'ailleurs le Golden Globes de la meilleure actrice dans un drame. Elle risque vraiment fortement d'avoir l'Oscar. Et alors, Paul Mescal, en revanche, c'est moins bon dans le rôle de William Shakespeare. On ne peut pas dire qu'il est à la teur de son personnage, cherchant constamment une intensité un peu trop fabriquée. D'ailleurs, c'est un peu l'impression générale qu'on a du film. Une espèce de film qui appuie sur des leviers pas toujours très subtils.

[00:08:20] Speaker 3: Paul Mescal ne vous a pas convaincu. Moins sans fond. Il danse bien, peut-être.

[00:08:25] Speaker 4: Je ne sais pas, je n'ai pas remarqué. Par contre, il danse bien.

[00:08:28] Speaker 3: Allez, on change de décor et on passe à Grand Ciel du franco-japonais Akihiro Hata. Un drame social à la lisière du fantastique dans lequel Damien Bonnard incarne un ouvrier sur le chantier d'un projet architectural futuriste. Il est promu chef d'équipe, mais la disparition de plusieurs de ses collègues commence à le hanter. Que se passe-t-il exactement dans les sous-sols de l'immense tour en construction ? On regarde à quoi ça ressemble et puis on en parle juste après, Thomas.

[00:08:56] Speaker 6: Je n'ai jamais vu ça, c'est ces frites de partout.

[00:09:00] Speaker 2: Ça va, Ousmane ? Oui, ça va.

[00:09:05] Speaker 8: On va habiter à Grand Ciel quand ce sera fini ?

[00:09:07] Speaker 6: Il faut qu'on travaille pour ça. Il faut qu'on travaille comme des chiens. Vincent, on n'a pas de nouvelles d'Ousmane. Tu continues, moi aussi, la semaine prochaine. C'est bon pour toi ?

[00:09:16] Speaker 2: Oui, bien sûr. C'est celui-ci. Mais vous ne l'avez pas vu depuis quand ? Je pense que depuis trois jours, il n'est pas là.

[00:09:28] Speaker 4: Voilà, décidément, l'architecture ne cesse d'inspirer les cinéastes du monde entier. On se souvient peut-être du système Victoria, déjà avec Damien Bonnard, mais aussi The Brutalist, évidemment, ou encore l'inconnu de La Grande Arche. Voilà, alors je le disais, après le système Victoria, Damien Bonnard remet le casque de chantier dans ce film qui parvient vraiment à nous intriguer de bout en bout par son atmosphère tendue, opaque, on l'a vu dans la bande-annonce, très resserrée sur les personnages qui se demandent de plus en plus ce qui se passe. Autour d'eux, la mise en scène installe, vraiment avec une très belle lumière, on la voit, une lumière très chaude, un climat assez trouble, et qui montre la façon dont le rendement d'un chantier est souvent très peu compatible avec la vie et la sécurité justement de ces ouvriers devenus des quantités négligeables. Donc c'est vraiment un thriller psychologique et social. Akiro Hata est un cinéaste japonais qui a fait ses études en France, notamment à la FEMIS. Il est adepte d'un réalisme social, mais aussi fantastique. Il y a quelque chose de très trouble tout au long du film. C'est un jeu d'équilibriste parfaitement maîtrisé.

[00:10:35] Speaker 3: Ça donne envie. Merci beaucoup Thomas. On termine cette émission avec la 31e cérémonie des Lumières de la presse internationale qui s'est tenue le 18 janvier à l'Institut du Monde Arabe à Paris. Qu'est-ce que ça a donné ?

[00:10:48] Speaker 4: C'est à l'image des Golden Globes aux Etats-Unis. Il faut savoir que les prix Lumières sont décernés par les journalistes de cinéma étrangers en poste en France. Et là aussi, on peut le dire que ces trophées dessinent une ligne plus ou moins claire qui peut nous mener jusqu'au prochain César. Ce sera le 27 février prochain. Le grand gagnant de cette cérémonie, c'est le film de François Ozon, L'étranger, qui a remporté trois trophées. Meilleur film, meilleur acteur pour Benjamin Voisin. On le voit là sur cette affiche. Et enfin, meilleure image de Manu Dacos. C'est vérité parce qu'il y a un noir et blanc comme ça, un petit peu laiteux, qui est assez intriguant. L'étranger, bien sûr, l'adaptation du classique d'Albert Camus. Je ne vais pas revenir là-dessus. Léa Drucker, elle, a été sacrée meilleure comédienne pour son rôle dans Dossier 137 de Dominique Molle. C'est amplement mérité. On la voit, elle est contente, Léa Drucker. Le prix de la mise en scène, on va dire presque l'autre grand gagnant de cette cérémonie, est allé à l'américain Richard Linklater. Pour vous le voyez, nouvelle vague. A noter que Guillaume Marbec, qui incarne Jean-Luc Godard dans ce même film, a été récompensé. Lui, du prix de la meilleure révélation masculine. Voilà, on félicite aussi Nadia Meliti, l'héroïne du film La petite dernière d'Affia Herzi, qui, elle, a été sacrée meilleure révélation.

[00:12:09] Speaker 3: Merci beaucoup, Thomas. Merci à vous de votre fidélité. Je vous propose de nous quitter avec la bande-annonce de L'étranger de François Ozon, grand gagnant de cette cérémonie des Lumières à Paris. Je vous dis à très vite sur France 24.

[00:12:21] Speaker 2: C'est un geste qui nous échappe et nous aurons besoin que vous nous aidiez. Allez, qu'on prend. D'abord, regrettez-vous votre acte.

[00:12:31] Speaker 5: Pourquoi étiez-vous armé d'un revolver ? Et pourquoi revenir vers cet endroit, précisément ?

[00:12:47] Speaker 8: France 24 évolue sur le numérique. Synthèse, analyse et décryptage. La sélection de la rédaction. Les articles les plus lourds. Pour ne rien manquer, suivez-nous. France 24, l'info commence ici.

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Arow Summary
France 24’s “À l’affiche” reviews three new cinema releases and covers the Lumières awards. Olivier Assayas’s “Le match du Kremlin,” adapted from Giuliano da Empoli’s novel, features Jude Law as Vladimir Putin and Paul Dano as his spin-doctor; the critic finds it overly didactic and anecdotal, with anglo-saxon casting that turns Russia into a Hollywood-like fiction and blunts the critical edge. Chloé Zhao’s “Hamnet,” adapted from Maggie O’Farrell, dramatizes Shakespeare and Agnes grieving their 11-year-old son; Jessie Buckley is praised (Golden Globe–winning), while Paul Mescal is seen as less convincing and the film as emotionally forceful but sometimes heavy-handed. Akihiro Hata’s “Grand Ciel,” starring Damien Bonnard as a construction worker amid coworker disappearances, is lauded as a tense social-psychological thriller with a controlled balance of realism and the fantastic, highlighting safety and dehumanization on worksites. The segment ends with results from the 31st Lumières ceremony: François Ozon’s “L’Étranger” wins Best Film and other prizes; Léa Drucker wins Best Actress; Richard Linklater wins Best Director for “Nouvelle Vague,” with acting/revelation awards also noted.
Arow Title
France 24: Weekly film picks—Assayas, Zhao, Hata—and Lumières winners
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Arow Key Takeaways
  • ‘Le match du Kremlin’ is seen as limited by anglo-saxon casting and a didactic, anecdote-driven script that weakens its critique of Putin-era power.
  • ‘Hamnet’ offers an intimate, melodramatic portrait of grief linked to Shakespeare, with Jessie Buckley widely acclaimed while the film can feel emotionally pushed.
  • ‘Grand Ciel’ stands out as a tense, atmospheric social thriller flirting with the fantastic, critiquing construction-site productivity vs. worker safety.
  • The Lumières awards (international press in France) can hint at César trajectories; François Ozon’s ‘L’Étranger’ leads with multiple wins.
  • Key Lumières honors also go to Léa Drucker (Best Actress) and Richard Linklater (Best Director for ‘Nouvelle Vague’).
Arow Sentiments
Neutral: Overall tone is informational and review-oriented, mixing criticism (Assayas film seen as too classic/didactic; Mescal less convincing) with praise (Buckley standout; Grand Ciel intriguing and well-balanced; awards coverage).
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