Gore‑Tex PFAS lawsuit and Easter Island under threat (Full Transcript)

Reporter investigates PFAS contamination near a Gore plant in Maryland and examines how climate change and overtourism endanger Easter Island’s moai.
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[00:00:00] Speaker 1: Allez, c'est l'heure de notre rendez-vous avec reporter, le média de l'écologie et sa directrice de la rédaction Amélie Mouget. Bonjour Amélie. Bonjour. On va parler de plusieurs choses ce matin et notamment, et bien du coup, pour la santé des substances qui imperméabilisent nos vêtements.

[00:00:15] Speaker 2: Et oui, et notre enquête nous emmène aux Etats-Unis, dans le Maryland, où 4000 personnes ont porté plainte contre l'usine Gore qui fabrique le fameux Gore-Tex. Vous voyez, le Gore-Tex, c'est imperméabilisant, c'est ce matériau révolutionnaire qui a permis à plein d'amateurs de plein air d'avoir des chaussures et des vêtements tout à fait étanches. Le problème, c'est qu'il a longtemps été fabriqué avec des épiphases. Donc l'épiphase, ce sont ces substances perfluorées qu'on dit polluants éternels parce qu'ils ne se dégradent jamais. Et le problème n'est pas propre au Gore-Tex, c'est propre à toutes les chaussures, vêtements et même n'importe quoi. Petites tâches qui, pendant des années, ont eu ces composantes dans leur fabrication, composantes qui causent des maladies, notamment des maladies graves et des cancers.

[00:01:02] Speaker 1: Et alors, comment est-ce que les voisins de cette usine Gore-Tex aux Etats-Unis se sont rendus compte qu'il y avait un problème ?

[00:01:07] Speaker 2: Alors, les premiers indices, ce sont les chiens. En fait, tout autour de l'usine, on s'est rendu compte que la mortalité des animaux de compagnie était prématurée, que ceux-ci mouraient prématurément. Et puis, chez les humains, on a vu de plus en plus des maladies. Des maladies se multipliaient, des maladies à la thyroïde, aux reins, des problèmes de pancréas et puis des cancers. C'est un salarié de l'usine qui a lancé l'alerte. En fait, il a fait le constat que la plupart des personnes malades n'avaient pas de raccordement au réseau public d'eau. Donc, il puisait directement dans des puits privés et l'eau de ces puits était extrêmement contaminée. C'est ce que montre notre journaliste Hugo Coignard qui a enquêté sur ce sujet. D'accord, merci.

[00:01:52] Speaker 1: Est-ce qu'on sait depuis quand durait cette contamination et dure encore d'ailleurs ?

[00:01:56] Speaker 2: Oui, alors depuis les années 70, l'usine date de 1973. Donc, dans les années 70, Gore-Tex a importé du téflon et le téflon contient le PFOA, un des pifaces classés cancérogènes. Et jusqu'en 2014, cette substance a été utilisée pendant près de 40 ans. Et aujourd'hui encore, on en a dans l'eau et dans les sols. Donc, ça y est, le mal est fait.

[00:02:19] Speaker 1: Oui, en quelque sorte.

[00:02:20] Speaker 2: Parce que, comme je le disais, ces polluants sont... Les polluants sont éternels et on retrouve sur des centaines de mètres à la ronde autour de l'usine des quantités vertigineuses de pifaces. Et on a cette problématique de seuils qui sont à 55 à 200 fois supérieurs aux seuils légaux. Et ce n'est pas prêt de s'arrêter puisqu'en 2022 encore, alors que ça date de 1973, on avait des quantités très importantes de pifaces.

[00:02:48] Speaker 1: Et alors, il y a eu une réaction face à ces contaminations ?

[00:02:51] Speaker 2: Alors, l'État du Maryland a apporté plainte, ce qui est quand même un fait rare et notable. Du côté de l'industriel, lui, il conteste les allégations qui sont dans cette plainte. Mais il reconnaît quand même la présence de ce fameux PFOA. Il dit en gros que ce PFOA a été rejeté dans le cadre de ses activités historiques, malgré tous les efforts. Ce qu'a surtout fait l'industriel Gore-Tex, c'est d'empêcher des résidences de se construire à proximité, soit en rachetant des terrains, soit en dissuadant les promataires. Ça veut bien dire qu'ils étaient conscients du problème. Et il a finalement équipé certains riverains de systèmes de filtration ou a financé les raccordements au réseau d'eau publique, mais uniquement pour les riverains qui étaient en proximité immédiate et donc pas forcément pour tout le monde. Et puis, voilà, progressivement, la substance problématique a été remplacée par du polyéthylène.

[00:03:45] Speaker 1: Alors, c'est justement l'occasion de s'arrêter un peu sur ces pifaces, ces polluants éternels, ou est-ce qu'on en est face à leur interdiction ?

[00:03:50] Speaker 2: Eh oui, parce que l'exemple de Gore-Tex est un exemple parmi beaucoup d'autres. Aux États-Unis, on est sur un recul. En mai dernier, l'administration Trump a décidé de supprimer certaines normes qui limitaient la contamination des eaux aux pifaces. Donc, des seuils ont été relevés. C'est une très, très mauvaise nouvelle. En France, depuis le 1er janvier, les produits qui contiennent, les vêtements qui contiennent ces pifaces, chaussures, vêtements, sont interdits. Mais les producteurs, les industriels ont un an pour les écouler.

[00:04:21] Speaker 1: D'accord. C'est à retrouver sur le site de Reporters.te.re. Cette semaine, vous nous emmenez aussi sur l'île de Pâques, qui est confrontée aux effets à la fois du surtourisme et du changement climatique.

[00:04:32] Speaker 2: Eh oui, les fameuses statues de l'île de Pâques font grise mine. Certains visages disparaissent sous l'effet de l'érosion. Et puis, elles sont menacées par la montée des eaux en lien avec le réchauffement climatique. L'île de Pâques est particulièrement vulnérable. Et il y a aussi la question du surtourisme qui commence à être vraiment... de plus en plus présente. Il y a 8 000 habitants à l'année pour 120 000 touristes par an. Ça pose des vrais soucis. Et en même temps, 85 % de l'activité dépend de ce tourisme. Donc, c'est toutes ces contradictions que notre journaliste Marion Hainaut est allée observer au cours de son reportage.

[00:05:09] Speaker 1: Le reportage retrouvé donc sur Reporters.net. Merci beaucoup Amélie Mouget et rendez-vous donc la semaine prochaine.

ai AI Insights
Arow Summary
The transcript discusses an investigation by the ecology outlet Reporter into PFAS “forever chemicals” used in waterproof textiles like Gore‑Tex. In Maryland, around 4,000 residents sued the W.L. Gore plant over decades of contamination—linked to PFAS/PFOA—affecting private well water and associated with thyroid, kidney, pancreas illnesses and cancers. Contamination dates back to the 1970s; although PFOA use ended around 2014, PFAS persist in soils and water with levels far above legal thresholds. Maryland filed a rare state complaint; the company disputes some allegations but acknowledges historical releases and provided limited mitigation (land purchases, filtration, public water hookups). The segment also covers PFAS regulation: rollbacks in the U.S. (notably under Trump administration actions) versus France’s recent ban on PFAS-containing clothing/shoes with a sell-through period. Finally, it previews a Reporter piece on Easter Island, where moai statues face erosion and sea-level rise, compounded by overtourism—120,000 tourists for 8,000 residents—while most of the economy depends on tourism.
Arow Title
PFAS in Gore‑Tex: Lawsuits, Water Contamination, and Regulation
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Arow Key Takeaways
  • PFAS used in waterproof textiles like Gore‑Tex can persist for decades in water and soils and are linked to serious health risks.
  • In Maryland, residents allege contamination from a Gore facility dating back to the 1970s, especially impacting private well users.
  • Even after stopping PFOA use (around 2014), PFAS remain at very high levels due to their persistence.
  • Maryland’s decision to file a complaint is notable; company mitigation efforts were partial and targeted.
  • Regulatory trajectories diverge: U.S. standards have faced rollbacks, while France has moved to ban PFAS in clothing and shoes with a sell-through period.
  • Easter Island illustrates climate change impacts on cultural heritage and the tension between overtourism and economic dependence on visitors.
Arow Sentiments
Negative: The tone is concerned and investigative, emphasizing health harms, persistent pollution, regulatory rollbacks, and climate/tourism threats to a fragile island heritage site.
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