How Winter Clothes Keep Warm—and At What Cost (Full Transcript)

From Icelandic wool to microplastics: why fibers trap heat, why synthetics pollute, and what recycling, relocalized linen, and policy can change.
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[00:00:00] Speaker 1: Place à votre rendez-vous derrière l'image. On va prendre le temps comme chaque jour de décrypter l'info à partir de photos qui font sens. Et Gabriel Maréchaux est avec nous aujourd'hui de The Conversation France. Bonjour Gabriel. Alors on va parler aujourd'hui vêtements après avoir parlé foot, un sujet qui va nous plaire, les vêtements. Comment s'habiller pendant l'hiver ? C'est évidemment de saison ici à Paris, les pulls qu'on met l'hiver. Et pour ça vous allez nous faire un petit détour par l'Islande pour commencer. D'où nous vient ce cliché je crois ? On va le regarder ?

[00:00:27] Speaker 2: Oui tout à fait. Bonjour Elisabeth, bonjour à tous et à toutes. Alors aujourd'hui je vous ai apporté une image d'archive. C'est un cliché qui a été pris par Magnus Olafsson, un photographe qui a immortalisé la vie quotidienne des Islandais, notamment autour de Reykjavik, la capitale, au début du XXe siècle. Et donc parmi toutes les photos qu'il y a prises, il y a celle-ci où on voit un monsieur d'un certain âge qui a l'air assez paisible, occupé à tricoter avec les aiguilles de vigueur, un rouet qui lui fournit de la laine. Alors moi j'ai voulu vous montrer cette photo pour au moins deux raisons. La première c'est qu'elle fait quand même un peu mentir les clichés qui nous laissent à penser que par essence le tricot et la confection des vêtements c'est une activité féminine. En Islande, le tricot est une tradition qui est perpétrée par des hommes, des femmes, des grands, des petits, puisqu'encore aujourd'hui beaucoup de petits Islandais apprennent à tricoter à l'école. Et j'ai aussi voulu vous montrer cette photo parce que la laine que tisse ce monsieur... C'est pas n'importe quelle laine Elisabeth, c'est de la laine de moutons islandais et ces moutons ils sont un peu incroyables. En fait si vous voulez, l'Islande a été colonisée il y a plus de mille ans par des vikings. Et les vikings ils ont ramené les ancêtres de ces moutons et leurs descendants ont évolué et se sont développés dans des climats rigoureux islandais. Et ces moutons ils sont vraiment liés à toute l'histoire de ce pays. Je note en passant qu'aujourd'hui en Islande il y a plus de moutons que d'habitants. Et hommes et moutons sont intimement liés. Ces moutons ont fourni de la viande pendant plus de mille ans aux Islandais. Des métiers aussi, celui d'éleveur par exemple, qui a été mis à l'honneur dans le dernier film islandais primé à Cannes qui s'appelait Moutons et qui suivait deux éleveurs. Et j'imagine que vous voyez où je veux en venir. Ces moutons ils ont aussi permis aux Islandais d'être protégés du froid l'hiver parce que la laine qu'ils fournissent, qui s'appelle la lopi, est connue dans le monde entier parce qu'elle produit des pulls qui sont incroyables. Incroyablement chauds et résistants.

[00:02:30] Speaker 1: Comment ça se fait ? On va peut-être regarder quelques extraits qui vont arriver. Est-ce qu'on sait pourquoi cette laine aujourd'hui elle est si chaude et si résistante ?

[00:02:43] Speaker 2: Ça tient à une de ces particularités de ces moutons et de leur histoire. Ils ont essaimé depuis mille ans en Islande sous des climats rigoureux. En fait c'est assez rare chez les moutons. Ils ont deux types de laine. Ils ont une laine extérieure qui est longue. Et qui va être hydrophobe, elle va repousser l'eau. Et une laine plus près du corps qui elle va concentrer la chaleur. Et en fait les laines qui sont produites par ces moutons vont ensuite être tissées ensemble. Ce qui va produire des pulls qui vont être très chauds. Et qu'on va pouvoir mettre sous la pluie sans craindre grand-chose. Ce qui est pratique par exemple pour les pêcheurs d'Islande. Et on voit bien avec cette technique que la capacité d'un vêtement à tenir chaud ça tient tout à la fois de la fibre. Et de la manière dont elle est faite. Et de la manière dont elle est utilisée. C'est ce qu'explique Coralie Tieulin, une chercheuse en biophysique qui nous a aidé à comprendre cela à The Conversation France. En fait ce qu'il faut retenir de son article c'est que la capacité d'un vêtement à tenir chaud ça tient beaucoup à sa capacité à enfermer l'air. Si vous voulez c'est comme le double vitrage ou le principe du thermos. Où on a un liquide chaud, une paroi de vide avec de l'air et l'extérieur. Alors un vêtement comment est-ce qu'il peut faire cela ? Ça dépend de plusieurs paramètres. Si on prend par exemple l'alpaga qui est du coup une laine issue de l'animal du même nom qui est un camélidé dans les Andes proche du Lama. Et bien le poil de l'alpaga qui va donner la laine il est creux en son centre. Donc du coup il va enfermer l'air. Si on pense aux laines de mouton plus standard elles vont être frisées et ondulées. Et ça va créer des petites poches où l'air va être piégé encore une fois. Et si on repense à nos pulls islandais de tout à l'heure. Et bien en fait eux les laines utilisées aujourd'hui elles ne sont pas tissées. Elles ne sont pas tissées. Ce qui va créer encore plus d'aspérité et encore plus de petites poches d'air.

[00:04:28] Speaker 1: Et du côté des fibres synthétiques auxquelles forcément on est de plus en plus habitué ça se passe comment ?

[00:04:33] Speaker 2: Bah alors comme souvent la chimie des industriels cherche à imiter ce que la nature fait de mieux. En l'occurrence la capacité à conserver la chaleur. On peut penser aux vestes polaires qui sont pareilles ondulées, frisées et qui vont pareil essayer de capturer l'air dans des petites poches. La polaire permet de faire cela de manière souvent avec des tissus assez fins et légers. Ce qui fait qu'elle peut être plébiscitée pour l'activité en plein air. Au même titre que des petites doudounes fines qui auront des duvets synthétiques qui pareil vont imiter les plumes d'animaux. Là où par contre le synthétique a du mal à imiter la laine par exemple. C'est dans sa capacité à être au respirant. En fait si vous voulez quand on sue un petit peu après un effort dans la laine. La sueur va s'évaporer là où dans le synthétique elle va rester enfermée. Ce qui ne va pas être très agréable. Elle ne va pas sentir très bon. Et une autre chose. Une des grandes limites du synthétique. C'est dès qu'on s'approche des flammes. En fait ça brûle très vite là où la laine elle résiste. Et voilà c'est pas quelque chose d'animal.

[00:05:29] Speaker 1: Toutes les mises en garde régulières sera effectivement les étiquettes des vêtements qui sont à prendre au sérieux. On en parle de l'impact environnemental aussi.

[00:05:36] Speaker 2: C'est un peu l'éléphant dans la pièce. C'est évidemment aussi un des grands malus du synthétique. Un chiffre qui est peu connu mais qui je trouve toujours sidère un peu. C'est quand on pense aux microplastiques dans les mers et océans. Qui sont un fléau gigantesque. Et bien en fait jusqu'à un tiers de ces microplastiques. Ils viennent des vêtements synthétiques qu'on lave en machine. Qu'on lave encore plus beaucoup. Vu qu'en général on sue rapidement dedans et c'est désagréable. Un tiers vraiment. On pense souvent aux bouteilles d'eau quand on veut illustrer des sujets de la pollution plastique. Mais en fait voilà les vêtements synthétiques ça représente un tiers de cette pollution. Et une autre étape de la vie d'un vêtement qui est extrêmement polluant quand il est synthétique. C'est bien sûr la fin de vie. Je vous propose de prendre conscience de cela avec un extrait de reportage qui a été publié. Il s'est tourné dans le nord du Chili. Dans le désert d'Atacama. Par deux journalistes. Guillaume Gozalbes et Juliette Chénion.

[00:06:35] Speaker 3: C'est un paysage que cette habitante ne supporte plus. Dans cette partie du désert d'Atacama. A quelques minutes en voiture de la ville d'Alto Hospicio. Les décharges sauvages se multiplient. Une situation désormais bien connue.

[00:06:53] Speaker 4: Comme vous pouvez le voir ici il y a une grande variété d'objets. Des vêtements, du plastique, des pneus.

[00:07:01] Speaker 5: Il y a des vêtements jetés là qui ne servent à rien à part polluer.

[00:07:08] Speaker 3: Cet endroit est l'un des plus arides au monde. Les déchets s'y décomposent très lentement. Et peuvent rester intacts des centaines d'années. En particulier le textile déversé chaque jour dans le désert. Car depuis des dizaines d'années. Le Chili s'est fait une spécialité de l'import de vêtements de seconde main.

[00:07:27] Speaker 4: On pourrait dire qu'ici on est dans un magasin de mode. Celui-ci a encore son bouton de rechange. Si jamais on doit le changer.

[00:07:36] Speaker 3: Des vêtements produits et commercialisés hors du Chili. Des marques étrangères connues. Avec parfois dans le tas des pièces surprenantes. Comme cet uniforme de garde forestier américain. Et cet imperméable d'un employé du métro de New York.

[00:07:53] Speaker 4: Ce qui est malheureux c'est que ces vêtements ne servent plus à rien. Ils sont brûlés. Et ça fait plein de fumée. Tout ça, ça porte atteinte à l'environnement parce qu'il brûle. Même le cuir.

[00:08:10] Speaker 3: Tous les jours, des tas de vêtements sont brûlés pour se débarrasser de stocks invendables. Une pratique en hausse d'après les autorités. Qui disent manquer de moyens pour mieux contrôler la zone.

[00:08:22] Speaker 2: Alors je tiens à préciser, là on parle de vêtements de manière générale. Aujourd'hui, on sait que deux tiers des vêtements produits sont synthétiques. Qui dit synthétique dit pétrole. Et quand ça brûle, ça rejette des fumées et des gaz toxiques pour les humains qui habitent aux alentours. Mais aussi pour tout l'environnement.

[00:08:39] Speaker 1: Voilà, auquel on ne pense pas forcément quand on achète des vêtements en question. Comment ça se fait ? On vient de le voir à l'instant dans le reportage. Que les vêtements de New York se retrouvent au fin fond du désert chilien.

[00:08:49] Speaker 2: Oui, c'est fou et c'est précieux d'avoir ce genre de traçabilité avec le logo qui permet de vraiment comprendre d'où vient ce vêtement en question. En fait, tout simplement parce qu'un vêtement, quand on le sort de notre placard ensuite, le recycler va être très coûteux, difficile. Ou alors il n'y a pas eu encore assez d'énergie et d'investissement fait pour pouvoir recycler convenablement tous ces déchets. C'est en tout cas le constat d'un chercheur. C'est le constat d'un chercheur en économie, Manuel Morales Rubio. Dans un article pour The Conversation, il commence par dresser un état des lieux qui est, on va le dire, assez catastrophique. Aujourd'hui, en Europe, il y a seulement 12% des déchets textiles qui sont recyclés. Alors, déchets textiles, qu'est-ce que ça inclut ? Ça inclut les vieux vêtements dont on se débarrasse, les invendus et aussi les chutes de tissus dans la production de l'industrie textile. Et donc aujourd'hui, 88% de ces déchets textiles sont recyclés. Et donc aujourd'hui, 88% de ces déchets textiles sont recyclés. Ça finit brûlé et parfois très très loin de là où les usagers des vêtements s'en sont débarrassés.

[00:09:52] Speaker 1: Comment on explique ce chiffre ? Parce que c'est considérable, 90% qui finissent en cendres. Trop compliqué à recycler peut-être ?

[00:09:58] Speaker 2: Oui, alors en fait, une des choses qui rend la question assez complexe, c'est que la plupart des tissus synthétiques, c'est des tissus mélangés. On le voit sur les étiquettes, c'est X% de polyester, X% de coton. Et c'est rarement 100%. Exactement. Parfois, on a aussi des surprises. J'ai comme ça moi découvert que dans les chaussettes, souvent, parmi tous les composants, il y avait des nanoparticules d'argent parce que ça permettrait de limiter les mauvaises odeurs. Tout ça fait qu'on a des matières différentes qui ont des propriétés différentes. Le polyester, par exemple, va fondre à 200 degrés. S'il est mélangé à du coton, ce ne sera pas du tout le cas. Et pour détricoter littéralement ces différentes matières et essayer de voir comment est-ce qu'on pourrait les recycler, à l'échelle industrielle aujourd'hui, on ne sait pas faire ça. C'est impossible. On ne sait pas faire ça de manière qui puisse en plus être rentable. L'autre enjeu, c'est aussi le manque pour l'instant de revalorisation et peut-être de revalorisation à l'échelle industrielle. Alors que c'est quelque chose qu'on a pu voir pour différents corps de métiers ou industries depuis 2000 ans, mais qui manque pour l'instant dans le textile. Je pense, par exemple, que ça fait 2000 ans que la graisse animale qui est utilisée, qui est un déchet des abattoirs ou de la boucherie, est utilisée pour faire du savon. C'est pratique. Les déchets d'un autre deviennent... Et bon. Ça, c'est pour l'instant pas encore tellement le cas pour l'industrie textile. Alors, il y a des pistes quand même. On aurait, par exemple, un débouché qui pourrait être intéressant. C'est pour faire des rembourrages de matelas, de sièges auto. Ou alors, ça pourrait aussi servir d'isolant phonique ou thermique. Si on prend soin, bien sûr, de pouvoir traiter ces matières au feu et à la moisissure. Mais pour l'instant, en tout cas. C'est très, très limité. Et ce qu'il faut aussi bien garder en tête, c'est que le recyclage est censé être la dernière option. Là, on a beaucoup, beaucoup de déchets textiles. Il faut commencer à essayer d'avoir comment les réduire à la base pour ne pas avoir ces problèmes. Et pour l'instant, ce n'est vraiment pas la direction dans laquelle on va, puisqu'on note aujourd'hui qu'il y a deux fois plus de vêtements qui sont produits depuis l'an 2000. Et que ces vêtements, ils sont aussi de moins en moins utilisés. Ils sont de moins en moins utilisés longtemps. Quand on pense qu'il y a quelques générations encore, on léguait certains textiles de génération en génération, que ce soit des nappes, du linge de table. Aujourd'hui, on est vraiment dans le règne de l'ultra fast fashion, où on peut jeter un vêtement après l'avoir utilisé seulement quelques fois. Alors, tout ça dresse un tableau assez noir et pessimiste. Mais je voulais quand même peut-être vous apporter quelques lumières dans l'obscurité. Et je vous propose d'en regarder une. C'est un extrait de reportage de Plan B qui est allé visiter une usine de filature de lin dans le nord de la France.

[00:12:48] Speaker 6: Comme une renaissance, Safilin a inauguré cette usine en mars 2022. La troisième filature de lin à revenir dans l'Hexagone. La plupart des machines et le savoir-faire ont été récupérées en Europe de l'Est. Transformer le lin sur place.

[00:13:02] Speaker 7: La production de fibres de lin qui est concentrée sur la France, la Belgique et les Pays-Bas s'exporte à 80% vers la Chine et l'Inde. Pour faire du fil à destination des usages textiles, tissus, habillements, principalement.

[00:13:17] Speaker 6: En relocalisant la filature, l'entreprise a déjà créé 25 emplois. 50 sont attendus en 2026. Car les consommateurs sont demandeurs de textiles plus durables. D'où l'investissement de Safilin.

[00:13:30] Speaker 7: Il n'y avait plus personne qui savait filer le lin en France. Donc on doit à nouveau faire du fil. On doit à nouveau former les gens. Donc on démarre avec un outil qui représente à peu près pour nous 10% de notre capacité totale. Mais c'est une première pierre.

[00:13:42] Speaker 6: Concrètement, le lin ne parcourt que quelques centaines de kilomètres entre les champs et l'usine. Une fois transformé, les bobines sont livrées chez Le Mailleu à une demi-heure de route pour être tricotées et confectionnées. Ici, le produit phare, c'est ce t-shirt haut de gamme. 75 euros en moyenne.

[00:14:03] Speaker 8: Le souci, c'est le prix. C'est filé en France. Donc c'est forcément un peu plus cher qu'un fil qui va être filé en Chine. Un prix inabordable pour la grande distribution.

[00:14:13] Speaker 6: Qui habille ? Auchan, Carrefour, Jules. Le Mailleu discute avec ses gros clients pour leur fournir des t-shirts moins épais, plus simples. Mais pour l'instant, le lin ne représente que 7% du chiffre d'affaires. La moitié de la production reste le coton, mais du bio, labellisé Gotts.

[00:14:30] Speaker 2: 75 euros, ça fait cher. 75 euros, ça fait cher un t-shirt, effectivement. C'est un des freins pour généraliser une façon plus durable de s'habiller. Il y a quand même des choses qui pourraient un peu changer la donne, notamment la loi anti-fast fashion qui a été promulguée au Sénat l'année dernière en juillet et qui doit maintenant passer en commission mixte paritaire. Cette loi, dans son état actuel, elle propose plusieurs choses. Déjà, d'interdire la publicité pour l'ultra fast fashion et surtout de taxer les produits d'ultra fast fashion de jusqu'à 10 euros par produit en 2030. Et avec cet argent récolté, ça permettrait d'aider l'essor de marques françaises durables et la filière de recyclage.

[00:15:10] Speaker 1: Et puis sinon, on peut aussi se mettre au tricot comme belle-maman. Je crois que vous portez un magnifique pull en laine tricoté. Ça tient chaud et puis c'est local. Tout à fait. Ça fait maison et peut-être que ça se transmet aussi.

[00:15:21] Speaker 2: Et ça a des vertus contre l'anxiété et aussi le plaisir de faire des choses soi-même qui sont belles et qui parfois viennent d'animaux pas loin. En tout cas, c'est le cas des Islandais.

[00:15:31] Speaker 1: Voilà, on boucle la boucle. Merci beaucoup Gabriel Maréchaud de The Conversation France. Évidemment, les articles sont retrouvés sur le site de The Conversation France.

ai AI Insights
Arow Summary
A French radio segment uses an archival Iceland photo of a man knitting to discuss how winter clothing keeps us warm and the environmental impact of textiles. It explains that warmth depends largely on trapping air: natural fibers like alpaca and wool create air pockets through hollow or crimped structures, while Icelandic sheep produce a dual-layer wool (lopi) combining water-repellent outer fibers and insulating inner fibers, yielding warm, weather-resistant sweaters. Synthetic textiles and fleece mimic this insulation but tend to be less breathable, can smell when sweat is trapped, and are more flammable. The discussion highlights major environmental issues: microplastics from washing synthetic clothes may account for up to a third of ocean microplastics, and large volumes of unsold/used clothing end up burned or dumped, illustrated by illegal textile landfills in Chile’s Atacama Desert. Recycling is difficult because fabrics are often blends (e.g., polyester/cotton) with additives, making separation and profitable recycling hard; in Europe only about 12% of textile waste is recycled. Potential outlets include stuffing and insulation, but the priority should be reducing production and extending garment lifetimes amid ultra-fast fashion. A counterpoint shows efforts to relocalize linen spinning in France (shorter supply chains, jobs), though costs are higher, and mentions a proposed anti–fast fashion law (ad bans, per-item taxes funding durable brands and recycling). The segment ends by suggesting knitting as a local, durable, anxiety-reducing alternative.
Arow Title
Why Wool Keeps You Warm—and Why Fast Fashion Pollutes
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Arow Key Takeaways
  • Warmth in clothing mainly comes from trapping air in fibers and fabric structures (like a thermos/double glazing).
  • Icelandic sheep wool combines hydrophobic outer fibers and insulating inner fibers, producing durable, very warm sweaters.
  • Synthetic fabrics can insulate well but are often less breathable, can retain odors, and are more flammable than wool.
  • Washing synthetic clothing releases microplastics; a significant share of ocean microplastics may come from textiles.
  • Much textile waste is not recycled; in Europe only ~12% is recycled, with most burned or exported/dumped.
  • Recycling is hard because many garments are fiber blends and contain additives that complicate separation at scale.
  • Reducing production, buying fewer better items, and extending garment life is more impactful than relying on recycling.
  • Relocalizing natural-fiber supply chains (e.g., linen in France) can cut transport and create jobs but raises prices.
  • Policy proposals like ad bans and per-item taxes on ultra-fast fashion could fund durable alternatives and recycling.
  • Knitting/repairing can be a practical, local, and mentally beneficial approach to sustainable warmth.
Arow Sentiments
Neutral: The tone is informative and explanatory, mixing appreciation for wool/knitting with concern and criticism about synthetic textiles, microplastic pollution, dumping and burning of garments, and low recycling rates, while noting some hopeful policy and industrial initiatives.
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