Inside the Reported Charter of Trump’s “Peace Council” (Full Transcript)

A French report outlines a proposed Peace Council: broad mandate, hefty entry fee, and sweeping presidential powers, with mixed reactions from invitees.
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[00:00:02] Speaker 1: — Cécile, bonsoir. C'est demain, jeudi, à Davos, toujours, que Donald Trump pourrait annoncer la liste des membres du Conseil de la paix lors de la cérémonie officielle de création de cette nouvelle entité.

[00:00:13] Speaker 2: — 60 pays ont reçu ce carton d'invitation très sélect envoyé par le président américain pour faire partie du Conseil de la paix. Sa création a été annoncée le 15 janvier dernier pour officiellement assurer la phase 2 du plan de paix entre Israël et le Hamas, et donc pour encadrer la transition politique dans la bande de Gaza. Mais si on regarde les 8 pages de la charte, à aucun moment il n'est question de Gaza. L'enclave n'est même pas mentionnée. En fait, ce Conseil est plus global. D'ailleurs, selon l'article 1 de la charte, la mission est de promouvoir la stabilité, rétablir une gouvernance fiable et légitime, et garantir une paix durable dans les régions touchées ou menacées par les conflits. En gros, c'est une nouvelle organisation internationale pour contrer les mécanismes existants, à savoir évidemment l'ONU.

[00:01:03] Speaker 1: — Et au sein de ce Conseil de la paix, Donald Trump se pose en arbitre du monde.

[00:01:08] Speaker 2: — Oui. En tant que premier président du Conseil de la paix, il s'est arrogé des pouvoirs très étendus. D'abord, il est le seul à pouvoir inviter d'autres chefs d'État et gouvernement à intégrer le Conseil. Il est le seul à pouvoir également révoquer leur adhésion, sauf en cas de veto des deux tiers des États membres. Il a aussi un droit de regard sur tous les votes. Donc les décisions sont aussi soumises à son approbation. Il a donc de facto un droit de veto, y compris pour les décisions prises à la majorité des membres. Et c'est le seul à avoir ce privilège, contrairement au Conseil de sécurité de l'ONU, où il y en a cinq. Toujours selon le texte, c'est encore Donald Trump qui tranche en cas d'égalité des voix. Il gère aussi les fonds et choisit son successeur. D'ailleurs, il ne peut être remplacé qu'en cas de démission volontaire, même après la fin de son mandat, ou en cas d'incapacité constatée à l'unanimité du Conseil exécutif. Un Conseil exécutif composé de sept personnes, dont deux membres non américains. Le secrétaire d'État Marco Rubio, l'émissaire spécial Steve Whitcoff, son gendre Jared Kushner, l'ex-premier ministre britannique Tony Blair, également Mark Rowan, qui est le patron du fonds d'investissement Apollo Global Management, Ajay Banga, le président de la Banque mondiale, et enfin Robert Gabriel, qui est un conseiller du président américain.

[00:02:28] Speaker 1: Et alors, comment fonctionne concrètement ce Conseil de la paix ?

[00:02:32] Speaker 2: Chaque État membre exerce un mandat d'une durée maximale de trois ans. Un mandat renouvelable uniquement par le président américain. Ça, c'est la première possibilité. La deuxième, c'est que si l'État verse en plus une somme en espèces. De plus d'un milliard de dollars au cours de la première année. Dans ce cas, le mandat dépasse les trois ans. Par contre, la charte ne précise pas combien de temps. Ces États seraient donc considérés comme des membres permanents ou des membres fondateurs. Là encore, il y a une différence avec les Nations unies, où les pays membres participent à hauteur de leur PIB. Là, le ticket d'entrée est le même pour tout le monde. Plus d'un milliard de dollars.

[00:03:11] Speaker 1: Alors, qui a été invité, Cécile ?

[00:03:13] Speaker 2: Alors, la Maison-Blanche n'a pas publié la liste des pays. Les pays invités, mais de nombreuses capitales, ont fait savoir que leurs dirigeants avaient reçu une invitation. Tous les pays, regardez ici en gris, il y a notamment l'Italie, la Suède, la Finlande, la Grèce, la Pologne, le Brésil, le Paraguay, l'Égypte, la Turquie, l'Inde ou encore la Corée du Sud. Certains ont déjà dit oui. Ceux qui sont ici en bleu, comme l'Argentine, la Hongrie, la Biélorussie, Israël, le Maroc ou encore les Émirats Arabes Unis. Ce soir, vous l'avez dit, le président Trump affirme que son homologue russe a également accepté d'autres pays. Interroge, justement, parce que le président russe serait donc de la partie. Dans un conseil de la paix, ça fait un petit peu mauvais genre. Des pays comme le Royaume-Uni, l'Allemagne ou encore la Chine. Et puis, il y a ceux qui ont dit non, comme la France, la Norvège et la Suède. De son côté, l'Ukraine voit mal y participer, à côté donc de la Russie. Et puis, il y a ceux qui ont fait savoir qu'ils ne paieraient pas. Et c'est le cas donc du Canada.

[00:04:09] Speaker 1: Merci beaucoup, Cécile Galluccio. C'était les Clés de l'Info.

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Arow Summary
French news segment discusses a proposed “Peace Council” reportedly to be announced by Donald Trump at Davos. Although presented as supporting phase 2 of an Israel–Hamas peace plan and Gaza’s political transition, the charter allegedly never mentions Gaza and instead outlines a broad global mandate that could rival the UN. Trump, as first president, would hold extensive powers: exclusive control over invitations and revocations (subject to a two‑thirds veto), approval over decisions amounting to a de facto veto, tie‑breaking authority, control of funds, and the ability to choose his successor. Membership terms are up to three years, renewable only by the US president, with a pathway to longer or “permanent/founding” status for states paying over $1B in cash in the first year. The White House has not published invitees, but various capitals report invitations; some countries have accepted, others declined or expressed concerns (notably about Russia’s participation), and some say they will not pay (e.g., Canada).
Arow Title
Report: Trump’s Proposed “Peace Council” and Its Powers
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Arow Key Takeaways
  • The proposed Peace Council’s charter reportedly omits any mention of Gaza despite being framed as supporting a Gaza-related peace plan phase.
  • The Council would have a broad conflict-stability mandate and is portrayed as an alternative to existing mechanisms like the UN.
  • Trump would hold unusually expansive powers over membership, decisions (de facto veto), funding, tie-breaks, and succession.
  • Membership is time-limited but renewable solely at the US president’s discretion; paying >$1B in year one could grant longer/“permanent” status.
  • Invitee and acceptance lists are unofficial; some countries reportedly declined or expressed reservations, and some refuse to pay.
Arow Sentiments
Neutral: The tone is analytical and skeptical, focusing on governance design, Trump’s concentrated authority, and comparison to the UN, with pointed concerns about legitimacy and invited members (e.g., Russia).
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