[00:00:00] Speaker 1: Le choix de France 24, c'est donc de continuer à suivre au plus près la situation en Iran, trois semaines après le début des manifestations contre le régime, dont le bilan de la répression est, vous le savez, difficile à établir. Amnesty International parle d'un massacre qui s'est déroulé à huis clos, à la faveur d'un blackout quasi total, qui devrait être levé progressivement cette semaine, selon les autorités de la République islamique. Bonjour Siavash Ghazi, vous êtes à Téhéran pour France 24. Des autorités iraniennes qui ont lancé un ultimatum de trois jours aux participants des émeutes, je cite, pour se livrer à la justice.
[00:00:35] Speaker 2: Absolument, c'est le chef de la police nationale qui a fait cette annonce. Il a affirmé que, en fait, de nombreuses personnes ont été arrêtées, je le cite, pour participation aux troubles et aux violences. Donc c'est depuis maintenant deux semaines. De nombreux leaders des manifestations, ont déjà été arrêtés. Tous les autres le sauront, un par un, jusqu'au dernier, a ajouté le chef de la police. Mais il a aussi affirmé que ceux qui se présentent d'eux-mêmes d'ici trois jours à la police pourront bénéficier de mesures de clémence. Un appel qui a peu de chances d'être suivi. La télévision et les médias officiels ont diffusé des vidéos extraites des téléphones portables de personnes arrêtées. Sur ces vidéos, par exemple, on voit des manifestants attaquer et brûler des voitures ou des bâtiments publics. Des vidéos, bien sûr, qui pourront constituer des preuves contre ces personnes qui ont été arrêtées pour des condamnations très lourdes.
[00:01:34] Speaker 1: Et puis, s'il y a voche parallèlement, le pouvoir tente de museler toutes les voix, qu'elles soient populaires ou connues. Une quinzaine de personnalités issues du monde du cinéma, du monde du sport, sont visées par des procédures d'enquête ?
[00:01:51] Speaker 2: Absolument. La justice a annoncé ce matin que des poursuites, judiciaires, sont engagées contre 15 célébrités du cinéma et des milieux sportifs, mais aussi 10 personnes qui avaient signé une déclaration de la maison du cinéma, une sorte de syndicat des artistes, pour soutenir le mouvement de contestation, en particulier les manifestations les 8 et 9 janvier derniers, lorsqu'il y a eu de nombreux rassemblements à Téhéran, mais aussi dans les villes de province. Les noms de ces personnes n'ont pas été révélés, mais selon l'agence Farce, les biens de certaines de ces personnalités ont été confisqués, et en cas de condamnation, ces biens seront utilisés, toujours selon l'agence Farce, pour rembourser les dommages causés lors des manifestations. De même, des poursuites sont engagées contre 60 cafés qui avaient annoncé sur leur page Instagram qu'ils restaient fermés les 8 et 9 janvier. Par solidarité avec le mouvement de protestation, ils sont accusés d'avoir soutenu directement ou indirectement des actions terroristes.
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