Iran envoy rejects protest massacre claims on France 24 (Full Transcript)

In a France 24 interview, Iran’s ambassador denies deliberate killings, disputes death toll reports, and blames unrest on foreign manipulation while defending Iran’s laws.
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[00:00:10] Speaker 1: — Bonjour et bienvenue en tête-à-tête sur France 24. Notre invité est Mohamed Amin Nejad. C'est l'ambassadeur de la République islamique d'Iran en France. Monsieur l'ambassadeur, bonjour.

[00:00:18] Speaker 2: — Bonjour, M. Perelma. Et merci de m'avoir invité à votre plateau.

[00:00:22] Speaker 1: — Je veux d'abord faire un point sur la situation actuelle, après des jours d'extrême violence sur lesquels on va revenir. Est-ce que le calme est revenu en Iran, à Téhéran et partout dans le pays ?

[00:00:34] Speaker 2: — M. Perelma, permettez-moi de vous vraiment dire qu'on avait ou vient de passer des jours et des moments très très déplorables et tristes dans l'histoire récente, surtout nous, les Iraniens, parce qu'il y a eu des événements qui ont abouti à des morts des Iraniens, des jeunes, des manifestants ordinaires, des gens un peu perturbateurs, si vous voulez, les forces de sécurité, les forces de police. Donc vraiment, le peuple iranien aujourd'hui est en deuil d'une sorte à cause de ces événements. Mais pour le moment, pour vous dire qu'après deux jours de vraiment troubles et émeutes, tout en émeutes, si vous voulez bien, le pays est devenu calme, normal, avec l'ouverture des vols étrangères, avec l'établissement des réseaux sociaux, l'Internet à l'intérieur du pays. Donc une vie normale, comme on attend et comme c'était le cas dans l'Iran, c'est une vie normale. C'est une vie normale. C'est une vie normale.

[00:01:52] Speaker 1: C'est une vie normale. On va quand même revenir sur ce qui s'est passé. Je vais vous citer l'Organisation de défense des droits de l'homme, Amnesty International. Elle dit que les autorités iraniennes ont délibérément massacré des manifestants qui réclamaient un changement. Ils donnent des détails sur des témoignages qu'ils ont recueillis, eux et d'autres, y compris des journalistes. Des membres de forces de sécurité ont été postés dans les rues, sur les toits des immeubles, des mosquées, des postes de police. Ils ont tiré à plusieurs reprises avec des fusils, visant la tête et le torse. De manifestants non armés. Pourquoi ce massacre ?

[00:02:26] Speaker 2: D'abord, sur l'authenticité de ces allégations, il faut vraiment en douter.

[00:02:34] Speaker 1: C'est une organisation des droits de l'homme qui dénonce des crimes partout, y compris à Gaza, par exemple.

[00:02:40] Speaker 2: Oui, on sait très bien.

[00:02:41] Speaker 1: Ce n'est pas un ennemi de l'Iran.

[00:02:42] Speaker 2: Non, on a la connaissance sur ce type d'allégations et de propagandes pendant toutes ces années. Pour vous dire que non, ce n'était pas une volonté, même une action, à tuer nos peuples. Parce que, tout le monde sait, pour un manifestant, on ne peut pas tuer ce qu'ils veulent. Donc, c'est tout à fait anormal qu'on dise qu'ils ont mis sur les toits des mosquées, sur les toits des hôpitaux. Il y a beaucoup de témoignages, monsieur l'ambassadeur. Ok, d'accord. Mais, pour justifier que la brûlure de la mosquée, la brûlure des hôpitaux, la brûlure, en fait, de mettre une mise en feu dans les avorts publics et privés, les bus, les pompiers, tout ça, c'est une couverture pour ça. Sinon, notre gouvernement n'a aucune intention et n'a aucun avantage de viser sa population qui déjà... Sauf si la...

[00:03:51] Speaker 1: Sauf s'il a peur que le régime est en train de finir et qu'on réprime pour empêcher ça.

[00:03:58] Speaker 2: Non, non, ce n'est pas un régime. C'est un État, un gouvernement...

[00:04:03] Speaker 1: Très contesté.

[00:04:06] Speaker 2: Peut-être que le bruit, c'est trop à l'étranger, mais à l'intérieur du pays, le peuple soutient et sont parmi les éléments de l'État. Nous, nous ne sommes pas un régime venu par le couverture. Le coup d'État, tout ça, nous avons un État crédible, basé sur l'élection continuelle dans le pays.

[00:04:33] Speaker 1: Mais pourquoi vous tirez sur vos enfants, M. le Président ?

[00:04:35] Speaker 2: Non, on ne tire pas sur les enfants. Nous, on était, en tout cas, notre force de l'ordre. Vous voyez, la police. À l'étranger, vous aviez des manifestations, même très graves, dans votre pays, mais... Dans les autres pays, même. Pas avec des milliers de morts. Pas avec des milliers de morts. Dans les autres pays.

[00:04:54] Speaker 1: Il n'y a pas de milliers. D'après un responsable iranien cité par Reuters, 5 000 personnes sont mortes.

[00:04:58] Speaker 2: Non, c'est le Reuters qui fabrique les infos. Bien sûr que ce faut. Alors, quel est le bilan ?

[00:05:02] Speaker 1: Est-ce que vous pouvez nous dire combien de morts ?

[00:05:04] Speaker 2: Vraiment, il n'y a pas de bilan, mais comme vous vous basez sur Reuters, tout le monde connaît le Reuters, tout le monde connaît le milieu médiatique...

[00:05:13] Speaker 1: Je vais me baser sur le Guide suprême. Ce samedi 17 janvier, il a confirmé la mort de plusieurs milliers de personnes dans un discours. Plusieurs milliers de personnes.

[00:05:21] Speaker 2: Il n'a pas parlé de la mort de plusieurs milliers de personnes. Il a dit le sang de plusieurs milliers d'Iraniens, c'est sur la main de quelqu'un. Ça veut dire qu'il y a une période de quatre ans, et puis, depuis la guerre de douze jours, où on avait perdu 1 200 innocents, commandants, scientifiques, tout ça. Donc, le Guide suprême n'avait pas dit que dans les deux jours, 9 et 10 janvier, il y a eu la perte de quelques milliers de personnes. Vous n'avez pas de bilan ?

[00:06:06] Speaker 1: Comment ça se fait que les autorités ne peuvent pas nous dire ? Selon les ONG, plus de 4 000 morts confirmées, peut-être encore 9 000 en plus.

[00:06:12] Speaker 2: Qui est-ce qui a confirmé ? Nous, nous nous basons sur nos chiffres. Mais quels sont vos chiffres ? Non, ce n'est pas encore annoncé la totalité. Même pour annoncer les pertes de vie des forces de l'ordre, il y a toujours un doute, parce que 200 personnes, on parle de plusieurs centaines. Mais pour le moment, nous n'avons pas le chiffre final. Dès qu'on aura, on annoncera, parce que nous, on est victime d'un complot, d'une manipulation étrangère, et il y en a des preuves.

[00:06:46] Speaker 1: Quelles preuves ? Vous parlez toujours de complots de l'Amérique, d'Israël. Est-ce que vous avez des preuves ? Oui, bien sûr. Est-ce que vous avez arrêté des gens sur le terrain qui manipulaient ? Bien sûr, bien sûr. Mais on ne les a jamais vus, ces gens-là.

[00:06:57] Speaker 2: Parce que vous avez France 24, votre journaliste est à Téhéran, France Presse est à Téhéran, et ces vidéos, ces preuves qui sont présentées dans les médias iraniens ne se reflètent pas ici à vous, pour que vous le sachiez. Mais moi, je peux vous dire que notre ministre des Affaires... Les chefs d'émissions étrangères avaient demandé, avaient invité les ambassadeurs et les chefs d'émissions étrangères en Iran, et il a expliqué dans une séance, il a montré les scènes où les exactions, l'utilisation des armes, des mitrailleuses, attaques sur les commissariats de police, brûlures des personnes, tuer les gens, tous ont été, et puis les gens qui ont été organisés. Vous voyez, pour nous, le peuple iranien, comprennent bien que... La guerre de 12 jours, il y a eu les éléments... D'ailleurs, ils ont dit, même M. Trump a dit, il y a 20 ans, que l'armée américaine est en train d'essayer, les Israéliens ont dit que... Voilà, ils vont bien comprendre, mais tout récemment, même, le canal 14 israélien, qu'est-ce qu'il a dit ? Il a dit que les agents de Mossad sont à côté des...

[00:08:12] Speaker 1: Alors, vous en avez arrêté ? Comment ? Est-ce que vous avez arrêté ?

[00:08:15] Speaker 2: Oui, oui, ils ont arrêté, ils ont... Des Américains, des Israéliens ? Non, non, non, les agents engagés par... Par les États, par les Israéliens. Des Iraniens, donc ? L'Israël, oui, bien sûr, peut-être. Mais est-ce que ce n'est pas une façon ? Non, on peut toujours dire, mais la personne qui a tué, qui a avoué qui a tué, qui sait bien qu'il y aura une peine à son égard, il n'a pas une force de dire que non, j'étais... Mais il y a les preuves, il y a la capture des échanges de messages, que voilà, vous faites ceci, vous faites cela, vous allez cela, vous prenez cela. Vous prenez l'argent de ça, donc...

[00:08:53] Speaker 1: L'Iran est si faible qu'il peut être déstabilisé comme ça ? On l'a vu pendant la guerre des 12 jours déjà. Est-ce que vous êtes si faible ?

[00:09:00] Speaker 2: On n'est pas si faible. Mais l'Iran est un grand pays. Une superficie, des frontières très longues. Et nous, nous avons une société libre. Nous n'avons pas un système politique. Ce n'est pas ce que disent les manifestants, monsieur. Non, vous voyez...

[00:09:16] Speaker 1: Quand ils disent abat le régime, ils disent quoi ?

[00:09:19] Speaker 2: Comment ?

[00:09:19] Speaker 1: Quand ils demandent abat le régime...

[00:09:22] Speaker 2: Tout le monde peut demander abat à un gouvernement, à un président, à un régime, si vous voulez bien. Mais sans se faire tirer dessus ? Non, vous voyez... Sans se faire tirer dessus ? Non, on ne tire pas. Vraiment, oui. Oui, oui, oui. Je vous assure. Pourquoi on doit le faire ?

[00:09:37] Speaker 1: Parce que par peur de se faire renverser ?

[00:09:39] Speaker 2: Vous dites 90%, 80%, contestez tous. Mais tous ont été l'objet de la tuerie ? Non.

[00:09:47] Speaker 1: Ce n'est pas vrai. Est-ce que les exécutions vont reprendre ? On sait que Donald Trump a dit que l'Iran lui avait fait parvenir un message selon lequel les exécutions capitales avaient cessé. Les autorités judiciaires iraniennes disent non, non, non, non. S'il faut exécuter, on va le faire. Est-ce que vous pouvez nous dire ? Est-ce qu'il y a un moratoire ou non ?

[00:10:07] Speaker 2: Je peux vous dire que tout ce qui se passe en Iran, c'est dans le cadre d'une constitution des lois et de la décision nationale iranienne. Donc, celui qui dit cela et celui qui dit l'autre, ce n'est pas le souci des Iraniens et des autorités iraniennes. Non, écoutez. Donc, pour nous, il y a des peines variées.

[00:10:34] Speaker 1: Y compris des peines de mort.

[00:10:36] Speaker 2: En Iran, la peine de mort est reconnue, mais dans vraiment des plus rares des cas, surtout pour les drogues et autres. Mais pour celui qui exprime sa vision, même escandre des slogans, ce n'est pas le cas. Et vous savez que ce sont des enfants des mêmes autorités qui, parfois, critiquent, même contestent.

[00:11:03] Speaker 1: Dernière question, monsieur l'ambassadeur. Est-ce que vous pensez que les Américains vont intervenir en Iran ? On a pensé que ça allait être le cas la semaine dernière. On sait que Donald Trump, parfois, dit non et le contraire se passe. Est-ce que c'est vraiment une crainte que vous avez ? Parce que là, le régime pourrait vraiment tomber. Non.

[00:11:20] Speaker 2: Vous voyez, les propos comme le souhait peuvent être exprimés à n'importe quelle occasion. Mais ensuite, quand c'est en Iran...

[00:11:27] Speaker 1: Vous avez vu ce qui s'est passé au Venezuela ?

[00:11:30] Speaker 2: Oui, mais vous prenez des exemples. C'est vous qui vous le dites. Mais pour nous, nous, nous sommes en position de défense il y a de cela 47 ans. Et vous vous souvenez bien, je crois, votre âge vous permet que, pendant vite, en de guerre imposée, les Iraniens, ont fait le miracle. Donc, cette fois-ci, si quelqu'un veut attaquer l'Iran...

[00:11:56] Speaker 1: L'Iran est très faible aujourd'hui, M. l'ambassadeur.

[00:11:58] Speaker 2: C'est votre estimation. Vous avez peut-être plus d'informations que les autres. Mais en ce qui nous concerne, pour nous, ce n'est pas à ce que nous sommes faibles ou pas. Quand il y a une attaque, une agression, c'est le peuple iranien qui est derrière. Vous avez... Tout le monde avait vu, dans les 10 jours d'agression israélo-américaine, vous avez vu l'Iran, vous avez vu l'Iran, vous avez vu l'Iran, vous avez vu l'Iran, vous avez vu l'Iran, vous avez vu l'Iran, les autres, le peuple iranien était derrière leur territoire, leur État et leurs dirigeants. Donc, s'il y a une agression extérieure, les Iraniens vont défendre avec le sang et le chair.

[00:12:38] Speaker 1: Merci beaucoup, M. l'ambassadeur, d'avoir répondu aux questions de France 24. Et merci à vous d'avoir regardé cette émission sur nos antennes. Sous-titrage Société Radio-Canada

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Arow Summary
France 24 interviews Iran’s ambassador to France, Mohamed Amin Nejad, after days of unrest and violence in Iran. He says calm has returned, flights and internet/social networks are restored, and daily life is “normal.” Confronted with Amnesty International’s allegations of deliberate killings of unarmed protesters, he disputes the authenticity, denies an intent to kill civilians, and claims violence included arson and attacks on public buildings and police. Pressed on casualty figures, he rejects Reuters reports and says final numbers have not yet been announced. He attributes unrest to foreign manipulation, alleging organized actors and evidence such as messages and confessions, though he does not cite specific public details. On executions, he says Iran acts within its constitution; the death penalty exists but is rare and not for merely chanting slogans. Asked about possible U.S. intervention and Iran’s weakness, he insists Iran is not weak and that external aggression would unify Iranians in defense of the state.
Arow Title
Iran’s ambassador denies massacre claims, blames foreign plot
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Arow Key Takeaways
  • The ambassador claims unrest has subsided and normal life has resumed, including restored flights and internet access.
  • He rejects Amnesty International’s allegations of deliberate killings, calling them dubious and portraying security actions as responses to arson and attacks.
  • He denies Reuters-reported death tolls and says the government has not published final casualty figures yet.
  • He frames the unrest as a foreign-backed operation, alleging arrests, confessions, and intercepted messages indicating organization and funding.
  • He says the death penalty exists in Iran but is applied rarely and not for peaceful expression or slogans.
  • He asserts Iran is capable of defending itself and that external attacks would rally public support behind the state.
Arow Sentiments
Neutral: The exchange is tense and accusatory, but the overall tone is primarily argumentative and defensive rather than emotionally positive or negative; it centers on disputed facts, responsibility, and legitimacy.
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