[00:00:02] Speaker 1: — Bonsoir à vous, Cécile.
[00:00:03] Speaker 2: — Bonsoir, Anthony.
[00:00:04] Speaker 1: — Alors quand la République islamique a-t-elle commencé à développer son programme nucléaire iranien ?
[00:00:10] Speaker 2: — Tout a commencé dans les années 50. À l'époque, Téhéran et Washington ont de très bonnes relations. En 1953, c'est même le président Eisenhower qui va inclure le Shah d'Iran dans le programme Atoms for Peace. Le deal, le voici. Les Américains aident les Iraniens à développer un programme nucléaire civil et non militaire. En échange, les Iraniens fournissent aux Américains du pétrole et la garantie que l'Iran reste un régime stable. Quelques années plus tard, l'AIEA, l'Agence internationale de l'énergie atomique, est créée. Et le 16 septembre 1959, l'Iran en devient membre. En 1968, Téhéran signe le traité de non-prolifération nucléaire, le TNP, qui est toujours en vigueur. Son objectif, lutter contre le risque d'une prolifération des armes nucléaires dans le monde. L'Iran refuse tout de même, comme Israël et le Pakistan, de paraffer le texte qui impose des restrictions en matière de recherche dans le domaine de l'armement nucléaire. En 1979, avec la République islamique et l'arrivée de l'Ayatollah Roménie, le programme nucléaire est gelé. D'ailleurs, durant la guerre entre l'Iran et l'Irak, notamment entre 1984 et 1987, le réacteur nucléaire de Boucher est bombardé à six reprises. Et donc, il est détruit. Mais en 1985, l'Iran... La Syrie et la Libye vont s'accorder sur la nécessité de faire face, de développer un armement nucléaire pour faire face à la montée en puissance militaire d'Israël.
[00:01:35] Speaker 1: Et il faut attendre 2002 pour avoir les premières révélations.
[00:01:40] Speaker 2: Oui, le 12 septembre 2002, exactement. Et elles vont venir du Conseil national de la résistance en Iran, le CNRI, qui est un groupe dissident et qui révèle l'existence, regardez, de deux sites nucléaires qui sont Natanz et Arak, que l'on a juste ici. Il y a deux sites nucléaires qui sont à l'extérieur de l'Iran, qui sont à l'extérieur de l'Iran, qui sont à l'extérieur de l'Iran. Il y a deux sites nucléaires qui sont à l'extérieur de l'Iran, qui sont à l'extérieur de l'Iran. En signe de bonne foi, l'Iran accepte de signer avec la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni la déclaration de Téhéran qui permet des inspections inopinées de l'AIEA dans ses installations. Et en juin 2004, le rapport de l'AIEA est sans appel. Il n'y a pas de preuve de l'existence d'un programme de développement d'une bombe atomique en Iran. Fin 2004, la République islamique suspend son programme d'enrichissement d'uranium.
[00:02:26] Speaker 1: Mais ça ne sera, Cécile, que temporaire.
[00:02:28] Speaker 2: Oui, car tout bascule en juin 2005. Regardez, Mahmoud Ahmadinejad devient président et adopte une ligne dure sur la question du nucléaire. Les activités dans l'usine disparant reprennent, à tel point qu'en 2006, l'AIEA transmet le dossier iranien au Conseil de sécurité de l'ONU qui demande à Téhéran de cesser ses activités d'enrichissement d'uranium. Le régime... Refuse. Et le 11 avril 2006, Mahmoud Ahmadinejad annonce que l'Iran a rejoint les pays nucléaires après avoir procédé à son premier enrichissement d'uranium à 3,5%. En décembre 2006, une première série de sanctions économiques contre l'Iran est votée à l'unanimité par le Conseil de sécurité de l'ONU. Moins d'un an plus tard, en octobre 2007, Washington sanctionne les gardiens de la révolution, l'unité d'élite Al-Qods et trois banques principales iraniennes. Dans la foulée, regardez, Mahmoud Ahmadinejad affirme que l'Iran a atteint le cap des 3 000 centrifugeuses, ce qui lui permet d'obtenir théoriquement l'uranium enrichi nécessaire à la fabrication d'une bombe atomique. En septembre 2009, l'Iran reconnaît disposer d'un site jusque-là qui est secret, qui est donc le site de Fordo, qu'on va voir juste ici. Et en janvier 2012, l'Union européenne décide un embargo sans précédent sur le pétrole iranien. Et il y a...
[00:03:50] Speaker 1: Il y a un nouveau tournant en 2013 avec l'élection à la présidentielle d'Assad Rouhani.
[00:03:55] Speaker 2: Et oui, c'est un modéré, c'est un ancien négociateur sur le nucléaire. Il affirme dès sa prise de fonction comme étant prêt à des négociations sérieuses. D'ailleurs, après deux ans de longues négociations, l'Iran ratifie un accord en 2015 avec les cinq membres du Conseil de sécurité de l'ONU plus l'Allemagne, les fameux 5 plus 1, c'est l'accord de Vienne, un accord qui limitait la quantité d'uranium enrichi que l'Iran pouvait avoir, qui leur enlevait également le droit d'avoir des centrifugeuses et qui limitait leur quantité de plutonium à zéro. Une victoire de courte durée, puisque en 2018, Donald Trump déchire cet accord. Selon lui, il n'allait pas assez loin. Depuis, on le sait, l'Iran a cessé d'enrichir son uranium. En mai dernier, regardez, l'AIEA avait noté une hausse de l'uranium enrichi à 60 %, sachant qu'il en faut 90 % pour fabriquer une bombe nucléaire.
[00:04:48] Speaker 1: Merci beaucoup. Miguel Lucho pour ses clés de l'info à retrouver sur france24.com et également sur nos réseaux sociaux, Instagram notamment. Merci à vous.
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