[00:00:00] Speaker 1: Dans l'actualité également, on en vient à ce changement dans le nord de la Syrie. Ce mercredi, les forces syriennes loyales à Damas ont pris le contrôle du camp de Al-Hol. Ces derniers jours, après les combats, une tentative d'accord, elles ont fait reculer les Kurdes des FDS qui contrôlaient la région depuis des années. Ce camp abrite notamment des familles de djihadistes syriens et irakiens du groupe Etat islamique. D'ailleurs, les Etats-Unis annoncent prendre en charge le transfert de combattants djihadistes vers l'Irak voisin. 150 pour l'instant, jusqu'à 7000 à terme, dit Washington. Le point depuis Erbil, au Kurdistan irakien, avec Marie-Charlotte Roupy.
[00:00:37] Speaker 2: Bonsoir, les autorités irakiennes hier ont confirmé que les 150 membres de l'Etat islamique qui étaient dans les prisons du nord-est syrien ont été effectivement transférés depuis Hasake jusqu'en Irak. Ils vont être placés, ou ils ont été placés, ces premiers prisonniers, dans des prisons fédérales, semble-t-il, dans trois provinces irakiennes différentes. Et il y aurait à terme 500, puis 7000 prisonniers, effectivement, rapatriés depuis la Syrie vers l'Irak. Il y a eu aussi des messages pour évoquer le rapatriement des 5000 ressortissants au Syrie. Si Irakiens qui se trouvent encore dans le camp d'Al-Hol, sur la dernière année écoulée, l'Irak a tenté de rapatrier le plus possible ces ressortissants, ces familles de membres de l'Etat islamique qui restaient dans le camp d'Al-Hol, eh bien, il y reste encore 5000. Et il y a eu des annonces disant que l'Irak se préparait, eux aussi, à les rapatrier. L'objectif de cette opération de l'Irak, en acceptant cette coordination, avec les forces américaines, c'est d'éviter qu'à la faveur du chaos qui se joue actuellement dans le nord-est syrien, eh bien, ces combattants et ces familles de l'Etat islamique se retrouvent relâchées dans la nature.
[00:02:09] Speaker 1: Marie-Charlotte, quelles sont les réactions d'Irak à cette situation ?
[00:02:14] Speaker 2: Eh bien, elles ont été particulièrement mitigées. D'abord, il y a effectivement des réactions qui soutiennent cette décision, parce qu'avec le chaos qui traverse le nord-est syrien, des images qui circulent de l'ouverture de prisons, de possibles fuites depuis le camp d'Al-Hol, ou de possibles attaques sur les prisons où sont détenus les prisonniers de l'Etat islamique, eh bien, il y a une inquiétude en Irak de les voir s'échapper. Donc, il y a une réaction assez positive à cette décision, se disant que s'ils sont en Irak, au moins, ils sont en surveillance. Et cela pourrait permettre, notamment à l'Irak, de mener ces combattants de l'Etat islamique devant Israël, la justice, après des années en prison du côté syrien, sans avoir été jugé. Mais d'un autre côté, il y a une réaction un peu d'inquiétude, parce qu'on s'inquiète de voir revenir ces combattants de l'Etat islamique sur le sol irakien. On ne sait pas exactement la teneur de l'accord et si l'Irak va obtenir un soutien, notamment pour héberger les combattants de l'Etat islamique emprisonnés, mais ces combattants étrangers, pardonnez-moi, emprisonnés dans les prisons du nord-est syrien. Les combattants syriens sont transférés en Irak. Le gouvernement irakien, cependant, a précisé que la coordination allait être très sérieuse avec les autorités syriennes et les forces américaines pour poursuivre ces transferts au fur et à mesure et vérifier systématiquement la situation sécuritaire avant de permettre un nouveau transfert de prisonniers.
[00:03:47] Speaker 1: Marie-Charlotte Roupy, depuis Erbil, pour France 24. Merci beaucoup pour ces précisions.
We’re Ready to Help
Call or Book a Meeting Now