[00:00:00] Speaker 1: Les autorités italiennes ont d'abord nié la présence de l'ail sur le sol italien, puis ont tenté d'en minimiser le rôle lors des Jeux Olympiques d'hiver. Depuis samedi, le ministre italien de l'Intérieur Matteo Piantedosi a affirmé qu'il ne savait pas lui-même si l'ail serait présente ou non. Puis face à la polémique, hier lundi, il a finalement précisé que les agents fédéraux américains seraient présents, mais ils n'opèreraient pas dans la rue. Ils seront seulement là pour assurer la sécurité de la délégation américaine, notamment celle du vice-président américain G. Devens et de son secrétaire d'Etat Marco Rubio, tous les deux présents pour la cérémonie d'ouverture des JO d'hiver le 6 février prochain. Et c'est finalement l'AIS elle-même, vient communiquer hier lundi, qui a assuré que ces agents seraient bien présents lors de ces JO d'hiver. De quoi susciter la confusion dans l'opinion publique italienne, et notamment dans les partis d'opposition, mais aussi au sein de la majorité de Giorgia Meloni. Pourtant, l'agence fédérale américaine est présente à Rome depuis 2003. L'AIS a un bureau au sein de l'ambassade américaine ici à Rome. Elle coopère déjà avec la police locale sur des dossiers transnationaux. Et aussi, l'AIS était déjà impliquée dans la sécurité de précédents JO, notamment ceux de Paris 2024.
[00:01:19] Speaker 2: Et voilà la chef du gouvernement, Giorgia Meloni, dans une position délicate, coincée, liée à Donald Trump et à son opinion publique.
[00:01:28] Speaker 1: Oui, vous l'avez dit, Giorgia Meloni est l'une des rares dirigeantes européennes à entretenir une proximité avec le président américain. Et pourtant, aujourd'hui, la présidente du conseil italien s'est montrée en désaccord sur plusieurs dossiers internationaux ces dernières semaines. Elle a par exemple refusé de participer au conseil de la paix proposé par Donald Trump. Elle a invoqué des incompatibilités constitutionnelles sur le dossier du Groenland. Elle a aussi critiqué les menaces de Donald Trump de vouloir augmenter les droits de douane, qualifiant ces mesures d'erreur. Et plus récemment, Giorgia Meloni a écrit par communiqué à Donald Trump que l'amitié exigeait le respect. Quant à la polémique sur la présence de la police de l'immigration ici en Italie, Giorgia Meloni ne s'est pas encore exprimée, mais son silence est habituel. Elle cherche à ne pas contrarier Washington tout en préservant l'opinion publique italienne et sa coalition de droite. Un équilibre diplomatique de plus en plus difficile à trouver pour la présidente du conseil italien.
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