Jimmy Sax on ‘Toi et moi’ tour and global rise (Full Transcript)

The saxophonist discusses his first French song, breakthrough hits, Italy ties, playing for Pope Francis, and how he turns concerts into communal celebrations.
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[00:00:19] Speaker 1: Son saxophone, c'est son langage, le prolongement de lui-même, artiste, compositeur, performeur, multi-instrumentiste. En quelques années, Jimmy Saxe a conquis des salles mythiques et fait vibrer son premier Olympia. Il a même joué pour un pape. Après son show symphonique, il revient avec une tournée plus intimiste, toi et moi. Bonjour Jimmy Saxe.

[00:00:39] Speaker 2: Bonjour Sonia.

[00:00:40] Speaker 1: Et bienvenue à toutes et à tous dans À l'Affiche. Alors vous menez une vie d'artiste à 200 km heure, tout s'enchaîne. J'ai envie de vous dire, quelle est votre priorité du moment ? Garder l'équilibre et la tête froide, c'est un peu ça l'idée ?

[00:00:53] Speaker 2: Oui, ça c'est sûr que c'est très important, je pense que ça fait un bon moment que je la garde comme ça, que je la maintiens grâce à ma famille évidemment, à ma femme, mes enfants que je salue, ça leur fera plaisir d'ailleurs.

[00:01:04] Speaker 1: On va entendre votre première chanson en français sur laquelle vous chantez « Toi et moi ». C'est d'ailleurs le titre de la nouvelle tournée. « Toi et moi », c'est l'histoire que vous viviez avec votre saxophone qui vous fait faire le tour du monde ?

[00:01:16] Speaker 2: C'est vrai, à la base j'avais commencé à écrire cette chanson pour ma femme et puis au bout d'un moment je me suis rendu compte que c'est pas d'elle, donc je parlais dans cette chanson que c'était de mon saxophone parce que c'est vrai que je fais le tour du monde avec mon sax et il m'a amené dans des endroits improbables de partout et donc du coup je lui devais une petite chanson et je lui devais ma première chanson en français.

[00:01:38] Speaker 1: Alors moi j'ai regardé votre documentaire 24 reasons to touch the Olympus, en français 24 raisons de toucher l'Olympe, il est disponible sur votre chaîne Youtube, vous expliquez finalement que le succès est venu tard et que vous êtes surnommé le vilain petit canard du monde du sax.

[00:01:54] Speaker 2: C'est vrai.

[00:01:55] Speaker 1: Alors pour quelles raisons Jimmy Sax ?

[00:01:57] Speaker 2: Parce que je suis quelqu'un de très populaire, moi j'ai découvert le saxophone avec des choses, ouais populaire c'est le mot, et j'avais envie de rassembler les foules en fait et c'est pas forcément la direction qu'a le saxophone dans la musique jazz. Donc mes pères, certains, trouvent que c'est peut-être trop commercial ou populaire, je pense que c'est le mot principal. Mais je suis le fervent défendeur de cette musique, moi ça me plaît de rester fidèle à mes racines. Et le but c'est ça, c'est de jouer devant le plus grand nombre de personnes, c'est ça qui m'attire, c'est ça qui m'habite.

[00:02:40] Speaker 1: C'est ça qui vous anime, il y a un morceau qui a tout déclenché, qui a déclenché, je dirais peut-être tout ce qui vous arrive, « No Man, No Cry », version Jimmy Sax, c'était il y a dix ans, et on la réécoute pour le plaisir. On ne peut pas ne pas bouger sur cette mélodie, on vous tente, je crois qu'il y a plein de personnes d'ailleurs qui se sont mises au saxo après avoir entendu ça.

[00:03:38] Speaker 2: C'est vrai, ça c'était à Rome, les images qu'on vient de voir, c'est l'amphithéâtre de Ennio Morricone, ça c'était vraiment un truc ultra stylé à faire, et c'est vrai que j'ai beaucoup de messages sur Youtube de jeunes, ou pas forcément de jeunes d'ailleurs, qui se mettent au saxophone et qui me disent « grâce à toi, j'ai réalisé mon rêve enfin de me mettre à un instrument », et ça je pense que c'est la plus grande fierté pour un instrumentiste de pouvoir guider, le mot est fort, mais d'inspirer peut-être petit peu et attirer les gens vers réaliser leur rêve. Faire de la musique c'est vraiment un rêve, il faut le saisir, il faut le faire.

[00:04:15] Speaker 1: Vous avez dit le saxophone c'est plutôt un instrument classique qui était un peu contenu à la variété ou au jazz. Comment vous avez réussi à le transformer en machine à émotions, en machine à faire la fête finalement ? J'en ai aucune idée, je pense que c'est la sincérité de mes propos et de ma musique qui font que moi je suis allé vers un truc qui n'existait pas vraiment en fait et c'est généralement comme ça qu'on qu'on ouvre une porte quoi mais après c'était pas j'avais aucune prétention de dire que j'allais ouvrir quoi que ce soit c'est juste j'avais envie de faire la musique qui me plaît et vous la faites très bien au delà de la france vous êtes aussi une star en italie vous l'avez mentionné ce concert à rhum entre autres j'ai envie de vous demander quel est votre lien avec l'italie vous avez joué dans des lieux prestigieux et même pour le pape françois racontez moi cette histoire J'ai un lien très fort avec l'Italie parce que déjà mon management est italien et le début vraiment de l'explosion de ma carrière démarre à Naples.

[00:05:12] Speaker 2: Le morceau dont on parlait, No Man No Cry, avait déjà 4 ou 5 ans, il avait déjà des chiffres assez vertigineux.

[00:05:18] Speaker 1: Oui, on en a 230 millions de vues sur Youtube.

[00:05:20] Speaker 2: Oui, à cette époque-là, il devait être autour des 50 millions quand je reçois un coup de fil qui était le coup de fil de mon manager aujourd'hui, que j'ai toujours. Et en fait, le morceau passait énormément à Naples, en fait, dans les rues, etc. Et mon agent devenait fou en se disant, mais c'est quoi ce morceau qui passe partout tout le temps, en fait ? Et c'est comme ça que s'est fait la connexion. Et donc, du coup, c'est vrai que depuis 6-7 ans, j'ai un vrai lien avec l'Italie, et notamment, vous l'avez mentionné, j'ai eu l'immense honneur de jouer pour le pape. – C'était le pape François ? – Ouais, pour le pape François, deux fois en Italie, et une fois même, du coup, c'était... Après, avant de jouer pour le Pape en Italie, il venait, je ne sais pas si vous vous souvenez, à Marseille, au Vélodrome, et je suis marseillais, et donc ils ont trouvé ça fun, et eux, et nous, que je sois là au moment où il rentrerait dans le stade pour jouer du sax. Donc, j'ai joué deux fois en Italie pour lui et je l'ai accueilli dans ma ville natale.

[00:06:14] Speaker 1: Et j'ajoute que le Vinyl Live in Pompéi vient de sortir. D'autres moments déterminants dans votre carrière, Jimmy Sax, notamment la rencontre avec un autre Marseillais, Jul, pour le titre Ibiza qui sortait en 2019. On écoute. Voilà un titre qui a aussi ambiancé beaucoup le public. Vous n'avez pas le trac vous Jimmy Sax, vous le dîtes dans votre documentaire, mais parfois il faut savoir rester serein. Racontez-nous la grosse galère qui vous est arrivée au Stade Vélodrome avec Jul. Je crois que c'est une histoire de chemise, c'est ça ?

[00:07:17] Speaker 2: C'est vrai, j'avais une chemise, j'aime bien essayer de me faire beau pour les concerts. Et donc du coup, j'avais une chemise avec plein de trous de partout. Et Djo me fait sortir de scène avec un espèce d'ascenseur, une passerelle, je ne sais plus comment on appelle ça. Bref. Et au moment de monter, ma chemise se coince dans mon saxe et en fait, ce qu'il faut savoir, c'est que le saxe, c'est des trous qui sont bouchés par des tampons. Et selon comment on empêche le tampon de boucher, le saxe ne marche plus du tout. Et là, c'est la panique dans ma tête parce que c'est bouché, il y a 85 000 personnes autour, j'ai Jul juste à côté et je me dis, mince, comment je vais faire pour m'en sortir ? Et j'essaye de tirer la chemise pour la décoincer pendant tout le truc, et puis en la tirant trop fort, je détache mon micro, le micro tombe, j'ai plus de micro. Donc, heureusement, une extrémiste, je réussis à la rattraper par terre, je le remets, je le rebranche et c'est à moi de rejouer et je m'en sors bien. Mais ouais, c'est ce que je dis aux jeunes qui me regardent, etc. Souvent, en fait, j'ai quand même peut-être 1500 concerts derrière moi. Donc, heureusement, si c'était au début de ma carrière, ça, là, effectivement, j'aurais vraiment paniqué, peut-être quoi.

[00:08:28] Speaker 1: Et sur ce coup là, le public n'y a vu que du feu. Vos concerts ressemblent parfois, je trouve, à des rituels collectifs. Qu'est-ce que vous cherchez à provoquer dans le public ?

[00:08:37] Speaker 2: Comme je vous le disais tout à l'heure, moi, j'aime vraiment les trucs populaires. En fait, ça me plaît qu'il y ait une communion. Ça me plaît qu'il y ait un échange, un partage. Et pendant mes concerts, je vous le dis, c'est pas deux heures de saxophone. Sinon, ça serait très, très fatigant pour tout le monde. Ça serait répétitif, c'est le mot que je cherchais, pardon. Donc, du coup, il y a des moments, je me mets derrière le piano. Il y a des moments, je chante. Il y a des moments, je suis DJ aussi, je fais danser la salle. Et puis, il y a un morceau ou deux où j'ai vraiment une espèce de chœur et j'essaye de les faire chanter à tout le monde. Et il y a un moment clé dans mon concert. C'est le morceau qui s'appelle Roméo, c'est le nom de mon deuxième fils et où les gens sont censés chanter et donc du coup c'est un peu le concours de savoir combien de fois ils vont le reprendre et à chaque fois je les taquine en leur disant, généralement à Paris je leur dis que les Marseillais ont fait mieux quoi et inversement.

[00:09:28] Speaker 1: On le passera, on l'écoutera Roméo en fin d'émission. Vous vous inspirez beaucoup de jeunes musiciens, vous quels conseils vous auriez aimé entendre à vos débuts Jimmy Sax ?

[00:09:38] Speaker 2: J'ai eu les bons conseils je pense, dès J'ai eu un prof qui a compris que je ferais de la musique ma vie et qui m'a dit que le plus important c'était de prendre du plaisir. Et c'est ça qu'il faut retenir. On joue de la musique. Donc il y a le mot jouer avant. Donc il faut s'amuser.

[00:09:53] Speaker 1: Merci infiniment Jimmy Sack.

[00:09:55] Speaker 2: Merci de m'avoir reçu, c'était un plaisir.

[00:09:57] Speaker 1: La tournée toi et moi passe par le théâtre Sébastopol de Lille le 17 mars. D'ailleurs on salue tous les Lillois qui sont de grands fans. Le Grand Rex à Paris le 20 mars. Avant cela vous serez à Annecy et Bordeaux. L'une de vos fans, Charlotte Delisle d'ailleurs, me demande si vous envisagez un festival type Main Square à Arras par exemple ?

[00:10:15] Speaker 2: Ah bien sûr, je pense que ça, mes producteurs et mes agents sont dessus. Mais ouais, on en fait, on va revenir cet été, là c'est la tournée indoor, c'est vraiment important, des tournées comme ça où on prépare une scénographie, tout un concept, les festivals c'est autre chose, on doit réduire. Mais c'est pas encore le moment pour moi d'annoncer ça, mais oui je sais qu'il y a des festivals qui sont dans les tuyaux.

[00:10:36] Speaker 1: Merci infiniment Jimmy Sax. Et vous serez aussi le 4 avril au Dôme de Marseille, date très importante. On se quitte avec un autre de vos titres, Roméo de l'album Million Miles. A très vite sur France 24, merci à tous. Sous-titres réalisés para la communauté d'Amara.org

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Arow Summary
Interview with saxophonist Jimmy Sax on France 24. He discusses his fast-paced artist life and the importance of staying grounded through family. He presents his first French song “Toi et moi,” originally written for his wife but ultimately dedicated to his saxophone, which has taken him around the world. He reflects on being seen as a “popular/commercial” outlier in the jazz sax world, defending accessible music meant to gather crowds. He recalls the breakthrough of “No Man No Cry” and pride in inspiring people to start playing sax. He explains his strong ties to Italy, where his career took off (notably Naples), and recounts playing for Pope Francis in Italy and welcoming him in Marseille. He mentions releases like “Vinyl Live in Pompéi,” collaboration with Jul on “Ibiza,” and a stage mishap at Stade Vélodrome when his shirt snagged his sax and dislodged his mic. He describes concerts as communal rituals with sax, piano, singing, DJ moments, and audience choruses, including a key singalong on “Roméo” (named after his son). His advice to young musicians: have fun—music is “playing.” He promotes the “Toi et moi” tour dates and hints at upcoming summer festivals.
Arow Title
Jimmy Sax: ‘Toi et moi’, a popular saxophone journey
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Arow Key Takeaways
  • Jimmy Sax’s first French song “Toi et moi” is a love letter to his saxophone as much as to a relationship.
  • He embraces ‘popular’ music to create communion with large audiences, despite criticism from some jazz peers.
  • “No Man No Cry” was a major catalyst and continues to inspire people to start learning saxophone.
  • Italy—especially Naples—played a key role in his career surge, aided by Italian management.
  • He performed multiple times for Pope Francis and also played when the Pope visited Marseille.
  • His shows mix sax, piano, vocals, DJ elements, and audience singalongs, notably on “Roméo.”
  • His core advice to young musicians: prioritize pleasure and playfulness in making music.
  • The “Toi et moi” indoor tour is underway, with hints of festival appearances in the summer.
Arow Sentiments
Positive: Upbeat, inspirational tone emphasizing gratitude, pride in inspiring new musicians, joy of performing, and excitement about touring; minor stress appears only in the humorous stage mishap anecdote.
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