[00:00:00] Speaker 1: Deux grandes villes et plus d'une soixantaine de communes. Voilà le périmètre de cette troisième et dernière étape des élections birmanes. Un scrutin voulu, organisé et verrouillé par la junte. Sans surprise, le principal parti pro-militaire devrait l'emporter. Il s'est déjà jugé plus de 85% des sièges lors des deux premiers tours. Malgré tout, à Rangoon, l'espoir d'un changement est toujours de mise.
[00:00:26] Speaker 2: « Nous sommes pauvres. Nous espérons une situation où nous pourrons vivre paisiblement et confortablement. J'espère une vie meilleure et une baisse des prix des produits de première nécessité.
[00:00:38] Speaker 3: » « En tant que jeune, mes attentes principales sont l'éducation et les emplois. Actuellement, beaucoup de jeunes partent à l'étranger pour travailler.
[00:00:47] Speaker 1: » Pourtant, le taux de participation n'a pas dépassé les 55% en net recul par rapport aux précédentes élections. Un scrutin qui se déroule surtout en pleine guerre civile. A peine un cinquième des communes ont pu voter. Les zones contrôlées par les rebelles étant totalement exclues. L'ONU et plusieurs gouvernements occidentaux ont qualifié ces élections de farce. Pourtant, le chef de la junte insiste sur le fait que ce scrutin est libre et qu'il pourrait aboutir à terme au retour d'un pouvoir civil.
[00:01:19] Speaker 4: « Depuis le début, notre objectif est de parvenir à un système démocratique multiplié. C'est-à-dire qu'il y a deux parties que le peuple souhaite. Nous devons continuer sur ce chemin choisi par le peuple. Ce n'est pas notre choix, mais le leur. Il y a plusieurs parties impliquées, c'est pourquoi nous avons publié les listes électorales. N'est-ce pas là un vote libre ? Que la communauté internationale le reconnaisse ou non, nous reconnaissons le vote du peuple. C'est ainsi que nous devons avancer.
[00:01:45] Speaker 1: » La junte qualifie d'ores et déjà ses élections de succès. Elle a également mis en œuvre sa loi dite de « protection des élections », avec laquelle plus de 400 personnes ont été inculpées pour avoir critiqué ou entravé le processus, selon les autorités.