L’UE suspend l’accord commercial avec les États-Unis (Full Transcript)

Le Parlement européen gèle la ratification, ouvrant la voie à des droits de douane de rétorsion et à un sommet d’urgence à Bruxelles.
Download Transcript (DOCX)
Speakers
add Add new speaker

[00:00:00] Speaker 1: Il avait été signé entre Donald Trump et Ursula von der Leyen l'été dernier, sa ratification vient d'être gelée par le Parlement européen. L'accord commercial entre l'Union européenne et les Etats-Unis est donc suspendu. Pierre Benazé, on vous retrouve en direct de Bruxelles, bonjour à vous. Faut-il le voir comme une première réponse de l'Union européenne aux pressions de Donald Trump ?

[00:00:22] Speaker 2: Eh bien oui, on peut voir ça comme ça car il y avait déjà au sein de plusieurs groupes du Parlement européen une fronde relativement marquée contre l'adoption, la validation de cet accord signé sur le parcours de golf de Turnberry par Ursula von der Leyen en Écosse en juillet dernier. Cette fronde a pris évidemment une ampleur sans précédent depuis les menaces de Donald Trump d'imposer des droits de douane au sujet du Groenland. Il y a désormais une majorité pour ne pas approuver ce traité entre l'Union européenne et les Etats-Unis. Ça va évidemment compliquer la proposition. La proposition de la Commission européenne qui ce matin encore à Davos estimait qu'il y avait de la place pour le dialogue et que ce qui avait été signé devait être respecté. Les Européens n'appliqueront pas leur part de l'accord, une part de l'accord pour les Européens qui constituait en réalité des droits de douane favorables aux Etats-Unis en échange d'une augmentation qui ne dépassait pas 15%. On s'en souvient lors du feuilleton de la guerre commerciale l'an dernier. Les parlementaires européens... On fonce donc un clou dans cet accord qui aurait dû apaiser, qui devait apaiser les relations commerciales transatlantiques. Pour beaucoup, à Strasbourg comme à Bruxelles, cet accord n'a de toute façon plus beaucoup de raison d'être. Et ça ouvre la voie à une nouvelle introduction de droits de douane, les droits de douane de rétorsion dont l'Union européenne avait menacé les Etats-Unis l'été dernier. On s'en souvient, ces droits de douane sont suspendus, ils le sont jusqu'au 6 février et il suffirait maintenant que le Conseil européen, décide de ne pas prolonger cette suspension.

[00:02:00] Speaker 1: Donc c'est ça la suite, les prochaines étapes, c'est de nouvelles mesures contre les droits de douane, Pierre ? Oui, effectivement. Vous le savez, il y a un sommet européen organisé en urgence à Bruxelles à 19h jeudi.

[00:02:09] Speaker 2: C'est là que les chefs d'État et de gouvernement vont prendre leurs décisions. Ce serait la première étape pour eux, construire en quelque sorte sur ce que vient de décider le Parlement européen à Strasbourg, sur ce que vient de décider le Parlement européen à Strasbourg, sur ce que vient de décider le Parlement européen à Strasbourg, sur ce que vient de décider le Parlement européen à Strasbourg, sur ce que vient de décider le Parlement européen à Strasbourg, sur ce que vient de décider le Parlement européen à Strasbourg, à savoir remettre en place les droits de douane de rétorsion. Ils sont assez faciles à mettre en place parce qu'en réalité, ils datent déjà du premier mandat de Donald Trump. Ils ont juste été suspendus l'an dernier. On se souvient que dans ces droits de douane-là, il y a de l'acier américain, il y a les motos Harley-Davidson, il y avait le jus d'orange de Floride, par exemple, à l'époque. 93 milliards d'euros d'importations vers l'Union européenne. Ce serait effectivement une mesure assez efficace et en tout cas assez dure. C'est ce que promettait Ursula von der Leyen à Davos ce mardi, d'avoir une réponse qui serait ferme. Certains veulent aller plus loin encore dans le rapport de force, qui serait le seul moyen pour eux de faire plier Donald Trump, lui répondre du tac au tac en entrant dans un rapport de force avec ce fameux instrument anti-coercition que réclame la France, comme elle l'avait fait l'an dernier. L'an dernier, on avait choisi la négociation, mais l'ambiance a complètement changé en 2026 et il n'est plus question que de rapports de force selon plusieurs pays. Au moins un tiers des pays européens se sont déjà prononcés pour l'option du rapport de force ferme face aux États-Unis. On verra la réponse jeudi, mais le vote du Parlement européen aujourd'hui donne déjà une idée de l'ambiance qui règne au sein de l'Union européenne.

ai AI Insights
Arow Summary
Le Parlement européen gèle la ratification de l’accord commercial UE–États-Unis signé par Donald Trump et Ursula von der Leyen l’été dernier, le suspendant de fait. Cette décision, portée par une fronde croissante, s’est amplifiée après des menaces de Donald Trump d’imposer des droits de douane liées au Groenland. La Commission européenne plaidait encore à Davos pour le dialogue et le respect de l’accord, mais une majorité au Parlement juge désormais le traité sans raison d’être. La suspension ouvre la voie au rétablissement de droits de douane de rétorsion déjà prêts (hérités du premier mandat Trump) et suspendus jusqu’au 6 février, que le Conseil européen pourrait ne pas prolonger. Un sommet européen d’urgence à Bruxelles doit décider de la réponse, allant d’une relance des mesures de rétorsion (ciblant notamment l’acier, les Harley-Davidson, le jus d’orange) à un rapport de force plus large via un instrument anti-coercition, option soutenue par une part croissante des États membres.
Arow Title
Le Parlement européen gèle l’accord commercial UE–États-Unis
Arow Keywords
Parlement européen Remove
Union européenne Remove
États-Unis Remove
accord commercial Remove
ratification Remove
gel Remove
Donald Trump Remove
Ursula von der Leyen Remove
droits de douane Remove
rétorsion Remove
instrument anti-coercition Remove
Davos Remove
sommet européen Remove
Bruxelles Remove
Strasbourg Remove
Groenland Remove
guerre commerciale Remove
Arow Key Takeaways
  • Le Parlement européen a gelé la ratification de l’accord UE–États-Unis, le rendant inapplicable pour l’instant.
  • La décision est interprétée comme une réponse politique aux pressions et menaces tarifaires de Donald Trump.
  • La Commission européenne plaidait encore pour le dialogue, mais le rapport de force domine désormais au sein de l’UE.
  • Le rétablissement de droits de douane de rétorsion (jusqu’à 93 Md€ d’importations visées) est une option immédiate.
  • Un sommet européen d’urgence doit trancher, avec la possibilité d’aller plus loin via un instrument anti-coercition.
Arow Sentiments
Negative: Ton tendu et conflictuel, centré sur la suspension d’un accord, la montée du rapport de force et la perspective de nouveaux droits de douane de rétorsion, indiquant une détérioration des relations commerciales transatlantiques.
Arow Enter your query
{{ secondsToHumanTime(time) }}
Back
Forward
{{ Math.round(speed * 100) / 100 }}x
{{ secondsToHumanTime(duration) }}
close
New speaker
Add speaker
close
Edit speaker
Save changes
close
Share Transcript