[00:00:10] Speaker 1: Gouvernée par la gauche depuis 6 ans, Marseille s'apprête-t-elle à tomber dans les mains du Rassemblement National ? Pour conquérir ses 500 000 électeurs, le combat est bel et bien lancé.
[00:00:22] Speaker 2: La sécurité, la propreté de Marseille. Parce que Marseille, elle n'a plus que le nom, excusez-moi.
[00:00:27] Speaker 3: Ce n'est pas l'extrême droite ou la droite dure qui va pouvoir régler ça. On ne s'occupe pas de nous de toute façon. Si, au moment des élections, on les voit qui viennent. Et puis après, on ne voit plus jamais rien.
[00:00:38] Speaker 1: Dans une campagne largement dominée par les questions sécuritaires, Marseille, la bataille du Vieux-Port. Une bataille aux allures de duel. D'un côté, le maire sortant d'hiver gauche, Benoît Payan. De l'autre, Franck Alizio, candidat du RN. Pour diriger la cité posséenne, ils sont au coude à coude. Le parti d'extrême droite a donc décidé d'en faire une priorité. Visite de soutien signée Marine Le Pen est en jeu maximal.
[00:01:07] Speaker 4: C'est un enjeu national. Si Marseille fait le bon choix, si Marseille se redresse en mars prochain, alors ce sera un signal pour tous les Français.
[00:01:15] Speaker 1: Cheval de bataille du candidat également soutenu par Éric Zemmour et Éric Ciotti.
[00:01:19] Speaker 4: Pour les municipales.
[00:01:21] Speaker 1: La sécurité.
[00:01:21] Speaker 4: Elle est super, merci. Merci. Moins de policiers nationaux aujourd'hui qu'en 2000, qu'il y a 10 ans quasiment. Vous vous rendez compte ? Et ils disent on met le paquet, on met le paquet sur Marseille. C'est bizarre. Ne rien faire, c'est un fait. C'est un truc de notre gueule en plus. C'est une bonne occasion. Le déclin, on y est. Eh oui. On ne s'en doit pas, on a le déclin, on y est.
[00:01:38] Speaker 1: Ces propositions, doubler le nombre de caméras, tripler les effectifs de la police municipale et obtenir des renforts de police nationale. Marseille, marquée par les règlements de comptes et le narcotrafic. En première ligne, l'État. Et la municipalité sommée de rendre des comptes. Accusé de laxisme par ses adversaires, Benoît Payan, le maire d'Hivergauche, rappelle que la lutte contre l'insécurité ne dépend pas que de lui.
[00:02:06] Speaker 3: Contre le trafic de drogue, je pense que la force doit rester à l'État. On a face à nous des narcotrafiquants, des gens qui sont des barbares, qui assassinent, qui ne sont même pas en France. Qu'est-ce que vous voulez que je fasse ? Que j'envoie la police municipale de l'autre côté de la terre avec des moyens d'investigation. Un candidat à la ville qui vous raconte que sur le narcotrafic, il va attraper les narcotrafiquants.
[00:02:25] Speaker 1: Durant son mandat, Benoît Payan a doublé les effectifs de la police municipale. De 350 à 700 agents et promet de les doubler à nouveau. Chaque arrondissement disposera également de son commissariat s'il est réélu. Pour le candidat et ses soutiens, Marseille, la cosmopolite, doit résister aux sirènes du RN. Le RN a été démocratisé, mais il ne faut pas oublier les origines du RN. Il ne faut pas oublier les idées qu'il véhicule. Des délinquances sont globalement en baisse à Marseille, selon la préfecture de police. Le thème de la sécurité s'invite partout, jusque sur les terrains de foot, où la candidate du centre et de la droite vient faire campagne.
[00:03:06] Speaker 5: On a eu un éducateur qui s'est pris un petit couteau par un parent. Oui, ça a fait la vie de la France entière. Là, c'est passé là, un coup de couteau. Incroyable. Ah ouais, mais on est purs. Il a failli mourir et compagnie.
[00:03:17] Speaker 1: Martine Vassal propose de créer une brigade anticriminalité municipale et de lancer une grande expérimentation.
[00:03:25] Speaker 6: Moi, je souhaiterais qu'on fasse une zone, une zone test sur le centre-ville, avec l'intelligence artificielle, avec des drones, avec de la police présente.
[00:03:34] Speaker 1: À rebours de ses adversaires, le candidat LFI Sébastien Delogu, qui n'a pas pu nous rencontrer, veut moins de caméras et plus de prévention. Il mise sur le vote des quartiers populaires. Également sur la ligne de départ, Erwann Davout, Marseille pour tous, Rémi Basali, lutte ouvrière, et Victor Hugo Espinoza, Marseillais. L'élection municipale à Marseille sera l'une des plus regardées le 15 mars. Une bascule de la deuxième ville de France vers le RN serait un événement national.
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