[00:00:00] Speaker 1: Et on va continuer d'aller plus loin avec vous Anne Corpé, bonjour Anne, on en a parlé déjà hier sur ce plateau sauf qu'entre temps il s'est passé des choses, plusieurs signes témoignent de la volonté de désescalade de Washington aujourd'hui.
[00:00:12] Speaker 2: Oui en tout cas il y a un ton nettement plus conciliant, personne à la Maison-Blanche ne souhaite voir des gens blessés ou tués dans la rue. Nous laisserons les faits guider l'enquête, a déclaré hier soir la porte-parole Caroline Lévitte, une déclaration qui tranche avec la diabolisation d'Alex Fretti par de hauts responsables de l'administration juste après sa mort. Pour rappel il avait été qualifié de terroriste de l'intérieur par la secrétaire du département à la sécurité intérieure et par Stephen Miller conseiller de Donald Trump et c'est une manière pour la Maison-Blanche de reconnaître que cette affaire comporte un grave risque politique pour l'administration pour preuve après avoir fait longtemps front uni sur la question de l'immigration. Plusieurs élus républicains du Congrès réclament des enquêtes et également l'audition de hauts responsables de l'administration. La secrétaire à la sécurité intérieure est dans le viseur. Christine Noem a été reçue pendant deux heures hier par Donald Trump à sa demande selon le New York Times et elle devrait témoigner devant la commission judiciaire du Sénat le 3 mars. D'autres hauts responsables de l'administration pourraient être convoqués à la demande des élus républicains des deux chambres. Certains d'entre eux se sont publiquement inquiétés des répercussions des drames de Minneapolis sur la crédibilité de l'administration. La réponse prématurée du département de la sécurité intérieure a affaibli la confiance, a écrit sur X le sénateur républicain de l'Utah. Notre constitution protège les citoyens contre le gouvernement. Nous avons le droit de nous réunir pacifiquement et de porter des armes a écrit pour sa part le sénateur républicain du Kansas dans une apparente défense des manifestants qui étaient jusqu'alors taxés de dangereux agitateurs par le camp républicain. Même la NRA, le puissant lobby des armes, a pris la défense d'Alex Pretty qui portait légalement son arme. Donald Trump, comme à son habitude lorsqu'il est mis en difficulté tant puis de braquer les projecteurs sur un autre sujet, il sera aujourd'hui en déplacement dans l'Iowa pour évoquer la question du coût de la vie, une préoccupation majeure de ses électeurs. Il devrait s'exprimer à 15h, heure locale, il faudra voir s'il s'exprime sur ce qui se passe à Minneapolis.
[00:02:44] Speaker 1: Voilà, un Trump qui on le sait est déjà clairement en campagne, Anne, on évoque ces remous, ces turbulences au sein du camp républicain, on imagine dans le camp démocrate, on parlait hier de deux anciens présidents démocrates sortis de leur réserve, Barack Obama et Bill Clinton, forcément le camp démocrate en profite.
[00:03:00] Speaker 2: Oui, les démocrates sont à l'offensive, ils menacent de censurer le budget qui doit être voté jeudi au Sénat, s'ils comprennent comme prévu le financement du département de la Sécurité Intérieure, et s'ils font cela, dans le projet de loi, le financement de ce département est lié à celui de la défense, de la santé et des services sociaux, ça pourrait donc conduire à une paralysie partielle du gouvernement fédéral. Les démocrates réclament une modification du fonctionnement de ce département, ils veulent que les agents de l'immigration utilisent des mandats de perquisition, que qu'ils puissent être identifiés, ils exigent aussi que le département de la Sécurité Intérieure coopère avec les autorités locales dans les enquêtes qui sont menées sur la mort d'Alex Pretty et de René Goode. Certains représentants démocrates qui se sont alliés aux républicains pour voter le budget à la Chambre s'en sont excusés, et puis de plus en plus d'élus démocrates réclament une procédure de destitution contre Christine Noam, la secrétaire au département de la Sécurité Intérieure, et pour ça, pour lancer cette procédure, il suffit d'un vote à la majorité simple à la Chambre des représentants.
[00:04:18] Speaker 1: Merci beaucoup Anne Corpaix, qu'on se trouvera dans le club aujourd'hui à 14h de Paris pour aller encore un peu plus loin. On va rester aux Etats-Unis.
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