[00:00:02] Speaker 1: Retour à l'essentiel. On va plus loin à présent avec Niagalé Bagayoko, président de l'African Security Sector Network. Bonjour Niagalé. Bonjour. Et Karim Yahyaoui, grand reporter et chroniqueur ici à France 24. Bonjour Karim. Bonjour. Au sommaire, Donald Trump exige à l'instant la fin de la résistance et du chaos. Toujours pas d'excuses. Donc après la mort d'un deuxième manifestant, c'était durant le week-end lors d'une opération visant des immigrés illégaux à Minneapolis. Le président américain dépêche sur place son conseiller spécial aux frontières. Et puis Xi Jinping fait le grand ménage au sommet de l'état-major en Chine. Elle l'épurge, vise cette fois son homme de confiance, vice-président de la puissante commission militaire centrale, le général Zhang Yuxia, l'équivalent à la fois du ministre de la Défense et chef d'état-major des armées. C'est tout de suite. On va plus loin. Alors qu'une moitié des Etats-Unis est plongée dans une tempête hivernale d'une ampleur historique, le feu couve à Minneapolis après la mort ce week-end d'un deuxième manifestant. Alex Preti, un infirmier de 37 ans, abattu à bout portant par un agent de la police fédérale à l'immigration deux semaines après René Goode, cette mère de famille décédée dans les mêmes circonstances. L'indignation va bien au-delà des opposants à Donald Trump. Le président américain qui a acculé dépêche sur place son tsar aux frontières, le responsable de sa lutte contre l'immigration, Tom Oman. Alors quelle est donc cette agence fédérale particulièrement choyée par l'actuelle administration au point d'alimenter chez ses membres un sentiment d'impunité ? Marc Pope nous résume ses missions en images.
[00:01:45] Speaker 2: En l'espace de quelques mois, elle est devenue le centre des tensions qui fracturent les Etats-Unis. ICE, la police anti-immigration, est le bras armé de la politique anti-migrant de Donald Trump depuis son retour au pouvoir. Pour cela, ses agents emploient des méthodes musclées. Ils n'hésitent pas à faire feu, même contre des manifestants. Les morts de René Goode et d'Alex Preti sont devenus les symboles de la politique sans merci du chef de ICE, Grégory Bovino.
[00:02:10] Speaker 3: Nous continuons d'interpeller des dizaines, voire des centaines de ces immigrés clandestins criminels chaque jour. Et nous allons poursuivre cette mission. Nous n'allons fixer ni date ni calendrier pour y mettre fin. Cette mission se poursuivra tant qu'il restera des immigrés clandestins criminels errants dans les rues de Minneapolis.
[00:02:29] Speaker 2: Leur mission, localiser, arrêter et expulser les sans-papiers aux Etats-Unis et ceux, quel que soit leur âge, comme l'illustre le cas de Liam Ramos, enfant de 5 ans, arrêté avec son père à la sortie de l'école. La structure a été créée en 2003. Ces policiers fédéraux dépendent directement du ministère de la Sécurité intérieure américain. ICE, c'est plus de 20 000 agents répartis dans 400 bureaux à travers le pays. Budget 75 milliards de dollars sur les quatre prochaines années et une campagne massive de recrutement. Objectif, embauchement. Pour cela, Washington n'hésite pas à mettre la main à la poche. Une prime de 50 000 dollars est offerte à la signature pour les nouvelles recrues et une formation express réduite de 13 à 6 semaines pour déployer les nouveaux agents rapidement sur le terrain. Une réduction du temps de la formation qui suscite des craintes sur le manque d'entraînement des agents fédéraux.
[00:03:20] Speaker 1: Donald Trump s'est entretenu avec le gouverneur de l'état du Minnesota, Tim Walz, un opposant politique résolu. Il était d'ailleurs colistier de Kamala Harris lors de la dernière élection présidentielle. Et malgré leur animosité évidente, les deux hommes sont, semble-t-il, tombés d'accord. En tout cas, ont trouvé un terrain d'entendre, si l'on en croit Donald Trump. Écoutez.
[00:03:46] Speaker 4: Le président Trump espère, souhaite et exige la fin de la résistance et du chaos dès aujourd'hui. C'est pourquoi le président Trump s'est entretenu directement avec le gouverneur Walz ce matin. Et il a tracé une voie claire et simple. Pour rétablir l'ordre public dans le Minnesota.
[00:04:01] Speaker 1: Voilà , c'était Caroline Lévite, la porte-parole de la Maison Blanche, Niagale Bagayoko. Donald Trump s'est mis en position délicate.
[00:04:08] Speaker 5: Oui, parce que, bien entendu, la violence de cette interpellation, suivie par ce que d'aucuns qualifient d'exécution extrajudiciaire, avec les contradictions et les assertions difficiles à soutenir qui ont accompagné cette trésorerie, le mettent effectivement en porte-à -faux, y compris avec certains élus de son camp, ce qui est relativement nouveau, puisque certains d'entre eux ont osé s'exprimer. Mais en même temps, ce qui a l'air de se jouer, c'est en réalité presque une lutte entre le niveau fédéral et le niveau fédéré, puisqu'il faut rappeler que Tim Walz est le gouverneur démocrate du Minnesota, ancien colistier de Caracas. Kamala Harris est à sa disposition, enfin, sa disposition est proche du maire de Minneapolis, qui a à sa disposition une police locale, alors que l'Aïs, qui vient d'être présentée, est une police fédérale. Et aujourd'hui, ce sont ces deux légitimités, en réalité, qui sont en train de s'opposer, ce qui démontre, une fois encore, la profondeur de la crise qui touche le modèle politique et le régime, le régime fédéral américain, en réalité.
[00:05:30] Speaker 1: Je vais vous donner la parole dans un instant, Karim. Essa Anderson est avec nous, en direct, de New York, aux Etats-Unis. Sarah, Donald Trump dépêche Minneapolis, son tsar des frontières. Que peut faire Tom Oman dans les circonstances actuelles ?
[00:05:45] Speaker 6: En fait, en envoyant Tom Oman, Donald Trump envoie un message clair, celui que la Maison-Blanche contrôle la stratégie sur le terrain face à la crise au Minnesota. Alors, Tom Oman sera... En contact direct avec le Président sur le sujet. Il a été décrit par Donald Trump comme un homme dur, mais juste. Et officiellement, eh bien, il aura donc pour mission de gérer les opérations de l'Aïs sur place, avec pour objectif de poursuivre les arrestations de migrants en situations irrégulières. Migrants présentés comme des menaces criminelles. Alors, cette visite, elle s'inscrit aussi dans la lignée de la visite de Juvence dans le Minnesota, la semaine dernière. C'est-à -dire, c'est une tentative. C'est une tentative de la Maison-Blanche pour diminuer les tensions et apaiser les critiques autour de ces opérations. Il pourrait aussi servir à remonter le moral des troupes sur le terrain, à louer leur travail et affirmer le soutien de Washington. Ce serait aussi peut-être le moyen, encore une fois, de rejeter en bloc toutes les accusations, ne pas reconnaître de faute. C'est ce qu'on a vu après la mort d'Alex Prétis ce week-end. L'administration défend sa version des faits. Elles sont pourtant contredites par des vidéos et des témoignages. Bref, l'envoi d'Automoman apparaît donc comme un double signal. Resserrer les rangs au sein des troupes, durcir la ligne sur l'immigration et ignorer, peut-être, encore une fois, les critiques qui s'accumulent.
[00:07:12] Speaker 1: Est-ce à dire que l'administration Trump n'entend pas battre en retraite, contrairement à certains échos dans la presse qui laissent entendre que Donald Trump pourrait aller jusqu'à rappeler ses agents de l'immigration ?
[00:07:24] Speaker 6: Alors, pour le moment, les opérations de l'Aïs à Minneapolis se poursuivent très activement. Effectivement, sur place, le climat est très tendu et les appels se multiplient pour exiger le retrait des troupes. C'est ce que demande, par exemple, le gouverneur de l'État, Tim Walz. Certains élus démocrates menacent même aussi de bloquer le financement de l'Aïs, ce qui pourrait provoquer un shutdown. D'autres élus demandent une enquête transparente sur ces opérations. Une fois venu des deux bords, dénonce donc ce déploiement. Le gouverneur du Minnesota, Tim Walz, s'est d'ailleurs entretenu ce matin par téléphone avec Donald Trump sur ce sujet. Et selon son bureau, le président aurait accepté d'étudier la possibilité de réduire le nombre d'agents fédéraux présents dans l'État et de mieux coordonner les efforts avec le Minnesota pour le contrôle de l'immigration. Reste à voir, donc, si ces engagements se traitent. Et si ce sont des actions concrètes sur le terrain.
[00:08:29] Speaker 1: – Merci Sarah Anderson à New York pour France 24. Karim Yahyaoui, on a du mal à comprendre ce que souhaite faire Donald Trump. Est-ce qu'il souhaite désescalader ou au contraire maintenir la pression en l'État ? En tout cas, la polarisation de la société sur laquelle il a fondé jusqu'à présent sa carrière politique n'arrive-t-elle pas à un point de rupture avec ce que décrivait à l'instant Niégalé Bagayoko, c'est-à -dire ses germes de guerre civile ?
[00:08:52] Speaker 7: – C'est vrai. Finalement, lorsqu'on regarde ce qui se passe à Minneapolis, les manifestants ne sont pas vraiment des manifestants. Ils sont dans une logique où ils sont là pour harceler, en quelque sorte, les hommes de l'Aïs. Ils sont là avec des sifflets. Ils sifflent pour prévenir ceux qui pourraient être la cible de cette police. Et puis, ils ont aussi des téléphones portables qu'ils utilisent massivement. Et c'est ça qui, d'ailleurs, dans ces deux, finalement, crédibilités, ou en tout cas ces deux légitimités qui s'affrontent, a pu jouer ces derniers temps. Puisqu'on a reçu à foison des immeubles. C'est-à -dire des images qui filmaient la mort des deux dernières personnes qui ont été tuées par l'Aïs sous tous les angles possibles et imaginables. Et du coup, la posture de Caroline Lievitt, de Donald Trump ou de Kash Patel est bien difficile à tenir face à cette masse d'images qui montre la réalité de ce qui s'est passé. Et d'ailleurs, lorsqu'on regarde un petit peu la façon dont c'est perçu au-delà des sympathisants démocrates, on s'aperçoit que même chez les républicains, il commence à y avoir une bascule. Il y avait des sondages qui avaient été faits au moment de la mort de René Goude et beaucoup, en tout cas une majorité de républicains, estimaient que l'usage de la force avait été légitime. 84% des sympathisants républicains, alors que 94% des sympathisants démocrates estimaient qu'il y avait un usage disproportionné de la force. Des sondages plus récents, c'est juste quelques jours plus tard, montrent qu'il y a déjà une bascule parce que de 84% des républicains qui estimaient que c'était légitime, on est passé à 54%. Et évidemment, toutes ces images filmées, notamment par les manifestants, ont sans doute eu un impact, quelles que soient les obédiences ou la classe politique à laquelle appartient l'opinion.
[00:10:38] Speaker 1: Et oui, parce que le meurtre d'Alex Préty provoquait un débat au sein même de la droite américaine, car le manifestant était armé. Cela suffit à le rendre suspect pour Donald Trump. Or, l'électeur républicain est très attaché aux droits de porter une arme. Exactement.
[00:10:52] Speaker 5: Et c'est là où l'on voit les contradictions dans lesquelles Donald Trump semble s'enferrer dans le cas de cette affaire. Parce que même la NRA, c'est-à -dire l'Association pour la Défense du Port d'Armes aux États-Unis, s'est insurgée contre les propos de Donald Trump qui avait qualifié ce manifestant de terroriste, puisque justement il portait une arme, mais il la portait légalement. Donc on voit en effet le terreau extérieur. Il est extrêmement glissant sur lequel s'aventure là Donald Trump. Une autre chose qui est très importante à rappeler pour rebondir sur ce que vous indiquiez, c'est le fait que Minneapolis, c'est la ville où est mort George Floyd. Où il y a eu tant de manifestations qui ont donné lieu à ce mouvement Black Lives Matter. Et donc il y a une population qui est très mobilisée d'une manière générale face à tout ce qui peut être débordement ou bavure des forces de sécurité.
[00:11:53] Speaker 1: Ce débat qu'ont renversé Karim Yahyaoui, dans lequel on voit de nombreux libertariens côté républicain qui s'indignent, qu'on puisse faire de la détention d'armes à feu un facteur à charge finalement, qui justifierait la neutralisation d'un suspect, ça démontre quand même une société américaine malade de ses armes. Parce qu'ici en Europe, porter une arme en peinouille à fortiori durant une manifestation ferait effectivement de l'individu un suspect légitime.
[00:12:15] Speaker 7: C'est vrai, mais du côté des États-Unis, au nom du sacro-saint second amendement, à partir du moment où on a un port d'armes en bonne et due forme, c'est-à -dire qu'on est totalement dans une légalité du port d'armes, eh bien ça ne choque strictement personne. Et finalement, si la NRA rentre un petit peu dans la danse, eh bien c'est aussi à cause de ces images qui montrent que le pistolet apparemment était dans son étui et que du côté d'un certain nombre d'organisations de défense du port d'armes, eh bien il n'était strictement bon. Ce n'est pas un danger pour les hommes de l'ICE. Et finalement, porter une arme aux États-Unis lorsqu'on a un port d'armes, c'est comme porter une veste ou une chemise. Il n'y a strictement aucun danger à cela selon les sympathisants de la NRA. Et d'ailleurs, c'est aussi même un argument récurrent que d'entendre que le port d'armes est au contraire un motif de sécurité, de capacité de sécurisation de l'environnement. On l'a beaucoup entendu, ce débat, lorsqu'il y a eu des tueries de masse, à chaque fois on entendait dire oui, si quelqu'un avait été armé à l'intérieur de l'école, il aurait pu défendre les gens contre ce genre de menaces.
[00:13:27] Speaker 1: Chez Les Républicains, alors il y a ceux effectivement qui sont choqués qu'on puisse invoquer le fait que l'individu portait une arme pour justifier sa mise à mort, d'autres qui sont choqués tout simplement du fait qu'on tire à bout portant sur un individu manifestement désarmé, puisque au moment où l'arme a été pointée sur lui, il ne tenait pas lui-même d'armes, il ne tenait pas lui-même d'armes à feu, au point où des élus républicains, des sénateurs, éclament une enquête indépendante. C'est l'heure du grand retournement côté Républicains, où ça va rester au stade des réactions isolées, comme cela a été le cas régulièrement, depuis que Donald Trump finalement a pris possession du parti.
[00:14:04] Speaker 5: Alors oui, en effet, on a souvent annoncé ce retournement. Ce qu'il faut voir, c'est que l'électorat républicain est quand même globalement satisfait des résultats obtenus, par la politique anti-migratoire menée par l'administration de Donald Trump. Pour la première fois, il va manifestement, depuis de longues années, y avoir un solde migratoire négatif, ce qui satisfait l'électorat. Donc il est difficile de considérer que cette affaire va conduire à un changement de politique. Mais ce qui est sûr, c'est que les déclarations de Donald Trump, qui affirmaient hier encore vouloir utiliser l'institution, l'insurrection act, c'est-à -dire cette disposition anti-émeute qui n'a plus été utilisée depuis 1992, semble s'éloigner aujourd'hui. Rodney King, à l'époque, c'était la mort de Rodney King qui avait déclenché des émeutes à Los Angeles. Mais là encore, après des violences policières, donc on voit qu'il y a quand même une grande continuité dans l'histoire politique américaine, je pense que cette menace brandie semble s'éloigner. L'insurrection act, donc, il faut le dire, c'est-à -dire qu'il y a une grande continuité dans l'histoire politique américaine. Je pense que cette menace brandie semble s'éloigner.
[00:15:13] Speaker 1: L'insurrection act, donc, il faut le dire, qui autorise effectivement le déploiement de forces armées pour des opérations de police, y compris contre l'avis des États. Karim Yahyaoui, on est à 10 mois des élections de mid-term ici aux États-Unis. Pensez-vous qu'il y a un risque réel ? Et que si c'était le cas, cela provoquerait, disons, ou en tout cas marquerait une dérive autoritaire du pouvoir trumpien ?
[00:15:35] Speaker 7: Alors, c'était déjà une inquiétude avant même que se déroulent ces événements du côté de Minneapolis, parce que certains observateurs soulignaient que les élections de mi-mandat qui approchent risquent d'être un camouflet terrible pour Donald Trump et qu'il pourrait y avoir cette tentation chez lui, finalement, d'enflammer le pays, justement, pour faire face à un échec cuisant qui pourrait lui advenir, comme il avait tenté, finalement, de prendre le Capitole, ou en tout cas laissé faire ses sympathisants. D'ailleurs, le procureur en charge de l'enquête qui, finalement, ne s'occupait plus de cette affaire a confirmé l'analyse qu'il avait faite et comme quoi Donald Trump était le premier responsable de ces événements et donc c'est une inquiétude majeure que, finalement, on se retrouve dans une situation d'affrontement particulièrement dur parce que Donald Trump refuse une défaite. Et pour rebondir sur ce que vous disiez sur le fait que, pour l'instant, les républicains attendent peut-être de voir que seuls les plus courageux s'expriment, il y a tout de même un certain nombre d'éléments qui peuvent inquiéter Donald Trump. D'abord, on sait qu'une très grande partie de la communauté hispanique américaine a voté pour Donald Trump. Il doit en partie son élection à cette communauté qui a voté massivement pour lui. Le regard qu'il porte sur sa politique est très différent de certains républicains qui estiment que c'est un succès. Et puis même au sein de la galaxie Maga, il y a un certain nombre de figures qui se font de plus en plus critiques. J'ai noté notamment Joe Rogan qui est un soutien de Donald Trump qui a quelques 20 millions de followers sur YouTube et qui compare l'Aïs à la Gestapo tout simplement. Donc tous ces signaux doivent inquiéter Donald Trump mais aussi doivent inquiéter l'Amérique sur la trajectoire qu'elle prend d'ici le mois de novembre prochain.
[00:17:33] Speaker 1: Et puis se surajouter à une crise budgétaire, les démocrates en tout cas ont décidé de porter le fer sur ce terrain-là . Eux qui ont entre leurs mains la destinée du financement du budget dans lequel figurent notamment le département de la sécurité intérieure qui lui-même a sous son ombrelle la police de l'immigration. Il semblerait effectivement que là on s'oriente vers un affrontement dur à nouveau au Sénat où il faut le rappeler, 60 sénateurs de l'Union européenne. 60 sénateurs de l'Union européenne. 60 sénateurs de l'Union européenne. 60 sénateurs de l'Union européenne. 60 sénateurs de l'Union européenne. FPS uneielle pour faire passer la loi, 40 suffisent à s'opposer. Or, les républicains n'ont compte et 53 en rallier, 7 démocrates, à leur cause, On en est loin pour l'instant. On en est loin pour l'instant, Nen plaît-on ?
[00:18:13] Speaker 5: Ce qui pourrait ouvrir la voie à un nouveau shutdown en fait, ce qui est toujours redouté évidemment par les présidents américains. En réalité, cette arme brandie par les démocrates est aussi la réponse à ce qui est à l'origine de ces crises dans le Minnesota. Il y a un scandale de corruption à l'origine du coronavirus C'est-à -dire que, il y a un scandale de corruption qui est à l'origine, de la politique conduite par Donald Trump, parce qu'il y a eu des détournements massifs qui pourraient se chiffrer à plusieurs centaines de millions de dollars, voire à un milliard, qui ont un lien avec les populations immigrées. Il y a notamment des membres de la communauté somalienne qui est immigrée là -bas. Et Donald Trump rend responsable, justement, le gouverneurat démocrate de cette situation.
[00:19:01] Speaker 1: D'avoir bénéficié de prestations sociales durant la période du Covid.
[00:19:04] Speaker 5: Pendant la période du Covid, exactement.
[00:19:06] Speaker 1: Bénéficier indûment de prestations.
[00:19:09] Speaker 5: Absolument. Et donc, on voit que ces armes de lutte budgétaire répondent à cette lutte qui est menée sur le terrain migratoire de manière détournée à partir de prises de décisions qui remontent à l'époque des démocrates.
[00:19:26] Speaker 1: Est-ce qu'il n'y a pas un problème des démocrates qui payent d'une certaine manière ? D'aucuns diraient l'angélisme. En tout cas, le fait que sous les 4 ans du mandat Biden, c'est vrai, la politique migratoire n'a pas été une priorité manifestement.
[00:19:40] Speaker 7: Elle n'a pas été une priorité, quoique sous Biden, en 2023, je crois, il y a eu quelques 18 000 personnes qui ont été renvoyées. Et là , c'est un chiffre qui est le triple pour Donald Trump. Donc, c'est vrai que rapporté à ce qui est mis en œuvre aujourd'hui par le président américain, c'est largement inférieur. Mais finalement, Biden a fait plus, a renvoyé plus que Trump lors de son premier mandat. Donc, tout est relatif. Mais là , on est dans une logique un peu obsessionnelle de Donald Trump qui veut accomplir 3 fois, 4 fois, 5 fois plus que ce qu'il avait tenté de mettre en œuvre.
[00:20:17] Speaker 1: Lequel Donald Trump a fait couler un accord bipartisan que les démocrates proposaient, avec un certain nombre de républicains, de faire adopter au Congrès. Ce qui aurait permis au moins de mettre les deux parties d'accord.
[00:20:28] Speaker 5: Et sous Barack Obama, il y a eu encore plus d'explications. Que sous Joe Biden, c'est important de le rappeler aussi.
[00:20:35] Speaker 1: Donc, l'angélisme n'est pas propre toujours aux démocrates. Taïwan, de son côté, dit surveiller des changements anormaux dans le commandement militaire chinois. Vigilance, alors que le plus haut gradé de la hiérarchie militaire à Pékin est visé par une enquête pour violation grave de la discipline du parti et de la loi. L'un des chefs d'inculpation les plus sévères à l'encontre de Zhang Juxia. Pourtant, un ami personnel et de longue date de Xi Jinping. C'est dire si les purges ont déclaré qu'ils ont décapité une grande partie de l'État-major ces dernières années. Il n'épargne personne dès lors qu'il est question de la loyauté au chef, Diagale Bagayoko. Difficile de dire ce qui justifie cette mise en accusation. Mais il semblerait que les faits qui sont reprochés à ce dignitaire incluent une possible trahison au profit des États-Unis.
[00:21:19] Speaker 5: Oui, sur fond d'accusation de corruption aussi. Ce qui est important de rappeler, c'est que là , on est au cœur des enjeux du parti communiste chinois. Parce que l'armée, l'armée populaire de Chine, elle dépend non pas de l'État, mais du parti communiste lui-même. Et l'une des décisions de Xi Jinping depuis son dernier mandat a été de rationaliser les effectifs de cette armée en les réduisant, mais aussi de lutter contre la corruption en sens sain. Et corruption peut également vouloir dire non pas seulement détournement de fonds, mais aussi intelligence avec l'ennemi. Et il semble que c'est de cela, qu'il s'agisse également.
[00:22:03] Speaker 7: Alors, c'est vrai que cette idée d'intelligence avec l'ennemi, c'est ce qui a été mis en avant du côté des autorités chinoises. Mais il y a peut-être une autre hypothèse. C'est que tout simplement, cette figure très importante dans l'échiquier militaire chinois, eh bien, a commencé à faire entendre une voix peut-être un peu dissonante. Vous avez évoqué ce qu'on lui reproche, c'est-à -dire de graves violations de la discipline du parti et de la loi. En général, en Chine, ça veut dire de la corruption. Mais il y a un autre élément qui a été mis en avant par un éditorial du quotidien officiel de l'armée qui évoque une accusation plus grave. Cet homme aurait nourri les problèmes politiques de corruption qui affectent le leadership absolu du parti sur le militaire. Une façon de dire que les militaires ont voulu s'exprimer de façon peut-être un peu trop forte au détriment du parti. Et c'est vrai que cet homme, lui-même, a participé à purger l'armée. C'est-à -dire qu'il a fait un travail où un certain nombre de généraux, notamment en 2023, ont été évacués, éliminés en quelque sorte. Et ce qui est à l'oeuvre aujourd'hui, c'est l'inquiétude de Xi Jinping face à cet homme qui, finalement, avait acquis trop de pouvoir. Puisque cette fameuse commission militaire, par le passé, elle avait sept membres en son sein. Mais avec les purges, il n'y en a plus que deux ou trois. Et aujourd'hui, finalement, cet homme qui est écarté était devenu peut-être trop puissant aux yeux de Xi Jinping.
[00:23:34] Speaker 1: En pratiquant de telles purges, Xi Jinping prend le risque d'affaiblir son armée au contraire de s'assurer une fidélité sans faille à l'heure où, bien sûr, ses visées se fixent sur Taïwan. L'objectif, c'était 2027, qui coïncide avec le centenaire de l'armée populaire de libération. Sera-t-il capable de le tenir dans ces conditions ?
[00:23:52] Speaker 5: Qui dit purge, dit forcément désorganisation à l'intérieur d'un appareil militaire. Et l'armée, l'armée chinoise, est une armée qui est devenue extrêmement sophistiquée. On considère que c'est sans doute la deuxième armée du monde. Mais ça n'est certainement pas une armée aguerrie. Elle ne s'engage pas sur des théâtres extérieurs.
[00:24:16] Speaker 1: Lui-même avait une expérience au Vietnam à l'époque où la Chine avait voulu consolider le pouvoir des Khmer Rouges et empêcher leur renversement par les Vietnamiens. Et ça en faisait déjà un très aguerri.
[00:24:27] Speaker 5: Un soldat très expérimenté. Ce qui est extrêmement peu répandu. Donc, dans le contexte où il y a évidemment cette question de Taïwan et du recours à la force pour la ramener dans le Chiron de la Chine, ce n'est pas forcément le type de nouvelles qui inquiète l'île qui fait face à la Chine.
[00:24:48] Speaker 1: Et oui, si c'était ça finalement, le talon d'Achille de la Chine, avec tout son arsenal, son million de soldats, le fait de n'avoir finalement jamais été confronté à une guerre dans l'histoire récente, le fait que ce pays, comme on dit, l'empire du milieu, se soit surtout concentré sur lui-même.
[00:25:06] Speaker 7: Alors, c'est une faiblesse toute relative étant donné la masse d'hommes et la masse de matériel que les Chinois pourraient déployer face à Taïwan qui compte quelques 23 millions d'habitants. On voit très bien, par exemple, les faiblesses de l'armée russe en Ukraine. Mais pourtant, la masse d'hommes déployés suffit à prendre légèrement l'avantage sur les Ukrainiens malgré l'aide des États-Unis. Même si elle n'est pas aussi importante que les Ukrainiens le voudraient. Donc, c'est vrai que ça peut sembler être un géant au pied d'argile. Mais la capacité chinoise technologique en homme est tout de même incommensurablement supérieure à celle de Taïwan. Donc, c'est tout relatif que d'imaginer que les Chinois pourraient peiner finalement à arriver à leur fin, même si la doctrine du parti veut finalement réintégrer Taïwan dans le géant. Et qu'ils réagiront de la Chine de façon pacifique. Pourtant, la CIA a évoqué l'hypothèse d'une opération militaire en 2027, comme vous l'avez souligné.
[00:26:07] Speaker 1: Et on parle beaucoup notamment d'un blocus qui contraindrait au final Taïwan à accepter son rattachement. Merci beaucoup, Niagale Bagayoko. Karim Yahya, oui, on va plus loin, c'est terminé. Mais l'essentiel continue dans un instant. Et nous reparlerons de cette actualité brûlante à Minneapolis. On essaiera d'aller faire le point. Restez avec nous. Sous-titrage ST' 501
We’re Ready to Help
Call or Book a Meeting Now