[00:00:00] Speaker 1: RFI et France 24 présentent Mardi Politique.
[00:00:14] Speaker 2: C'est l'heure de Mardi Politique sur France 24 et RFI. Bonsoir Frédéric Rivière.
[00:00:24] Speaker 3: Bonsoir Roselyne, bonsoir à tous.
[00:00:26] Speaker 2: Et ensemble nous recevons Daniel Obono. Bonsoir, vous êtes député de la France Insoumise de Paris. Merci d'avoir accepté notre invitation. Alors la France Insoumise a déposé et voté une deuxième motion de censure aujourd'hui contre le gouvernement sur le volet dépenses du projet de loi de finances. Vous savez qu'elle ne passera pas, comme la précédente et sans doute comme la suivante la semaine prochaine. Dans le fond, à quoi servent-elles ces motions de censure ? Est-ce que c'est une fois de plus ? Est-ce que c'est un coup d'épée dans l'eau ? Est-ce que vous n'avez pas le sentiment de faire du surplace ?
[00:01:00] Speaker 1: C'est sûr que le gouvernement fait faire du surplace au pays depuis plusieurs mois. Il nous a emmenés dans une impasse de la crise économique et sociale dans laquelle nous sommes et dont pâtissent en premier lieu les Français et les Françaises. Et on le voit, le fait de décider de 49-3 pour faire passer son budget traduit son caractère minoritaire et illégitime. Et en tant que parlementaire... C'est notre devoir de répondre à ce 49-3 par une motion de censure. Vous aurez remarqué tout de même que le nombre de voix qu'il nous manque pour faire tomber le gouvernement s'est réduit. Vendredi dernier, lors de la précédente motion, il n'y avait plus que 19 voix d'écart. Ce sont malheureusement les socialistes qui ont décidé de soutenir M. Lecornu comme ils ont soutenu M. Beyrou. Jusqu'au bout, mais vous savez bien, M. Beyrou est passé en force grâce au Parti socialiste et il a fini par tomber parce qu'il y a une colère légitime dans ce pays face aux coupes budgétaires que vont faire subir M. Macron, M. Lecornu et le Parti socialiste qui, de fait, rejoint la coalition gouvernementale avec ce budget de malheur. Mais non, nous nous pensons et nous croyons, d'ailleurs, nous ne sommes pas les seuls puisque vous savez que ces motions de censure sont soutenues par les écologistes et par le gouvernement. C'est-à-dire les groupes GDR, c'est-à-dire les communistes et les députés ultramarins. Donc vous voyez, en vérité, dans la configuration du nouveau Front populaire, ce sont les socialistes qui se sont isolés.
[00:02:33] Speaker 3: Elles ne sont pas soutenues aussi par l'ERN, les vôtres ?
[00:02:35] Speaker 1: Non, non, non, non, c'est signé.
[00:02:36] Speaker 3: Non, non, mais l'ERN ne vote pas vos motions de censure ?
[00:02:40] Speaker 1: Ah, l'ERN les vote, mais ceux qui les présentent, ce sont les forces du...
[00:02:44] Speaker 3: Non, mais ça, j'ai bien compris que vous ne présentiez pas des motions de censure communes, ça...
[00:02:47] Speaker 1: Oui, mais c'est bien de le préciser, effectivement. Et donc, c'est bien le Parti socialiste qui s'était isolé et qui est revenu sur... Son mandat, le mandat des députés qui ont été élus, je vous le rappelle, sur la base d'un programme de rupture, d'opposition à la politique d'Emmanuel Macron et qui renie désormais leurs engagements et la parole donnée aux électeurs et électrices qui, je crois, s'en souviendront, notamment dans les prochaines élections.
[00:03:12] Speaker 3: Le groupe La France Insoumise a annoncé aujourd'hui le dépôt d'une résolution contre la police américaine de l'immigration, la fameuse ICE. Qu'est-ce que la France peut faire dans cette affaire ?
[00:03:25] Speaker 1: D'abord, je crois que la France doit exprimer son soutien aux citoyens et citoyennes des États-Unis d'Amérique, aux personnes qui sont aujourd'hui victimes de cette milice en voie de fascisation. Et je crois qu'on peut même le dire, nous ne sommes pas aujourd'hui les seuls à pointer qu'il y a un basculement dans ce qui était la démocratie américaine, avec par ailleurs son histoire déjà très compliquée, très contradictoire. Et M. Trump est en train de faire basculer dans son pays vers un pouvoir de plus en plus autoritaire. Le meurtre de sang-froid à bout portant récemment de deux personnes, une mère de famille, un infirmier, a choqué les États-Unis d'Amérique. Vous avancez peut-être en disant ça.
[00:04:13] Speaker 3: Il y a des enquêtes possibles que ce soit qualifié comme ça, mais vous avancez peut-être.
[00:04:17] Speaker 1: Il faut d'ailleurs que ces enquêtes puissent avoir lieu, puisque vous savez que les propos des représentants du gouvernement, le gouvernement trumpiste, ont été particulièrement scandaleux. Aujourd'hui, ils reculent. Mais il a fallu que les autorités du Minnesota, d'ailleurs, fassent intervenir des juges pour pouvoir faire en sorte qu'ils, y compris les preuves sur les lieux, puissent être récupérées. Non, je crois que ces vidéos ont été diffusées sur de nombreux réseaux sociaux. C'est extrêmement choquant, venant d'un pouvoir qui se prétend aujourd'hui régenter, faire une police. On voit bien l'articulation entre cette fascisation intérieure et l'impérialisme exacerbé, dont fait preuve de manière grossière et brutale M. Trump.
[00:05:04] Speaker 2: C'est une information qui a été révélée par France 2. Le groupe Capgemini, entreprise du service numérique français, a décroché un juteux contrat. Je crois que c'est plus de 300 millions d'euros. Elle aide à localiser les étrangers en situation irrégulière. Il l'égose. Est-ce que, pour vous, ça pose un problème moral ?
[00:05:31] Speaker 1: Est-ce que c'est plus de 300 millions d'euros ? Est-ce que c'est plus de 300 millions d'euros ? De toute façon, ils le sont, étant donné les meurtres qui ont été commis. Et donc, cette entreprise devra répondre peut-être de ses responsabilités, y compris en France. Et de manière plus générale, participer à cette bascule qui a lieu aux États-Unis, c'est participer à un mouvement qui a des conséquences et qui va avoir des conséquences, y compris en France. Vous l'avez vu, les prétentions de M. Trump sur le Groenland. Ces menaces, y compris de barrières douanières ou alors d'utiliser la mainmise des États-Unis sur le numérique, sur les services numériques, pour porter atteinte aux intérêts français, signifient que des entreprises qui participeraient et qui coopèreraient avec le gouvernement étasunien participeraient d'une certaine manière aussi à remettre en cause et à menacer les intérêts de la France. Et donc, je crois qu'il va falloir que le gouvernement regarde de très près tout cela. Et que ces entreprises rendent des comptes, y compris devant l'Assemblée nationale. Nous, nous y veillerons.
[00:08:00] Speaker 3: La police de l'immigration américaine, l'Aïs, a donc tué deux personnes aux États-Unis en janvier. En Iran, on parle désormais de 30 000 personnes dans la répression des manifestations de ces dernières semaines. À ma connaissance, El-Efi n'a pas déposé de résolution sur l'Iran à l'Assemblée nationale. Comment El-Efi choisit-elle ses combats, ses priorités ?
[00:08:20] Speaker 1: À votre connaissance, j'imagine que vous avez vu la communiqué que nous avons...
[00:08:24] Speaker 3: Je parle d'une résolution à l'Assemblée nationale, ce que vous avez fait pour l'Aïs.
[00:08:28] Speaker 1: Je tiens à le rappeler. Donc, notre condamnation de la répression brutale, sanglante du régime iranien a été immédiate. Et notre solidarité, nous avons participé à tous les rassemblements qui ont eu lieu sur le sujet.
[00:08:44] Speaker 3: Pourquoi ne vous êtes-vous pas contentée d'une condamnation alors pour l'Aïs ? Pourquoi avez-vous estimé nécessaire de déposer une résolution ? Et pourquoi ne pas l'avoir faite pour l'Iran ?
[00:08:52] Speaker 1: Vous aurez remarqué que la France n'est pas un allié du régime iranien. Par contre, nous sommes alliés, ou supposément alliés, des États-Unis d'Amérique. C'est une différence majeure. Il y a une condamnation générale et unanime de ce que commet contre son peuple le pouvoir iranien. Mais vous aurez remarqué que certains sont quelque peu hésitants sur les États-Unis d'Amérique. Et donc, oui, la position de la France n'est pas la même et doit peut-être justement s'élargir quant à ses condamnations. Pour qu'elles ne soient pas à géométrie variable. Trop souvent, en matière internationale, et je crois que nombre de puissances occidentales ont été ramenées justement à cette stratégie à deux vitesses, c'est bien plus facile, effectivement, et c'est nécessaire bien sûr, de condamner les exactions commises par des États du Moyen-Orient, d'Afrique, d'Amérique du Sud. Mais on ferme souvent trop souvent les yeux sur nos alliés ou supposés alliés, qui désormais nous traitent comme ceux qui considèrent être dévalorisés. Basso, en vérité, et je parle des États-Unis d'Amérique. Non, la responsabilité n'est pas la même quand on est la première puissance militaire au monde et qu'on met en place des structures parallèles à l'ONU pour saper le droit international. Quand on piétine ce qui est aujourd'hui la seule garantie de coexistence des peuples et des États, avec toutes les limites qu'elle a, que ce soit l'ONU ou le droit international, notre responsabilité en tant que France, et ça a été son histoire pendant très longtemps, la France a été une voix entendue dans le monde. Parce que justement, elle se singularisait d'un alignement sur l'atlantisme forcené dont elle a fait preuve ensuite à partir notamment de M. Sarkozy. Nous avons été entendus dans le monde quand nous avons su dire, y compris à nos alliés, que leur comportement était inacceptable. Et je crois que dans ce cas précis, c'est la raison pour laquelle nous avons pris cette initiative et nous espérons qu'elle sera soutenue au sein de l'Assemblée nationale.
[00:10:49] Speaker 2: Alors la semaine dernière, ce sont les Républicains qui ont proposé... Ils ont proposé une résolution demandant l'inscription des frères musulmans sur la liste européenne des organisations terroristes. Le texte a été adopté, mais les débats ont été électriques et surtout les députés de la France insoumise ont voté contre. Comment faut-il comprendre la position de votre groupe ?
[00:11:10] Speaker 1: Les députés de la France insoumise, c'est que ceux du groupe GDR, communistes ultramarins, ceux des écologistes et y compris ceux du Parti socialiste. Donc oui, il y a eu une opposition. Toutes les forces véritablement républicaines à ce qui n'est rien d'autre à nouveau que la poursuite de l'obsession islamophobe du parti de M. Wauquiez qui n'a plus de républicains que le nom, qu'il s'allie d'ailleurs avec ce type de résolution. La ministre, la ministre du gouvernement qui était au banc, l'a dit dans sa déclaration initiale. Oui mais là vous en faites une affaire intérieure. Mais bien évidemment que ça n'a rien d'autre pour but que de mener, encore une fois, la stratégie déterminée par M. Wauquiez, c'est-à-dire de participer à alimenter un discours, un débat, une rhétorique islamophobe.
[00:12:01] Speaker 2: Oui mais il y a bien une raison pour laquelle vous considérez que les frères musulmans ne doivent pas être sur la liste des organisations terroristes.
[00:12:06] Speaker 1: Précisément, j'y venais. Quand la ministre du gouvernement explique que c'est problématique de vouloir inscrire cette organisation sur la liste des organisations terroristes, parce que tout simplement cela ne correspond pas à la nature de cette organisation. Qui est une organisation de l'islam politique, très conservatrice, mais dont la stratégie précisément... Mais est-ce que c'est une organisation bourgeoise pour la France ? Précisément, précisément, dont la stratégie est de participer dans les pays où sont des personnes qui sont des défenseurs de cette idéologie, que nous ne partageons pas, que nous combattons, puisque nous sommes contre l'amalgame entre le religieux et le politique. Et leur stratégie, précisément dans les termes même de la ministre, n'est pas une stratégie violente. Et n'est pas une stratégie terroriste.
[00:12:54] Speaker 3: Est-ce que les frères musulmans sont une organisation dangereuse pour la France ?
[00:12:58] Speaker 1: Si le gouvernement le dit, vous ne contexterez pas l'analyse du gouvernement. Vous ne voulez pas répondre ? Laissez-moi terminer, je voudrais juste rappeler, pour expliquer notre réponse. Il y a cette réponse, et je vous ferai remarquer que, y compris dans le rapport demandé par M. Wauquiez, qui visait à nous attaquer, nous, c'est écrit noir sur blanc, que cette organisation précisément ne fait pas partie. Est-ce qu'elle est dangereuse ?
[00:13:21] Speaker 3: Oui. Est-ce qu'elle est dangereuse pour la France ?
[00:13:23] Speaker 1: Nous, nous sommes contre l'islam politique, c'est-à-dire toute idéologie, toute stratégie politique qui revient à allier le religieux et le politique. Mais bien sûr que ce sont des adversaires politiques.
[00:13:35] Speaker 3: Et donc un excès de précaution serait nuisible en la matière, en disant, allons jusqu'au bout, c'est terroriste.
[00:13:39] Speaker 1: Non, non, excusez-moi, monsieur. La lutte contre le terrorisme, c'est un sujet extrêmement sérieux. Il faut mener cette lutte de manière cohérente, rationnelle. Il ne faut pas l'instrumentaliser, comme le fait aujourd'hui le parti de M. Wauquiez. Pour des réactions purement balores, purement politiciennes, et précisément qui visent à alimenter un amalgame entre les personnes de confession musulmane, entre l'islam politique et entre le terrorisme. Non, le terrorisme, c'est quelque chose de précis et particulier, à laquelle il faut amener une politique précise et particulière, et pas faire des amalgames comme c'est fait.
[00:14:15] Speaker 2: Oui, sur la première à gauche, François Ruffin, je vois que vous levez les yeux au ciel. Il s'est porté candidat à une primaire avec les écologistes Clémentine Autain. L'EPS souhaite visiblement y aller, en tout cas Olivier Faure, mais ils sont divisés, vous avez raison. Et on imagine que la France insoumise ne participera jamais à une primaire de gauche, de la gauche ?
[00:14:40] Speaker 1: Nous, nous l'avons dit, nous ne croyons pas à ce type de processus, qui ne correspond pas d'ailleurs, je crois...
[00:14:45] Speaker 2: Parce que vous avez toujours à la bouche le mot démocratie, mais est-ce que ce n'est pas une manière démocratique de...
[00:14:51] Speaker 1: Non, je ne crois pas que ce soit plus démocratique qu'une autre désignation de candidat. Et je crois que la démocratie, c'est quand les électeurs et les électrices votent et s'expriment et décident de quel programme et quelle personne portant ce programme sera élue et pourra gouverner ce pays. Et précisément, il y a beaucoup de raisons d'être critiques du processus de primaire, outre le fait que ça a déjà été essayé, je vous rappelle, moi, à deux reprises. Et on a vu dans le cas de M. Benoît Hamon, n'est-ce pas ? Les co-listiers dans cette campagne ont tous fini par trahir, avaient signé un papier, c'est très démocratique aussi, des gens qui s'engagent pour soutenir le vainqueur de la primaire et qui ont fini par trahir, rejoindre M. Macron et autres. Vous vous rappelez de ces moments, de grands moments démocratiques. Et puis, il y a eu cette expérience en 2022 d'une espèce de primaire populaire dont la personne qui a été finalement désignée n'est pas allée jusqu'au bout. Donc tout cela est d'autant plus une perte de temps que là... On parle de désigner par une modalité qui est assez... qui interroge aussi. Pourquoi telle règle ? Pourquoi 500 signatures ? Pourquoi ? Qui a décidé de ça ? Très démocratique là aussi. Mais surtout, quand est-ce qu'on parle du fond du programme ? Qu'est-ce qui différencie ces personnes, à part leur bonne mine ? Alors vous pouvez bien aimer un tel ou une telle parce qu'elle sourit, elle dit des blagues, ou celui-là, il a l'air bien sympathique. Mais pour nous, la question, c'est le programme. Quel programme partage le parti socialiste ? C'est une manière de clarifier peut-être. On parle du fond. Et dans ce cas, nous, on débat du fond.
[00:16:23] Speaker 3: Mais il sera toujours question du programme à un moment ou à un autre dans la campagne. C'est quand même mieux...
[00:16:27] Speaker 1: Non, non, excusez-moi, M. Révière. C'est quand même mieux de discuter d'abord du programme parce qu'ensuite, on se met pseudo-soi-disant d'accord sur un coup de pointable. Pour nous, c'est essentiel et fondamental. Je sais que certains considèrent que le programme, il peut être jeté à la poubelle.
[00:16:41] Speaker 3: Mais le programme est l'homme. Pour vous, ça se confond. Il n'y a pas de débat chez vous. Non, non. Ça sera Jean-Luc Mélenchon.
[00:16:46] Speaker 1: Non, non, excusez-moi. Nous, nous avons toujours...
[00:16:48] Speaker 3: C'est pas sûr que ce soit Jean-Luc Mélenchon, le candidat ?
[00:16:50] Speaker 1: Vous êtes au courant peut-être, mieux que moi, d'une information inédite sur la candidature de Jean-Luc Mélenchon.
[00:16:56] Speaker 3: Je serai prêt à prendre des paris.
[00:16:58] Speaker 1: Eh bien, écoutez, prenez les paris que vous voulez. En l'occurrence, nous, nous avons présenté une stratégie très claire qui inscrit d'ailleurs l'ensemble des prochaines échéances électorales dans une volonté de rassembler. Ça s'appelle l'unité populaire. Et c'est ce que nous mettons en œuvre pour les prochaines élections municipales. C'est ce que nous proposons à toutes les forces. C'est ce que nous proposons à toutes les forces qui sont d'accord avec le programme du nouveau Front populaire. Celui qui a été porté en tête lors des précédentes élections. Celui autour desquels nous avons rassemblé une majorité de nos concitoyens et concitoyennes. Vous pensez peut-être que c'est un détail. Non, je pense surtout qu'on a presque fini.
[00:17:33] Speaker 3: Il nous reste 20 secondes.
[00:17:34] Speaker 1: Et la France insoumise sera à chaque élection la force qui présente ce programme de rupture et d'alternative pour les Français et les Françaises.
[00:17:41] Speaker 3: Merci. Merci Daniel Obono.
[00:17:42] Speaker 2: Merci beaucoup. Merci Frédéric. Merci à Flore Simon et à Camille Nérand et à toute l'équipe technique. A très vite.
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