One year of Trump: DOGE, tariffs, Ukraine and ICE (Full Transcript)

A French TV panel debates Trump’s first year back in office—DOGE cuts, tariff shocks, Ukraine diplomacy, ICE raids, legality and the future of trumpism.
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[00:00:00] Speaker 1: Générique Bienvenue dans le débat Donald Trump à la Maison Blanche depuis un an. Rupture, révolution, contre-révolution, bulldozer, force, brutalité, impunité sont les mots qui reviennent le plus souvent dans la presse de ce jour pour qualifier cette année riche en rebondissements, volte-faces et moments totalement inédits dans les relations internationales contemporaines. Trump a affirmé à des journalistes du New York Times pouvoir déclencher une opération armée à sa guise partout dans le monde avec pour seul garde-fou « ma propre morale » a-t-il répondu. On va revenir sur ces moments clés de cette première année de son mandat. Comment l'a qualifiée cette année ? Quel bilan ? Quelles leçons en tirer pour l'année à venir ? Le trumpisme survivra-t-il à Trump ? Un an après le choc Trump, on va poser ces questions à nos invités. Hélène Kuhn, c'est avec nous, bonsoir. Bonsoir. Merci d'être là, professeure Aline Seck-Paris, autrice de Portée de vie, l'incroyable histoire. De Kamala Harris, en face de vous, nous avons le journaliste franco-américain Gérald Olivier. Bonsoir. Merci d'être là, chercheur associé à l'Ipseu et auteur du blog France-Amérique, auteur de Cover-Up, le clan Biden, l'Amérique et l'État profond. Avec nous ce soir, Benjamin Correa. Bonsoir. Vous êtes économiste, cofondateur des économistes atterrés, auteur de Le bien commun, le climat et le marché, c'est au lien qui libère. Et ce soir, Kate Evan, Gorgias Tani est avec nous. Bonsoir Kate Evan. Elle est ancienne chroniqueuse internationale pour France 24 et ancienne correspondante pour France 24 aux Etats-Unis. Alors comment qualifier cette première année ? On va revenir sur les grands moments de cette première année en images. D'abord le jour de l'investiture de Donald Trump. On va l'écouter, c'était donc il y a un an.

[00:01:46] Speaker 2: Nous rêverons avec audace et rien ne nous arrêtera car nous sommes américains. L'avenir nous appartient et notre âge d'or vient tout juste de commencer.

[00:01:55] Speaker 1: L'âge d'or, voilà le terme qu'il a prononcé immédiatement. L'arrivée d'Elon Musk à la tête de Doge et Russ Vogt qui est directeur du personnel fédéral. Musk, c'est le symbole du dégraissage brutal de l'administration fédérale. Kate Evan, est-ce qu'on peut dire qu'en arrivant avec Elon Musk, dont le bilan est quand même 300 000 employés fédéraux virés en 2025, est-ce qu'on peut dire qu'il a donné le ton de cette année 2025 ?

[00:02:24] Speaker 3: Oui, il a donné le ton. Et notamment dans cette idée qu'en fait, il se passait du droit, des institutions, des normes, des règles, qu'elles soient écrites ou qu'elles soient dans l'historique des Etats-Unis, et il y allait en bulldozer. Et je pense que ça, cet aspect bulldozer, on l'a retrouvé sur plein d'autres thèmes pour des bons et des mauvais résultats. Mais cette idée que personne ne l'arrête et personne ne peut l'arrêter et qu'il allait faire ce qu'il voulait, ça a commencé avec Doge. Et on l'a vu vraiment après, que ce soit en politique intérieure ou en politique étrangère, qu'il y avait cette idée que c'est exactement ce que vous avez dit en commençant, c'est que c'est sa propre morale qui l'arrête et que rien d'autre ne peut vraiment le contenir.

[00:03:13] Speaker 1: On fait table rase. C'était ça, ce symbole Elon Musk à Doge. Hélène Koons, comment vous qualifiez justement ? Est-ce que ça va marquer cette première année ?

[00:03:20] Speaker 4: Oui, tout à fait. Mais il est parti depuis un moment. C'est notre Elon Musk, il est venu dans ses propres affaires. Et donc, il ne reste plus que Donald Trump seul. Et cette idée d'América first, mais Amérique seule et Amérique seulement, pour moi, on assiste vraiment, je me permettrais le terme, à la putainisation des États-Unis. C'est-à-dire, c'est sa personne. C'est au-delà des autocrates. C'est vraiment sa personne, l'État fédéral et sa chose. Et il n'y a que lui qui parle. Il n'y a plus que lui qui parle, qui prend la parole et qui est audible. Donc, on n'entend plus rien autour de lui. Il fout du spectacle, d'ailleurs. Oui, c'est très théâtral, mais les conséquences sont pour le peuple, là.

[00:04:00] Speaker 1: Elon Musk, votre analyse, Gérald Olivier, sur cette première, cette arrivée, elle a marqué cette première année. Vous parleriez aussi de bulldozers. Est-ce que c'était disruptif ?

[00:04:10] Speaker 5: Ah oui, ça, volontairement, il y a un côté contre-révolution. Maintenant, il faut toujours regarder...

[00:04:14] Speaker 1: Vous dites contre-révolution plutôt que révolution.

[00:04:15] Speaker 5: Moi, je dis contre-révolution. C'est une contre-révolution voulue, d'ailleurs, par rapport, pas seulement à Joe Biden, mais à 40 ou 50 ans de politique sociale et économique des Etats-Unis. Mais pour parler d'Elon Musk, il faut viser l'objectif. Vous le citiez vous-même. L'objectif, c'est ce nouvel âge d'or. Les Etats-Unis sont aujourd'hui un pays qui ont une dette de 37 000 milliards de dollars, avec un déficit qui touche les 2 000 milliards de dollars. Donc, c'est une administration qui doit faire des économies. Comment est-ce qu'on fait des économies ? Eh bien, en dégraissant le mammouth, comme on dit en français, en éliminant un certain nombre de postes.

[00:04:47] Speaker 1: Il en a fait combien, d'ailleurs, avec ces trois ?

[00:04:49] Speaker 5: Il y a eu 300 000 employés fédéraux virés en 2025, qui ne sont pas toutes les faits de Doge. Et Doge, c'est un département, ce qui est intéressant, c'est que ça a été créé. Ça n'existait pas. Un département totalement, je dirais, focalisé sur l'idée de faire des économies, d'éviter les abus, d'éviter les fraudes, et qui a permis de réduire un certain nombre d'administrations, beaucoup moins, d'ailleurs, que ce qui était envisagé. Et ce qu'on a remarqué, c'est que l'opposition à Doge, elle est venue autant, de l'administration et des chefs de département, qui voulaient sauver leur personnel, je dirais, leur prérogative, que de l'opposition démocrate ou autre.

[00:05:28] Speaker 1: Benjamin Correa, c'est expéditif, tout de même, ces e-mails reçus par les différents fonctionnaires. C'est toujours expéditif aux Etats-Unis.

[00:05:35] Speaker 6: C'est toujours expéditif. Au sein de l'administration aussi ? C'est toujours expéditif, mais c'est quand même, heureusement, rarement, avec cette brutalité. Parce que, vous l'avez indiqué, il n'y a strictement aucun respect, aucun respect d'aucune règle, aucun respect de l'état de droit. Ça a commencé avec Doge et ça continue. Il faut quand même dire, indépendamment du fait que les objectifs de réduction des déficits ont été absolument ridicules par rapport à ce qui était annoncé, mais ridicules, accompagnés de mensonges. Elon Musk a annoncé, par exemple, ça a été repéré par le New York Times et confirmé par tout le monde, une coupure de 8 milliards. Il s'agit de 8 milliards. Et c'est de 8 millions. Et Elon Musk a expliqué, ah oui, il faudra rectifier une série de mes déclarations. Il y avait une part de bluff. Ça a commencé avec un grand, j'ai envie de dire n'importe quoi, mais ce qui est grave, c'est que ce n'est pas n'importe quoi. C'est-à-dire qu'il y a la personnalité de Trump qui surajoute à la brutalité, mais il y a un plan derrière. Il y a la fondation Heritage et il y a une vision contre-révolutionnaire de transformation de la société américaine. Donc, effectivement, Doge, c'est les deux à la fois. C'est la brutalité, c'est la personnalité de Trump qui s'impose de manière extrêmement brutale, mais c'est aussi un plan. Parce que ce qui a été visé par Doge, c'est beaucoup déjà d'AEI, diversité, équité, inclusion, c'est-à-dire ce qui fait l'honneur de l'humanité et ce qui fait l'honneur de l'humanité. Et ce qui fait l'honneur de l'humanité. Et ce qui fait l'honneur des Etats-Unis. Voilà comment ça a commencé.

[00:07:22] Speaker 1: Un moment marquant, en tout cas, des relations internationales. On se souvient de cette séquence de Volodymyr Zelensky dans le bureau Oval avec Trump, Jelly Vance et Pete Exet, le ministre de la Défense, le ministre de la Guerre, puisque c'est le nouveau nom du Pentagone. On va la revoir.

[00:07:44] Speaker 7: Vous jouez avec les vies de millions de personnes. Vous jouez avec la Troisième Guerre mondiale. Et ce que vous faites est très irrespectueux envers ce pays. Ce pays qui vous a soutenu beaucoup plus que ce qu'il aurait dû, selon l'avis de certaines personnes.

[00:08:00] Speaker 1: Kate Evans, elle va rester dans les livres d'histoire, cette séquence. Elle marque une sorte de basculement, peut-être, dans les relations internationales, dans le positionnement de leadership américain.

[00:08:10] Speaker 3: Je pense qu'on voit aujourd'hui où on en est dans les relations entre les alliés historiques, et cette séquence à la Maison-Blanche avec Vladimir Zelensky, c'était un peu le début. On voyait la façon, le ton employé envers un pays qui était un pays qui était aidé par les États-Unis et par les alliés et par l'OTAN, contre une Russie qui était vue comme un adversaire. On a eu le discours de Jelly Vance à Munich qui a complètement explosé, fait exploser toutes les... ... ...les règles et les alliances d'antan. Et à l'époque, on se disait, bon, c'est peut-être pas complètement ça. Aujourd'hui, on voit bien le résultat. On voit que ça n'a été que de pied en pied. On a vu une image, rapidement, de ce sommet en Alaska avec Vladimir Poutine. Je voyais quelqu'un sur les réseaux sociaux qui disait « Aujourd'hui, Donald Trump menace ses alliés pour prendre un territoire pour se protéger d'un homme pour lequel il a demandé aux militaires américains de dérouler le tapis rouge il y a quelques mois. Ça résume un peu ce qui se passe aujourd'hui au niveau des relations internationales. »

[00:09:21] Speaker 1: Donc, ce parallèle, effectivement, entre Zelensky dans le bureau Oval, humilié, parce qu'on peut dire que c'est ça, c'est l'utilisation de l'humiliation, de l'intimidation, et puis Vladimir Poutine, au contraire, à qui on déroule le tapis rouge en Alaska. C'est vraiment deux séquences qui marquent 2025.

[00:09:36] Speaker 4: Oui, et puis, Zelensky s'est trouvé tout de même piégé, là. Je déplore l'absence de décorum, l'absence d'accueil, à combien même ils ne sont pas d'accord. Sur les sujets, je trouvais que nos dirigeants manquaient cruellement de tact. Et, si vous voulez, le soft power... Le tact, c'était sûr que c'était pas vraiment... Le soft power à l'américain, on le perd très vite. Et il n'est pas dit qu'on le récupère comme ça. Donc, ça a commencé avec cette séquence-là.

[00:10:03] Speaker 1: Donc, c'était une rupture pour vous, cette séquence ?

[00:10:06] Speaker 4: Non, mais très clairement, nos dirigeants n'ont pas à être accueillis à un autre chef d'État de cette manière-là, sur le principe.

[00:10:14] Speaker 5: Avec, donc, humiliation... Oui, c'était une double rupture. C'était aussi une mise en scène du pouvoir, et ça, vous l'avez dit. Et c'était une scène qui était destinée à Zelensky, mais qui était également destinée à beaucoup d'autres, des alliés et adversaires des États-Unis. Maintenant, cette scène, il faut quand même rappeler que l'entretien a duré 45 minutes. Et il dérape dans les 3-4 dernières minutes, alors que le ton est lentement monté, mais qu'au début, ça a commencé de manière courtoise. Ça avait l'air calculé, tout de même. Oui, ça avait l'air prévu, l'intervention de Johnny Vance, notamment. Mais, en vérité, ce qui s'est passé à ce moment-là, c'est que Donald Trump... Donald Trump a voulu faire comprendre deux choses à Vladimir Zelensky. Un, il n'était pas Joe Biden, et il n'allait pas continuer à payer pour soutenir une guerre à laquelle il ne croyait pas. Deux, Zelensky n'était pas en position de négocier. Il était en position de dire merci, alors qu'il était venu dans le bureau Oval avec des demandes, en insistant pour que l'Amérique soit plus présente. Donc, c'était justifié, vous dites, Gérald Olivier. Dans la méthode, c'est la méthode Trump. Cette méthode de l'intimidation. Mais l'objectif, il était très clair, et il a d'ailleurs parfaitement fonctionné. Parce qu'ensuite, les relations, excusez-moi, entre les deux hommes ont été beaucoup apaisées. On a vu qu'après, Zelensky a compris ce qui s'était passé, il a compris pourquoi ça s'était passé, et ensuite, la relation a été beaucoup plus simple et beaucoup plus claire, et toujours de coopération au passage. En dépit du fait qu'en un an, Donald Trump n'a toujours pas réussi à faire la paix, alors qu'il avait promis de la faire en un jour.

[00:11:37] Speaker 1: Hélène Kuntz, là-dessus, Vladimir Zelensky, il a même été très humilié ce jour-là. Très humilié. Vous savez, c'est peut-être aussi le début,

[00:11:47] Speaker 4: c'est-à-dire d'un déclin cognitif de Trump qu'on voit peu à peu. Alors, je sais que, Gérald, vous pouvez me dire, le déclin, comment dire, cognitif de Joe Biden était manifeste, et il est clair qu'il était très frêle à la fin de son mandat. Mais tout de même, à aucun moment, je n'ai pas craint un tweet de Joe Biden. Il n'a peut-être pas dû faire ce qu'il a pu faire. Donc, vous voyez, le Donald Trump qu'on voit là, et le Donald Trump qu'on voit aujourd'hui, c'est quelqu'un qui était aussi très en déclin. Je pense qu'on va revenir là-dessus.

[00:12:18] Speaker 1: Benjamin Correa, sur cette tactique de l'intimidation, de l'humiliation, ça, on le retrouve ensuite.

[00:12:27] Speaker 6: Oui, oui, c'est très choquant. Avec les taxes, d'ailleurs, on le retrouve aussi. C'est très choquant parce que, à cette époque-là, Trump imaginait encore qu'il pouvait imposer une solution à sa main, c'est-à-dire rapide, au bénéfice de la Russie, de manière à pouvoir se concentrer sur autre chose. Et au passage, parce que ça, c'est une dimension fondamentale du trumpisme, faire un peu des petites affaires, c'est-à-dire mettre la main sur les terres rares, comme on l'a vu dans le document qui a circulé, mettre la main sur les avoirs russes gelés en Europe, mettre la main sur une partie de l'énergie nucléaire. Donc, je veux dire, ce qu'on a vu là, c'est le commencement de quelque chose qui s'est réglé. C'est ce qu'on va révéler plus tard, qui est la dimension totalement business de la diplomatie américaine. Et business au sens le pire du terme. Ça veut dire que les relations internationales, ça sert à faire des affaires.

[00:13:29] Speaker 5: Mais je ne suis pas d'accord là-dessus. C'est beaucoup trop simpliste comme explication. Pourquoi ? Parce qu'en vérité, il y a deux choses. C'est vrai que d'un côté, Donald Trump se fait dédommager pour l'argent des contribuables américains qu'il dépense au service d'autres nations. Et d'un autre côté, il y a aussi parce que cet argent, c'est celui des contribuables américains. Donc, il aime bien qu'il y ait un retour sur investissement. Mais l'histoire des terres rares et l'histoire de la présence des Etats-Unis dans une Ukraine classifiée, c'est une garantie de sécurité. C'est ce que demande Zelensky. Mais bien entendu, Donald Trump ne mettra jamais de soldats américains sur le sol ukrainien. Par contre, il enverra des hommes d'affaires si eux sont prêts à y aller. C'est une garantie de sécurité. Ils ne sont pas prêts à y aller au Venezuela. Je ne suis pas sûr qu'ils soient prêts à y aller en Ukraine.

[00:14:13] Speaker 6: Mais Zelensky a insisté sur le fait... C'est ce que Zelensky a dit. Il a dit que des entreprises américaines n'étaient pas une garantie. Il y a des entreprises de toutes sortes en Ukraine et c'est zéro garantie. Les seules garanties, on les connaît. Elles ne sont pas du tout de cette nature-là. C'est une tentative de mainmise sur les ressources d'un pays exsangue, en guerre, dans une situation d'extraordinaire faiblesse. Et ça donne une idée de ce qu'est la diplomatie de Trump, dont on va reparler d'ailleurs à propos du Groenland. Ce n'est pas une exception.

[00:14:45] Speaker 1: Et dans lequel on parle des droits de l'homme ? On parle des droits de douane. Dès qu'il est arrivé au pouvoir, on va retrouver cette séquence en images, il y avait un tableau sur lequel étaient inscrits tous les différents tariffs. Il a dit que c'était son mot préféré. On se souvient de cette image. Chaque pays avec un montant de droits de douane qui lui correspond. C'est comme ça qu'il a démarré ses relations internationales, Donald Trump, qui est Evan Gorgestani. Parce que finalement, ces droits de douane sont à la fois... des outils économiques, mais pour lui, des outils politiques. Tout de suite, il a voulu l'afficher pour négocier avec ces différents pays. Oui, et alors... Ou imposer, en tout cas, des négociations.

[00:15:28] Speaker 3: Imposer des négociations, mais aussi, ce qui était intéressant, c'était la justification et la logique derrière ces droits de douane. Un coup, c'était pour dire qu'on s'est trop fait avoir, il faut qu'on fasse rentrer de l'argent. Ça veut dire que si on veut faire rentrer de l'argent, il faut garder, il faut maintenir ces droits de douane. Or, on l'a vu que sur la majorité des droits de douane qui sont sur cette pancarte, elles ne sont pas restées à ce niveau-là.

[00:15:53] Speaker 1: C'était des 45, 50 pour 100.

[00:15:55] Speaker 3: Donc, cette idée qu'en mettant des droits de douane très élevés, on va faire rentrer de l'argent aux Etats-Unis, si on ne le fait pas sur le long terme, ça ne sert à rien. La deuxième chose, c'est que les droits de douane, qui les payent ? Pourquoi est-ce que les Européens sont tellement frileux à l'idée de mettre des droits de douane sur les produits américains ? Parce qu'ils savent très bien, et tout le monde le sait, qu'à un moment donné, une partie de ces droits de douane est répercutée sur le consommateur. Personne ne va prendre... Donc, tous ces droits de douane, au final, il s'est rendu compte que ça ne marchait pas forcément tout le temps. C'était effectivement une arme de négociation parce que ça a forcé certains pays à faire des accords. Mais il y a quand même eu cette expression qui a été utilisée sur Donald Trump, « Taco, Trump always chickens out » sur les droits de douane. Et ça a été je vous vois secouer la tête, mais c'est vrai que quand on prend la liste des droits de douane, il y en a beaucoup qui ne sont plus là.

[00:16:51] Speaker 5: Mais parce que leur finalité n'était pas celle-là. Mais donc, il a menti quand il disait qu'il voulait faire rentrer de l'argent. C'est ridicule.

[00:16:57] Speaker 1: Il a dit qu'il voulait réindustrialiser l'Amérique grâce à ce droit de douane.

[00:17:02] Speaker 5: Mais ça fonctionne, figurez-vous. Ça fonctionne. C'est ce qu'on constate depuis un an. On aura le temps d'ici les mid-term de voir un petit peu comment va évaluer l'économie américaine. Mais là où moi je critique Donald Trump, sur cette affaire, c'était le 2 avril. En termes de communication, il a raté son coup. Je suis entièrement d'accord pour le dire. Parce que les gens n'ont pas compris la finalité de ces droits de douane. C'est pas simplement de faire rentrer l'argent. Ça c'est une finalité. C'est un élément de négociation, c'est une deuxième finalité. Troisième, c'est également forcer un certain nombre d'entreprises pour contourner ces droits de douane à venir investir aux Etats-Unis. Et derrière ça, il a réussi à sortir 18 000 milliards d'investissements. Ils ne sont pas tous encore dans le sol américain, mais ce sont des annonces Il y a un effet d'annonce, mais 18 000 milliards d'investissements étrangers aux Etats-Unis, c'est quand même monumental.

[00:17:51] Speaker 1: Pardonnez-moi, mais ce chiffre, vous le tenez d'où ? Dans la Maison-Blanche. Ça fait partie des annonces fabuleuses

[00:17:58] Speaker 8: de Benjamin Correa. Je donne la parole à l'économiste

[00:18:02] Speaker 1: qui vous répond et ensuite à Hélène Kouns. Sur les droits de douane. Sur ces chiffres déjà. Moi j'ai vu que les droits de douane avaient rapporté 200 milliards de dollars l'année dernière. Ça c'est aussi un chiffre officiel.

[00:18:14] Speaker 6: Oui, effectivement. Ils ont rapporté. La question, c'est les effets de moyen terme. La première chose, et vous l'avez dit, c'est que les effets sur le commerce international sont moindres que ceux qu'on pensait. Et la raison fondamentale, c'est que ils étaient établis au départ à plus de 25%, et pratiquement, ceux qui sont pratiqués sont de l'ordre de 15%. C'est le fameux TACO. Le fameux TACO. En particulier, d'ailleurs, vis-à-vis de la Chine. C'est ça qui est absolument extraordinaire. Parce que s'il y a quelqu'un qu'il faut craindre, c'est la Chine. Et la Chine a battu ses records d'exportation au cours de l'année 2025. Et sitôt que la Chine a sorti ses terres rares, c'est TACO qu'on avait eu. Il a fait absolument machine arrière. Et pas seulement la Chine. Ça veut dire que vis-à-vis de ces seigneurs de la guerre dont il s'est entouré, qui sont les grands patrons de la tech, lorsque Apple etc. a dit, mais enfin, vous n'y pensez pas. Vous ne pouvez pas taxer mes fabrications en Chine. Et lorsque Intel a dit, mais vous ne pouvez pas barrer mon exportation de puces, cette fois. Et pas seulement. C'est aussi vrai pour Vidya. Il a fait machine arrière. Donc, comment dire. L'effet économique est absolument positif. Ce n'est pas du tout celui qui est attendu. Et je pense que à l'avenir, une fois que les importateurs auront fini de déstocker et qu'ils devront répercuter les droits de douane, ça va se voir sur l'inflation américaine, qui, comme vous le savez, déjà ne ralentit pas. Elle est à 3%.

[00:20:04] Speaker 5: Elle ralentit considérablement même. Elle est à 1,6%. Elle est de 1,6%. Elle est de 1,6% dans les statistiques.

[00:20:13] Speaker 6: Mais vous savez, vous savez que la préoccupation numéro 1 des Américains, vous le savez, c'est leur pouvoir d'achat. C'est l'appauvrissement. Et alors, c'est lié à quoi ? Je parle de ce qui est effectivement acquis par le peuple américain et ils l'acquièrent à des prix bien plus élevés.

[00:20:43] Speaker 5: L'inflation de Biden était à 9 et elle est retombée à 1,6%.

[00:20:45] Speaker 6: Oui, elle a été retombée déjà

[00:20:47] Speaker 5: sous Biden, vous le savez très bien. C'est lui qui l'avait fait monter pour commencer.

[00:20:51] Speaker 1: Enfin, vous voyez le Covid. On ne va pas revenir sur les raisons de l'inflation.

[00:20:54] Speaker 4: Alors, très rapidement, sur les douanes tarifaires, il est important de rappeler...

[00:20:58] Speaker 1: Pour rappeler tout de même qu'aujourd'hui même, il a dit qu'il allait taxer à 200% les champagnes et les vins français. Oui, c'est une menace. Donc, il continue.

[00:21:05] Speaker 5: Mais c'est un investissement en négociation. Il faut attendre de les voir.

[00:21:09] Speaker 4: Hélène Kuntz. Le problème avec ces douanes tarifaires, il y a un caractère illégal. Pourquoi illégal ? C'est à combien illégal que c'est devant la Cour suprême, là ? Donc, on attend une décision de la Cour suprême. Qu'est-ce qu'elle va dire, la Cour suprême ? À mon avis, il risque d'apporter un touche parce que ça sous-entend aussi rembourser la terre entière, littéralement la terre entière. Mais le problème, c'est que c'est le propre du Congrès de fixer les douanes tarifaires. Et là, on voit un Congrès qui a abdiqué le rôle et qui est de mèche avec ce nouveau système autoritaire. Est-ce qu'il est de mèche ?

[00:21:41] Speaker 1: Parce que le pouvoir exécutif n'a jamais été aussi important qu'avec Trump.

[00:21:44] Speaker 4: Oui, mais c'est parce que le Congrès ne joue pas leur rôle. Si je peux me permettre, juste un moment.

[00:21:48] Speaker 6: Je vous donnerai la parole ensuite, quand j'ai encore rien à dire. Il y a des ressortissants américains ici, alors je ne veux pas leur donner la leçon. Il y en a trois. Ils savent, comme moi, que la condition de constitution des Etats-Unis, ça a été, entre le Nord et le Sud, que la question des droits de douane dépend du Congrès, pas du Président. Parce que le Nord était protectionniste, le Sud était libresangiste. Pour la décision de la Cour suprême. Donc la Cour suprême est très ennuyée parce que, normalement, il ne devrait même pas y avoir de discussion. C'est totalement inconstitutionnel. Étant donné qu'ils sont nommés par Trump... Illégal. Mais il veut... Mais Gérald Olivier, allez-y.

[00:22:27] Speaker 5: Si je peux apporter une toute petite précision, dans le cadre d'une situation d'urgence, le Président a le droit de passer outre le Congrès. Si la Cour suprême... Laissez-moi terminer. Si la Cour suprême décide qu'il n'y a pas de situation d'urgence, en effet, elle risque d'invalider un certain nombre de ses tarifs. Maintenant, à croire Scott Besson, qui est secrétaire au Trésor, il y a d'autres moyens de les maintenir. Simplement, ça aurait pour effet de prolonger une incertitude qui n'est pas bénéfique à l'économie. Ça, c'est une évidence.

[00:22:55] Speaker 3: Et par ailleurs, la Cour suprême, certes, il y a trois juges qui sont nommés par Donald Trump et que sur des questions, notamment, des questions sociétales et les questions de pouvoir exécutif, ils ont eu tendance à aller du côté de Donald Trump. Mais sur des questions un peu de constitutionnalité, de droit américain, et notamment, certains qui ont assez surpris, comme Amy Coney Barrett, qui a surpris par certaines de ses prises d'opposition.

[00:23:20] Speaker 1: Parce qu'elle a été nommée par Trump.

[00:23:21] Speaker 3: Ce n'est pas une situation claire où on pourrait se dire que de toute façon, c'est sûr qu'ils vont laisser passer. C'est pour ça que tout le monde attend la décision de la Cour suprême.

[00:23:32] Speaker 6: Les auditions, au cours des auditions, les juges, eux-mêmes, ont été extrêmement surpris par la faiblesse de l'argumentation de l'administration Trump. C'est vraiment, indécidable.

[00:23:45] Speaker 1: Quatrième marqueur, celui de ICE, la politique anti-immigration financée par la Big Beautiful Bill de Donald Trump, qui agit, on a vu, ce sont les images à Minneapolis, les toutes dernières, elle interpelle les immigrés clandestins, mais aussi les citoyens américains, ce qui se passe d'ailleurs à Minneapolis. Cette police, Ellen Coons, elle dépend totalement de l'administration Trump, elle a beaucoup d'argent, et elle n'a pas de compte à rendre, elle n'est pas soumise, au même cadre légal que la police fédérale. Tout à fait. Ça, il faut le réexpliquer.

[00:24:18] Speaker 4: C'est une sorte de milice ? C'est absolument une milice, et elle a pas mal recyclé, vous savez, dans les rangs des groupes racistes, on se demande où sont passés les Proud Boys, où sont passés les uns et les autres, ils sont sans doute un petit peu dedans. On le sait, parce qu'ils sont masqués. Pourquoi sont-ils masqués ? Parce que...

[00:24:39] Speaker 8: C'est quand même une question. Attendez. Laissez-la terminer, Jean-Baptiste. Pourquoi sont-ils masqués ? C'est ça, immédiatement.

[00:24:49] Speaker 4: Benjamin Correa, pourquoi sont-ils masqués ? Ils sont masqués pour ne pas avoir des comptes à rendre, mais c'est extrêmement préoccupant, parce que, vous savez, tous les gouverneurs dans tous ces États font des procès pour faire enlever cette police fictive qui est en train de poser un énorme souci avec la vraie police. Vous voyez qu'il y a quand même le propre, du gouverneur qui est, lui, la personne, l'exécutif de chaque État. Donc, si vous voulez, le gouverneur aurait pu dire « Je suis en difficulté. Envoyez-moi des renforts, envoyez-moi de l'aide. » Mais on est sur un cas le contraire. Donc, cette idée de faire taire le public, de rendre les États-Unis dans des conditions au quotidien, vous voyez, avec ça, s'ils y arrivent, les gens vont avoir du mal à voter d'ici à novembre. Merci, Jean-Baptiste.

[00:25:42] Speaker 5: Merci, Jean-Baptiste. Merci, Jean-Baptiste. Merci, Jean-Baptiste. Merci, Jean-Baptiste. Merci, Jean-Baptiste. Sur ce dossier, il faudra vraiment qu'il y ait quelque part, je dirais, un rendu journalistique un tout petit peu honnête. ICE, c'est la police de l'immigration. L'immigration, c'est une politique qui dépend du gouvernement fédéral. De même que c'est le Congrès qui a le droit d'imposer des tarifs, c'est le gouvernement fédéral et le président qui ont la main mise sur l'immigration, surtout l'immigration clandestine. Cette police, elle est là pour arrêter des clandestins, des gens qui ont franchi des droits de l'homme. Ils ont franchi la frontière illégalement et qui ont, de surcroît, la plupart du temps, commis des crimes aux Etats-Unis. Un Etat, je le dis, n'a pas le droit d'empêcher une agence fédérale d'effectuer son travail. Donc là, quand vous avez des manifestants qui interviennent pour stopper l'opération de ces agents, ce sont les manifestants qui violent la loi. Ça, c'est la première chose. La deuxième chose, Donald Trump a été élu il y a un petit peu plus d'un an. Il a été élu, très largement, avec un programme qui expliquait clairement qu'il allait, un, fermer la frontière, deux, expulser les clandestins. Il est en train d'appliquer la politique pour laquelle il a été élu. Quand des gens radicaux interviennent pour stopper cette politique, c'est eux qui violent la démocratie.

[00:26:57] Speaker 1: Qu'est-ce que c'est, Van ?

[00:26:58] Speaker 3: D'une part, pour remettre un peu quelque chose dans l'ordre, certainement que le gouverneur n'a pas le droit d'empêcher ICE d'intervenir. En revanche, ils ont le droit, et c'est ce que certains d'entre eux ont fait, de dire que nos forces étatiques n'aideront pas ICE à intervenir. Qu'ils se débrouillent tout seuls, ils viennent, ils se débrouillent tout seuls, donc on ne va pas les aider. C'est d'ailleurs pour ça qu'on a vu Trump envoyer de la garde nationale pour aider ICE et protéger ICE dans ces endroits, puisque certaines des forces étatiques ne les aidaient pas. Par ailleurs, il est arrivé au pouvoir, Donald Trump, en disant qu'on va arrêter les pires du pire, les criminels. Aujourd'hui, je regardais les chiffres qui ont été donnés par l'administration Trump, il y a environ 73 000 personnes qui sont actuellement en détention aux Etats-Unis qui sont des sans-papiers. Sur ces 73 000, ce qui est un record historique, donc là-dessus, il avait promis qu'il arrêterait tout le monde, il les a arrêtés. En revanche, quand on regarde sur le dossier criminel, est-ce que c'est les pires du pire ? 70% de ceux qui sont actuellement en détention, à peu près, n'ont rien sur leur dossier, sur le fait d'avoir franchi la frontière illégalement, et sur le reste, les 30% restants, il y a effectivement des vrais criminels, mais il y a aussi une majorité de gens qui ont commis des choses comme des infractions au corps de la route, ce qui est une infraction, ce n'est pas un crime. Et d'ailleurs, sur les Américains, et ils l'ont élu pour ça, les derniers sondages, parce qu'on a eu une flopée de sondages pour ces un an, et notamment sur l'immigration, c'est le sujet sur lequel les Américains sont moins contents de Donald Trump. Seulement 38% sont favorables à la façon dont ils s'occupent de l'immigration, et je finirai sur juste un point, puisque vous avez mentionné la frontière, la fermeture de la frontière, ça, ils sont d'accord. Ça, les Américains sont très contents, puisqu'il a vraiment réussi à boucler la frontière. Il y a aujourd'hui 10 000 à peu près personnes qui passent tous les mois, c'était 100 000 à la fin du mandat de Joe Biden, et là-dessus, c'est toujours très favorable. En revanche, sur les tactiques de ICE, et cette idée qu'on arrête, des gens dans la rue, sans autre forme de procès, ça, ça passe beaucoup moins bien, et on l'a vu dans les expériences spéciales en octobre et en novembre récemment, les chiffres pour les Républicains ne sont pas très bons, et notamment

[00:29:23] Speaker 1: sur l'immigration. Et je cite Joe Rogan, qui est un podcasteur très proche des Trumpistes, qui lui parle, je l'ai entendu dans son podcast, il parle de Gestapo, alors que lui, c'est un vrai Trumpiste, Gérald Olivier. Donc même lui, même un Joe Rogan, finalement, est révolté. Bon, évidemment, il y a eu en plus la mort de René Goud, il réagissait à l'idée de

[00:29:43] Speaker 3: demander les papiers aux gens, aux Américains. Parce qu'il y avait une idée de ICE pourrait demander à un Américain, enfin, n'importe qui dans la rue, montrez-moi vos papiers, et c'est là-dessus que Joe Rogan...

[00:29:53] Speaker 1: Et ça, c'est pas du tout la tradition américaine.

[00:29:55] Speaker 5: On n'a pas le casse-pieds. Parce que, même sans le vouloir, peut-être, vous avez abondé dans mon sens, parce qu'en effet, la police locale, la police d'un maire, une police municipale, n'est pas obligée de venir aider la police de la frontière à faire son travail. Par contre, lorsque vous avez dit que Donald Trump a menacé de déployer la garde nationale, parce que les forces de l'ordre local refusaient de venir protéger ICE, vous avez des manifestants qui sont plus que des manifestants, qui font de la provocation, qui font même parfois des guet-apens. Il y a eu des sortes de pièges tendus aux officiers de ICE pour les attaquer, et dans ce cas-là, si la police locale ne vient pas protéger les forces fédérales, eh bien, inévitablement, le président doit trouver une autre solution.

[00:30:39] Speaker 3: Et ça, c'est aussi devant les tribunaux, puisque ce n'est pas clair sur s'il a le droit d'appeler la garde nationale pour protéger ICE ou pas. Il y a 1500 militaires

[00:30:48] Speaker 6: qui attendent d'être envoyés à Minneapolis. Je voudrais rajouter quelque chose. Indépendamment des chiffres que vous avez rappelés, sur le fait que la très grande majorité des gens qui ont été arrêtés n'auraient pas dû l'être, étant donné la nature des infractions qu'ils ont commises ou tout simplement n'ont pas commises, indépendamment de ces chiffres-là, il y a quelques petites choses qu'il faut préciser sur ICE qui expliquent pourquoi c'est bien davantage une milice au service de la politique de Trump qu'une agence où... Ce n'est pas Trump qui a créé ICE. Attendez, attendez, attendez. Il a mis beaucoup d'argent. Les gens ne savent pas et il faut le dire, que pour être recruté dans ICE, on n'a besoin d'aucun diplôme. Ça veut dire que on a affaire à des gens qui sont sans formation, sans instruction, par ailleurs, ils sont protégés par leurs masques, par la nature des opérations qu'ils peuvent faire. Faut-il rappeler qu'à propos de la dernière personne qui a été assassinée par un garde de ICE, mon vice-président, M. Vance, a déclaré que ces gens sont protégés de tout. Ils peuvent faire ce qu'ils veulent. Il faut que les Américains le comprennent.

[00:32:07] Speaker 5: Cette dame n'a pas été assassinée, cette dame a été tuée par un agent qui a agi en état de légitime défense. La vidéo le montre. Ce que vous dites, c'est un mensonge éhonté. La vidéo le montre. Vous ne pouvez pas dire ça. Vous ne pouvez pas dire ça parce que... Il y a une enquête en cours. La ministre a utilisé sa voiture comme voiture bélier. Il y a une enquête en cours.

[00:32:31] Speaker 6: Il faut dire une chose. Lorsque le ministère de la Justice a voulu ouvrir une enquête, pour savoir ce qu'il en était, s'agissait-il d'une voiture bélier ou s'agissait-il d'un assassinat, le mandat qui a été donné au procureur, c'est vous enquêter sur les liens de la victime avec des associations et vous n'avez pas le droit d'enquêter sur les conditions dans lesquelles le tir a été formulé. Le procureur a démissionné. Voilà où est-ce qu'on en est.

[00:33:01] Speaker 3: Cinq ont démissionné.

[00:33:04] Speaker 6: Ne reproduisez pas le discours le pire. La vidéo le montre. Vous avez une vidéo où elle avance sur lui. C'est visible.

[00:33:16] Speaker 5: Faisons l'enquête. Le ministère est tellement sûr de son affaire qu'il empêche de faire l'enquête. En tout cas,

[00:33:29] Speaker 1: ce qu'on peut dire, c'est que c'est un basculement la mort de René Goud. Il s'est passé quelque chose. Il y a une mobilisation plus forte des Américains contre ICE depuis. On peut le dire, ça.

[00:33:39] Speaker 3: Ah oui, ça, absolument, ça a vraiment...

[00:33:42] Speaker 5: Mais c'est pas ce que les radicaux voulaient. Ils voulaient George Floyd.

[00:33:46] Speaker 3: Non, mais la dernière chose...

[00:33:47] Speaker 1: Je sais pas, parce que pour l'instant...

[00:33:48] Speaker 3: Juste, pour le côté prise de conscience, en fait, il y a eu un sondage qui a été fait sur est-ce que vous avez vu la vidéo ou entendu parler de ce qui est arrivé à René Goud ? Et il y avait un chiffre du style 90%. C'est quelque chose aux Etats-Unis et même ailleurs, aujourd'hui, d'avoir 90% d'une population ou des gens interrogés qui vous disent, j'ai vu ça, j'ai entendu parler de cette information, c'est énorme. Donc c'est quelque chose qui a touché, qui est passé outre les barrières politiques d'âge, de classe sociale, de couleur de peau. Ça a vraiment atteint tout le monde. Après, tout le monde n'est pas d'accord sur ce qu'ils ont vu, mais tout le monde l'a vu. Et donc, ça a déclenché quelque chose aux Etats-Unis.

[00:34:32] Speaker 6: Il nous reste 5 minutes d'émission. Un tout petit mot, parce que c'est quand même important. Aïs a été déployé, pratiquement à 100%, dans des villes tenues par les démocrates. Parce qu'il n'y a pas d'assassins réfugiés dans les villes républicaines. Ceci montre le caractère entièrement politique de l'usage qui est fait par Aïs.

[00:34:54] Speaker 5: C'est dans les villes démocrates où il y a des accrochements où Aïs a été déployé dans beaucoup de communautés.

[00:35:01] Speaker 1: On continuera à en parler d'Aïs, mais là, il reste 5 minutes pour terminer cette émission. On va faire un peu de prospective. D'abord, est-ce que le trumpisme va survivre à Trump? C'est quand même une question qu'on se pose. Hélène Kuntz.

[00:35:14] Speaker 4: Je demeure un tout petit peu optimiste. Qui va mourir. Non, non, non. Pas qu'il meurt. C'était effectivement vraiment porté par sa personne. Demain, J.D. Vance prend le poste. Voilà. Il ne peut pas peser. Sa personne, sa personnalité ne peut pas peser comme on a vu. On a vu Trump depuis, d'ailleurs, je dirais Trump depuis 30 ans. Trump était un homme extrêmement populaire, très connu, vous voyez. Donc, ça colle trop à la personnalité de Trump. On l'a vu, comme vous avez évoqué tout à l'heure, dans ses derniers lots d'élections. Justement, en parlant de Donald Trump,

[00:35:56] Speaker 1: le voilà qui arrive. Il va donner une conférence de presse. Maintenant, à la Maison-Blanche, le voilà avec ses 365 wins, c'est-à-dire 365 fiches. Vous disiez que c'était un peu plus long. C'est-à-dire que c'est un peu plus long. C'est-à-dire que c'est un peu plus long. Vous disiez qu'il était bonne une par jour. C'est pour les 365 jours.

[00:36:12] Speaker 3: Oui, c'est la Maison-Blanche qui a distribué ce document juste avant le début de cette conférence. Pour les un an d'anniversaire. On l'écoute. On voit bien que Donald Trump était en surprise, là.

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Arow Summary
French TV debate reviewing Donald Trump’s first year back in the White House (framed as rupture/bulldozer/impunity). Panelists discuss DOGE led by Elon Musk and mass federal layoffs, claims of deficit reduction vs alleged exaggerations, and broader “counter‑revolution” agenda (Heritage Foundation). They examine a dramatic Oval Office confrontation with Ukraine’s Zelensky as a turning point in alliances and U.S. soft power, contrasting it with friendlier treatment of Putin. They debate tariffs as negotiating weapons vs revenue/reshoring tools, their legality/constitutionality (Congress’s tariff power) and pending Supreme Court scrutiny, plus economic impacts and “TACO” (Trump Always Chickens Out) reversals. They discuss ICE immigration enforcement—federal authority vs state non-cooperation—claims of overreach, masked agents, arrests of non-criminals, militarization, public backlash after a widely seen fatal incident, and accusations of politicized deployment in Democratic-run cities. The show ends with prospects: whether “Trumpism” can outlive Trump, with skepticism that successors like JD Vance can replicate Trump’s personal dominance.
Arow Title
Débat: un an de Trump—DOGE, tarifs, Ukraine et ICE
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Arow Key Takeaways
  • Trump’s first year is portrayed as highly disruptive, prioritizing executive power and spectacle over norms.
  • DOGE/Musk symbolize aggressive state downsizing, disputed savings, and a broader ideological agenda.
  • The Oval Office clash with Zelensky is framed as a watershed moment for alliances and U.S. soft power, contrasted with warmer optics toward Putin.
  • Tariffs are debated as leverage vs revenue/reshoring; frequent reversals fuel the “TACO” critique.
  • Legal challenges focus on Congress’s constitutional authority over tariffs and the limits of emergency powers; Supreme Court ruling is awaited.
  • ICE enforcement has increased detentions but faces criticism for targeting many non-criminals, using masked agents, and provoking backlash after a fatal incident.
  • State/federal tensions rise as some states refuse to assist ICE while the administration considers National Guard support.
  • Panelists question whether trumpism is transferable beyond Trump’s personal brand and dominance.
Arow Sentiments
Negative: Overall tone is alarmed and contentious, emphasizing brutal methods, rule-of-law concerns, humiliation in diplomacy, and fears of authoritarian drift; a minority voice defends goals (deficit control, border enforcement, reshoring).
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