[00:00:00] Speaker 1: L'Ukraine a subi ce samedi des coupures massives de courant en raison d'une défaillance systémique selon les autorités. Le métro de Kiev que vous apercevez ici à l'image a été momentanément arrêté. Le réseau est mis à mal, méthodiquement touché par ces bombardements russes. Conséquence, le blackout, le foie, le gel pèsent. Le Kremlin annonce d'ailleurs ce dimanche que la trêve énergétique a pris fin. Quel est au moment où nous parlons de la situation de l'Ukraine sur le plan de l'énergie ? Emmanuel Chaz, correspondance.
[00:00:30] Speaker 2: Il fait très très froid dans l'ensemble de l'Ukraine ici. À Kharkiv, il y a moins 18 degrés ressentis, moins 25 degrés. Alors depuis hier soir, au niveau de la situation énergétique, le gouvernement a annoncé que l'ensemble des régions avaient été reconnectées au réseau. Ça veut dire que l'énergie, l'électricité continuent à circuler. En revanche, ça ne signifie pas que tous les immeubles sont reconnectés. Ça ne signifie pas non plus que l'eau courante ou le chauffage, par exemple, sont revenus dans tous les bâtiments. Par exemple, dans la capitale à Kiev, qui a été la plus fortement impactée par les frappes sur les infrastructures énergétiques, il y a encore un quart de l'ensemble des bâtiments résidentiels qui est toujours sans chauffage. Donc vous pouvez vous imaginer dans quelles conditions vivent les habitants et en particulier ceux qui sont les plus vulnérables, ceux qui ne peuvent pas quitter leur appartement. Par exemple, les personnes âgées qui vivent dans des bâtiments, qui sont assez hauts pour avoir besoin d'un ascenseur. S'il n'y a pas d'électricité, il n'y a pas d'ascenseur. Donc il n'y a pas d'ascenseur qui fonctionne. Donc les personnes qui sont dans les immeubles ne peuvent pas en descendre. Donc pas d'électricité pour un quart des bâtiments à Kiev. Ici à Kharkiv, on a vécu une situation un peu similaire en ce qui concerne les transports en commun. Hier, le métro n'a pas fonctionné pendant une grande partie de la journée. Il y a eu des bus de remplacement, mais ça veut dire qu'il y avait aussi beaucoup de gens qui étaient coincés dehors, qui ne pouvaient pas rentrer chez eux, qui ne pouvaient pas aller au travail. Donc une situation qui reste extrêmement compliquée.
[00:02:07] Speaker 1: Emmanuel, où en sont, du point de vue de l'Ukraine, les négociations qui étaient annoncées pour ce week-end ?
[00:02:16] Speaker 2: Alors effectivement, il y avait une nouvelle série de négociations qui étaient annoncées ce week-end. Sauf que Volodymyr Zelensky a dit qu'il souhaitait avoir un peu plus de clarté, notamment côté Amérique. Sur certains points de ces négociations. Donc il a dit que ça se passerait plutôt la semaine prochaine que ce week-end. Le président ukrainien qui avait aussi dit que pour régler la question territoriale, pour y trouver une solution, il n'était pas possible de le faire sans que les deux dirigeants, c'est-à-dire lui et Vladimir Poutine, se rencontrent. Or, ce n'est pas à l'ordre du jour. Et puis Vladimir Poutine avait dit que si une rencontre devait avoir lieu, eh bien, cela serait à Moscou. Ce à quoi Volodymyr Zelensky avait répondu que s'il en avait le courage, eh bien, c'était à Vladimir Poutine de se rendre à Kiev. Donc en l'état, il n'y a pas d'avancée malgré les déclarations plutôt optimistes qu'on a pu entendre côté américain.
We’re Ready to Help
Call or Book a Meeting Now