[00:00:00] Speaker 1: — Hélène Frade pour Dans la presse. Bonjour, Hélène.
[00:00:05] Speaker 2: — Bonjour, Damien.
[00:00:06] Speaker 1: — À la une de la presse, notamment ce matin, l'invitation lancée par les États-Unis à une soixantaine de pays, invitation à siéger au Conseil de la paix.
[00:00:13] Speaker 2: — Et parmi les invités de la Maison-Blanche, la Russie de Poutine ou encore la Biélorussie de Loukachenko. D'après le Grand Continent, la revue française, seuls 8 pays ont accepté publiquement du moins et pour l'instant de rejoindre l'organisation, dont l'Argentine de Milley et le Canada de Carney, qui a toutefois fait savoir, Damien, qu'ils ne mettraient pas la main à la poche, qu'ils ne verseraient pas le milliard de dollars demandés pour obtenir un siège permanent. Mais qu'est-ce qu'est exactement ce soi-disant Conseil pour la paix ? D'après le Wall Street Journal, le quotidien américain, ce club diplomatique aurait pour ambition, je cite, d'attaquer, de court-circuiter l'Organisation des Nations unies. Rien que ça. Et d'ailleurs, en tant que président, Donald Trump disposerait de larges pouvoirs, notamment d'un droit de veto et du droit de nommer ou de révoquer des États membres. Le quotidien belge, le soir, confirme que le président des États-Unis cherche à fabriquer une instance parallèle à l'ONU, mais fait état de la méfiance et du doute chez de nombreux dirigeants, notamment au sein de l'UE. Les Européens, toutefois, divisés. La France, vous l'avez dit, a dit non. La Hongrie a dit oui.
[00:01:26] Speaker 1: Mais la France menacée, donc, de droits de douane de 200% par Donald Trump sur le vin et le champagne. Conseil de la paix de Donald Trump, dont la mission affichée au départ était de mettre en œuvre la deuxième phase du plan américain pour la bande de Gaza.
[00:01:39] Speaker 2: Et là encore, ça semble plutôt mal engagé. Arrête ce rapport que le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, dit être opposé à ce que la Turquie et le Qatar fassent partie du comité qui serait chargé de gouverner l'enclave palestinienne dans les Jérusalem Post. Samer Sini. Là, oui, qui est un responsable du FATA, s'insurge, lui, contre l'absence de représentants politiques palestiniens. La reconstruction sans représentation politique ne résout pas l'instabilité. Il la reproduit, prévient-il. Plus véhément, The Guardian, le quotidien britannique, voit dans cette autoproclamée Conseil pour la paix, dont la charte ne mentionne même plus Gaza, un épouvantable projet néocolonialiste, un modèle dans lequel Gaza serait finalement... Réduit à un simple test de la puissance américaine.
[00:02:30] Speaker 1: L'enclave palestinienne, d'ailleurs, où les conditions de vie restent épouvantables en plein hiver.
[00:02:34] Speaker 2: Al-Quds Arabi, qui est un quotidien pan-arabe de Londres, relaie l'alerte de la défense civile de Gaza sur les conséquences de la chute des températures dans un contexte de détérioration de l'aide humanitaire, des conditions humanitaires. Dans Arrête, Lucie Aitchison, qui est une médecin qui défend également les droits humains. Ça l'arbe en particulier de l'explosion, je la cite, du taux de mortalité maternelle et des conditions de vie extrêmement précaires pour les tout jeunes enfants. Le froid, donc, mais aussi les infections et la malnutrition. Les femmes et leurs bébés, tous non combattants, souffrent de manière disproportionnée et témoignent de notre échec moral, accuse-t-elle. Pourquoi Israël s'obstine-t-il à maintenir Gaza au bord de l'effondrement ? Pourquoi l'État hébreu entrave-t-il la stabilisation du cessez-le-feu ? Est-il le passage à la deuxième phase de l'accord qui a été conclu avec le Hamas ? Pour Ramzi, Baroud, la réponse est sans détour. Israël, je le cite, veut se réserver la possibilité d'un nettoyage ethnique. Le rédacteur en chef de Palestine Chronicle, qui signe une tribune dans le journal saoudien Arab News, en veut pour preuve le plaidoyer de plusieurs hauts responsables en faveur d'une occupation permanente de Gaza par Israël. Les tentatives de manipuler sa démographie. Et l'interdiction du retour des Palestiniens dans les zones détruites à l'est de la ligne jaune. La ligne qui a été établie à l'occasion du cessez-le-feu par l'armée israélienne.
[00:04:05] Speaker 1: La Gaza passait donc au second plan de la tension médiatique. Ce n'est pas le seul dossier non plus. Il y a la guerre au Burkina Faso depuis dix ans maintenant et les tensions sur place.
[00:04:17] Speaker 2: La Croix raconte comment ce conflit a atteint un niveau de violence sans précédent sur fond de durcissement de la répression par l'agent au pouvoir. D'après le quotidien français, outre les deux millions déplacés, les milliers de victimes, cette guerre provoque une multiplication des suicides, des dépressions, des troubles anxieux et du stress post-traumatique, des blessures, je cite, psychologiques qui se creusent dans le silence.
[00:04:42] Speaker 1: Un mot de la politique française à présent.
[00:04:44] Speaker 2: Hélène, cette décision de Sébastien Lecornu d'engager la responsabilité de son gouvernement cet après-midi en activant le fameux article 49.3. Et pour obtenir le soutien du Parti socialiste, Luc Isielal a évoqué le Premier ministre accepte le maintien de la taxe exceptionnelle, finalement plus provisoire, sur les très grandes entreprises. D'où le dessin de Keck dans l'opinion qui montre l'EPS vidant les poches de Sébastien Lecornu. Le journal fulmine contre ce budget de tous les renoncements, de destruction, je cite, des finances publiques. Même mécontentement du côté du Figaro qui critique, je cite, « le socialisme économique auquel se serait converti Sébastien Lecornu ». Mécontentement d'ailleurs aussi à gauche sur la méthode. Tout d'abord, Libération ne manque pas de rappeler la promesse de Sébastien Lecornu de laisser de côté l'arme du 49.3 pour faire adopter ce budget 2026. Et critique aussi sur le fond avec Mediapart qui dénonce les mesures annoncées pour éviter la censure. Des mesures qui laissent penser que le budget 2026 sera finalement très proche de celui de 2021. C'est-à-dire toujours dominé par une logique comptable et néolibérale.
[00:05:54] Speaker 1: On termine cette revue de presse, Hélène, avec une découverte scientifique étonnante à propos des vaches.
[00:05:59] Speaker 2: Libération rapporte effectivement qu'une chercheuse autrichienne a émis l'hypothèse que la non-intelligence du bétail en général et des vaches en particulier pourrait davantage relever d'un manque d'observation que de véritables limites cognitives des bestioles. Elle s'est donc attelée à une observation plus minutieuse et a découvert qu'une belle vache brune, que vous voyez ici, à côté de moi, qui s'appelle Véronica, une belle vache brune des Alpes autrichiennes, savait se servir d'un objet. Si vous ne me croyez pas, voyez plutôt cette vidéo. On la voit, on voit Véronica se saisir d'un balai pour se gratter le ventre, le dos et le reste. Si cette scène n'est pas une preuve de compétences extraordinaires, elle n'en reste pas moins absolument surprenante.
[00:06:40] Speaker 1: Merci beaucoup Hélène, ça fait du bien, des bonnes nouvelles de temps.
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