Ramaphosa weighs army option for Cape Town gangs (Full Transcript)

Cape Town’s gang violence persists; residents urge army deployment. Ramaphosa signals openness but warns it’s only a temporary reprieve.
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[00:00:00] Speaker 1: L'Afrique du Sud, justement, sur place, la violence des gangs dans la banlieue du Cap ne faiblit pas. Face à cette situation incontrôlable, un sujet revient sur la table. Faut-il envoyer l'armée sur place comme en 2019 ? Cette solution, en tout cas, le président Cyril Ramaphosa ne l'exclut pas désormais. On vous retrouve sur place, Caroline Dumais. Bonjour Caroline. Cette violence des gangs, donc, elle ne retombe pas en banlieue du Cap ?

[00:00:28] Speaker 2: Non, elle ne retombe pas et les chiffres sont effarants. Je vais vous en donner quelques-uns. 26 morts le week-end dernier, 84 morts en 15 jours. Et les chiffres donnés par la police entre mi-décembre et mi-janvier, c'est 47 000 incidents, plus de 100 000 blessés et 45 000 morts. C'est énorme. Ça veut dire 35 coups de feu par jour dans ces quartiers métis qui sont proies à la violence. Depuis déjà plusieurs années, ce sont des quartiers qui sont à une trentaine de kilomètres du centre-ville du Cap, des quartiers métis, donc extrêmement violents. La violence des gangs, malheureusement, touche tout le monde. Le week-end dernier, un jeune garçon de 13 ans a pris une balle perdue alors qu'il jouait au football. Alors évidemment, les résidents n'en peuvent plus. Ça fait des années qu'ils demandent de l'aide, mais ça fait surtout plusieurs mois, ça fait six mois qu'ils demandent l'intervention de l'armée. C'est une association de résidents. Partis politiques et aussi toutes les associations confessionnelles, musulmanes, chrétiennes qui demandent que l'armée revienne dans ses townships, comme en 2019.

[00:01:34] Speaker 1: Intervention de l'armée désormais évoquée par le président Cyril Ramaphosa lui-même.

[00:01:42] Speaker 2: Absolument. Elle a été évoquée quand même avec beaucoup de prudence. Il a lui-même rappelé que s'il envoyait l'armée, il envoyerait aussi la police et que la police et l'armée travailleraient de concert. Car il a bien précisé que l'armée, elle tue. L'armée, elle a un ennemi, elle tue. Et donc, il faut vraiment faire très attention à ce que les choses soient bien coordonnées avec les forces de police. En plus, s'il y a vraiment un envoi de l'armée, ça ne sera pas à court terme. Ça sera très probablement pour plusieurs mois. Le porte-parole du gouvernement a précisé que le gouvernement faisait tout ce qui était en son pouvoir pour régler le problème des gangs. Il y a eu une... Il y a eu une centaine de leaders, de gangs qui ont été arrêtés en trois mois et qui vont être jugés. Mais la situation est quand même très complexe dans ces quartiers-là. Il y a 130 gangs dans les quartiers du Cap, plus de 100 000 membres. Donc, c'est vraiment énormément de personnes impliquées dans ces gangs qui sont essentiellement financées par le trafic de drogue et qui aboutissent donc à cette violence. Tout le monde ici sait qu'envoyer l'armée, ça sera un répit, très probablement, pour les résidents qui n'auront plus d'enfants, qui seront tués par balles perdues, mais que ça ne réglera pas le problème des gangs au Cap.

[00:03:04] Speaker 1: Correspondant signé Caroline Dumais. Merci, Caroline, pour tous ces éléments.

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Arow Summary
Gang violence in Cape Town’s outskirts remains severe, with dozens killed in days and vast numbers of incidents reported. Residents, political parties, and faith groups have urged the government for months to deploy the army again as in 2019. President Cyril Ramaphosa now says he does not rule it out, but stresses caution: the army is trained to kill and must operate closely with police. Any deployment would likely last months and may bring temporary relief without solving root causes. Authorities say they are acting, including arrests of gang leaders, yet the scale is huge—around 130 gangs and over 100,000 members, largely funded by drug trafficking.
Arow Title
South Africa weighs army deployment amid Cape Town gang violence
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Arow Key Takeaways
  • Gang violence in Cape Town’s outskirts continues unabated, with high casualty figures.
  • Community groups have requested military intervention for months, echoing a 2019 deployment.
  • Ramaphosa is open to deploying the army but warns about lethal force and the need for police coordination.
  • A deployment, if decided, would likely be long-term and not an immediate fix.
  • Despite arrests of gang leaders, the problem’s scale—130 gangs and 100,000+ members tied to drug trade—makes it hard to resolve quickly.
Arow Sentiments
Negative: The report emphasizes high death tolls, pervasive shootings, and insecurity, while noting limited, cautious government options and the likelihood of only temporary relief.
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