[00:00:00] Speaker 1: C'est une ville rongée par les flots, cernée par l'océan et par le fleuve Sénégal. Saint-Louis, l'ancienne capitale du pays, est la cité d'Afrique la plus menacée par la montée des eaux. Les premières vagues ont détruit en 2019 des centaines de logements, des mosquées et des écoles. C'était le début d'un désastre. L'île de Saint-Louis est le centre historique de la ville. L'architecture de ces majestueuses bâtisses au style colonial est classée au patrimoine mondial de l'UNESCO. Mais elle tombe en ruine.
[00:00:54] Speaker 2: Là, si vous regardez, c'est gagné par l'humidité et par la salinité.
[00:01:01] Speaker 1: Ce géographe déplore une accélération des dégâts dus au changement climatique. La ville, qui repose sur un sol sableux, s'enfonce de 6 mm par an. Les eaux souterraines s'infiltrent dans tous les murs et érodent chaque bâtiment.
[00:01:21] Speaker 2: Ça, c'est un exemple le plus flagrant. De la destruction d'infrastructures. Des projections estiment que d'ici 2100, quelques 70% de la superficie de la ville de Saint-Louis seront englouties par les eaux.
[00:01:40] Speaker 1: Et les eaux ont déjà commencé à engloutir la langue de barbarie. Cette bande de sable coincée entre l'océan et le fleuve. Ici, c'était ma maison. Partie de pêcheurs. Et vivait ici avec sa famille. Quand un soir, l'eau a emporté sa maison.
[00:02:03] Speaker 3: C'était une énorme vague qui a détruit toutes les maisons sur la côte. La mer a tout emporté, tout. La cuisine qui était là, où on stockait toute notre nourriture. Ça, c'était une chambre. Regardez, elle a tout détruit.
[00:02:18] Speaker 1: Alors, par mesure de précaution, l'Etat du Sénégal a décidé d'abattre tout. Tous les bâtiments sur une bande de 20 mètres entre la plage et cette rue à droite de l'image. Plus de 10 000 habitants doivent faire leur valise pour déménager à Djougop. Cette ville nouvelle, financée par la Banque mondiale, disposera bientôt de 600 logements tout en béton, construits à plus de 10 km de la mer. Il n'y a pas d'industrie lourde à Saint-Louis. Les habitants utilisent très peu d'énergie fossile. Ces réfugiés n'ont pas contribué au changement climatique, mais en sont les victimes directes. Alors, le maire de la ville lance un appel au pays qui pollue le plus.
[00:03:10] Speaker 4: Ce que nous faisons, c'est dire aux grandes villes, aux grandes nations qui ont vu leurs responsabilités clairement identifiées, voilà, d'accompagner ceux qui en sont les victimes. Donc, c'est un appel que je lance, en réalité. En question, effectivement, des partenaires techniques pour accompagner, nous accompagner, nous, les villes menacées, les populations menacées, pour faire face, effectivement, à ce phénomène de changement climatique.
[00:03:36] Speaker 1: À Saint-Louis, aucun point n'est à plus de 2 mètres au-dessus du niveau de la mer. Ici, la montée des eaux menace directement le quotidien de 250 000 habitants. ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ...
We’re Ready to Help
Call or Book a Meeting Now