[00:00:00] Speaker 1: Ils étaient 8 sur le banc des accusés en première instance, ils ne sont cette fois-ci plus que 4, 4 hommes condamnés en 2024 pour complicité d'assassinat et association de malfaiteurs et qui ont fait appel de cette décision, espérant un verdict cette fois-ci plus clément. Parmi eux, deux hommes, les amis d'Abdoulak Anzaroff, le meurtrier de Samuel Paty qui avait été reconnu en première instance d'avoir aidé Abdoulak Anzaroff à se procurer une arme mais aussi de l'avoir aidé à se mouvoir jusqu'à l'école où enseignait Samuel Paty et pour cela ils avaient été copés de 16 ans de réclusion criminelle. Quant aux deux autres accusés, il s'agit de Brahim Chnina, le père de l'élève qui avait menti autour du cours sur les caricatures de Mahomet et puis d'Abdellakim Seyfrioui, un prédicateur islamiste déjà bien connu des services antiterroristes avant les faits. Les deux hommes sont soupçonnés. D'avoir lancé sur internet, vous l'avez dit, une campagne de haine à l'égard de Samuel Paty et d'avoir en quelque sorte posé une cible dans le dos de l'enseignant. Ils avaient pour cela écopé respectivement de 13 ans et de 15 ans de réclusion criminelle. Tout l'enjeu de ce procès tient à cette association de malfaiteurs terroristes et de savoir si cette fatwa numérique entre bien dans le cadre de la loi de cette association de malfaiteurs terroristes. La qualification désignée comme fourre-tout par les avocats de la Défense qui, dès ce matin, ont commencé leur plaidoirie devant les caméras des journalistes installés ici devant la salle, expliquant que Samuel Paty pratiquait, faisait oeuvre de discrimination à l'égard de ses élèves musulmans. Le débat risque donc d'être très tendu au cours de ce procès, très vif. Les accusés risquent, quant à eux, 30 ans de réclusion criminelle. Un mot de leur ligne de défense, Marie ? Oui, comme je vous le disais, leur ligne de défense porte, comme nous l'a dit Francis Villemin, l'avocat d'Abdel Hakim Sefraï, autour des signalements qui ont eu lieu avant ces faits, autour de Samuel Paty, l'avocat de la Défense, qui explique que Samuel Paty fait cette oeuvre de discrimination à l'égard de ses élèves musulmans, expliquant qu'il avait demandé, lors de ce fameux cours autour des caricatures de Mahomet musulmans, de lever le doigt. Il compte le prouver lors de ce procès. De son côté, la famille de Samuel Paty tente de faire entendre raison et tente d'expliquer que Samuel Paty ne faisait pas oeuvre de discrimination. Il explique aussi que ce récit provient d'une élève qui n'était pas présente lors de ce cours autour des caricatures de Mahomet et qu'il est donc mensonger. Comme je vous le disais, ce procès risque d'être traité... Il a tendu le débat très vif et on s'attend évidemment lors de ce procès en appel à d'autres hurlements comme nous avons pu les entendre en première instance.
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