South Sudan Tensions Spike as Fighting Returns in Jonglei (Full Transcript)

Clashes near Jonglei and Machar’s detention raise fears the 2018 peace deal is collapsing; evacuations and NGO withdrawals deepen a growing crisis.
Download Transcript (DOCX)
Speakers
add Add new speaker

[00:00:00] Speaker 1: La guerre semble bel et bien avoir repris au Soudan du Sud. Depuis 2018, un accord de paix avait permis de stabiliser le pays, mais il est en train de voler en éclats. Des combats ont lieu dans la région du Jongjelei, au nord de la capitale, où l'armée s'est déployée pour empêcher des groupes rebelles d'avancer vers Juba, la capitale. La correspondance régionale de Bastien-Renouilh.

[00:00:24] Speaker 2: N'épargnez ni les personnes âgées, ni les poulets, ni même les maisons. Ce sont les mots du général Johnson Ohlony lors du déploiement de ses troupes dans la région du Jongjelei. Elles sont positionnées pour mettre fin à l'avancée des troupes rebelles liées à l'ancien vice-président du pays, Riek Machar. Le chef de l'opposition est en ce moment détenu à Juba, la capitale du Soudan du Sud. Il est accusé d'avoir planifié des attaques contre l'armée en 2025. Et depuis qu'il est en prison, les tensions se multiplient au Soudan du Sud.

[00:00:52] Speaker 3: Son procès est vu par l'opposition comme une agression légale contre leur leader. C'est un point de rassemblement symbolique pour eux. Mais il y a également d'autres facteurs. Par exemple, le gouvernement a combattu récemment l'opposition dans la région du Honil. Il a bombardé ses troupes depuis les airs. Certains ont même été attaqués avant qu'ils ne commettent des attaques dans la région.

[00:01:20] Speaker 2: Ce sont des provocations pour l'opposition et c'est pour cela que le conflit reprend au Soudan du Sud. Des combats d'ampleur sont à prévoir au cours des prochains jours dans la région du Jonglei, notamment car l'armée a donné ce dimanche 48 heures à la population civile pour quitter trois comtés. Elle a aussi ordonné le retrait des ONG. Depuis le début de l'année, près de 180 000 personnes ont fui leur maison dans cette région à cause du conflit. Et le pire est probablement à venir pour les populations sur place. Pour rappel, entre 2013 et 2018, près de 400 000 personnes ont perdu la vie durant la guerre civile.

[00:01:53] Speaker 1: Et malgré le déploiement de l'armée et la situation très préoccupante à Juba, les autorités se veulent rassurantes. Elles ont tenu une conférence de presse pour affirmer que la situation était sous contrôle.

[00:02:04] Speaker 4: Écoutez.

[00:02:09] Speaker 5: L'opération de sécurité en cours dans le nord de l'état de Jonglei est une mesure légale et nécessaire visant à stopper l'avancée des forces rebelles, à rétablir l'ordre public et à protéger les civils. L'opération ne vise pas les civils innocents. Elle vise au contraire l'élément armé qui menace la paix et la stabilité du pays. Nous ne sommes pas en guerre, je le répète aux médias. Nous avons le droit à la légitime défense. Ainsi, dans l'exercice de ce droit, nous nous battrons pour nous assurer d'arrêter cette progression des forces rebelles.

[00:02:46] Speaker 4: Mais le pays n'est pas en guerre.

ai AI Insights
Arow Summary
A report says fighting is resuming in South Sudan, threatening the 2018 peace deal. Clashes are occurring in Jonglei/Jongjelei north of Juba as the army deploys to halt rebel forces linked to former vice president Riek Machar, who is detained in Juba and accused of planning attacks. The opposition views his trial as a legal attack, and recent government operations—including air bombardments in other regions—have heightened tensions. Authorities have ordered civilians to leave three counties within 48 hours and NGOs to withdraw; about 180,000 people have been displaced in the region since the start of the year. Officials insist the security operation is lawful, aimed at armed elements, and claim the country is not at war, citing self-defense, despite fears of escalating violence reminiscent of the 2013–2018 civil war that killed around 400,000.
Arow Title
Fighting Resumes in South Sudan as Peace Deal Frays
Arow Keywords
South Sudan Remove
Jonglei/Jongjelei Remove
Juba Remove
Riek Machar Remove
security operation Remove
rebels Remove
displacement Remove
NGO withdrawal Remove
2018 peace agreement Remove
civil war Remove
Arow Key Takeaways
  • The 2018 peace agreement in South Sudan is at serious risk as clashes intensify in Jonglei north of Juba.
  • Riek Machar’s detention and prosecution is a key flashpoint, viewed by the opposition as an attack on their movement.
  • Government military actions, including reported air bombardments elsewhere, are fueling retaliation and escalation.
  • Authorities ordered civilians to evacuate three counties and asked NGOs to withdraw, worsening humanitarian conditions.
  • About 180,000 people have fled in the region this year; fears grow of a return to civil-war-level violence (2013–2018).
Arow Sentiments
Negative: The tone is alarming and conflict-focused, highlighting renewed fighting, inflammatory rhetoric against civilians, mass displacement, and risk of escalation, despite official reassurances.
Arow Enter your query
{{ secondsToHumanTime(time) }}
Back
Forward
{{ Math.round(speed * 100) / 100 }}x
{{ secondsToHumanTime(duration) }}
close
New speaker
Add speaker
close
Edit speaker
Save changes
close
Share Transcript