[00:00:00] Speaker 1: En Espagne maintenant, toujours beaucoup de questions après l'un des pires accidents ferroviaires de l'histoire du pays. Pedro Sanchez a décrété trois jours de deuil national, à compter d'aujourd'hui. Le Premier ministre promet une enquête transparente sur ce drame qui a fait pour l'instant au moins 40 morts, des dizaines de blessés. Une quarantaine sont toujours hospitalisées, plus d'une dizaine en soins intensifs. Il y a toujours des personnes portées disparues. Pour faire le point, on va retrouver tout près de là notre envoyé spécial, Maude Petit-Jauvet, depuis Cordoue en Andalousie. Maude, bonjour, on est 36 heures après le drame, est-ce que l'enquête avance ?
[00:00:34] Speaker 2: Oui, 36 heures après le drame, les circonstances de ce drame se précisent. Le train Irio qui partait de Malaga et se rendait vers Madrid était lancé à près de 200 km heure. Et c'est à ce moment-là qu'il a déraillé. Les raisons exactes du déraillement, elles, sont encore inconnues. Trois wagons se sont retrouvés sur les voies parallèles. Et c'est le train qui arrivait en sens inverse qui a percuté ces wagons seulement 20 secondes plus tard. Et c'est ces 20 secondes qui ont été insuffisantes pour que le système de freinage d'urgence soit activé. Sur place, les enquêteurs ont aussi découvert qu'une soudure avait été cassée au niveau des voies. Mais impossible de savoir s'il s'agit de la cause ou de la conséquence de l'accident. De son côté, la compagnie de train Irio se défend. Elle insiste sur le fait qu'elle avait justement réalisé, il y a cinq jours, un test sur le train accidenté et que tout était conforme. Alors l'enquête se poursuit et cela pourrait prendre du temps, d'après le ministre des Transports, Oscar Pointet, un mois minimum.
[00:01:36] Speaker 1: Le mot de cet accident, on le sait, a suscité une très forte émotion dans tout le pays. Le roi et la reine sont attendus sur place aujourd'hui ?
[00:01:44] Speaker 2: Oui, tout à fait. Ils doivent arriver ce matin à Adamous, sur les lieux du drame. Ils ont écourté leur séjour en Grèce où ils étaient pour les funérailles de la sœur. Pour venir ici, bien sûr, c'était important pour eux d'être au chevet de la population espagnole. Comme Pedro Sanchez, le Premier ministre espagnol, qui est venu sur place hier avec le ministre des Transports, Oscar Pointet. Il avait alors décrété trois jours de deuil national et avait annoncé que toute la vérité sera faite sur l'affaire et promis qu'une transparence absolue envers l'opinion publique sera faite. Il a aussi promis de protéger les victimes. Il a aussi promis d'assister tout le temps nécessaire.
[00:02:28] Speaker 1: Maud Petit, je vais depuis Cordoue en Espagne. Merci beaucoup Maud. Et puis on en profite pour saluer derrière vous les équipes de France 24 en français, en anglais, en espagnol et en arabe qui se trouvent juste derrière pour couvrir cet événement également.
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