Timar: Congo pride, melancholic rap, and big dreams (Full Transcript)

In Légendes Urbaines, Timar discusses Congolese roots, an emotional message from Roga Roga, his pivot from law to theatre, and why melancholy fuels his rap.
Download Transcript (DOCX)
Speakers
add Add new speaker

[00:00:00] Speaker 1: RFI et France 24 présente Hello la famille, bienvenue dans Légendes Urbaines, l'émission faite par nous pour tous de RFI et France 24. Si je devais décrire notre invité du jour en une citation, je dirais « La mélancolie est une forme de lucidité qui a perdu ses illusions. » Et il y en a de la clairvoyance dans les œuvres de notre hôte. En même temps, sa vie à lui… « Tu sais que c'est la Russie mon lien. » Alors cet artiste au… « Notre castillon sur le matricule. » La Créteille, plus précisément, se fait narrateur d'un univers sombre où l'observateur à l'analyse aiguisée pose des constats amers tels que car pour la majorité, clairement, de découragement. Mais qu'à cela ne tienne, cet homme a fait d'autres choix, dont celui de se battre en En clamant, vouloir aller plus loin, dépasser l'horizon.

[00:00:53] Speaker 2: Faire raison n'est pas vendre, dehors de ma caisse. Avec pour leitmotiv. Jeune pro, deviendra riche, la pastelante chanteur et rappeur de niches.

[00:01:03] Speaker 1: Bien décidé à briller. Comme ceux qui a menti à Léon. Celui qui... Faut pas louper le gauche. Utilise son inspiration, tout droit venu de ses racines congolaises. De Brassakine. Ouais les deux, on comprend la force de la mélo maintenant. Conscientieux et hyper productif, il se refuse à être une énième. Et il nous concocte des requiem de grande qualité, ce qui lui vaut d'être l'un des rookies du game les plus hypés . Il nous fait l'honneur de sa présence dans les studios de Légendes Urbaines à l'occasion de la sortie de son dernier projet, Monsieur Damme, juste pour vous, Timar, coup de ça .

[00:01:39] Speaker 3: Nous sommes transportés dans une autre dimension, dans un univers fait non seulement de paysages et de sons, mais aussi d'esprits.

[00:01:50] Speaker 4: Bon, c'est le moment où il faut être attentif, Juliette Fiévet et ses invités vont vous raconter leur légende, leur légende urbaine.

[00:01:59] Speaker 2: Fais résonner ma voix en dehors de ma tête cendres, tu m'as pas vu venir à midi à la maison.

[00:02:03] Speaker 1: J'suis dans la mélodie à moitié dans le Bengtson, j'ai du Wali qui incalibre dans Timar, dans les studios de Légendes Urbaines, Timar, bienvenue chez toi, ça va ?

[00:02:18] Speaker 5: Ça va, ça va, ça va très bien, ça peut que aller bien, quelle présentation, c'est incroyable.

[00:02:26] Speaker 1: Plaisir partagé, bienvenue encore une fois. Tu connais le rituel, avant de parler de Requiem qui est sorti en décembre, on va revenir sur tes débuts parce qu'il s'agit de parler de toi. Tu es né à Alfortville, t'as grandi à Créteil. Ton papa et ta maman sont tous les deux de Kine et de Brazza, donc les deux Congos. Ton papa est enseignant, enfin il était puisqu'il a la retraite, et ta maman est cormèrescente et vous avez donc grandi avec votre maman, toi, tes deux frères, tes deux sœurs. T'es le bébé de la famille. T'es le petit.

[00:02:57] Speaker 5: Le bébé. Le petit cadeau. Le petit dernier. Le petit joujou. Entre guillemets.

[00:03:03] Speaker 1: T'es originaire. Donc des deux Congos. Tu connais plus le Congo Brazza, tu y es allé quand tu étais petit, mais malgré tout tu connais vraiment beaucoup, beaucoup cette culture, t'as grandi avec.

[00:03:13] Speaker 5: Voilà, moi j'ai totalement grandi avec, je suis né dedans, je suis né dans l'ambiance. Il faut savoir que chez moi il y a tout le temps de la musique, depuis que je suis petit. Donc j'ai grandi dans cette culture, avec cette éducation.

[00:03:30] Speaker 1: C'est quoi l'éducation congolaise ? C'est ça le truc. Et attention qu'elle est hadif, même si c'est le grand Congo, le Zahir, d'ailleurs on parlera aussi de ton titre mongoutou plus tard, mais pour le coup c'est quoi être brasavilois finalement ? Tu sais qu'on est suivis dans le monde entier, il y a vraiment des gens de partout et quel est l'état d'esprit et quelles sont les valeurs de ce pays ?

[00:03:54] Speaker 5: Premièrement déjà, être brasavilois c'est être fier, c'est être fier de soi, de son pays, de qui on est. je pense qu'on a une culture qui est très, très diversifiée. On a beaucoup d'ethnies chez nous. On a beaucoup d'ethnies, beaucoup de musicalité. On est vraiment dans une culture qui est très diverse et variée. Donc, on grandit avec vraiment le choix de pouvoir faire ce qu'on veut en vrai, en vérité. C'est... t'apportes la créativité et je pense que t'as une sensibilité aux choses qui est différente et qui est toujours... En tout cas, moi, dans l'environnement dans lequel j'ai grandi, en tout cas avec ma culture congolaise, j'ai appris à toujours aller de l'avant et garder le sourire, surtout. Apporter... La dignité. Voilà, exactement. Toujours apporter dans une pièce, apporter l'ambiance, le sourire, la joie, toujours. Donc voilà, j'ai grandi avec ça et c'est...

[00:04:55] Speaker 1: Mais c'est vrai, tu parles de créativité, il y a une énorme créativité au Congo, de très très grands musiciens, de très très grands artistes, et comme je te l'ai dit, aujourd'hui c'est une émission collégiale, Les Gentes Urbaines est une émission collégiale, et aujourd'hui on t'a réservé plein de cadeaux, dont une personne qui avait un petit message pour toi justement, en direct du Congo, et il me semble que cette personne est assez créative quand même. Ouais, je crois.

[00:05:20] Speaker 6: Salut la famille, salut Juliette, et salut Timar, tu es une artiste très talentueuse. Pour tes projets que j'ai écoutés, tu parles de notre Congo, le Congo-Bruxelles-Ville, ça veut dire que tu n'as pas oublié tes origines, c'est très important. Je sais du plus profond de mon cœur que nous sommes des ambassadeurs de notre culture. Un peuple qui n'a pas de culture, c'est un peuple qui n'a pas d'identité. Alors l'identité de notre peuple, c'est notre culture ancestrale. C'est vrai, tu parles du Brazzaville, tu parles du Congo, c'est très important. Continue, continue vraiment dans ça, parce que c'est très important. Nous sommes des ambassadeurs. Merci beaucoup pour ta reconnaissance et merci beaucoup pour tout ce que tu fais, continue. Ici c'est ton aîné, Roga Roga d'Extra Musica et merci beaucoup.

[00:06:24] Speaker 5: Non là, ça me touche directement, là c'est une surprise, c'est mon anniversaire, c'est je sais pas, non franchement incroyable, incroyable Roga Roga, comme je te parlais tout à l'heure je te disais, c'est ce à quoi j'ai grandi. En vérité, chez moi, tu pénètres chez moi, tu regardes, regardes à fond. Extramusica, Boukoko, franchement c'est incroyable, ça me touche, ça me touche, ça me fait plaisir, vraiment. En tout cas, j'aimerais faire une grosse dédicace à lui, ça fait plaisir. Une montagne légende, regarde. Et il m'a beaucoup inspiré, du coup, indirectement, mais c'est incroyable, même ma mère, elle va voir ça là, elle va dire « Ah, non .

[00:07:12] Speaker 1: » – Regarde, merci beaucoup, en tout cas, mon frère, on l'en sent, vraiment, merci. Si je te fais écouter ce titre.

[00:07:20] Speaker 7: Oh Marie, si tu savais tout le mal que l'on me fait Oh Marie, si je pouvais dans tes bras nus me reposer Évanoui Johnny Hallyday, Oh Marie, grand classique Très grand classique ?

[00:07:46] Speaker 5: Bah en fait c'est incroyable, le renseignement, c'est tout. C'est dit, on est en colloque.

[00:07:55] Speaker 1: Tu sais pas que je vis avec toi depuis une semaine, t'es pas au courant.

[00:07:58] Speaker 5: C'est incroyable, là on est sur de la CI.

[00:08:00] Speaker 1: Ouais ouais, sur ce niveau là.

[00:08:02] Speaker 5: C'est incroyable. Non, ça c'est ce que je chantais quand ma mère me déposait à l'école, quand j'étais petit. Et j'aimais bien lui chanter ça, à chaque fois je lui chantais ça. Après je prenais la voix de Johnny Hallyday.

[00:08:14] Speaker 1: Tu peux nous la faire s'il te plaît ?

[00:08:18] Speaker 5: Attends, fallait pas me dire ça . Je crois que je peux la faire, je peux la faire en direct live là . Vas-y, vas-y .

[00:08:25] Speaker 1: Je peux boire de l'eau ?

[00:08:26] Speaker 5: C'est enregistré, si c'est éclaté on l'enlèvera . Quand j'étais petit, ça passait beaucoup mieux. J'étais beaucoup plus fort quand j'étais petit. Voilà, j'étais... Attention, ça déchire .

[00:08:36] Speaker 1: Vas-y, vas-y, nous on est prêts .

[00:08:38] Speaker 5: Oh Marie, si tu savais, t'étais qu'un petit délire C'est pas mal, le début il est bien, il est bien, il est bien Le début il est bien mais voilà, faut que je travaille un peu comme Johnny, voilà, paix à son âme Paix à son âme, grand chanteur Et ouais, je chantais ça à ma mère quand j'allais à l'école à chaque fois et je prenais la voix de Johnny Et à chaque fois elle me disait, tu sais que tu peux faire de la chanson et tu prends sa voix et tout. Là tu as choisi une autre direction quand même. J'ai choisi une autre direction et même là quand je fais de la musique, c'est marrant parce que ma mère elle me dit, à chaque fois elle me rappelle ça, et elle me dit de prendre cette voix, d'adopter cette voix, donc peut-être que là dans les sons qui vont sortir après, vous allez voir qu'il y a un nouveau karaté, un nouveau karaté attention. Timar en mode Johnny Hallyday, sur les prochains projets, gaieté.

[00:09:38] Speaker 1: Gaieté.

[00:09:40] Speaker 5: Streamé surtout.

[00:09:41] Speaker 1: Streamé, bien sûr, évidemment, cliquez, likez, envoyez du love, voilà. T'as eu un bac, t'as fait des études de droit, puis ensuite, tu es allé en école de théâtre, tu t'es payé toi-même, alors qu'on sait que c'est juste, ça coûte une blinde les cours Florent, pour aller faire du théâtre. Parlez-nous de ça, parce que faire la démarche, aimer le théâtre, faire du théâtre à ou en association, avec tout le respect que j'ai pour toutes les associations de théâtre qui font un travail merveilleux bien souvent, et avec pas beaucoup de moyens, c'est une chose. Mais faire la démarche de travailler pour aller se payer les cours florants, c'est encore une autre chose. Parle-nous de cette expérience.

[00:10:17] Speaker 5: Cette étape de ma vie, en vérité, comme je l'ai dit précédemment, je suis quelqu'un de très spontané, donc je savais pas exactement ce que je voulais faire, je savais que je Je voulais être avocat, donc je suis parti en école de droit, en fac de droit et en même temps que je faisais la fac de droit, en parallèle, depuis que je suis petit, j'écris beaucoup de choses, donc je me suis toujours dit cette idée, pourquoi pas faire du théâtre, jouer dans des films, etc., mais je ne suis jamais y allé vraiment. Donc je faisais la fac de droit et ça me prenait beaucoup dans mon cerveau.

[00:10:53] Speaker 1: C'est super lourd la fac de droit.

[00:10:54] Speaker 5: C'est super lourd mentalement donc je me suis posé la question, j'ai validé ma première année et je me suis posé la question de qu'est-ce que je veux faire vraiment et je veux faire quelque chose avec lequel je prends du plaisir. Du coup ouais, je suis parti à la poursuite de mes rêves en faisant du théâtre et je me suis dit ouais, je veux faire du théâtre.

[00:11:12] Speaker 1: Ton album Brick Q&M, superbe album, tu fais des constats, tu es narrateur de ce qui se passe dans la rue, observateur, sans jamais glorifier la rue en fait, tu expliques ce qui se passe mais t'en fais plutôt un constat amer en fait, avec beaucoup de peine, il y a beaucoup de mélancolie en fait, tu parles du Sierra Leone, tu parles des Tutsi et Hutu, tu parles de Mobutu, tu parles de l'Afrique, tu parles du Kivu, mais on dirait presque qu'en fait c'est ton double en fait, C'est ton double ou c'est en tout cas un exutoire pour toi ?

[00:11:51] Speaker 5: Exactement, c'est carrément un exutoire, c'est une façon de... Par exemple, dans la vie de tous les jours, je suis très solaire, etc. Mais l'écriture, la musique même, ça m'a permis de dire des choses que je n'aurais pas dit comme ça. Parce que moi, il faut savoir que je suis solaire parce que j'aime bien les gens. J'aime l'humain et du coup je veux toujours que tout le monde soit dans de bonnes conditions, peu importe qui je rencontre dans toute ma vie, je veux que tout le monde soit dans de bonnes conditions, donc je ne veux pas lui parler de mes problèmes ou je ne veux pas lui… – Le polluer. – Oui, le polluer. – Bien sûr. – Tu sais, des fois même dans une pièce, une personne qui a un mauvais état d'esprit, c'est-à-dire qu'il est fermé, il a un visage fermé, c'est un truc qui se transmet. Ça veut dire que... Le verre dans la pomme. Exactement. Il se transmet, donc ça touche, donc moi je veux pas être ce poison, je veux toujours donner une bonne image de moi et on a tous des problèmes dans la vie, je pense, donc si on sort dehors, si on rencontre des gens, c'est justement pour les oublier, pour faire face à la réalité et faire ça, et c'est vrai que c'est un contraste, mais je trouve que par exemple dans Requiem il y a beaucoup de mélancolie et je trouve que la mélancolie c'est c'est c'est une des plus belles c'est un des plus beaux sentiments bien sûr moi c'est c'est c'est c'est c'est très poétique parce que c'est une tristesse en vrai profonde et que tout le monde ressent au final la mélancolie donc c'est pour ça que... Il y a une douceur en plus même dans la mélancolie en réalité. il y a toujours une douceur. En vérité, c'est moi, mais c'est un moi caché, intérieur, que j'ai envie de faire découvrir aux gens et que je n'ai pas fini de faire découvrir.

[00:13:49] Speaker 1: En tout cas, magnifique projet. Tu sais qu'on est suivi au Congo et évidemment, on a cette de chance à Goma, entre autres, dans le Nord Kivu. Est-ce que tu aurais un message pour les frères et sœurs qui sont là-bas ?

[00:14:03] Speaker 5: Bien sûr, j'ai un message pour les frères et sœurs qui sont là-bas. J'aimerais déjà leur donner toute ma force, toute ma force, et c'est vrai qu'on n'en parle pas assez, mais je pense qu'on est tous concernés, directement ou indirectement. Moi je suis congolais, donc forcément je suis concerné directement, mais indirectement on est concernés.

[00:14:23] Speaker 1: Toute l'humanité est concernée.

[00:14:25] Speaker 5: et on est tous acteurs justement de ça, spectateurs de ce qu'il se passe. Donc quand on a des moments comme ça où on passe devant la télé, si on peut envoyer un maximum de force, Free Goma, Free Norkivu, et tous les peuples opprimés, bien sûr, dans le monde entier, mais ça me tient à cœur en tout cas de leur donner toute ma force, j'aimerais bien justement avoir le bagage nécessaire pour pouvoir aider les gens un maximum, un maximum dans mon pays d'origine, comme partout dans le monde. Si je peux créer des écoles, créer des exutoires justement pour les enfants en difficulté. C'est des objectifs qui sont là et surtout on est croyant donc forcément c'est quelque chose qui nous touche directement. Mais en tout cas je voulais dire Frigoma et on est ensemble.

[00:15:31] Speaker 1: On pense fort à vous.

[00:15:32] Speaker 5: Voilà directement.

[00:15:34] Speaker 1: On a un rituel tu sais avant de conclure l'émission qui consiste à passer un message universel aux centaines de millions de personnes qui nous suivent dans le monde. Et là tu peux regarder Vanny et lui passer le message directement via sa caméra.

[00:15:46] Speaker 5: Alors si j'avais un message à faire passer, c'est malgré que c'est compliqué dans votre vie, vous pouvez avoir des problèmes, vous pouvez rencontrer beaucoup de choses, mais vous avez tous une flamme à l'intérieur de vous, et la vie va faire en sorte d'éteindre cette flamme à chaque fois. Mais vous, il faut que vous l'animez, cette flamme, et surtout il ne faut jamais s'arrêter de rêver. Parce que quand tu t'arrêtes de rêver, je pense que tu meurs intérieurement. Donc croyez en vos rêves et n'arrêtez jamais de rêver si tu veux faire de la cuisine et tu aimes la cuisine, mais tu travailles à Amazon, ben fais de la cuisine, lance-toi et fais ce que tu aimes. Il faut toujours faire ce qui nous plaît et croire en ses rêves en tout cas, croyer en vos rêves en tout cas. Voilà.

[00:16:38] Speaker 1: Tout est possible dans la vie, c'est vrai. Tout est possible, exactement. C'est vrai, c'est vrai. J'rappelle que Requiem est disponible et puis il y a plein, plein de choses qui vont arriver. La famille, je vous donne rendez-vous la semaine prochaine, même heure, même endroit. En attendant, rendez-vous sur la chaîne YouTube de Légendes Urbanes pour la version longue de l'émission avec Timar au cours de laquelle on s'est raconté plein de choses merveilleuses parce qu'il est merveilleux et c'est peu de le dire. Et comme à l'habitude, paix, amour, lumière sur vous, one love la famille, one love Timar.

ai AI Insights
Arow Summary
In this RFI/France 24 “Légendes Urbaines” episode, host Juliette Fiévet interviews French-Congolese rapper Timar, born in Alfortville and raised in Créteil, with roots in both Congos (Kinshasa and Brazzaville). Timar speaks about growing up immersed in Congolese culture and music, the values of pride, dignity, joy, and resilience, and how this cultural diversity shapes his creativity. A surprise message from Roga Roga (Extra Musica) praises Timar for representing Congo and urges him to continue being a cultural ambassador, deeply moving Timar. Timar recalls singing Johnny Hallyday’s “Oh Marie” to his mother as a child, then discusses his path from studying law to self-funding theatre training (Cours Florent) to pursue artistic fulfillment. He explains that his darker, melancholic writing—heard in projects like “Brick Q&M” and “Requiem”—is an exutoire that contrasts with his sunny personality; he aims to observe and narrate street realities without glorifying them, referencing African history and conflicts. He sends support to people in Goma/North Kivu (“Free Goma”) and shares a universal message: protect your inner flame, keep dreaming, and pursue what you love despite life’s hardships.
Arow Title
Timar on Congo roots, melancholic rap, and keeping the dream alive
Arow Keywords
Timar Remove
Légendes Urbaines Remove
RFI Remove
France 24 Remove
Juliette Fiévet Remove
Congo Remove
Brazzaville Remove
Kinshasa Remove
Créteil Remove
Alfortville Remove
Extra Musica Remove
Roga Roga Remove
Requiem Remove
Brick Q&M Remove
melancholy Remove
rap Remove
identity Remove
culture Remove
Goma Remove
North Kivu Remove
dreams Remove
Cours Florent Remove
theatre Remove
Arow Key Takeaways
  • Timar’s artistry is rooted in Congolese cultural pride, musical heritage, and a value system centered on dignity and joy.
  • A message from Roga Roga frames artists as ambassadors of culture and identity, reinforcing Timar’s mission.
  • Timar shifted from law studies to self-funded theatre training to pursue creative fulfillment.
  • His melancholic, socially observant lyrics act as an emotional outlet and avoid glorifying street life.
  • He expresses solidarity with Goma/North Kivu and aspires to build supportive projects like schools and creative outlets.
  • His universal advice: keep your inner flame alive and never stop dreaming—do what you love.
Arow Sentiments
Positive: Warm, encouraging tone with pride in Congolese identity, gratitude for mentorship (Roga Roga’s message), and an uplifting call to pursue dreams; some somber notes appear when discussing conflict in Goma/North Kivu and melancholic themes in Timar’s music.
Arow Enter your query
{{ secondsToHumanTime(time) }}
Back
Forward
{{ Math.round(speed * 100) / 100 }}x
{{ secondsToHumanTime(duration) }}
close
New speaker
Add speaker
close
Edit speaker
Save changes
close
Share Transcript