[00:00:00] Speaker 1: ... Bienvenue dans cette édition spéciale consacrée à l'investiture de Donald Trump. Donald Trump qui prête serment dans moins d'une heure et qui va devenir le 47e président des Etats-Unis. La cérémonie a lieu à l'intérieur du Capitole en raison du froid, le froid qui s'est abattu sur Washington depuis hier. Et on va vous faire vivre cette investiture de Trump, cet événement exceptionnel en direct bien sûr avec nos envoyés spéciaux. Elisabeth Allain qui sera avec notre correspondant à Washington, Mathieu Mabin, Karim Yahyaoui, également notre envoyé spécial à Washington qui est parmi la foule des MAGA. Et puis nos invités pendant ces trois heures de direct avec nous également en direct de Washington, notre invité John Rick MacArthur, il est directeur de Harper Magazine. Et puis nous avons sur ce plateau à Paris avec nous Hélène Carter, bonsoir. Vous êtes historienne, professeure d'histoire contemporaine à Paris, Panthéon, Sorbonne, bienvenue. Également Cécile Coquet-Mococo est avec nous. Bonsoir, vous êtes professeure de civilisation américaine à l'université Versailles Saint-Quentin. Bienvenue également dans cette édition spéciale. Vous voyez ces images, ces images en direct, ça se passe donc au Capitole à Washington. Capitole déjà bien rempli, les différents invités sont arrivés. On attend d'un instant à l'autre Donald Trump. Et on va direct justement, directement à Washington retrouver nos envoyés spéciaux, Elisabeth Allain et Mathieu. Il fait très froid à Washington. Qu'est-ce qu'il explique cette foule au sein du Capitole ?
[00:01:31] Speaker 2: Oui, on vous confirme, bonjour Stéphanie, bonjour à tous. On avait enlevé nos bonnets, on s'était dit oh il fait beau, mais en fait, non, très mauvaise idée. On a perdu un écran déjà qui a gelé et il neige, je ne sais pas si vous l'apercevez, on a eu le droit à quelques petits flocons de neige. Bon, rien de bien méchant pour cette journée évidemment exceptionnelle et ça ne va pas démotiver les partisans Donald Trump qui sont, on ne cesse de le répéter depuis hier, extrêmement nombreux ici. À DC, ils ont fait le voyage parfois de loin, très loin, même pour participer à cette journée folle, impensable. Il y a encore quelques mois, vivre et fêter ce comeback de Donald Trump à la Maison-Blanche. 47e président des Etats-Unis, bientôt, pas encore, ce sera le cas quand il aura prêté serment. Vous le voyez ici, sous le dôme, donc la rotonde qui se trouve juste en dessous, vous avez les images à l'écran, celles des invités, donc prestigieux invités. Qui ont été triés sur le volet, 700 invités qui ont été choisis par l'équipe qui organise cette cérémonie d'investiture et qui a quand même dû, il faut le rappeler Mathieu, tout chambouler au dernier moment.
[00:02:37] Speaker 3: Absolument, moins de 24 heures pour révolutionner le programme en réalité, puisque la capacité d'accueil de cette salle sous le dôme du Capitole, qui est une énorme salle évidemment, mais qui ne peut pas accueillir autant de monde qu'il était prévu à l'extérieur du Capitole.
[00:02:51] Speaker 2: 700 sur les 220 000 billets qui avaient été vendus, ça fait quand même un petit morceau seulement.
[00:02:56] Speaker 3: Avec des billets d'ailleurs qui ont parfois été payés extrêmement cher par les contributeurs, puisque ce sont bien les contributeurs qui financent cette cérémonie, qui coûtent selon les présidents américains entre 100 millions et 200 millions de dollars. Évidemment avec Donald Trump, on est plus proche des 200 millions, on n'est pas surpris.
[00:03:12] Speaker 2: Voilà, les trumpistes, mais pas que, qui donc sont présents, qui vont suivre cette séquence en direct, bien au chaud, enfin pour les chanceux, il y en a 23 000 qui ont été choisis pour suivre cette séquence sur grand écran. C'est-à-dire du Capital One Arena, ça y est, je l'ai en bouche, arrivez du mal. Racontez-nous peut-être en un mot ce que représente cette salle de sport.
[00:03:35] Speaker 3: Alors c'est une salle absolument mythique, comme les affectionne tout particulièrement Donald Trump. On le sait, rappelez-vous de l'épisode de New York, où il avait rassemblé effectivement au cœur de cette ville, pourtant réputée progressiste et démocrate, une foule pour un meeting absolument historique. C'est à peu près ce qu'il est en train de reproduire au Capital One Arena. Effectivement, où il a donné meeting hier soir, on n'a jamais vu ça, un président américain qui continue à donner des meetings, alors qu'il est élu et qu'il sera investi président des Etats-Unis le lendemain. On est dans le Trump, nous revenons dans l'ère Trump, avec des démonstrations trumpiennes.
[00:04:14] Speaker 2: Et ces sympathisants ont fait la queue des heures et des heures, huit heures pour certains, dans l'espoir de pouvoir participer, entrer à l'intérieur de cette salle, ça va être encore le cas aujourd'hui, beaucoup de monde qui va essayer d'approcher les lieux, parce que ça va jouer en deux temps cette journée, il va y avoir la séquence au Capitole, et puis cette parade qui doit conduire Donald Trump précisément dans cette salle de sport pour un discours assez sympathisant.
[00:04:37] Speaker 1: Merci à tous les deux, vous restez bien sûr avec nous, un petit mot tout de même sur les images qu'on vient de voir, Hélène Arter. Bien sûr, tous les proches de Donald Trump sont présents, donc à la fois ceux qui vont participer à son nouveau gouvernement, et bien sûr on a reconnu Elon Musk, Zuckerberg, tout ce gratin finalement de la tech. Oui, tout à fait. C'est ce qui change par rapport à 2016, c'est ça ?
[00:05:00] Speaker 4: Oui, ce rôle très important du monde des affaires qui a soutenu la campagne et qui même parfois a joué un rôle déterminant, mais je voudrais quand même rappeler aussi qu'on s'inscrit dans une histoire, puisque c'est la soixantième fois de l'histoire des Etats-Unis qu'on a cette intronisation d'un président dans ce lieu extrêmement symbolique qui est le Congrès des Etats-Unis. Donc c'est à la fois extraordinaire par les gestes de Donald Trump, c'est aussi un rituel de la vie politique américaine depuis maintenant, George Washington.
[00:05:31] Speaker 1: Ce qui change, Cécile Coquemococo, par rapport à 2016, donc c'est ce qu'on l'a dit, ces milliardaires de la tech, et puis finalement tous ces Trumpistes, tous ces membres du futur gouvernement de Trump qui sont vraiment derrière lui aujourd'hui. Ce n'était pas le cas en 2016.
[00:05:46] Speaker 5: Oui, mais comme on l'a vu aussi tout au long de cette campagne, c'est vraiment la loyauté au chef, voire au monarque, qui va donner le ton et qui va marquer. C'est ce qu'a fait cette deuxième présidence Trump.
[00:05:58] Speaker 1: On va tout de suite d'ailleurs retrouver Karim Yahyaoui qui, lui, se trouve aux alentours du Capitole, à l'extérieur, avec des partisans de Donald Trump. Karim.
[00:06:11] Speaker 6: Oui, alors on est arrivé ce matin assez tôt et il y avait déjà beaucoup de monde. Vous devinez les barrières derrière moi, une espèce de dédale pour tenter d'accéder au Capitole One Arena. Les places sont chères, il y en a un peu plus de 20 000. Et clairement, certains savaient déjà qu'ils n'auraient pas leur place pour assister à l'intérieur de cette salle mythique, à l'investiture de Donald Trump. Mais ce n'est pas grave, même s'ils sont venus de loin, de très loin parfois, de Las Vegas, du Texas, d'Hawaï, des quatre coins des Etats-Unis. Eh bien, ils se retrouveront tous ensemble pour célébrer un moment historique, le moment du retour aux affaires de leur idole, de leur guide. Certains, évidemment, ont évoqué les espoirs qu'ils mettaient dans ce retour de Donald Trump. Donald Trump qui s'est exprimé au Capitole One Arena hier en évoquant les sujets qui lui tiennent à cœur, notamment l'immigration. Et on a croisé un certain nombre de sympathisants qui nous expliquaient que, évidemment, ils espéraient qu'ils mettraient en œuvre ces promesses en repoussant au-delà des frontières des Etats-Unis ces migrants, ces gangs dangereux qu'il a évoqués. venant du Venezuela ou d'ailleurs. On a croisé aussi des jeunes qui nous expliquaient qu'ils voulaient, grâce à Donald Trump, vivre leur vie comme ils l'entendaient, conduire leur gros 4x4 et mettre autant d'essence qu'ils veulent à l'intérieur. En tout cas, tous ceux qu'on a croisés nous ont fait part de leur espoir, mais aussi de ce sentiment de revanche qu'ils les habitent. On a croisé tout à l'heure un homme qui était présent lors de l'assaut du Capitole il y a quatre ans. Une femme qui criait à quel point elle était fière d'avoir été condamnée. Donald Trump avait expliqué qu'une de ses premières décisions, c'était de rendre justice à tous ceux qui n'avaient pas de sang sur les mains, mais qui avaient participé à l'assaut du Capitole il y a quatre ans. En tout cas, une journée historique pour tous ces militants venus de très loin, qui sont arrivés parfois il y a quelques jours dans les rues de la ville. On les a croisés souvent avec une ambiance bonne enfance. On les a croisés souvent avec une ambiance bonne enfance. On les a croisés souvent avec une ambiance bonne enfance. On les a croisés souvent avec une ambiance bonne enfance. On les a croisés souvent avec une ambiance bonne enfance. On les a croisés souvent avec une ambiance bonne enfance. On les a croisés souvent avec une ambiance bonne enfance. On les a croisés souvent avec une ambiance bonne enfance. On les a croisés souvent avec une ambiance bonne enfance. On les a croisés souvent avec une ambiance bonne enfance. On les a croisés souvent avec une ambiance bonne enfance. On les a croisés souvent avec une ambiance bonne enfance. On les a croisés souvent avec une ambiance bonne enfance. On les a croisés souvent avec une ambiance bonne enfance. On les a croisés souvent avec une ambiance bonne enfance. On les a croisés souvent avec une ambiance bonne enfance. On les a croisés souvent avec une ambiance bonne enfance.
[00:08:35] Speaker 1: On les a croisés souvent avec une ambiance bonne enfance. Alors que vous parliez, on a vu la famille Trump arriver au Capitole, en l'occurrence le fils de Donald Trump, Donald Trump Junior, si je ne me trompe pas, et sa femme Lara, qu'on a vu entrer au Capitole. Un mot, Jean-Éric MacArthur, vous qui en avez suivi un certain nombre d'investitures. Qu'est-ce qui vous frappe ? Est-ce qu'effectivement, c'est un autre Donald Trump auquel on va avoir affaire aujourd'hui ? Ce n'est plus du tout celui de 2016 ?
[00:09:04] Speaker 7: On verra quand on écoute son discours. Mais d'abord, il faut se demander s'il s'agit d'une investiture ou d'une coronation. Parce que là, vous voyez les courtisans, disons, de Trump qui sont rassemblés devant Zuckerberg, Bezos, etc., Musk. Et il faut se demander vraiment, est-ce que l'oligarchie… dont Joe Biden a parlé récemment dans son discours d'adieu, est une vérité ? Et c'est ça qui nous menace en ce moment, qui me tracasse.
[00:09:46] Speaker 1: Vous pensez que c'est une oligarchie, justement, vous pensez comme Joe Biden, Jean-Éric ?
[00:09:51] Speaker 7: Tout à fait.
[00:09:52] Speaker 1: Une fois n'est pas coutume, vous concernant.
[00:09:53] Speaker 7: Non, mais vraiment, j'ai assisté à un bal de coronation hier d'extrême droite. En tant que journaliste… Et il y avait vraiment un côté monarchiste. Vraiment. Je ne plaisante pas.
[00:10:12] Speaker 1: Vous diriez ça aussi, Hélène Arthurt, il y a un côté monarchiste, tout le monde derrière Donald Trump. C'est vraiment l'image qui ressort sous ces milliardaires, il faut le dire aussi. Il y a une sorte de dictate de l'argent aussi.
[00:10:23] Speaker 4: Alors, monarchiste, je n'emploierai pas parce qu'il est très connoté dans l'histoire des États-Unis et dans le refus de la monarchie. Et oligarche, j'emploierai davantage. Oligarque, vous diriez aussi. Dans cette logique. Moi, ce qui me frappe, c'est que ces cérémonies, si on se place dans une perspective historique, sont là pour célébrer le vainqueur, mais elles sont là aussi pour rassembler. C'est-à-dire dire aux vaincus, vous avez été vaincus, mais nous sommes les États-Unis, nous allons faire la route ensemble. Et pour le moment, tous les signaux que nous avons vus ne sont pas porteurs de ce message. Lesquels, par exemple ? C'est un discours revanchard, finalement. Le « come back kid », voilà le programme qu'on va mettre en œuvre. On ne voit pas une main tendue vers les démocrates. Ceux qui ne sont ni démocrates ni républicains. Alors peut-être que le discours va me contredire d'ici quelques minutes. Mais on voit bien que c'est un moment de célébration très partisan qui est assez quand même rare dans l'histoire des États-Unis.
[00:11:18] Speaker 1: On vient de voir passer Lara Trump qui va jouer un rôle, qui joue déjà un rôle important. C'est normal. C'est cette nouvelle partie du clan Trump qu'on voit là, les trois, Lara, Donald Trump Junior, eux vont jouer un rôle important.
[00:11:30] Speaker 4: Mais ça, dans l'histoire des États-Unis, vous regardez, toutes les familles sont toujours là. Elle est extrêmement présente. Ce n'est pas aussi exceptionnel que ça. C'est plutôt la dimension partisane, moi, qui me frappe dans cette mise en scène. Parce que c'est une mise en scène de l'installation, du retour au pouvoir de Donald Trump.
[00:11:48] Speaker 1: Vous êtes d'accord, mise en scène, Lara Trump qui prend d'ailleurs la direction du comité républicain, n'est-ce pas ? Derrière elle, derrière le couple, on voit donc Zuckerberg, Mark Zuckerberg. On voit Jeff Bezos aussi. Et puis le patron, me semble-t-il, de Microsoft. Donc vous avez au premier rang. La famille est juste derrière, effectivement, ces techs, ces géants de la tech, ces milliardaires de la tech. C'est quand même très nouveau, ça.
[00:12:13] Speaker 5: Oui, notamment le fait que ces grands oligarques vont directement à Mar-a-Lago. Et que l'expression qui est utilisée le plus souvent par vos confrères et consoeurs des États-Unis, c'est qu'ils vont baiser l'anneau, comme on fait avec le pape, ce qui est une image assez peu courante dans un pays à tradition protestante. Donc il faut avoir la faveur du prince. On ne va pas ergoter sur les termes de monarchie ou non. Mais vraiment, il y a une modification de la place et du rôle du président. On n'est plus du tout dans la perspective de George Washington, à qui on proposait des titres absolument ronflants et qui voulait rester extrêmement humble et retourner cultiver son jardin après la fin de son mandat. C'est une autre Amérique qu'on a ici.
[00:12:57] Speaker 1: C'est une autre Amérique, Jean-Denis. Jean-Denis Capac, Arthur, on vient de voir Mike Pence, qui participe, qui est là. Mike Pence, c'était le vice-président de Donald Trump. On sait qu'il y a eu quand même un certain nombre de problèmes avec Donald Trump justement au moment du 6 janvier. Il est dans la revanche, lui aussi ?
[00:13:16] Speaker 7: Tout à fait, parce que lui, finalement, c'est un républicain de souche, de souche, pardon, d'un classique du parti républicain. Alors il se sent obligé, il se sent obligé d'y assister parce que la moindre qu'on puisse dire, c'est qu'ils étaient à coups de couteau, à point de couteau, il n'y a pas longtemps. Alors c'est un peu absurde de voir Pence qui se cachait le 6 janvier en 2021 pour éviter, il s'est caché des émeutiers. Alors ça fait vraiment très, très bizarre. Je ne dis pas qu'il n'y a pas un sentiment, de coopération entre quelques-uns de ces classiques républicains, mais il y a quand même une fissure dans le parti républicain dont on devrait y revenir plus tard, parce que c'est vraiment grave, c'est vraiment grave.
[00:14:12] Speaker 1: Une fissure, vous voulez dire que le parti n'est pas trumpiste aujourd'hui ? On ne pourrait pas dire ça ?
[00:14:19] Speaker 7: Le peuple est trumpiste, mais le parti n'est pas trumpiste, toujours pas. Et vous allez voir, à cette coronation, ce bas de coronation, je suis tombé sur un... un français, un homme d'affaires français qui parlait contre les rafles, contre les immigrants. Parce qu'il profite de la main-d'oeuvre du parti.
[00:14:45] Speaker 1: Je vous interromps parce qu'on voit en image, pardonnez-moi John Rick, l'arrivée justement de George W. Bush, qui vient d'arriver aux côtés du couple Clinton. Donc là, on peut dire que c'est traditionnel ce qui se passe, Hélène Arthor. Donc des anciens présidents et des anciennes premières dames.
[00:15:01] Speaker 4: Oui, oui, c'est vraiment la continuité de l'État. Il faut imaginer que depuis les années Andrew Jackson, c'est-à-dire 1830, il y a ces rituels qui sont instaurés de passation d'une administration à l'autre dans l'alternance. Après, ce que pensent ces acteurs qui sont là, je ne suis pas sûre que, si on se place dans la position des Clintons, je pense que c'est avoir le sens de l'État que d'être là en cette occasion. Et notamment Hillary Clinton, on te rappelle quand même qu'elle a été battue face à... Donald Trump ne doit pas vivre un moment très agréable.
[00:15:32] Speaker 1: Et voilà Barack Obama, qui lui vient d'arriver aussi, sans Michel Obama, il faut le dire. Cécile Coquet-Mococo qui a refusé de venir, qui n'était pas non plus présente au funérail de Jimmy Carter. On se demande pourquoi, d'ailleurs, pourquoi cette absence de Michel Obama, vous savez, non ?
[00:15:49] Speaker 5: Je ne suis pas dans ses petits papiers, je ne fais pas partie de ses copines avec qui elle parle à sa table de cuisine. Mais là, c'est certain que...
[00:15:57] Speaker 1: Son absence est notée, en tout cas.
[00:15:58] Speaker 5: Oui, son absence. Son absence est notée, oui.
[00:16:00] Speaker 4: Alors peut-être plus, ce n'est pas tellement son absence à ce moment-là, puisque après, il y a un repas des ex-présidents avec le président. Et ce qu'on note, c'est surtout qu'à ce repas, les ex-présidents ont décliné. Ça, c'est plutôt l'élément important, plutôt que la présence ou l'absence de Michel Obama à ce moment précis de la sérénite.
[00:16:24] Speaker 1: Voilà donc le président de la Cour suprême qui vient d'arriver, ainsi que les différents membres. Le président de la Cour suprême, parce qu'il faut rappeler qu'il va prêter serment Donald Trump. Et ça sera justement sous l'égide du président de la Cour suprême que vous voyez ici, le président Robert. On attend donc d'ailleurs... Il va prêter serment dans à peu près une demi-heure, Donald Trump. On l'attend toujours. Il va arriver dans quelques minutes. Et bien sûr, c'est le cours suprême. C'est très intéressant d'en dire un mot, tout de même, John Rick MacArthur, parce qu'il va prêter serment. Avec Justice Roberts, comme on dit aux États-Unis. Cette Cour suprême qui est devenue, depuis 2016, et c'est ça la différence, à majorité conservatrice maintenant. Elle est vraiment du côté de Trump aujourd'hui.
[00:17:12] Speaker 7: Oui, et en plus, pour la première fois de ma mémoire, ils sont critiqués d'une façon partisane par les démocrates. Vraiment attaqués. Et il y a des appels, comme encore dans le discours d'adieu. De Biden, où il a appelé à ce qu'on limite les mandats des juges de la Cour suprême, pour la première fois. Parce qu'en ce moment, c'est pour la vie. Et ça, c'est très partisan. Très, très partisan.
[00:17:47] Speaker 1: Oui, mais c'est un peu la première fois qu'on parle vraiment d'une Cour suprême partisane. Non, non, non. Ça a toujours été Hélène Arthard.
[00:17:53] Speaker 4: La Cour suprême, par définition, est partisane, puisque ses membres sont nommés par le président des États-Unis. Donc, c'est une... Et là, que se passe-t-il ? Il y a une sorte de minute de silence. Alors, il y a toute une série de prières qui sont toujours organisées dans le cadre d'une investiture. Donc, c'est le processus un peu normal. Vous aurez remarqué, d'ailleurs, les tableaux... Donc là, c'est quoi ? Une minute de recueillement ? Oui, de recueillement, puisque, en fait, c'est des pratiques qui existent depuis George Washington, qui a codifié toute une série d'éléments. Donc, je vous disais, les tableaux, vous avez remarqué Saratoga et Yorktown. Les deux batailles qui ont permis l'indépendance des États-Unis. Et les deux statues, Ulysse Grant et Lincoln, c'est-à-dire les deux hommes de la guerre de sécession. Et l'angle n'a pas été choisi au hasard. Ils auraient pu se mettre à toutes sortes d'endroits. Il faudrait pouvoir aussi décrypter le pourquoi de ces choix présidentiels.
[00:18:51] Speaker 1: On a Eric Trump, autre fils de Donald Trump, et sa femme qui viennent de rentrer, là aussi, au premier... C'est vrai que c'est traditionnel d'avoir sa famille. Mais, encore une fois, est-ce que c'est si traditionnel d'avoir une famille aussi impliquée, Cécile Coquemococo, dans le politique ?
[00:19:08] Speaker 5: Ce qui n'est pas très traditionnel, c'est de les voir faire des affaires avec aussi peu de soucis de la déontologie.
[00:19:17] Speaker 1: Et conflit d'intérêts ? C'est ça que vous voulez dire ?
[00:19:19] Speaker 5: Oui, voilà. Ce nouveau gouvernement Trump va être très marqué par des conflits d'intérêts. Et il va revenir au Congrès d'essayer de s'imposer à nouveau, pour faire valoir quand même des principes constitutionnels des Etats-Unis.
[00:19:34] Speaker 1: Jean-Denis MacArthur, un commentaire peut-être sur ces moments de recueillement et cette arrivée, justement, du clan familial ?
[00:19:42] Speaker 7: Tout de suite, c'est en jeu maintenant. Il est en cours. La famille Trump est en train de vendre des médaillons, des pièces de crypto-monnaie pour commémorer l'investiture de Trump. C'est un conflit. C'est complètement... C'est anti-constitutionnel. C'est corrompu, comme on n'a jamais vu dans ma vie. C'est extraordinaire. Ils se sont mis en vente avant-hier. Et il y a déjà un marché dans ces médaillons de crypto-monnaie, avec, je pense, l'image de Trump dessus, etc. Et c'est géré par le fils, le dauphin, le jeune Donald Trump, je pense. Je crois.
[00:20:26] Speaker 1: Oui, et puis, Melania aurait même créé sa propre...
[00:20:29] Speaker 4: Son fils, Eric, d'ailleurs, a dit qu'il revenait aux affaires. Et on voit bien que c'est quand même un argent décomplexé. Et peut-être pour annoncer ce qu'on va dire ensuite, c'est ces moments de l'histoire des États-Unis où les hommes d'affaires sont au pouvoir, le politique est extrêmement minoré et on a un mot d'ordre. S'enrichir, moi, ça me fait penser aux années 1920, finalement, où on est dans ce culte de l'enrichissement personnel. Ce qui est important, c'est personnel. C'est personnel collectif.
[00:21:00] Speaker 7: Mais ce qui est différent, c'est que le président Calvin Coolidge, Warren Harding, n'était pas un homme d'affaires.
[00:21:06] Speaker 4: Non, mais c'était un...
[00:21:08] Speaker 7: Il n'était pas un milliardaire.
[00:21:09] Speaker 4: Oui, oui. Et même Hoover avait eu des fonctions publiques importantes avant. Donc, vraiment, là, on est dans autre chose que ce qui s'est passé. Mais en même temps, si ça ne choque pas autant une partie des Américains, c'est que ça leur parle sur cette idée que faire des affaires, l'initiative individuelle, c'est plus important que l'État, le fédéral. Ainsi de suite.
[00:21:30] Speaker 1: Mathieu et Elisabeth, on vous retrouve. On attend Donald Trump qui, manifestement, est arrivé au Capitole pour son investiture. Donc, on devrait le voir à l'image d'une minute à l'autre. Il me semble que la salle est pleine.
[00:21:44] Speaker 3: Oui, absolument. Plus de 700 invités, nous rappelait Elisabeth à l'instant. On a parlé des anciens présidents. Mais en réalité, les acteurs principaux parmi ces invités sont les grands donateurs. Ceux qui ont évidemment... qui ont financé la campagne de Donald Trump. Ceux qui vont jouer un rôle primordial aux côtés du président. On a parlé d'Elon Musk. Mais pas seulement. Tous les géants de la tech, en réalité, qui se sont ralliés à la doctrine trumpienne jusqu'à créer la surprise, notamment avec Mark Zuckerberg, Elisabeth.
[00:22:18] Speaker 2: Oui, effectivement. Alors, il y a ces trois noms qui reviennent toujours. Elon Musk, Mark Zuckerberg. Et puis, Jeff Bezos. Forcément, c'est vrai qu'on a eu cette discussion tout à l'heure. Ceux qui avaient peut-être... Pris leur distance, ou en tout cas, essayé de garder leur distance avec Donald Trump lors de son premier mandat. Forcé de constater que ça a été plutôt très mauvais pour eux. Ils ont fait le bilan. Et forcé de constater qu'aujourd'hui, ils sont au premier rang. Ils font partie des invités de premier choix du président élu. Jeff Bezos, qu'on évoquait à l'instant, lui, il aura essayé de garder ses distances. Mais ça lui a coûté assez cher. Je pense qu'il a fait les comptes. Il vaut mieux être des alliés de Donald Trump que dans le camp adverse au final.
[00:22:57] Speaker 3: Ce qu'il nous donne quand même. Effectivement, la tonalité de ce qui attend l'Amérique pendant les quatre prochaines années. Et même si ça a été déjà pas mal évoqué sur votre plateau, Stéphanie. Effectivement, le discours d'adieu de Donald Trump avait exactement cette tonalité. Avec ce testament de Joe Biden qui met en garde non seulement l'Amérique, mais le monde et probablement l'Europe également. Sur le pouvoir que pourraient avoir ceux qu'il n'a pas hésité à qualifier d'oligarques. Ça, c'est assez nouveau.
[00:23:27] Speaker 2: Et ça, ça fait partie des choses que les Américains... ... Les Américains nous ont beaucoup dit ces derniers jours, les Américains qu'on a rencontrés. On parle de l'Europe, la nouvelle face du monde. On a joué un risque avec des étudiants démocrates il y a quelques jours à Philadelphie. Et c'est vrai que beaucoup nous ont dit que l'Europe, ça va être très, très compliqué pour vous. On sait qu'il y a des ambassadeurs qui sont présents. L'ambassadeur ukrainien. Il y a les représentants de chaque pays de l'Union européenne aujourd'hui qui vont assister à cette cérémonie d'investiture. Et je pense que c'est assez dans les têtes aujourd'hui. Quel sera le monde de demain avec Trump ? Aux commandes ? Personne n'a la réponse.
[00:24:01] Speaker 3: Absolument. Avec une véritable mise à l'épreuve de l'Union européenne. Mais je crois que ça, c'est un sujet qui vous préoccupe tout particulièrement, Stéphanie, de votre côté de l'attentif.
[00:24:09] Speaker 1: Et on va bien sûr en reparler. Avant ça, quand même, on retourne à Washington. On reste plutôt à Washington. Retrouvez Karim Yahyaoui. Karim, on me dit qu'on ne peut pas vous avoir. Mais évidemment, on vous aura dès que vous serez là à présent. Une remarque peut-être effectivement sur le... D'abord, c'est la première fois, me semble-t-il, qu'il y a des invités étrangers à l'Enharter. Et il y en a un certain nombre d'Européens. En l'occurrence, il y a Giorgia Meloni. Alors, on ne l'a pas vue en image, mais normalement, elle est prévue. La chef du gouvernement italien, elle devrait être là.
[00:24:44] Speaker 4: De toute façon, je ne m'engagerai pas sur le fait que jamais dans le passé, il y en a eu. Mais ceci dit, ces listes d'invités sont à la discrétion de celui qui va rentrer en fonction. Donc, ça dit beaucoup. Il me semble avoir repéré M. Arnault aussi. Bernard Arnault est là.
[00:24:59] Speaker 1: Avec sa fille. J'ai vu aussi sa fille et l'un de ses fils.
[00:25:03] Speaker 4: Donc, on voit bien, quand on pense l'Europe...
[00:25:05] Speaker 1: Le patron de LVMH.
[00:25:07] Speaker 4: Voilà, quand on pense l'Europe, quand on est Donald Trump, c'est l'Europe de Meloni. C'est l'Europe des hommes d'affaires, notamment Arnault. Ce n'est pas la construction européenne telle qu'elle est pensée et peut-être prioritaire pour un certain nombre de responsables politiques européens. On voit bien que c'est l'économie qui est quand même au cœur des préoccupations. Et l'agenda, comme on dit en mauvais français, autour des questions d'immigration, si on fait le lien avec Mme Meloni.
[00:25:36] Speaker 1: D'ailleurs, Donald Trump va arriver d'un instant à l'autre. Il est arrivé. Donc, on va le voir dans ce capitole d'un instant à l'autre. On voit bien sûr que tout le monde l'attend. Là, on voit encore une nouvelle fois son fils à l'image. Il a décrété l'urgence nationale et sa fille également à l'image. Ivanka Trump. Et puis là, c'est un autre de ses fils, Eric. C'est ça, c'est Eric Trump ? Non, c'est le plus jeune, c'est Barron. C'est Barron, celui-là. Il était petit, il avait 12 ans. Il avait 12 ans à l'époque et qui a bien grandi. Et juste derrière lui, d'ailleurs, Elon Musk. Donc, il va y avoir quand même ce duo Elon Musk-Donald Trump qui va gérer le pays pendant quatre ans. Et ça aussi, en parlant d'homme d'affaires, lui, il va peser. Ce sera plus qu'un bras droit, Elon Musk.
[00:26:25] Speaker 5: Ça aussi, c'est extrêmement troublant parce que là, il a carrément pris pension à Mar-a-Lago. Il louait un cottage pour des sommes faramineuses pour avoir l'oreille du prince. Il demande à avoir aussi son propre espace pas très loin du bureau Oval pour continuer à murmurer à l'oreille de Trump. Donc, jusqu'à ce qu'il tombe en disgrâce, il va effectivement y avoir une espèce de présidence bicéphale qui n'est pas vraiment quelque chose de traditionnel pour le coup.
[00:26:53] Speaker 1: John Rick, MacArthur, Elon Musk sera beaucoup plus qu'un bras droit. Qui sera le plus influent finalement, Elon Musk ou Donald Trump ?
[00:27:01] Speaker 7: La question serait plutôt, est-ce que c'est Musk ou Stephen Bannon qui seront les plus influents ? Parce qu'il y a maintenant, en ce moment, une lutte vraiment à la mort, jusqu'à la mort entre Bannon et Musk. Bannon se dit le grand populiste, nationaliste, etc. Il a intervenu hier soir à ce bal dont je parle. Et lui, il a dit, je vais battre Musk. Je vais le descendre très, très vite. Alors que Musk représente l'oligarchie tech, l'industrie tech, etc. qui va complètement dominer la société américaine et anéantir le peuple selon Bannon. Alors, il faut attendre qui sera le victorieux. Parce que vraiment, c'est grave. Déjà, il y a une fissure dans le camp Trump, je vous jure. Et c'est très, très grave. Entre Musk et Bannon.
[00:28:08] Speaker 1: Entre Musk et Bannon. Et puis probablement entre Musk et Donald Trump sur la problématique de l'immigration. Parce qu'on apprend, il va y avoir des décrets. D'abord, il va y avoir, il va prêter serment. Ça, ça sera à peu près dans une vingtaine de minutes, Donald Trump. Puis, il va y avoir un discours d'investiture. Et ensuite, une signature d'un certain nombre de décrets. Et dans ces décrets, il devrait y avoir un... Il devrait décréter l'urgence nationale à la frontière avec le Mexique. C'est ce qu'on apprend dans des fuites. Et là, par exemple, il pourrait y avoir des dissensions avec notamment Elon Musk, qui est beaucoup moins défavorable peut-être, ou pas d'ailleurs.
[00:28:44] Speaker 7: Et si je peux ajouter...
[00:28:46] Speaker 1: Allez-y, John Rick.
[00:28:47] Speaker 7: C'est pas seulement Elon Musk. Ce sont les petits républicains de souche dans le Nebraska et un peu partout dans les Etats-Unis qui dépendent... Complètement sur un marché noir de travail avec des sans-papiers qui travaillent en dessous du salaire minimum fédéral. Et eux, ils sont très, très mécontents avec cette idée de rafle, de déportation de masse. Je suis tombé sur un homme d'affaires français hier, à ce bal, qui m'a dit la même chose. Ça, c'est très dangereux pour les gens qui gèrent des hôtels, des restaurants, des usines, etc. On ne veut pas des déportations si vous êtes gérant d'une boîte d'affaires et républicain. Vous n'êtes pas du tout content avec cette politique.
[00:29:38] Speaker 1: On va y revenir. On vient de voir entrer Mélania Trump littéralement à l'instant. Voilà, elle entre. Elle arrive à l'intérieur du Capitole. Mélania Trump, ce qui signifie que Donald Trump devrait probablement arriver très vite. La voilà. Donald Trump, qui va prêter serment ensuite, juste après son arrivée. Sur cette question de l'immigration, vous pourriez peut-être rebondir, Hélène Arthur. C'est vrai que ça devrait faire partie de ses tout premiers décrets. Il a dit qu'il voulait être plus strict, même qu'Eisenhower, c'est ce qu'il disait hier. Peut-être ramener à la frontière, revenir sur le droit d'asile, revenir sur le droit du sol et déporter, on dit expulser en français, un million de migrants.
[00:30:26] Speaker 4: Je ne suis pas sûre, Kayser. Eisenhower est déporté qui que ce soit. Oui, il l'a cité. Ayant écrit une biographie d'Eisenhower, je pourrais être flattée qu'il fasse appel à Eisenhower, mais je ne suis pas totalement sûre que ce soit la philosophie d'Eisenhower qui était un républicain. Et ça renvoie à la question qu'on a abordée là-dessus. J'en suis même entièrement persuadée, pour qu'il n'y ait aucune ambiguïté dans ma parole, sur les divisions au sein du parti. Entre des gens qui ont voté Trump et qui sont en accord avec lui sur la question migratoire, et puis la base traditionnelle, qui était celle d'Eisenhower, d'un monde des affaires, des petites villes, qui lui a des positionnements humanitaires sur la question, déjà, une question qu'on n'a pas abordée, mais aussi qui est dans une logique de marché du travail et qui sait que pour faire fonctionner son entreprise, il a besoin d'une main-d'oeuvre immigrée. Donc ce parti républicain, cette base républicaine, elle est très complexe. Mais en tout cas, on voit bien que ces décisions, j'allais dire, c'est au pied du mur qu'on voit le maçon. C'est-à-dire que là, on a été dans une phase du déclaratif. On va voir quelle forme va prendre l'ordre exécutif. On va voir quels sont les moyens qui sont disponibles. Comment c'est mis en oeuvre ? Est-ce qu'il ne va pas y avoir des recours en justice ? Des recours, notamment devant la Cour suprême. Les mois qui viennent vont nous le dire. Mais en l'état, c'est très difficile.
[00:31:45] Speaker 1: Et ça devrait démarrer ce soir. Voilà, on écoute maintenant O America. C'est Christopher Macchio qui est le ténor qui ouvre en fait cette cérémonie.
[00:31:57] Speaker 8: O America, no weeping Let there be no divide I will keep you in my keeping Till there be a new start
[00:32:23] Speaker 1: Voilà l'arrivée de Joe Biden, Kamala Harris. O America, c'est un chant traditionnel. En fait, il est chanté en particulier dans ses investitures. Il n'y a rien de spécial. Il n'y en a plus.
[00:32:43] Speaker 5: Ça fait partie, disons, de... L'hymne américain a été trouvé relativement tard dans l'histoire du pays. La grande période des hymnes patriotiques, c'était la guerre de sécession. Et pour des raisons un peu évidentes, on a essayé de trouver une guerre antérieure à la guerre de sécession. Pour trouver, en 1952, un hymne national pour les Etats-Unis.
[00:33:03] Speaker 4: Ça envoie à la guerre de 1812-1815. D'ailleurs, le congrès brûle. Il est reconstruit après. Donc, on a cette fièvre patriotique qui va faire émerger un hymne national.
[00:33:15] Speaker 5: Avec le symbole du drapeau qui reste... Qui reste debout et qui tient.
[00:33:23] Speaker 1: J.D. Vance, qui vient de rentrer. Donc, vice... Président qui va donc prêter serment avant Donald Trump. C'est d'abord le vice-président qui prête serment. Avec le juge Brett Kavanaugh de la Cour suprême. Et ensuite, Donald Trump. Donc, J.D. Vance qui rentre à l'instant.
[00:33:43] Speaker 5: Si je peux dire un mot au sujet de...
[00:33:56] Speaker 1: ... ... ... Иmade en prive en fréquence. ... ... ... ... ...
[00:34:22] Speaker 8: ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ...
[00:34:27] Speaker 1: O America, chanté par Christopher Macchio pour ouvrir cette cérémonie. Vous avez vu J.D. Vance arriver, qui va d'abord prêter serment, puis Donald Trump. Antoine Mariotti émarge sur ce plateau. Bonsoir Antoine. On parlait justement de ce côté traditionnel de cette cérémonie. J.D. Vance, donc c'est effectivement une tradition que le vice-président prête d'abord serment.
[00:35:10] Speaker 9: Oui, c'est une tradition, donc on la suit. C'est assez intéressant de voir qu'il y a des traditions, même quand c'est Donald Trump, j'ai envie de dire, tellement il aime bousculer ses traditions et les habitudes. Mais y compris, vous parliez tout à l'heure d'ailleurs, de représentants étrangers. Alors, ce n'est pas la première fois dans le sens où il y a régulièrement des ambassadeurs ou autres. Mais bon, là, il aime bien bousculer un petit peu les codes. Mais malgré tout, il aime bien aussi qu'on respecte certaines traditions quand ça l'arrange. C'est-à-dire que là, vous avez une investiture où il est invité à un thé de courtoisie avec... Voilà Donald Trump, qui entre...
[00:35:43] Speaker 1: Je vous interromps, pardonnez-moi, parce qu'effectivement, en image, on voit l'arrivée de Donald Trump. Il va prêter serment dans une vingtaine... Deux minutes.
[00:35:54] Speaker 9: Pas solennel.
[00:35:55] Speaker 1: Pas solennel, cette arrivée... L'amour de la pompe. L'amour de... La pompe. Ah, l'amour de la pompe. Voilà, nous avons accueilli, accueillissement à son arrivée. On a Mélania, Mélania Trump. ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... Le sénateur Lindsey Graham, à côté de Donald Trump. Et à sa gauche, vous avez également la belle-fille, il semblait-il, non ?
[00:36:48] Speaker 4: La nouvelle campagne de son fils.
[00:36:50] Speaker 1: La nouvelle campagne de son fils. Sans être people. Parce qu'avec la famille Trump, on est obligé d'être un peu people. On attend en tout cas effectivement cette arrivée. Même les anciennes petites amies sont nommées ambassadrices à Athènes, en Grèce.
[00:37:06] Speaker 9: Donc tout est très familial. Il y a quand même un contraste assez important. Quand on voit Barron, c'en est l'exemple évidemment qu'il y a 8 ans de plus.
[00:37:14] Speaker 10: Voilà Delphine Trump.
[00:37:32] Speaker 1: Donc là, vous avez les personnages importants du Congrès qui arrivent. C'est pas sur les pouvoirs.
[00:37:38] Speaker 11: Allez, on va nous représenter.
[00:38:06] Speaker 1: Sous-titrage ST' 501
[00:38:36] Speaker 12: Sous-titrage ST' 501
[00:39:06] Speaker 4: Sous-titrage ST' 501 Sous-titrage ST' 501 Sous-titrage ST' 501
[00:39:15] Speaker 1: Sous-titrage ST' 501
[00:39:20] Speaker 10: Mesdames et messieurs, le vice-président élu des Etats-Unis, M. J.D. Vance.
[00:39:29] Speaker 1: ... ... ... ... ... ... ... ... ... J.A. Devens, qui va être donc le premier à prêter serment avant Donald Trump. Et la nature, c'est la tradition aux Etats-Unis ?
[00:40:23] Speaker 4: Oui, depuis John Adams, quand George Washington entre en fonction en avril 1789. Il a un vice-président, John Adams, qui va lui aussi prêter serment. Depuis, à chaque fois, on reproduit le même rituel, en sachant qu'en cas d'incapacité du président, c'est le vice-président qui devient automatiquement président. Donc c'est très important qu'il prête serment lui aussi.
[00:40:46] Speaker 10: Mesdames et messieurs, accompagnant le président élu, le directeur du secrétariat du comité d'organisation, Mme Ferrer,
[00:40:55] Speaker 12: le sergent d'armes, M. McFarland, le sergent d'armes du Sénat, Mme Jennifer Hemingway, le directeur chef de la majorité au Sénat, et le comité mixte d'organisation des cérémonies de prestations de serment. Ainsi que le président de la Chambre, M. Johnson, le chef de la... du groupe démocratique au Sénat, M. Schumer, ainsi que Mme Deb Fesher, et la présidente du comité, Mme Amy Klobuchar.
[00:41:53] Speaker 1: Donc là, on attend justement... sa prestation de serment, et Jenny Vance.
[00:41:58] Speaker 4: Alors c'est intéressant de voir, en fait, c'est pas la famille Trump qui organise, c'est un comité d'organisation qui est comporté par la Chambre et le Sénat, qui a cette mission d'organiser la transition, et notamment la prestation de serment.
[00:42:09] Speaker 12: Le président élu des Etats-Unis, Donald John Trump.
[00:42:24] Speaker 1: Bon, c'est arrivé de Donald Trump. ... J'ai fait une petite bise, c'est le coquet mon coco, à Melania Trump avant de saluer Joe Biden.
[00:42:45] Speaker 5: C'est toujours assez guindé, hein. Je la soupçonne d'avoir choisi un chapeau à large bord pour éviter...
[00:42:52] Speaker 1: ... ...
[00:42:53] Speaker 4: ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ...
[00:43:15] Speaker 5: ... ... ... ... ... ...
[00:43:18] Speaker 1: ... ... Salle Comble, qui capitule 700 personnes.
[00:43:38] Speaker 12: Mesdames et messieurs, veuillez prendre votre place.
[00:43:40] Speaker 1: C'est J.D. Vance qui va prêter serment le vice-président des États-Unis. Qui donc discute avec Donald Trump.
[00:44:10] Speaker 5: J.D. Vance qui était le choix d'Eric Trump, pas du parti.
[00:44:15] Speaker 12: Merci d'accueillir la présidente de la commission conjointe sur les festivités de prestations de serment, Mme Klobuchar. Bonjour à tous et bienvenue à la 60e cérémonie de prestations de serment. Aujourd'hui, le président... Le président Trump et le vice-président Vance prêteront serment et nous serons témoins de la transition, d'une transition paisible au cœur de notre démocratie. Depuis un an, je préside le comité d'organisation de ces cérémonies qui rassemble les dirigeants du Congrès provenant des deux parties. Nous remercions la police et tout le personnel du Congrès qui ont travaillé si dur depuis un an et notamment depuis ces trois derniers jours. Vous avez travaillé extrêmement dur et fait ça avec beaucoup d'élégance. Merci. Aujourd'hui, cette année, nous mettons l'accent sur la démocratie et la démocratie dans la durée. La présidence de tant de présidents et vice-présidents... C'est en porte témoignage aujourd'hui. Nous sommes heureux d'accueillir M. le président Biden et Mme Biden. Nous accueillons Mme Harris et M. Emroff, les présidents Obama et Clinton, Mme Clinton, M. et Mme Bush, le vice-président Pence, M. et Mme Quayle, le président de la Cour suprême et toute la Cour suprême sont à nos côtés aujourd'hui. Je les ai vus tous les neufs et également les familles. Notre cérémonie d'aujourd'hui annonce les 250 ans de notre démocratie. C'est le moment où nos dirigeants, portés à la tête de notre pays par nos concitoyens, promettent de diriger, d'aimer, de défendre notre pays. Ils viennent et promettent d'être ce que nous sommes tous, les gardiens de notre pays. Dans la paix, dans la guerre... La richesse. Nous sommes heureux de voir ces cérémonies tous les quatre ans. Aujourd'hui, cela tombe le jour de Martin Luther King, ce qui montre bien combien nous devons respecter les libertés de notre pays et la justice pour tous, comme c'est indiqué au fronton de la Cour suprême. Mais plus que tout, la cérémonie d'aujourd'hui durera dans l'esprit de tous ceux qui nous observent aujourd'hui, nos concitoyens. Le président Kennedy, qui jadis était sénateur ici même et qui traversait la rotonde régulièrement, disait que dans une démocratie, tout citoyen, quels que soient ses intérêts et sa politique, est aux commandes, est en fonction de la démocratie. Nous sommes tous en position de responsabilité. Et c'est cette responsabilité, la responsabilité du citoyen, qui nous invite, comme le président Lincoln l'avait dit, à ne pas vouloir être mauvais, mais plutôt à faire preuve de générosité d'âme malgré nos différences. Conscient de cette responsabilité, nous savons que nous devons résister lorsque c'est nécessaire et trouver des points communs lorsque nous le pouvons. Avec tout ce qui nous entoure, la division, les tensions, je dirais comme un auteur que la démocratie est bien notre abri contre la tempête, un auteur de chansons qui est né dans mon État. La cérémonie d'aujourd'hui a lieu ici, au Capitole, dans d'autres pays, ça pourrait être dans un pays, sous les dorures ou ailleurs. Ici, c'est au Capitole, dans la maison du peuple, ce qui rappelle qu'effectivement, les poids et contrepoids sont au cœur du principe de notre administration et de l'équilibre entre les trois branches du gouvernement. En 250 ans, nous avons pu faire prospérer l'État de droit et le faire que cela dure. Alors même qu'un nouveau président... Un nouveau vice-président prête serment, je crois qu'il est bon de se souvenir que la puissance, l'autorité de ceux qui sont ici aujourd'hui découle de nos concitoyens, des agriculteurs qui nous nourrissent, des enseignants qui nous éduquent, des pompiers à Los Angeles qui mettent leur vie en danger pour chacun d'entre nous. Notre démocratie est forte et endurante et nous devons être aussi forts et endurants qu'eux. Merci et Dieu bénisse l'Amérique.
[00:50:07] Speaker 13: Bonjour.
[00:50:37] Speaker 12: Sous-titrage Société Radio-Canada Sous-titrage Société Radio-Canada
[00:51:37] Speaker 13: Sous-titrage Société Radio-Canada
[00:51:37] Speaker 12: Nous fêtons aujourd'hui la 60e cérémonie de prestation de serment. C'est, comme toutes celles qui l'ont précédée, l'occasion de redire notre droit à définir notre parcours, notre chemin en tant qu'États-Unis. C'est évidemment important pour tous nos concitoyens, mais également pour tous les habitants du monde libre dont nous espérons pouvoir... Nous fêtons aujourd'hui cette décision, leur décision de le faire, mais nous fêtons également le droit, la sagesse simple qui permet à un peuple de faire son choix, de faire ses choix. Sous-titrage Société Radio-Canada Pour qu'une nation s'installe dans la durée. J'accueille avec plaisir l'archevêque Timothée Dolan et le révérend Franklin Graham qui nous mèneront dans la prière.
[00:53:04] Speaker 14: Sous-titrage Société Radio-Canada
[00:53:04] Speaker 12: Restez immobiles et souvenez-vous que je suis Dieu. Dieu suprême sur terre et dans le ciel. Prions. Rappelons-nous du général Washington à genoux à Valley Forge, d'Abraham Lincoln qui, à sa deuxième prestation de serment, redisait qu'il ne fallait en vouloir à personne. Nous nous souvenons également des instructions de George Patton à ses soldats. Au moment de s'engager dans la bataille il y a 80 ans de cela, priez, priez, priez toujours, de jour et de nuit. Nous fêtons également aujourd'hui l'anniversaire de Martin Luther King. Conscients de cela, nous, citoyens heureux et bénis de cette nation, unis sous Dieu, sommes heureux d'être rassemblés ici aujourd'hui pour prier. Priez pour le président Donald Trump, sa famille, ses conseillers, son vice-président. Nous prions également pour le président Biden, pour nos soldats et pour chacun d'entre nous dont l'espoir et les espoirs nous portent aujourd'hui. Nous venons et nous présentons ici aujourd'hui en pleinement conscience. Conscients de ce que nous rappelle la Bible et notamment l'invocation de la sagesse par le roi Salomon qui disait « Ô Dieu de nos pères, dans ta sagesse, tu nous as envoyés pour régner sur tes créatures, pour rendre justice en toute intégrité. Donne à nos dirigeants, à notre dirigeant, la sagesse et la pleine conscience de sa faiblesse et de la brièveté de sa vie. » C'est quoi ? Il ne sera pas tenu en estime. Envoie ton esprit et ta sagesse, qu'ils sachent tes souhaits.
[00:55:18] Speaker 14: Ô Seigneur, bénis l'Amérique.
[00:55:24] Speaker 12: Ô toi, Dieu, dans lequel nous croyons, toi qui vises et règnes pour les siècles des siècles. Amen. Monsieur le Président, dans ces quatre années qui viennent de s'écouler, j'imagine qu'il y a eu de nombreux moments où vous avez cru que tout était son. Mais regardez ce que le Seigneur vous accorde. Nous lui rendons grâce. Prions. Notre Seigneur, notre Dieu a dit « Bienheureux la nation dont la loi est le Seigneur ». Et comme le prophète Daniel le disait, « Béni soit le nom du Seigneur pour toujours et à jamais, car sa sagesse est la mienne ». Il connaît les saisons, il élève les rois, donne la sagesse et la connaissance à ceux qui nous connaissent. Au moment où le président Donald Trump prête serment à nouveau, nous nous rassemblons pour rendre grâce à notre roi, à notre Dieu. Alors même... Nous croyions que le président Trump était affaibli, le Seigneur l'a relevé, nous prions pour lui afin que le Seigneur le guide et le protège. Accorde-nous cette grâce depuis ton trône céleste, ô Seigneur. Nous demandons, nous prions pour protéger Mélania, la première dame. Nous remercions. Nous remercions, et là, te rendons grâce pour l'élégance, la grâce qu'elle apporte à notre pays et au monde entier. Nous te rendons grâce pour le vice-président Vance et son épouse, Usha, et leur famille. Puisse-t-il être le soutien du président Trump et le soutienne, lui l'élève les bras comme Aaron soutenait ceux de Moïse avant la bataille.
[00:57:46] Speaker 15: C'est toi qui as sorti ton peuple des Gilles.
[00:57:49] Speaker 12: C'est toi qui as sorti ton peuple des Gilles. C'est toi qui as sorti ton peuple des Gilles. C'est toi qui as sorti ton peuple des Gilles. Nous n'aurons jamais retrouvé leur grandeur si nous nous détournons de toi, et nous demandons cela au nom du roi des rois, de ton fils, notre Seigneur, Jésus-Christ. Amen. Mesdames et messieurs, je vous invite à accueillir le juge Kavanaugh qui va faire prêter serment au vice-président.
[00:58:52] Speaker 1: Mesdames et messieurs, je vous invite à accueillir le juge Kavanaugh qui va faire prêter serment au vice-président.
[01:00:22] Speaker 12: Avec l'aide de Dieu. Félicitations.
[01:00:52] Speaker 1: Président américain, Jerry Vance, vous voyez avec sa femme, Donald Trump, juste derrière. Vous avez Joe Biden, Donald Trump qui va prêter serment, donc, juste après cette prestation de serment de son vice-président.
[01:01:17] Speaker 16: ...
[01:01:17] Speaker 12: Veuillez lever la main droite et répétez après moi. ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ...
[01:01:25] Speaker 17: ...
[01:01:51] Speaker 1: ... ... ... ... ... ... C'est parti . ... Donald Trump qui vient de prêter serment, il est officiellement le 47ème président des Etats-Unis. Vous le voyez entouré d'ailleurs de ses fils. A côté de Joe Biden, à côté de Melania Trump, m'a rejoint sur ce plateau, merci d'être là, Olivier Burtin, bonsoir, maître de conférence en civilisation américaine, université de Picardie, Jules Verne, bonsoir. Et puis également Fabrice Rousselot qui est avec nous sur ce plateau, bonsoir Fabrice, journaliste spécialiste des questions internationales, ancien directeur de la rédaction de Libération. Antoine Mariotti est toujours avec nous ainsi que Hélène Arter. ... ... Et nous avons toujours bien sûr à Washington, Mathieu Mabin, notre correspondant en compagnie d'Elisabeth Allain et également Karim Yahyaoui. On vous laisse vivre encore un petit peu cette cérémonie. ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ...
[01:03:52] Speaker 18: ...
[01:04:05] Speaker 1: ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ...
[01:04:21] Speaker 11: Sous-titrage MFP.
[01:04:51] Speaker 19: ...
[01:07:36] Speaker 1: ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... C'était donc la prestation serment de Donald Trump et également de J.D. Vance, Hélène Arter, un mot. On a vu ces images, d'ailleurs, il y avait les images à l'intérieur du Capitole avec ses 700 invités. Et puis ce chant de la navale, c'est ça, l'académie navale, c'est ce qu'on a entendu. Et de l'autre côté, vous aviez les partisans, on les voit encore, de Donald Trump qui sont dans cette autre salle pour suivre justement ce qui se passe à l'intérieur du Capitole.
[01:08:16] Speaker 4: Ça rappelle deux éléments. Le premier, c'est que le président des États-Unis est commandant en chef des armées. Et donc c'est cette dimension du pouvoir présidentiel qui est mise en avant avec ces chants. Et puis il faut se rappeler l'origine de ce chant qui renvoie à la guerre de sécession. Ça renvoie à ce qu'on disait tout à l'heure sur le choix de la prise de vue. On voit la statue d'Ulysse Grant, le commandant en chef de la guerre civile pour le Nord, et la statue de Lincoln. Rien n'a été laissé au hasard. On aurait pu avoir le choix d'autres personnages de l'histoire. Les chants des États-Unis, c'est vraiment cette dimension militaire, guerrière qui est mise en avant. Et évidemment, pas besoin de préciser que ces deux présidents étaient des présidents républicains.
[01:09:02] Speaker 1: Et Donald Trump, il va donc prendre la parole. Ce fameux discours de l'investiture, c'est maintenant.
[01:09:11] Speaker 17: Merci. Merci beaucoup. Merci à tous. Merci. Merci vraiment beaucoup.
[01:09:17] Speaker 20: Monsieur le vice-président Vance.
[01:09:19] Speaker 17: Monsieur le vice-président Vance. Monsieur le vice-président Vance, Speaker Johnson, Senator Thune, Chief Justice Roberts,
[01:09:27] Speaker 20: Messieurs et Mesdames les juges de la Cour suprême des États-Unis,
[01:09:33] Speaker 17: Monsieur le président Clinton, Monsieur le président Bush,
[01:09:37] Speaker 20: Monsieur le président Obama, Monsieur le président Biden, Madame la vice-présidente Harris, et mes chers concitoyens, l'âge d'or de l'Amérique commence maintenant.
[01:09:48] Speaker 17: L'âge d'or de l'Amérique commence dès à présent. Dès aujourd'hui, notre pays va fleurir et sera de nouveau respecté partout dans le monde. Nous serons l'envie de toutes les nations et nous ne permettrons pas qu'on profite des États-Unis comme cela a été le cas.
[01:10:14] Speaker 20: En chaque journée du gouvernement Trump, je serai le président de la République.
[01:10:16] Speaker 17: Je serai le président de la République.
[01:10:18] Speaker 20: Je serai le président de la République. Je serai le président de la République. Je serai le président de la République. Je serai le président de la République.
[01:10:20] Speaker 17: Je ferai tout simplement en sorte que l'Amérique soit la première. Notre souveraineté sera retrouvée. Notre sécurité sera restaurée. La balance de la justice sera rééquilibrée. L'exploitation du ministère de la Justice sera rééquilibrée. et d'autres ministères prendra fin. Notre première priorité sera de créer une nation qui est fière, prospère et libre.
[01:11:07] Speaker 20: L'Amérique sera bientôt plus grande, plus forte et beaucoup plus exceptionnelle
[01:11:14] Speaker 17: qu'elle ne l'a jamais été dans son histoire.
[01:11:18] Speaker 20: Je reviens à la présidence optimiste car je crois que nous sommes au début
[01:11:28] Speaker 17: d'une ère de grand succès pour notre pays. On sent ce vent de changement. On sent cette nouvelle lumière qui se fait jour dans le monde et l'Américain a la possibilité de cesser cette opportunité que jamais par le passé. Mais d'abord, nous devons être honnêtes sur les défis qui existent. Ils sont nombreux, mais ils seront annulés. Par cet immense élan que le monde est en train de connaître et par les Etats-Unis d'Amérique. À l'heure où nous nous réunissons aujourd'hui, notre gouvernement connaît une crise de conscience. Pendant des années, un establishment corrompu a pris aux citoyens le pouvoir et a laissé notre société dans un état de très profonde crise. Nous ne pouvons plus nous le permettre. Et dans le même temps, nous sommes allés de catastrophe en catastrophe à l'étranger. Notre gouvernement n'a pas su protéger nos magnifiques citoyens américains et a protégé en revanche des criminels dangereux, bien souvent qui sortaient d'asiles psychiatriques ou de prisons et venaient du monde entier. Un gouvernement qui a donné des subventions à ceux qui traversaient notre pays. Il a refusé de défendre ses frontières et, plus important encore, ses concitoyens. On ne peut pas se le permettre. On l'a vu avec les crises récentes. On a vu ce que les gens de Caroline du Nord, ce peuple formidable de la Caroline du Nord a fait. Ils ont été si mal traités. Et d'autres Etats qui souffrent encore de l'ouragan qui a eu lieu il y a de nombreux mois, déjà au plus récemment avec Los Angeles où nous avons assisté, et continuent à assister, à des incendies tragiques pendant plusieurs semaines sans aucun signe de défense.
[01:13:26] Speaker 20: Cette colère, nous la retrouvons dans toutes les couches de la société.
[01:13:38] Speaker 17: Il y a même des gens ici qui ont perdu leur maison.
[01:13:41] Speaker 20: C'est intéressant tout de même.
[01:13:43] Speaker 17: On ne peut pas se le permettre.
[01:13:45] Speaker 20: Et personne n'a rien pu faire.
[01:13:47] Speaker 17: Eh bien, cela va changer. Nous avons un système de santé qui n'est pas à la hauteur alors même que nous connaissons des désastres. Et pourtant, nous nous dépensons plus pour la santé que tout pays au monde. Un système éducatif qui enseigne aux enfants à avoir honte d'eux, dans bien des cas, à détester leur pays. Alors que nous, nous essayons évidemment désespérément de les aimer. Tout cela va changer dès aujourd'hui et cela va changer très rapidement.
[01:14:17] Speaker 1: Remerciements auxcelyents Parler de difficultalité
[01:14:23] Speaker 20: initiale Ma dernière élection
[01:14:27] Speaker 17: est un mandat pour revenir en arrière totalement sur une terrible trahison – beaucoup de trahisons d'ailleurs, qui ont eu lieu
[01:14:37] Speaker 20: et pour rendre
[01:14:39] Speaker 17: à la population américaine sa voix, sa prospérité, sa démocratie et évidemment
[01:14:45] Speaker 20: Sa liberté, dès ce jour, le déclin de l'Amérique est fini.
[01:14:52] Speaker 17: Merci. Merci. Encore plus aujourd'hui que ma vie a été sauvée pour une bonne raison. J'ai été sauvé par Dieu pour rendre sa grandeur à l'Amérique.
[01:16:09] Speaker 5: Merci.
[01:16:13] Speaker 17: Merci.
[01:16:18] Speaker 21: Merci beaucoup.
[01:16:22] Speaker 20: C'est pourquoi, chaque jour, sous notre gouvernement de patriotes américains,
[01:16:38] Speaker 17: nous ferons sorte de travailler avec dignité, pouvoir, puissance et force pour lutter contre toutes les crises, pour ramener l'espoir, la prospérité, la sécurité, la paix pour les citoyens de toute race, toute religion, toute couleur.
[01:16:52] Speaker 20: Et de toute croyance, le 20 janvier 2025, pour tous les Américains,
[01:17:02] Speaker 17: c'est le jour de la libération.
[01:17:10] Speaker 20: Mon espoir est que nos récentes élections présidentielles
[01:17:15] Speaker 17: soient, dans l'histoire américaine, considérées comme les plus importantes. Notre nation est en train de s'unifier autour de notre agenda avec un soutien croissant et croissant rapidement dans tous les milieux de la société, que ce soit les Asiatiques, les Blancs, les Noirs, les Latinos, les villes, les milieux ruraux. Et puis, les grands changements qui ont eu lieu dans les sept swing states et les millions de voix que nous y avons recueillies. Pour les communautés noires et hispaniques, je tiens à vous remercier de tout l'amour et toute la confiance que vous m'avez exprimé avec votre vote.
[01:18:05] Speaker 20: Nous avons battu des records et je ne l'oublierai pas. J'ai entendu vos voix pendant la campagne
[01:18:11] Speaker 17: et je suis impatient de travailler auprès de vous dans les années à venir. Aujourd'hui, c'est la journée de Martin Luther King.
[01:18:20] Speaker 20: Et en ce moment, je suis très heureux de vous avoir. Je vous remercie. Je vous remercie. Je vous remercie.
[01:18:22] Speaker 17: Je vous remercie. Je vous remercie. Je vous remercie. Je vous remercie. Je vous remercie. Je vous remercie. Je vous remercie. Je vous remercie.
[01:18:49] Speaker 20: Je vous remercie. Je vous remercie. Je vous remercie. Je vous remercie. est en train de revenir en Amérique et la confiance et la fierté augmentent à un rythme qu'on n'a jamais vu par le passé.
[01:19:01] Speaker 17: Dans tout ce que nous ferons, mon gouvernement recherchera l'excellence et le succès. Nous n'oublierons pas notre pays, nous n'oublierons pas notre Constitution et nous n'oublierons pas notre Dieu.
[01:19:22] Speaker 1: Merci.
[01:19:52] Speaker 17: À la frontière sud de notre pays. Applaudissements.
[01:19:58] Speaker 21: Applaudissements. Tout entrée illégale sera éliminée.
[01:20:22] Speaker 17: Nous allons immédiatement arrêter et nous allons immédiatement commencer à renvoyer chez eux des millions de criminels, chez eux, dans les pays dont ils viennent. Nous allons remettre en place notre politique Remain in Mexico. Restez ro-Mexique.
[01:20:41] Speaker 20: Je vais mettre fin à la pratique du catch and release. Applaudissements. Et je vais envoyer des troupes.
[01:20:52] Speaker 17: Je vais envoyer des troupes sur la frontière sud pour mettre fin à cette désastreuse invasion de notre pays. Grâce aux ordres exécutifs que je signerai aujourd'hui, nous allons également désigner ces cartels en tant qu'organisation étrangère terroriste. Applaudissements. Et en invoquant la loi Alien and Enemies de 1798, je vais permettre au gouvernement d'utiliser la force pour éliminer la présence de tous les gangs criminels qui sont présents dans notre pays et qui commettent des crimes atroces sur notre sol, y compris dans nos villes. Applaudissements. dans les centres-villes.
[01:21:58] Speaker 20: En tant que commandant-chef, je n'ai pas d'autre responsabilité plus élevée que celle de protéger notre pays
[01:22:04] Speaker 17: contre des invasions et des menaces, et c'est exactement ce que je vais faire. Nous allons le faire à un niveau que l'on n'a jamais vu par le passé.
[01:22:13] Speaker 20: Par ailleurs, je demanderai à tous les membres de mon gouvernement de lutter contre l'inflation
[01:22:23] Speaker 17: et de faire rapidement diminuer les coûts et les prix.
[01:22:30] Speaker 20: La crise de l'inflation a été causée par trop de dépenses gouvernementales
[01:22:38] Speaker 17: et l'augmentation des prix de l'énergie. C'est pourquoi je vais également aujourd'hui déclarer un état d'urgence énergétique, et nous allons prospecter et forer, forer et encore forer.
[01:23:04] Speaker 20: L'Amérique va redevenir une nation qui produit,
[01:23:12] Speaker 17: et nous avons quelque chose que n'ont jamais les autres pays industrialisés, avec plus de pétrole et de gaz que n'importe quel autre. Nous allons faire diminuer les prix, nous allons remplir nos réserves stratégiques au maximum, une fois de plus, et exploiter toutes les sources d'énergie américaines et les vendre partout dans le monde. Nous serons de nouveau une nation riche, et c'est cet or liquide qui coule sous les pieds qui nous aidera à le faire. Avec mes actes d'aujourd'hui, nous mettrons fin au Green New Deal,
[01:23:53] Speaker 20: et nous allons révoquer le Electric Vehicle Mandate,
[01:24:02] Speaker 17: ce qui permettra de sauver énormément d'emplois d'ouvriers américains du secteur de l'automobile. En d'autres termes, vous aurez la possibilité d'acheter la voiture que vous voulez, et nous allons construire de nouveau des automobiles aux États-Unis à un rythme qui aurait encore paru impossible il y a quelques années. Et grâce aux ouvriers de l'automobile aux États-Unis, nous sommes là où nous sommes. Merci pour votre vote, et c'est grâce à vous aussi que nous sommes là. Merci beaucoup. Je vais immédiatement commencer à remettre en ordre notre système commercial pour protéger les ouvriers et les familles américaines. Au lieu de taxer les familles américaines, nous allons imposer des droits de douane et des taxes sur les pays étrangers pour enrichir nos concitoyens.
[01:25:00] Speaker 20: À ces fins, nous sommes en train de mettre en place
[01:25:05] Speaker 17: le External Revenue Service pour recueillir tous les droits de douane, les taxes, les impôts, ce sera massif, ce sera énormément d'argent qui viendra dans les pays étrangers. Il viendra enrichir notre trésor depuis l'étranger.
[01:25:24] Speaker 20: L'industrie américaine va se remettre sur pied. Nous allons rendre également l'efficacité à notre gouvernement.
[01:25:32] Speaker 17: Nous allons créer le nouveau gouvernement, le nouveau ministère de l'efficacité gouvernementale, ce tout nouveau ministère. Merci. Sous-titrage Société Radio-Canada Plus jamais, le pouvoir immense de l'État ne sera utilisé pour persécuter des opposants politiques, une histoire que je connais à titre personnel. Nous ne permettrons pas que cela arrive, cela n'arrivera plus. Sous ma présidence, nous remettrons en place un système de justice équitable, juste, impartial. Dans le cadre de l'État de droit, nous allons remettre en place un système de justice équitable,
[01:26:49] Speaker 20: et nous allons ramener l'ordre public dans nos villes. Cette semaine, je vais également mettre fin à la politique gouvernementale qui vise à mettre
[01:27:05] Speaker 17: des questions raciales et des questions de genre dans tous les aspects de la vie publique et privée. Nous forgerons une société qui nous rendra en place une société qui ne voit pas la couleur et qui est basée sur le mérite.
[01:27:25] Speaker 20: Dès aujourd'hui, ce sera la politique officielle
[01:27:33] Speaker 17: du gouvernement des États-Unis qu'il n'y a que deux sexes, deux genres, mâle et femelle, homme et femme. Merci.
[01:27:48] Speaker 20: Cette semaine, je remettrai à leur poste
[01:28:00] Speaker 17: tous ces soldats qui ont été expulsés de l'armée parce qu'ils n'étaient pas en conformité avec le mandat COVID et ils auront tous leurs arriérés de paiement.
[01:28:16] Speaker 20: Et je vais signer un ordre pour les soldats qui ont été expulsés de l'armée parce qu'ils n'étaient pas en conformité avec le mandat COVID. C'est un ordre qui visera à empêcher que nos soldats soient soumis
[01:28:27] Speaker 17: à des théories sociales, sociétales fumeuses pendant qu'ils sont sous les armes. Ils pourront désormais se focaliser sur leur seule mission, vaincre les ennemis des États-Unis.
[01:28:48] Speaker 20: Et je vais signer un ordre pour les soldats qui ont été expulsés de l'armée parce qu'ils n'étaient pas en conformité avec le mandat COVID. Et je vais signer un ordre pour les soldats qui ont été expulsés de l'armée
[01:29:07] Speaker 12: Comme nous l'avons fait en 2017, nous allons à nouveau rebâtir une armée plus forte qu'elle ne l'a jamais été. Nous allons nous renforcer par les batailles que nous en avons vues. Nous allons nous renforcer par les batailles que nous en avons vues. Nous allons nous renforcer par les batailles que nous en avons vues. Nous allons nous renforcer par les batailles que nous en avons vues. d'être un artisan de paix et un unificateur,
[01:29:52] Speaker 20: quelqu'un qui réunit.
[01:29:55] Speaker 12: Hier, dès la veille de ma prise de fonction, les otages au Moyen-Orient ont commencé à rentrer chez eux, à retrouver leur famille.
[01:30:18] Speaker 20: L'Amérique retrouvera sa place, la place qui lui est due
[01:30:29] Speaker 12: comme étant le pays le plus fort et le plus respecté au monde qui impressionne et attire l'admiration de chacun. Dans peu de temps, nous allons bientôt changer le nom. Ce ne sera plus le Golfe du Mexique, mais le Golfe d'Amérique.
[01:30:48] Speaker 20: Et nous rendrons
[01:30:54] Speaker 12: au Mont McKinley le nom de ce grand président, le président McKinley.
[01:31:04] Speaker 20: Le président McKinley a permis
[01:31:09] Speaker 12: d'enrichir notre pays par les droits de douane et par son talon. C'était un homme d'affaires et c'était lui qui a permis à Teddy Roosevelt de faire tout ce qu'il a fait, y compris le canal de Panama qui a été rendu bêtement au Panama, un pays qui a, alors que les Etats-Unis avaient dépensé plus d'argent que quiconque auparavant, que 38 000 hommes étaient morts pendant sa construction. Nous avons souffert de ce cadeau idiot fait à d'autres, alors que les lois et les règles ont été violées. L'esprit du traité a été violé. Les navires américains battant pavillons américains sont surfacturés, sont maltraités, ne sont pas traités convenablement du tout, y compris les navires de la marine américaine. Et puis c'est la Chine qui fait fonctionner le canal de Panama à qui nous l'avions donné, pas à la Chine. Et nous allons le reprendre.
[01:32:18] Speaker 1: Merci. Applaudissements
[01:32:29] Speaker 20: Applaudissements Applaudissements Et puis, je dirais aux Américains
[01:32:34] Speaker 12: que l'heure est venue à nouveau de faire preuve de courage, de vigueur, de vitalité, comme nous l'avons fait nous, la plus grande civilisation de l'histoire. Et alors que nous libérons notre pays, Nous allons pouvoir le conduire au sommet avec la réussite et nous allons mettre un terme aux maladies chroniques, protéger nos enfants contre les maladies et permettre aux États-Unis d'être à nouveau un pays en croissance, un pays qui renforce notre richesse, étend notre territoire, construit des villes, porte haut notre drapeau dans de nouveaux endroits. Et nous mettrons en œuvre notre destinée manifeste et permettrons de planter notre drapeau sur la planète Mars. L'ambition, c'est ce qui porte un grand pays. Et notre pays est plus ambitieux que tout autre aujourd'hui. Aucun autre pays n'est égal au nôtre. Les Américains sont des explorateurs, des constructeurs, des innovateurs, des entrepreneurs, des pionniers. Cet esprit de la frontière est en nous et l'appel à l'aventure. La nature résonne dans nos âmes. Nos ancêtres ont fait de ce petit groupe de colonies au bord d'un grand continent une grande république, la plus belle au monde. Nous nous sommes étendus sur des centaines, des milliers de kilomètres de terre sauvage. Nous avons maîtrisé, domestiqué le pays. L'Ouest sauvage, nous avons sorti des millions de personnes de la pauvreté, brisé l'atome, lancé l'humanité vers le ciel et organisé tout cela pour nous, par nous. Si nous travaillons ensemble, rien ne nous est impossible. Nombreux sont ceux qui pensaient que je ne pourrais pas faire mon retour politique comme c'est le cas. Je suis là aujourd'hui et pourtant, on me voit ici, aujourd'hui, les Américains. On parle. Applaudissements.
[01:35:36] Speaker 20: Applaudissements. I stand before you now as proof that you should never believe that something is impossible.
[01:35:41] Speaker 12: Aujourd'hui, je vous montre par ma présence que rien n'est impossible. En Amérique, l'impossible, c'est ce qu'on fait de mieux.
[01:35:48] Speaker 20: Applaudissements.
[01:35:54] Speaker 12: De New York à Los Angeles, de Philadelphia à Phoenix, de Chicago à Miami, de Houston à ici même, Washington, notre pays a été conçu, construit par tous ces patriotes de toutes ces générations qui se sont battus et donné tout pour nous, pour nos droits, pour nos libertés, des agriculteurs, des soldats, des cow-boys, des ouvriers, des mineurs, des policiers, des pionniers qui nous ont permis d'aller de l'avant et ne se sont pas laissés surmonter par les obstacles. Ils ont posé... Les voies de chemin de fer, construit des gratte-ciels, construit des routes, remporté deux guerres mondiales, ont surmonté et battu le fascisme et le communisme et ont triomphé en relevant chacun des défis qu'ils ont relevés. Eh bien, nous sommes à l'aube des quatre plus belles années de l'histoire de l'Amérique. Nous allons pouvoir rétablir cette promesse américaine, reconstruire ce pays que nous aimons, un pays que nous aimons. Nous sommes un peuple, une famille, un pays glorieux sous les auspices de Dieu et nous offrirons à chaque enfant un avenir radieux. Je suis ici à vos côtés, je me battrai pour vous, je remporterai la victoire pour vous. Nous vaincrons comme nous ne l'avons jamais fait.
[01:37:26] Speaker 11: Merci.
[01:37:34] Speaker 1: Merci.
[01:38:04] Speaker 12: Merci. , à partir d'aujourd'hui, les États-Unis seront un pays libre, souverain, indépendant. Nous serons fiers, nous serons ambitieux, courageux dans nos rêves et rien ne nous résistera parce que nous sommes américains et que l'avenir nous appartient, que l'âge d'or commence aujourd'hui. Merci. Dieu bénisse l'Amérique. Merci à tous. Merci.
[01:39:04] Speaker 10: Applaudissements. Mesdames et Messieurs. Veuillez accueillir la chorale des forces armées, les deux qui vont chanter « America the Beautiful ».
[01:39:43] Speaker 1: Applaudissements. Applaudissements. Applaudissements. Applaudissements. Applaudissements. Applaudissements. Applaudissements. Applaudissements. Applaudissements. Applaudissements.
[01:41:01] Speaker 2: Applaudissements. qui s'est montré quand même assez fier, il a évidemment rappelé que beaucoup avaient laissé entendre qu'il ne pourrait pas revenir à la Maison-Blanche et il est là aujourd'hui, il va retrouver sa place au siège de Washington, donc Donald Trump qui prononce un discours emprunt de fierté mais emprunt aussi de colère froide c'est ce qu'on disait ici avec vous Mathieu, ça a été des mots extrêmement durs qui ont été prononcés à l'égard de l'administration sortante avec une réalisation assez intéressante, ce sont les Républicains qui sont effectivement en train d'organiser la réalisation média-vidéo de cette séquence on a vu à peu près aucune image de Joe Biden et Kamala Harris qui ont dû trouver le temps long, très long même pour rappel, pour mémoire quand il avait prêté serment la première fois il y a 8 ans, ça avait duré moins de 17 minutes, 33 minutes de discours aujourd'hui, ça a été très long
[01:42:06] Speaker 3: Oui alors si on n'avait pas compris que... Donald Trump était de retour, je pense que les choses sont parfaitement claires
[01:42:11] Speaker 1: Mathieu, Elisabeth, on va écouter un petit peu America's the Beautiful par Carrie Underwood Carrie Underwood, une chanteuse de country music, on va faire un tour de table Je vous ai interrompu Elisabeth et Mathieu, vous pouvez poursuivre
[01:43:08] Speaker 2: Non mais absolument, c'est une séquence musicale en même temps, c'est vrai que c'est entrecoupé de musique, c'est la star de la country qui vient de chanter et qui fera à nouveau le show tout à l'heure mais ce qu'on était en train de dire, on était en train de débriefer cette intervention de Donald Trump et nous c'est vrai qu'ici on a trouvé ça extrêmement fort et extrêmement dur à l'égard de l'administration sortante Biden-Harris
[01:43:31] Speaker 3: Oui, le discours de la revanche de Donald Trump, je dirais même le discours de la vengeance puisqu'il a directement ciblé... plusieurs départements de l'administration américaine et notamment celui de la justice, le ministère de la justice, ce qui c'est vrai, lui a mené la vie dure ces dernières années et particulièrement ces quatre dernières années dans toute cette période post-6 janvier Donald Trump aurait pu effectivement se bonifier avec le temps pour cette deuxième victoire à une élection présidentielle et vraisemblablement son deuxième et dernier mandat il n'est pas encore à ne serait ce qu'un simple geste envers l'administration qui s'en va, une forme d'hommage
[01:44:14] Speaker 2: C'est tout l'inverse qui s'est passé, là il piétine l'héritage Biden aujourd'hui
[01:44:17] Speaker 3: Alors que la tradition républicaine américaine ne l'exige pas, il ne s'agit que de tradition mais en tout cas l'appel de ses vœux, pas un traître mot positif pour cette administration qui s'en va Vous parliez de la réalisation et de manière dont cette cérémonie a été filmée par les équipes de Donald Trump qui financent cette cérémonie Pas un plan sur le visage de Kamala Harris Mais on le devine ce visage Probablement un visage Consterné en réalité Tant les déclarations Du président américain ont été violentes Je crois que le mot n'est pas excessif Envers l'administration qui s'en va
[01:44:53] Speaker 2: 33 minutes d'intervention C'est beaucoup plus C'est quasiment le double que pour son premier mandat On avait estimé qu'il n'avait pas beaucoup parlé Là il a été un peu long Et a priori il va se rendre directement Dans la salle des présidents pour signer les décrets Vous l'évoquiez Stéphanie il y a quelques instants Des dizaines de décrets Il a même confié ces dernières heures Qu'il était prêt à se casser la main En signant ses décrets aujourd'hui
[01:45:14] Speaker 1: Merci beaucoup Elisabeth Et Mathieu, vous vouliez réagir à Hélène Arter Sur ce que vient de dire Mathieu Mabin Peut-être sur cette réalisation
[01:45:23] Speaker 4: C'est un discours très partisan On se posait la question en début d'émission Je trouve intéressant quand même Les rappels historiques On a une tendance à idéaliser le passé La tradition Des discours d'investiture Quand on succède à quelqu'un C'est quand même de dire que celui qui a fait avant A fait beaucoup de choses de mal Avec des curseurs plus ou moins importants C'était intéressant d'ailleurs Vous l'avez remarqué Qui le regardait en face La statue de Ronald Reagan Et on retrouve le même type de discours Le problème c'est l'Etat, c'est le gouvernement fédéral On va redonner l'initiative
[01:45:54] Speaker 1: Il a parlé d'establishment corrompu Il était plus loin encore que Ronald Reagan
[01:45:58] Speaker 4: Il est allé le plus loin Très revanchard Finalement Assez frappant J'ai l'impression qu'il a prononcé une seule fois le mot ensemble Alors que dans un discours de cette nature Il y a quand même, comme le disaient très justement Vos deux collègues Une volonté de tendre la main Parce qu'il va falloir travailler ensemble Notamment au congrès
[01:46:19] Speaker 22: Je pense qu'il n'y avait aucune volonté de tendre la main Il a prononcé le mot trahison deux fois C'est un mot qui aux Etats-Unis A une résonance particulière Quand on accuse les gens Et notamment les gens de la sous-administration De trahir, c'est quelque chose de très très fort On voit En fait, il ne laisse pas passer Ce côté revanchard Il a parlé d'instrumentalisation En tout cas du ministère de la justice Aujourd'hui, si tout se passe bien pour Trump Le ministère de la justice va être au même Trois avocats La secrétaire à la justice, c'est Pam Bondi Qui l'a défendu lors de la première procédure de destitution Et les deux autres avocats Qui sont secrétaires d'Etat A la justice En tout cas adjoints Ce sont ceux qui l'ont défendu Durant le procès Sur Stormy Daniels Et donc là, on peut se poser la question De ce que peut être une instrumentalisation de la justice Moi, j'ai noté aussi Outre le fait qu'il a fait vraiment De la frontière sa priorité Sa déclaration sur les deux gens en Amérique On décrète peut-être Qu'il y a deux gens en Amérique Et qu'est-ce qu'on fait, qu'est-ce que ça veut dire Il y a un homme, une femme Il va y avoir beaucoup de divisions Qu'est-ce qu'on fait des gens qui ne se reconnaissent pas dans ces deux gens Il y a quand même un agenda très radical Qu'on pressentait Mais il a confirmé cet agenda très radical
[01:47:32] Speaker 1: Olivier Bertin Il a confirmé Cet agenda très radical Parce que finalement, c'est un concentré de ce qu'on avait déjà entendu Avant qu'il ne prête serment Donald Trump, ce discours
[01:47:42] Speaker 23: Oui, dans une certaine mesure, c'est moins un discours d'investiture Qu'un discours de campagne Mais je crois qu'on l'avait déjà vu en 2016 Et encore en 2021, après qu'il ait quitté le pouvoir Et là, il va le mettre en application Avec ses différents décrets Oui, pour lui, il n'y a pas de différence entre la politique en tant que gouvernement Et politique en tant que faire campagne Pour lui, c'est une campagne éternelle En constant recommencement Et on le voit bien aujourd'hui A peine Et lui, à peine après avoir donné son serment Il commence déjà à continuer Sur les mêmes thèmes qu'on avait vus avant
[01:48:10] Speaker 1: Avec la trahison, justement, c'est ça qui vous a frappé ?
[01:48:13] Speaker 23: La trahison, il n'a pas mentionné Le sort de ce qu'il appelle les prisonniers politiques Du 6 janvier 2021 Peut-être que ça aurait été un peu trop Parce qu'on imagine qu'il y a des policiers Qui sont dans la même salle que lui Et qui ont sans doute servi ce jour-là aussi Mais voilà, c'est la seule chose dont il n'a pas parlé
[01:48:28] Speaker 1: Je vous interromps Je vous interromps, priorité justement A la suite de la cérémonie
[01:48:34] Speaker 12: Fait retentir la liberté Dans les montagnes rocheuses du Colorado Fait renentir la liberté En Californie Fait retentir la liberté Fait retentir la liberté Depuis le Tennessee Depuis chaque montagne Chaque colline au Mississippi Dans chaque pays Dans chaque ville Dans chaque village Dans chaque ville Lorsque nous entendrons la liberté retentir Nous pourrons accélérer la liberté de chacun Noir, blanc, homme, femme Chrétien, catholique, protestant Juif ou musulman Et nous chanterons tous ensemble Par nos négros spirituels Que nous sommes libres, libres à nouveau Et libres enfin C'est l'esprit du Seigneur Qui nous accueille Et qui nous accueille Et qui nous accueille Et qui nous accueille C'est l'accord de la liberté Applaudissons, reconnaissons Et rendons grâce à notre Dieu
[01:49:42] Speaker 1: Lorenzo Sinwell de l'église de Détroit Qu'on vient d'entendre avec une sorte d'aude à la liberté Franchement, Antoine Mariotti Encore un mot sur ce discours d'investiture On parlait de trahison Ça c'est le mot utilisé par Donald Trump Et puis il y a tous ces décrets Et puis il y a tous ces décrets Qu'il va prendre probablement dans l'heure qui vient Ces décrets comme celui d'abord De l'urgence nationale à la frontière sud On en parlait Donc évidemment c'est le Mexique qui est visé La lutte contre l'inflation Avec la suppression du Green New Deal Qui aidait en fait à l'achat De tout ce qui était économie verte Et puis le golfe donc du Mexique Qu'il veut rebaptiser en golfe de l'Amérique Ça aussi ça va nécessiter un décret Et puis le canal du Panama Qu'il dit souhaiter reprendre Ça fait effectivement Une multitude de décrets Qui vont dans le sens de ce qu'il a dit Les derniers mois
[01:50:38] Speaker 9: Oui vaste programme En effet le mot trahison Je rebondis sur ce qu'a dit Fabrice Rousseau Est extrêmement important aux Etats-Unis Il a dit il y en a eu beaucoup des trahisons Non seulement il a dézingué tout le programme précédent De l'administration précédente En disant qu'on a été sur catastrophe Sur catastrophe etc Qu'enfin finalement il arrivait Qu'il allait sauver le monde Parce que ça allait être les 4 plus belles années De l'Amérique Et que ce déclin de l'Amérique était terminé Mais quand il parle de faire Du rêve de Martin Luther King Une réalité alors que c'est aujourd'hui L'anniversaire de Martin Luther King Je pense que Martin Luther King Se retourne quand même un petit peu dans sa tombe Et ses héritiers doivent avoir quand même Les oreilles qui sifflent doucement Il n'y a eu aucune grandeur dans ce discours Et finalement s'il y a bien un moment Où on doit avoir une certaine grandeur Et un discours peut-être pas apolitique Mais pas loin en tout cas Se poser un peu au-dessus du côté partisan C'était là ce qui ne l'empêchait pas Un peu plus tard en arrivant à la Maison Blanche De faire toute une série de décrets évidemment Bon ce serait mal connaître Donald Trump Que de croire que ça allait se passer normalement En effet il y a un discours très volontariste Il y a une volonté d'aller très vite D'ailleurs dès les derniers jours Son équipe a demandé à toute une série de diplomates Par exemple du département d'état De remettre leur démission qui doit être effective Aujourd'hui à midi, faites place nette Parce qu'on veut aller vite C'est assez habituel mais là c'est assez expéditif Tout ce qu'il a dit Le Panama etc On le savait finalement J'ai envie de dire on coche les cases depuis tout à l'heure En tout cas l'immense majorité on le savait Maintenant c'est officialisé C'est-à-dire de dire qu'on va reprendre le canal de Panama Ça veut dire que vous êtes obligé d'y aller par la force Qu'est-ce qui va se passer ? Est-ce que ça va réellement être le cas ? Est-ce que tous les pays de la région vont laisser faire sans rien dire ? Parce que quand finalement Eh bien Poutine fait ça ailleurs On estime que ce n'est pas normal On peut rompre des relations On peut aller monter au créneau Est-ce qu'on osera le faire face à Trump Alors que finalement tout le monde est un petit peu très prudent À part Victor Orban qui fanfaronne Et qui dit on va pouvoir réoccuper Bruxelles désormais Ça va nous donner un nouvel élan Ça va être un peu de la même chose C'est intéressant de voir les réactions aussi au niveau international Mais il est beaucoup plus prêt en effet Et il est beaucoup plus débridé aussi Qu'il ne l'était il y a 8 ans
[01:52:43] Speaker 22: Deux petites choses Je veux revenir sur la dimension spirituelle Sur ce pasteur Il a quand même dit j'ai été sauvé par Dieu Pour relancer l'Amérique Donc on a cette dimension spirituelle et messianique de Trump Qui est très importante Et après sur le reste On est quand même en effet sur le programme Dès qu'il avait été annoncé Et je pense qu'il faut faire attention À ne pas tomber dans cette espèce de précipitation Ou même d'hystérie Trump Comme peuvent dire Comme l'a pu faire la presse américaine Où à chaque fois on attend quelque chose de plus fort Et de plus extraordinaire Il est sur les executive orders Donc les ordonnances présidentielles Certaines sont faciles à faire Les plus faciles entre guillemets C'est ce qui touche à la frontière Par contre sur la durée Sur le long terme Il ne va pas y arriver Il a dit je vais renvoyer des millions de personnes Ce n'est pas vrai Ça va mettre 10 ans à renvoyer des millions de personnes On est sur ces effets d'annonce Il faut vérifier avec Trump Ce qu'il dit, ce qu'il fait Les résultats de ses politiques Et les executive orders Ces ordonnances et ces fameux décrets Ils peuvent être remis en cause devant la justice Ils peuvent être remis en cause par le congrès Donc ça va être beaucoup plus compliqué qu'il ne le dit
[01:53:48] Speaker 1: Plus d'obstacles que ce qu'on pense Ce serait intéressant Est-ce qu'il suffit d'un décret Pour faire du golfe du Mexique Le golfe d'Amérique Est-ce qu'il suffit d'un décret Pour reprendre le canal du Panama Est-ce qu'il suffit d'un décret Pour justement Déporter, expulser Des millions d'étrangers Présents sur le territoire américain
[01:54:09] Speaker 4: Alors il y a dans cette liste à l'après-verre Des choses de nature totalement différentes Les Etats-Unis peuvent décréter Que le golfe du Mexique ne s'appelle plus le golfe du Mexique Mais encore faudrait-il que la communauté internationale Suive Voilà, donc ça Sur la question du Panama On est sur des enjeux Mendiants globaux Mais aussi des Amériques Il y a quand même une instance qui s'appelle l'OA L'organisation des Etats américains Et donc il va bien falloir Passer par là aussi Donc il y a des choses qui vont être réalisées Là, dans l'instant, dans la minute C'est le propre d'un ordre exécutif C'est quelque chose qui existe depuis George Washington On l'a dit déjà précédemment Ça peut être remis en question Par un recours à la justice La Cour suprême peut avoir à statuer là-dessus Et donc rien ne garantit Que ces actes extrêmement Finalement démonstratifs Aillent au bout De leur logique Je rappelle quand même l'état d'urgence Qu'on n'a pas mentionné L'état d'urgence est généralement pris en temps de guerre La première fois que ça a été pris en temps de paix C'est Franklin Roosevelt Nous sommes en 1940 Quand la France est vaincue Et que les Etats-Unis décident de se réarmer Et notamment de mettre en place la conscription C'est quand même quelque chose d'extrêmement rare Surtout en temps de paix Et donc ça permet de mobiliser des moyens du gouvernement fédéral
[01:55:29] Speaker 22: On voudrait faire un état d'urgence sanitaire Ce qui est un peu différent Comme le Covid Il l'a fait pendant la pandémie Il l'a fait pendant la pandémie C'est un peu différent Mais c'est vrai que c'est radical
[01:55:38] Speaker 23: Je rejoins ce qui a été dit avant Il ne faut pas réagir avec trop d'alarme A ce qui a été dit Je pense que Trump Se rappelait avant tout que Trump est un homme d'affaires Pour qui tout est négociable On va écouter l'hymne à l'Américain
[01:55:52] Speaker 1: Pardonnez-moi
[01:55:53] Speaker 8: Pardonnez-moi
[01:56:16] Speaker 1: Pardonnez-moi Pardonnez-moi Pardonnez-moi Pour le temps Pour le temps Pour le temps C'était le ténor Christopher Macchio que vous venez d'entendre. Je vous ai interrompu Olivier Bertrand.
[01:56:43] Speaker 23: Juste pour dire que Trump se met en position, en tout cas ce que lui considère comme une position de force à la table de négociation, avec le Mexique, avec le Panama, avec la Chine. Aujourd'hui, on l'a vu avec TikTok, par exemple, le fait qu'il ait prolongé le délai avant que l'application devienne vendue. Tout ça, ça va probablement faire partie d'un deal de plus grande ampleur avec Pékin.
[01:57:06] Speaker 1: On poursuit avec la cérémonie. On voit donc Donald Trump et Mélania Trump qui quittent, qui vont quitter, qui s'apprêtent à quitter le Capitole. Et J.D. Vance, donc, avec sa femme, le vice-président, qui quitte en son tour. Joe Biden. Kamala Harris. Sous-titrage MFP.
[01:58:48] Speaker 4: Sous-titrage MFP. Sous-titrage MFP. Dans la coupole, en fait, sous la coupole, il y a à peu près une dizaine de statuts de présidents qui sont offerts d'ailleurs par les États. Et on voit bien qu'il y a un choix de s'être positionné à cet endroit extrêmement précis. Avec ce qui permettait d'avoir Reagan en face quand il parle.
[02:00:11] Speaker 1: Il s'inscrit dans ce conservatisme-là.
[02:00:14] Speaker 4: Oui, oui, très clairement. Le matiné de l'importance des hommes d'affaires, les années 1920, la période post-guerre civile, on a parlé d'âge d'or, ça renvoie à tout ça.
[02:00:26] Speaker 22: L'âge d'or, il l'a dit comment en anglais ? Il l'a dit « golden age » ? Golden age. Golden age. Golden age. Oui, et pas « gilded age ». C'est vraiment les tout premiers mots du discours, d'ailleurs.
[02:00:33] Speaker 1: Et ces derniers aussi.
[02:00:34] Speaker 22: Les premiers et les derniers. Oui.
[02:00:38] Speaker 1: J.D. Vance, Kamala Harris. Ils quittent donc le Capitole. Sous-titrage MFP. Sous-titrage MFP.
[02:01:18] Speaker 4: Sous-titrage MFP. Sous-titrage MFP.
[02:02:18] Speaker 9: Sous-titrage MFP. Sous-titrage MFP.
[02:03:18] Speaker 22: Sous-titrage MFP.
[02:03:48] Speaker 1: Sous-titrage MFP.
[02:04:18] Speaker 6: Sous-titrage MFP. Sous-titrage MFP. Sous-titrage MFP. Sous-titrage MFP.
[02:06:18] Speaker 1: Sous-titrage MFP.
[02:06:48] Speaker 7: Sous-titrage MFP. Sous-titrage MFP. Sous-titrage MFP. Sous-titrage MFP. Sous-titrage MFP. C'est un gosse de riche, c'est soi-disant un milliardaire qui a été donné tout par son père. Son père était très dur, il était très sévère avec lui, mais quand même, il a grandi avec des privilèges extraordinaires. Alors de parler comme s'il était le sauveteur du peuple américain, c'est une absurdité. En même temps qu'il se retrouve entouré par les oligarques du TEC. Les trois hommes les plus riches du monde, probablement, Zuckerberg, Bezos et Musk. Alors je trouve, nous allons traverser par un très mauvais moment aux États-Unis. Et il y aura un vrai défi pour la Constitution américaine. Parce que la Constitution est vraiment ce qui pourrait empêcher Trump de faire du mal. On peut espérer... C'est vrai que lui, il n'a pas la capacité d'attention pour poursuivre des invasions, des rafles énormes avec des centaines de milliers de gens. Mais on peut quand même craindre des efforts par ses camarades de suivre ces dictats et de vraiment changer la donne en Amérique.
[02:10:46] Speaker 1: Oui, c'est une nouvelle ère aux États-Unis. Je présente mes invités qui viennent de me rejoindre à l'instant. Inziad, bonsoir. Vous êtes présidente de Génération politique. Également en face de vous, Grégoire Verdot, bonsoir. Vous êtes directeur commerce international à l'Institut Sapiens. Marc Semo, journaliste international. Votre collaborateur au Monde et à Challenge. Votre livre, Marc, qui vient de sortir, La géopolitique, comprendre le monde de demain. Bienvenue dans cette édition spéciale. Donc spéciale sur cet investiture. C'est un investiture de Donald Trump. Donald Trump, qui a été investi, a prêté serment il y a une heure, puis a fait un discours d'investiture. Donc tout cela au Capitole. Ils sont sortis. Maintenant, vous voyez à la fois Donald Trump et Melania Trump et également les époux Biden. Il va maintenant assister à une sorte de cérémonie d'au revoir, il me semble, de Joe Biden. Mais surtout, il va mettre Joe Biden. On vient de le voir partir et Donald Trump devrait prendre ses fameux décrets. Ses fameux décrets dont il a parlé dans son discours d'investiture. Indiana, justement, ses décrets. Le premier de ses décrets qu'il devrait signer, Donald Trump, c'est celui sur l'urgence nationale à la frontière sud pour renvoyer tous ces criminels, dit-il, tous ces immigrés illégaux aux États-Unis. Ça, c'est l'un des décrets. L'autre concerne la lutte contre l'inflation ou encore, effectivement, il voudrait dépatiser. Le golfe du Mexique en golfe d'Amérique, ça ferait aussi l'objet d'un décret. Également, donc, reprendre le canal du Panama. Voilà où on en est.
[02:12:27] Speaker 24: Oui, c'est ça. Ce qui est intéressant à retenir avec l'investisseur d'aujourd'hui et notamment avec les décrets, c'est que la priorité, c'est ce que l'équipe de Trump a dit ces derniers jours, la priorité, ça va être l'immigration. Effectivement, il y a ce décret-là. On parle aussi d'un autre, du retour de Romaine et de Mexico, qui était en fait une politique qui avait pour objectif d'encourager les populations. Des personnes au Mexique qui demandaient, qui faisaient une demande, soumettaient une demande d'asile aux Etats-Unis à rester au Mexique le temps que leur dossier soit traité aux Etats-Unis. Donc, il y a plusieurs sujets comme cela. Il y a aussi sa volonté de faciliter l'appréhension et la mise en détention de personnes en situation irrégulière sur le territoire qui ont commis des crimes ou qui ont commis des délits. Donc, on est sur une administration Trump, deuxième administration Trump. Qui va aller plus vite, qui va aller plus loin et qui va chercher surtout, et c'est ça la clé, à avoir des victoires rapides. C'est ce que cherche Donald Trump, c'est ce que cherche aussi sa majorité au Congrès. Et c'est autour de tout ça que ça va se jouer dans les prochaines heures et dans les prochains jours.
[02:13:34] Speaker 1: Voilà, donc Donald Trump qui va signer incessamment ces différents décrets. Grégoire Verdot, vous êtes un peu l'économiste de ce plateau. Alors, plusieurs mesures économiques. Donc, à la fois, finalement, on peut dire que cette urgence nationale à la frontière sud va avoir. Aussi, un impact économique, puisque c'est une main d'œuvre qui existe, qui se trouve à la frontière sud, qui peut disparaître. Évidemment, s'ils sont renvoyés au pays, ça, c'est une des choses. La lutte contre l'inflation, il dit qu'il va revenir sur le Green New Deal. Donc, ça, c'était les subventions à l'économie verte de Joe Biden, l'agence CIDE2. Et puis, le forage, donc, c'est le retour. Il veut faire baisser le prix de l'énergie. Forer, encore forer. Donc, ça, c'est sa devise. Donc, tout miser sur les hydrocarbures. Qu'est-ce que ça veut dire pour l'économiste que vous êtes ?
[02:14:16] Speaker 25: Pour moi, c'est... C'est quand même une continuité de Trump 1. C'est-à-dire qu'il y avait un cocktail qui était baisse d'impôts, dérégulation. Et là, vous parlez de dérégulation dans le secteur énergétique. Et effectivement, l'indépendance énergétique, c'est vraiment l'un des crédeaux de Trump. Il pense que c'est un élément de puissance majeur. Pour être tout à fait objectif, c'est une politique qui a été commencée sous Barack Obama. Donc, il y a beaucoup de continuité.
[02:14:43] Speaker 1: Mais ce retour aux hydrocarbures, c'est vraiment... Il revient sur la politique de Biden. Oui, mais c'est... On regarde... Juste sur ces images, ça, c'est l'hélicoptère de Joe Biden qui va décoller. C'est vraiment le symbole, véritablement, de l'ère Joe Biden, de ce mandat Joe Biden, que cet hélicoptère qui va décoller. Et cette mesure, tout de même, de revenir tout de suite sur son fameux Green New Deal, par lequel il subventionnait, il aidait à subventionner justement toute l'industrie verte. C'est quand même le symbole de cette nouvelle ère américaine.
[02:15:11] Speaker 25: C'est aussi un élément absolument structurant du bras de fer qui va s'engager pour les années à venir, qui est déjà engagé, mais qui va vraiment s'intensifier avec la Chine. Parce que la Chine a une domination technologique de la transition énergétique qui est totale. Les capacités de raffinage des éléments principaux nécessaires à la transition sont en Chine. Trump le sait. Je pense d'ailleurs que ça joue un rôle dans un certain nombre de déclarations sur le Groenland, enfin bref, sur la capacité à approvisionner le pays. Et vraiment, pour moi, c'est une manière de dire les véhicules électriques, ils devront être américains ou ils ne seront pas. Puis il y a... Donc c'est plus une mesure de protectionnisme que d'interdiction du verre.
[02:15:50] Speaker 1: C'est un peu ce que...
[02:15:50] Speaker 25: Absolument. Mais l'indépendance énergétique est quelque chose de très, très profondément ancré. Pour moi, l'élément nouveau de Trump 2, ce sont les barrières douanières. Ce sont les tarifs.
[02:16:02] Speaker 1: Alors sur les tarifs douaniers, il n'a pas été très clair. Il a dit qu'il allait imposer des droits de douane pour enrichir le citoyen américain, mais il n'a pas dit qu'il allait instaurer des droits de douane avec le Canada ou encore avec l'Europe. Il n'a pas été spécifique, justement. Il garde ses cartes. Il garde ses cartes.
[02:16:18] Speaker 25: Il garde ses cartes parce qu'il y a un accord de renégociation. Il y avait un accord qui est en place avec le Mexique et le Canada. Il doit le renégocier. Et donc là, on est dans la partie de poker.
[02:16:26] Speaker 1: Marc Semo, un mot peut-être avec vous sur la politique étrangère mis en avant justement par ces fameux décrets. Rebaptiser finalement le Golfe du Mexique en Golfe d'Amérique, on peut le faire par décret ?
[02:16:38] Speaker 26: Non, mais ça, ça fait partie de tout ce discours qui, plus qu'un discours d'investiture, en réalité, semblait un discours de fin de campagne. Et alors, il a repris tous ses thèmes.
[02:16:49] Speaker 1: En disant qu'il allait prendre des décrets, là ?
[02:16:51] Speaker 26: Très populiste. Oui, voilà. Alors, c'est deux choses différentes. Donc là, au niveau des thèmes, oui, la fin du Green Deal, on va forer, la fin de la politique sur... On revient à une politique et il y a deux sexes, l'arrêt de la politique de genre. Donc, il flatte profondément son électorat populiste, réactionnaire, etc. Ensuite, ce qui est très significatif, c'est que la stratégie, sa stratégie en arrivant à la Maison-Blanche, est celle, ce sont les mots du Parti républicain, du choc et l'effroi. C'est un terme militaire. C'était le terme avec lequel l'armée américaine avait attaqué en Irak. C'est l'idée de déployer une force telle, concentrée dès le début, que l'adversaire est anéanti. Et, mot pour mot, le Parti républicain dit, notre stratégie, c'est celle du choc et l'effroi. D'où le fait que Donald Trump prend tous ses décrets, très vite, ses rafales de décrets, à commencer par les questions... Pour terminer sur la politique étrangère, alors, effectivement, il a dit, on a l'armée la plus forte du monde, ce qui est une évidence. Il a dit qu'il était un faiseur de paix, pourquoi pas, la paix par la force, il est cohérent. Mais, effectivement, comme le notait tout à l'heure le journaliste de Harper, avoir cité McKinley, c'est quand même stupéfiant. Parce que c'était, de tous les présidents américains, avec Teddy Roosevelt, qui était d'abord son vice-président, ensuite il est devenu président, le président le plus archi-impérialiste, celui qui a lancé la guerre contre l'Espagne. Alors, une guerre au nom de la liberté, à tout moment. Attention, ce n'était pas une guerre de conquête, c'était une guerre de soutien pour permettre à tous ces peuples de se libérer de l'Espagne, mais qui, effectivement, n'ont pas été des conquêtes territoriales, parce que les Etats-Unis ne les ont pas intégrées, mais c'est devenu des états-vassaux type Cuba.
[02:18:35] Speaker 1: On retrouve Pierre Vimon, qui est avec nous par Skype. Vous êtes aux Etats-Unis, bonsoir, chercheur à la Fondation Carnegie Europe, et vous êtes ancien ambassadeur de France aux Etats-Unis, entre 2007 et 2010. Votre réaction, justement, à ce discours d'investiture de Donald Trump. On parlait, justement, de McKinley, qui l'a mis en avant. C'est une sorte de retour de l'impérialisme de l'Amérique, pour vous aussi ?
[02:18:58] Speaker 27: Oui, oui, oui, vous avez raison. Il y a le retour à l'America first, comme il l'a dit. America first a un double sens. On pense d'abord, avant tout, aux intérêts de l'Amérique. On met les intérêts de l'Amérique avant toute autre chose. Mais aussi, on refait de l'Amérique la puissance la plus forte dans le monde, celle qui domine tous les autres. Et donc, ça, c'est important. Mais moi, ce que j'ai trouvé le plus important et le plus intéressant, c'était de comparer le discours qu'avait fait Donald Trump il y a huit ans et celui qu'il fait aujourd'hui. Parce qu'il y a huit ans, vous vous souvenez, on avait dit que c'était le discours du carnage américain. C'est-à-dire, c'était un discours extrêmement sombre, mettant en avant tous les drames et toutes les faiblesses et toutes les ruptures au sein de la société américaine et appelant, bien sûr, à un renouveau. Mais c'était quand même un discours très noir, très pessimiste, très opposé à tout ce qui s'était fait avant. Alors, cette fois-ci, dans le discours d'aujourd'hui, il me semble que c'est un peu différent. Je pense que c'est un Trump qui regarde aussi vers l'avenir. Il se présente comme un unificateur, un unifier, un partisan de la paix. Et donc, la volonté de la part de Trump d'essayer de remettre un peu de positif dans son discours. Et ça, je trouve que c'est assez nouveau. Et ça correspond sans doute à la très grande confiance en lui qu'il a aujourd'hui. La manière dont il a été élu, le fait qu'il ait la majorité dans le vote populaire, c'est que c'est quelqu'un qui est beaucoup plus en confiance et beaucoup plus sûr de lui, me semble-t-il.
[02:20:48] Speaker 1: Oui, un indien, beaucoup plus confiance. Il a beaucoup plus confiance en lui. Aujourd'hui, Donald Trump, déjà, il a beaucoup plus de soutien, puisqu'il a le Congrès, il a la Cour suprême, son parti, finalement, qui lui est acquis aussi. Donc, ça change ce discours.
[02:21:02] Speaker 24: Beaucoup plus confiance en lui, mais pour plusieurs raisons. D'abord, parce qu'il faut se rappeler qu'il y a quelques années, ne serait-ce qu'il y a deux, trois ans, même les personnes, certaines personnes dans son parti, républicains, disaient que c'était un homme qui allait perdre de toute façon et qu'il ne fallait plus suivre que c'était un homme qui était condamné à perdre, qui avait déjà perdu contre Biden, dont les personnes qu'il avait soutenues n'avaient pas fait de bons scores pour les midterms de 2022. Et donc, de toute façon, Donald Trump ne pourrait jamais revenir en politique aux Etats-Unis et réussir, et encore moins, arriver à la Maison-Blanche. Il y avait dans son discours à la fois cette confiance qu'il sait, parce qu'il a réussi son comeback, il a réussi son retour dans la politique américaine, et puis une confiance aussi parce qu'il a réussi à un coup qui est presque un coup de changement culturel.
[02:21:47] Speaker 1: On le voit à l'image, Donald Trump et Emeliania. Emeliania Trump, suivie donc de J.D. Vance.
[02:22:01] Speaker 27: Acclamé.
[02:22:03] Speaker 1: USA . USA . USA . USA . USA . USA . USA . C'est vrai que c'est intéressant de parler de confiance. En tout cas, on voit ses soutiens,
[02:22:19] Speaker 24: beaucoup plus importants qu'en 2016. C'est un changement culturel, Donald Trump 2024. On a passé une nouvelle étape. Il est clairement beaucoup plus accepté, on va dire, et ses anciens ennemis le combattent un peu moins férocement que par le passé.
[02:22:35] Speaker 1: Mike Johnson, qui était donc le speaker républicain.
[02:22:40] Speaker 24: Mike Johnson qui a été très important ces dernières semaines et qui va être très important dans les semaines à venir parce que ça va dépendre de lui, la possibilité pour Donald Trump, notamment de lui, mais aussi d'autres personnes au Sénat, de pouvoir avoir très vite des victoires par la voie législative et de mettre en oeuvre la politique de Donald Trump. C'est J.D. Vance qui prend la parole, le vice-président.
[02:23:01] Speaker 28: Je ne savais pas comment ça commençait. Comment ? Alors, je ne savais pas ce que le président dirait, je ne sais pas s'il se retiendrait ou quoi,
[02:23:13] Speaker 12: mais là, vraiment, c'était un beau moyen de commencer cette période de quatre ans. Et je dis au nom de chacun, je sais que je peux parler pour tous, merci, merci, merci, on vous aime, on ne serait pas là sans vous et nous allons rendre sa grandeur à l'Amérique dans les quatre années à venir.
[02:23:31] Speaker 1: Applaudissements
[02:23:33] Speaker 28: Et puis, puis je me tairai, ayant passé cinq minutes dehors pour dire au revoir au Biden,
[02:23:40] Speaker 12: je me dis que, heureusement qu'on a installé ça à l'intérieur, ça aurait été très beau dehors, mais très froid. Monsieur le Président, le 45e, 47e président des Etats-Unis,
[02:23:49] Speaker 28: M. Donald Trump, vous avez la parole.
[02:23:52] Speaker 12: Applaudissements Oh, il a raison, il a raison, il a raison,
[02:23:57] Speaker 1: il a raison, il a raison, il a raison, il a raison,
[02:23:59] Speaker 20: il a raison, il a raison, il a raison, il a raison, il a raison, il a raison, il a raison, il a raison, il a raison, il a raison, il a raison.
[02:24:07] Speaker 12: Oh, il a raison. Je me suis dit, oui, comme il fait beau dehors, c'est vrai. Puis après, quand je me suis retrouvé dehors, je me suis dit que oui, non, c'est vraiment très froid
[02:24:15] Speaker 20: et que tout le monde aurait été très déçu, le soleil était un peu trompeur.
[02:24:19] Speaker 12: Et puis, après tout, c'était tellement beau comme endroit, peut-être qu'on devrait toujours faire ça à l'intérieur, c'est vraiment très beau dehors, c'est sympa, peu froid en cette saison. Très souvent, on souffre pendant cette cérémonie, mais là, dans la salle, aucun problème. Et puis l'acoustique est excellente. Bon, ça va à peu près, mais bon. Alors, brièvement, je me dirais que vous êtes un public plus jeune et bien plus beau que celui auquel je me suis adressé tout à l'heure. Et tant mieux. J'espère que ça pourra... Enfin, personne ne me citera. Je ne voudrais pas que les gros bonnets là-haut aient l'impression que vous soyez plus important, mais quand
[02:25:04] Speaker 20: même. Et puis vous êtes plus beau et je vous aime. Alors, je crois que tout s'est
[02:25:10] Speaker 12: bien passé. La journée était belle. Exceptionnel. Quel parcours, quel voyage. Parfois, on me dit que c'était impossible. Et pourtant, si. D'ailleurs, je ne savais pas trop ce qu'ils disaient, ce qu'on me disait,
[02:25:26] Speaker 20: mais nombreux étaient ceux qui pensaient que ça ne marcherait pas. Et puis avec JD,
[02:25:31] Speaker 12: on a fait équipe très rapidement. Je l'ai... Et très tôt, je l'ai soutenu dans l'OIO. Il a été un bon sénateur, excellent, quelqu'un de très malin. Plus malin encore, sa femme. Mais voilà, c'est comme ça que ça marche.
[02:25:52] Speaker 20: Un beau couple, une très belle carrière. Et je viens de lui dire, voilà, l'ascenseur
[02:26:00] Speaker 12: social, ça marche bien pour toi. Il a commencé il n'y a pas très longtemps, mais ça marche bien. Et dans la première semaine, toutes ces fausses informations ont commencé à déferler sur lui. Et puis après, tout s'est passé parfaitement. Il a répliqué à ces gens-là, les plus méchants.
[02:26:22] Speaker 20: Je ne veux pas dire les plus corrompus, parce que ça n'a pas encore commencé, mais il s'est
[02:26:28] Speaker 12: attaqué à eux. Et voilà. Donc, merci. Et merci, Mike, pour ce que vous faites.
[02:26:41] Speaker 20: Mike, malheureusement, on vous a donné une majorité de presque rien. Et puis, on lui a piqué quelques
[02:26:52] Speaker 12: choses. Oh, merci aussi, Mike.
[02:26:54] Speaker 20: Ce n'est pas vrai, alors là, vous vous êtes mis à jeter unplay. Vous avez 것이.
[02:26:56] Speaker 12: Vous avez servi à l'anaheite un peu. Fait chouette. Mais tu ferais de moi. J'entends ça comme chouette.
[02:27:02] Speaker 20: On perdait des wall sorties. Mais bon, ça ira, ça ira.
[02:27:05] Speaker 12: Tu Early Solid peut-être?
[02:27:06] Speaker 20: Je compris. Ben, oui. C'est déjà très sympathique.
[02:27:09] Speaker 12: Il a fait très ça qui a permis de sortir un petit peu. Il est très folle.
[02:27:13] Speaker 20: C'est dans une sorte de boucle de poules, des tableaux et de fantômes, puis il en fait des travaux vraiment curieux. Lindre chose.
[02:27:20] Speaker 12: Il n'a pas vraiment chagrin. 1 outrage.
[02:27:22] Speaker 20: Bon, OK, il y a 35 personnes qui vous détestent et quand même plein de gens qui votent pour vous, tant mieux. Et si on arrive à en mobiliser 5, je crois que ça fera une très grosse majorité. Donc vous pourriez vous venger, non pas douter. En tout cas, il a fait un très beau boulot. Et Steve Scalise, c'est notre héros.
[02:28:03] Speaker 12: Et sa femme est charmante. Elle l'adore, j'ai bien vu. Et j'ai bien vu que quand il était un peu mal à l'hôpital, elle était effondrée, elle voulait qu'il sorte. Mais quand Steve s'est réveillé, on m'a dit qu'il avait reçu la plus grosse transfusion que ses médecins avaient. Il avait réussi à transfuser.
[02:28:42] Speaker 20: Quel beau boulot, effectivement. Ça marche. Vous êtes remis mieux encore qu'on ne le pensait. Et je crois que...
[02:29:04] Speaker 12: J.D. ou Mélania m'ont dit, mais non, il ne faut pas dire ces choses-là. J'ai quand même l'occasion de faire un discours unificateur et j'ai dit, non, non, bien sûr que non, ça va.
[02:29:16] Speaker 20: Ça sera très bien comme ça. Donc on l'a fait, hein, Mélania ?
[02:29:22] Speaker 12: Elle m'a dit, monsieur, parce qu'elle me dit monsieur, n'est-ce pas ?
[02:29:25] Speaker 20: Mais non. Mais non, bien sûr que non, il ne faut surtout pas que je le dise, sinon là, ça sera dans les journaux.
[02:29:34] Speaker 12: Elle m'a dit, non, je crois que ça ne va pas. Allez, tout dépendra de la façon dont on donne ce discours. Et comment est-ce que je l'ai prononcé ? Est-ce que je l'ai bien prononcé ? Oui ? Très bien. En tout cas, c'est un beau discours, donc on ne peut pas, me disait-elle, rajouter toutes ces méchancetés. Mais je n'ai pas parlé des otages, des J6, mais effectivement, ce qui est plus important, c'est l'action, pas les paroles.
[02:30:08] Speaker 20: Merci.
[02:30:38] Speaker 12: Merci.
[02:30:40] Speaker 20: Merci.
[02:31:08] Speaker 12: Merci. Merci.
[02:31:38] Speaker 20: Merci.
[02:32:38] Speaker 12: Merci. Merci.
[02:33:08] Speaker 20: Merci.
[02:33:12] Speaker 12: Merci. Merci.
[02:33:38] Speaker 20: Merci. Merci.
[02:34:18] Speaker 12: Merci. Merci. Merci.
[02:34:38] Speaker 20: Merci.
[02:34:50] Speaker 12: Merci. Merci. Merci.
[02:35:00] Speaker 20: Merci.
[02:35:07] Speaker 12: Merci. Merci. Merci. Merci.
[02:35:08] Speaker 20: Je lui ai proposé 10 000 hommes. Elle le sait. Elle l'a même reconnu sur cet enregistrement fait par sa fille. Et j'imagine que sa fille et elle ne vont plus très bien. Et puis Nancy disait « C'est à moi de gérer la sécurité du capital ». Elle l'a redit. Mais moi, d'ailleurs, je lui ai proposé 10 000 hommes. 400, 500, ça suffirait certainement. Mais 10 000 hommes, c'était plus que le nombre de gens qu'il y avait là. On lui a proposé 10 000 hommes. Et franchement, il n'y aurait rien eu le 6 janvier s'ils avaient été là. Mais elle n'en voulait pas. Peut-être qu'elle voulait.
[02:35:58] Speaker 12: Et je pense que tout cela est lieu, qu'il y ait cette attaque sur le capital, cette intrusion dans le capital. Autre intox, dans les autres cas, ces gens nous ont rejoints. Mais en tout état de cause, il n'y a plus de documents. Franchement, ça mériterait d'être poursuivi. En tout cas, je me suis dit que je n'allais pas compliquer le discours, que j'allais m'assurer qu'ils soient beaux, rassembleurs. Et je me suis dit que j'allais dire ça à ceux qui sont vraiment des fans de Trump.
[02:36:55] Speaker 20: Bon, enfin.
[02:36:58] Speaker 12: C'était une très belle réussite. Et encore une fois, c'était le bon choix de faire ça à l'intérieur, parce qu'il fait vraiment froid dehors. J'ai raccompagné ce vieux monsieur à un hélicoptère. Autrefois, il prenait un carrosse, mais bon. Mais c'est vrai que c'est une belle coutume que d'avoir fait ça. Je pense que si seulement nous avions pu avoir un meilleur rapport entre Républicains et Démocrates, et comme le disait Chuck, il faut essayer de mieux s'entendre. Sinon, ça va se poursuivre dans une situation où nous n'obtenons jamais les voix des Démocrates, eux n'obtiennent jamais les voix des Républicains. C'est très bon. Mais je crois que les projets de loi qui arrivent seront très beaux. Excellent. Vous savez très bien de quoi je parle. Encore une fois, merci d'être ici. Merci d'avoir été nos fans, de nous avoir soutenus depuis le premier jour. Je crois qu'il n'y a jamais eu rien ou quoi que ce soit comme cela, ni ici ni ailleurs.
[02:38:28] Speaker 20: Ce n'est pas encore alors.
[02:38:36] Speaker 12: Sans arrêt... Thank you. Quand quelqu'un qui est candidat à la présidence dit qu'il s'en va au Nevada ou en Arizona, il y avait quoi, 200-300 personnes en début de la campagne ? Même Ronald Reagan faisait mieuxla campagne... Mais quand on débarque dans...
[02:38:57] Speaker 29: les... dans un Etat auře Cravoëi',
[02:38:58] Speaker 12: dans un Etat au rő Ainpyeong, dans un autre, ou même dans les États qui sont incertains, eh bien, dans le Tennessee, le Wyoming, on a remporté l'État avec
[02:39:08] Speaker 20: des majorités considérables. Et en Californie, il y a
[02:39:16] Speaker 12: des gens, 38 millions de votes par correspondance, on ne sait même pas qui sont ces gens. Eh bien, on a quand même réussi à obtenir de bons résultats. Si on demande, d'ailleurs, à ce qu'on nous montre les cartes des électeurs, on peut se retrouver en prison, en tout cas. Franchement, c'est très honnête. Il y a eu une loi en Californie qui effectivement interdit de demander la carte électorale. Mais je crois qu'il va falloir nettoyer tout ça, parce que je crois que sans cette disposition, on aurait remporté la Californie. Regardez mes résultats auprès du vote hispanique.
[02:40:11] Speaker 20: 56%. Le gouverneur de Texas,
[02:40:15] Speaker 12: qui fait un bon boulot, me disait justement...
[02:40:19] Speaker 20: Oh là . ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... Et si j'avais dit
[02:40:31] Speaker 12: qu'il avait fait du très mauvais boulot,
[02:40:34] Speaker 20: et pourtant, il est là . Et si j'avais dit,
[02:40:44] Speaker 12: le gouverneur du Texas fait un très mauvais boulot, mais vous avez bien entendu ce que j'ai dit, et je ne savais même pas que vous étiez là. Et maintenant, vous allez pouvoir continuer ce beau boulot avec de vrais partenaires à la Maison Blanche.
[02:41:01] Speaker 20: Et on a travaillé
[02:41:06] Speaker 12: sur la structure du mur. Au départ, j'en voulais pas. Et on va avoir quelque chose en béton
[02:41:15] Speaker 20: de 10-15 mètres de haut.
[02:41:23] Speaker 12: Quelque chose en Y blanc.
[02:41:24] Speaker 20: Mais on m'a dit,
[02:41:27] Speaker 12: non, ça ne va pas pouvoir marcher, monsieur. Quelqu'un... Alors, ils arrivent toujours à les... à les...
[02:41:33] Speaker 20: gravir. Donc, en fait,
[02:41:41] Speaker 12: ce n'est pas du béton qu'il va falloir, c'est de l'acier.
[02:41:44] Speaker 20: Et à l'intérieur,
[02:41:46] Speaker 12: il y a du béton et puis du béton armé, en fait.
[02:41:54] Speaker 20: Et puis de l'acier qui ne peut pas
[02:41:58] Speaker 12: être cisaillé. Et puis sur le dessus, il y a une... un dispositif de sécurité que je trouvais assez laid et que je ne voulais pas, mais en fait, il faut y aller quand même. Alors, il y a ceux qui gravisent les murs avec 20-30 kilos de drogue et qui trafiquent. Mais il y a également, j'allais dire, les... les alpinistes, mais franchement, les trafiquants de drogue sont plus... plus efficaces, ils sont bien meilleurs.
[02:42:34] Speaker 20: Donc, oui, parfois, on construit
[02:42:41] Speaker 12: de façon efficace au détriment de la beauté de ce mur. On en a construit
[02:42:46] Speaker 20: plus de 700 kilomètres et les... les chiffres sont beaux, n'est-ce pas,
[02:42:58] Speaker 12: monsieur le gouverneur ?
[02:42:59] Speaker 20: En tout cas, il y a... il y a plein de gens très bien qui vont travailler avec vous.
[02:43:07] Speaker 12: Les chiffres n'ont jamais été aussi bons. Il y a maintenant
[02:43:12] Speaker 20: plus de 700 kilomètres
[02:43:15] Speaker 12: de murs.
[02:43:20] Speaker 20: Et... on m'a dit qu'on avait
[02:43:23] Speaker 12: un mur de... un mur de... un mur de... un mur de... rénover le... le mur. On a trouvé des morceaux de contreplaqué ou de... une barre d'acier un peu rouillée qui était là depuis plusieurs dizaines d'années et qu'il a fallu changer. On disait que c'était pas moi qui avais construit le mur, mais bien sûr que si.
[02:43:45] Speaker 20: Et puis, nous...
[02:43:50] Speaker 12: nous avons tous les branchements électriques et électroniques du mur. Et donc, on a... On a... Il y a... Il y a... On a... On a... On a... On a... On a... On a... C'est... C'est possible. On peut toujours connecter une section de mur supplémentaire. Tout est à l'intérieur du mur, sinon ce serait très en danger et à risque. On a construit plus de 300 kilomètres supplémentaires. Si on avait voulu, on aurait réussi à faire cela en quelques... quelques semaines. Le fait est que plus on construit de murs plus... Plus loin, ces gens vont pour le contourner. Et eux, on dit qu'ils ne voulaient pas construire le mur. C'est là que j'ai compris qu'ils voulaient que les frontières restent ouvertes et qu'il allait falloir construire un mur. Un mur comme on n'en avait jamais vu. Vous, vous l'avez vu, ce mur. Moi, j'ai dit que c'était le mur, le sujet principal. On me disait que non, que c'était l'inflation. Mais j'ai bien dit que non, non, non, c'est le mur. Le mur pour empêcher ces gens qui viennent chez nous ayant fui l'hôpital psychiatrique ou leur prison. Et encore une fois, nous ne voulons pas que ces criminels nous envahissent. Nous ne voulons pas que ces gens venant de toutes les prisons du monde soient largués sur nos côtes, soit nous envahissent. Ah, et le gouverneur était déjà très bien placé, mais maintenant, grâce à sa politique sur la frontière, il est imbattable.
[02:45:35] Speaker 20: C'est vraiment quelqu'un de très bien. Mais vous avez fait ça pour nous.
[02:45:42] Speaker 12: C'est pour de vraies bonnes raisons, pas pour des raisons politiques, n'est-ce pas ? Pour vous préserver, parce que les Texans réclament ce genre de mesures. Donc oui, on a construit ce mur et ils n'ont pas voulu nous laisser l'utiliser, ni le gouverneur l'utiliser.
[02:46:07] Speaker 20: Et puis, il y a un mois de cela à peu près,
[02:46:12] Speaker 12: on a compris qu'ils allaient le revendre pour 5% du prix de construction. Et aujourd'hui, ça coûterait encore plus cher que ça, ça ferait donc encore moins. J'ai appelé le gouverneur, toutes sortes de personnes, la tournée générale.
[02:46:37] Speaker 20: Et ils sont des gens de bonnes affaires. Il y avait des gens qui allaient donc racheter les stars pour 5% du coût, et qu'on disait qu'on allait vous le revendre pour 200% du prix de construction au départ.
[02:46:56] Speaker 12: J'ai dit, est-ce que peut-être on peut présenter tout cela à un juge ? C'est quand même extrêmement corrompu comme pratique. On pourrait éventuellement le revendre 30 ou 50 %, mais pas 200 % quand même. Il y avait des gens qui pensaient gagner une fortune sur une opération de ce type-là. En tout cas, c'était horrible comme façon de faire. Et quand on en a parlé au gouvernement, ils nous ont dit que ça ne les intéressait pas.
[02:47:34] Speaker 20: Absolument pas. Ils savaient très bien qu'on cherchait à nous le revendre.
[02:47:41] Speaker 12: Et de toute façon, vous l'auriez racheté, n'est-ce pas ?
[02:47:43] Speaker 20: Ce n'est pas à 50 ou 60 %, mais bon.
[02:47:51] Speaker 12: Mais ils cherchaient à nous le revendre 15, 20 fois plus cher que ce qu'eux avaient payé pour l'acheter. Mais nous n'avons pas laissé faire. Et le gouverneur et son attorney général, Ken, qui est un écrivain, un excellent avocat, ont intenté un procès et le juge a trouvé ça inadmissible, a demandé une enquête et a empêché que cette opération ne se fasse. Et donc, nous allons pouvoir reconstruire, remonter ce mur. Je suis sûr que le gouverneur nous dira que ça ne va pas assez vite.
[02:48:34] Speaker 20: Il nous dira, M. le Président, ça ne va pas assez vite. Ou ça va trop vite. N'allez pas si vite, me dira-t-il. Mais ici, vous savez bien ce qui se passe. C'est toujours la même chose. Mais non, mais non, ça ira.
[02:48:55] Speaker 12: Je suis sûr qu'il sera ravi si le mur est construit rapidement. On va travailler ensemble. En tout cas, belle décision d'un grand... On a empêché les gens de démanteler le mur.
[02:49:13] Speaker 20: Ils étaient sur le point de charger leur camion. Mais encore une fois, le gouverneur du Texas fait un très beau boulot.
[02:49:24] Speaker 12: Je l'ai dit tout à l'heure, mais je ne savais même pas que vous étiez là.
[02:49:27] Speaker 20: Quelle chance quand même d'avoir dit ce qu'il fallait alors qu'il était là. En tout cas, ça fait plaisir.
[02:49:34] Speaker 12: C'est un plaisir de vous voir, M. le gouverneur.
[02:49:37] Speaker 20: Encore une fois, merci à tous.
[02:49:40] Speaker 12: Vous êtes nombreux. Et je vous reconnais. Je reconnais un grand nombre d'entre vous. Mais quelle aventure. Une aventure qui a commencé en 2015, peut-être 20 ans plus tôt même. On me demandait si je voulais être président à la candidature. Et j'ai dit non, non, non, jusqu'à ce que je dise, bon, allez, on essaye.
[02:50:01] Speaker 20: C'était le premier sujet pour moi.
[02:50:04] Speaker 1: Écoutez, Donald Trump, qui se trouvait toujours au Capitole, mais plus sous la coupole, mais devant, donc face justement à un parterre d'invités qui n'avaient pas pu, qui ne faisaient pas partie de ce gratin des 700, mais qui étaient les autres. Et on a vu la différence de tonalité d'ailleurs de ce discours indien décousu. Et puis toujours fustigeant l'administration Biden à peu près sur tous les plans, que ce soit pour le mur justement à la frontière, ou encore lorsqu'il a dit que Biden avait gracié 37 personnes qui avaient commis des crimes. Et il est revenu aussi, intéressant juste de noter, sur ses otages, ce qu'il appelle ses otages du 6 janvier, en disant que peut-être qu'il allait en amnistier quelques-uns sans donner tellement de précision. Un mot ?
[02:50:47] Speaker 24: Effectivement, intéressant son discours, deuxième discours de la journée. Le premier discours, il avait suivi le prompteur. On sentait que c'était organisé, on sentait que c'était maîtrisé. Là, le deuxième discours, c'est plus libre. On est plus dans le style de Trump. On sait très bien dans ses meetings, à chaque fois qu'il prend la parole, il y a ce qui est prévu. C'est le discours qu'il donne vraiment. Et je peux vous dire qu'une des grandes frayeurs des équipes de Trump, c'est toujours ce qui va se passer lorsqu'il prend le micro, parce qu'on se dit toujours que ça va aller au-delà de ce qui était prévu. Ce qui était intéressant avec ce discours, c'est qu'il était totalement décousu. C'est qu'on voyait, entre guillemets, une sorte d'enchaînement des idées et des pensées de Trump. Qu'est-ce qu'il pense de ses ennemis politiques ? Qu'est-ce qu'il pense de son avenir politique ? Qu'est-ce qu'il pense de son entourage ? Il y a des choses à retenir, effectivement. La première chose, c'est cette appellation d'otage. L'otage du 6 janvier, ça veut dire qu'il prévoit quand même de ne pas laisser le passé et de poursuivre ce qu'il appelle aussi un retour, une sorte de revanche par rapport à ceux qui ont voulu l'incriminer pour les événements du 6 janvier. Intéressant à mettre en parallèle avec ce que Joe Biden a fait il y a quelques heures. Il a pardonné à la plupart, beaucoup de personnes qui étaient menacées directement ou indirectement par Trump, mais il les a graciées en avance. Parce qu'il avait justement peur que l'équipe de Trump, M. Trump lui-même, aille chercher des... on va dire... aille incriminer des personnes qui soit lui avaient déjà participé à cette fameuse commission du 6 janvier, soit des personnes qui l'avaient critiquée, soit des personnes comme le docteur Fauci qui était vraiment fortement critiqué par l'entourage de Donald Trump. Donc ces otages...
[02:52:30] Speaker 1: C'est peur des représailles, en fait.
[02:52:31] Speaker 24: C'est peur des représailles politiques. Une chasse aux sorcières pour ceux qui lui ont fait face. Et puis aussi une peur, enfin, en tout cas pour Donald Trump dans son discours, une sorte de manière de se reconnecter avec son électorat, avec un style un peu plus cru, plus direct, en n'hésitant pas aussi à se mettre un petit peu loin par rapport à son équipe qui lui dit toujours quoi dire, quoi faire, et qui dit aujourd'hui je vais oser dire tout ce que je veux dire.
[02:52:55] Speaker 1: Marc Simon, il nous reste peu de temps. Le président du Panama réagit à l'instant en disant que l'administration du canal va rester... panaméenne et qu'ils vont continuer, justement, à exercer une neutralité sur ce canal de Panama. He will continue to be panaméenne. Donc il va continuer et il va rester comme panaméen. C'est Carter qui avait...
[02:53:18] Speaker 26: C'était bien le moins. D'ailleurs, le Panama était le seul pays cité dans le discours. Il n'a pas dit un mot de l'Ukraine. Il n'est pas revenu sur le Greenland ou sur le Canada dont il voulait faire le 51ème état. Donc voilà. Il a reparlé de Panama, revenant sur ses accusations du surcoût que l'on fait payer aux bateaux américains, etc. Alors c'est vrai qu'il y a un enjeu stratégique du canal de Panama. Mais cette manière de poser la question, cette brutalisation dans les relations internationales et dans le style Trump, mais effectivement, ce n'est pas une surprise.
[02:53:56] Speaker 1: Pierre Vimon, puisque vous avez été ambassadeur de France aux Etats-Unis, juste un mot sur l'Europe. C'est vrai qu'il n'en a pas du tout... Il n'en a pas du tout parlé, il n'a pas vraiment parlé de l'Ukraine non plus. Il a dit que ça serait un homme de paix. Elle est préparée, l'Europe, à ce qu'il va arriver, là, pendant ces quatre ans, ce rapport de force ?
[02:54:16] Speaker 27: En posant la question, je pense que vous avez déjà la réponse. Pas vraiment, en tout cas pas au niveau qu'il conviendrait. Les services de la Commission européenne ont commencé à réfléchir à de possibles mesures de rétorsion, au cas où il y aurait en effet des droits de douane supplémentaires sur les produits européens. Mais la vérité, c'est qu'il faudrait beaucoup plus que cela. Il faut une vraie réflexion stratégique de la part des Européens pour savoir comment se positionner dans ce monde où désormais les grandes puissances globales, comme les Etats-Unis, comme la Chine, comme la Russie, ne respectent plus du tout les règles qui avaient été fixées dans le cadre de la diplomatie multilatérale. Et on tente bien jouer uniquement du rapport de force. Ce qui est frappant chez Trump, si vous voulez, c'est que pour Trump, il n'y a plus d'alliés ou d'adversaires. Tout le monde est sur le même plan. La terre est plate. Le paysage stratégique est plat. Et avec chacun des partenaires que l'on a en face de soi, eh bien, on fait des deals. On fait de la transaction, on utilise la force et le rapport de force pour obtenir gain de cause. Or cela, c'est... C'est un monde tout à fait nouveau pour les Européens qui n'étaient pas du tout habitués à ça.
[02:55:35] Speaker 1: C'est inquiétant ou pas, en un mot ?
[02:55:37] Speaker 27: Oui, c'est inquiétant parce que comme ça a été souvent dit, ça a été redit récemment par le président de la République, mais je crois que c'était l'ancien ministre allemand des Affaires étrangères, M. Sigmund Gabriel, qui avait dit que dans un monde de carnivores, les Européens sont des herbivores. Alors comment vous transformez un herbivore en carnivore ? Je ne dirais pas que c'est inquiétant. Il faut le faire. C'est possible de le faire. Et ça oblige à des changements absolument fondamentaux, non seulement dans le fonctionnement de l'Europe, mais dans la manière de penser des Européens. Merci. Et c'est ça qui est passionnant.
[02:56:11] Speaker 1: Merci beaucoup Pierre Vimon, ancien ambassadeur de France aux Etats-Unis. Merci Grégoire Verdot. Malheureusement, on n'a pas pu parler du dollar. Le dollar qui dégringole. On n'a plus le temps. Merci d'avoir participé à cette émission spéciale. Merci Marc Seymour. Merci In Dian. Merci à vous tous de nous avoir suivis. Elle se poursuit, cette édition spéciale, encore pendant deux heures, en compagnie de Raphaël Kahn et tous nos envoyés spéciaux à Washington, ainsi que nos invités. Restez avec nous.
[02:56:58] Speaker 30: Les Nuits de la lecture reviennent du 23 au 26 janvier pour partager le plaisir de lire. Découvrez les milliers d'événements sur le thème des patrimoines.
[02:57:28] Speaker 1: Sous-titrage MFP. Sous-titrage MFP. Sous-titrage MFP. Sous-titrage MFP.
[02:59:28] Speaker 5: Sous-titrage MFP.
[02:59:51] Speaker 19: Sous-titrage MFP. Sous-titrage ST' 501
[03:00:00] Speaker 1: Sous-titrage MFP.
[03:00:30] Speaker 9: Sous-titrage MFP.
[03:01:00] Speaker 31: Sous-titrage MFP. Sous-titrage MFP.
[03:02:00] Speaker 32: Sous-titrage MFP.
[03:02:30] Speaker 31: Sous-titrage MFP. Sous-titrage MFP. Sous-titrage MFP. Sous-titrage MFP.
[03:04:30] Speaker 6: Sous-titrage MFP. Sous-titrage MFP. Sous-titrage MFP. Sous-titrage MFP.
[03:06:30] Speaker 31: Sous-titrage MFP. Sous-titrage MFP. Sous-titrage MFP.
[03:07:30] Speaker 6: – Ça reste bon enfant, même si on a croisé, ou en tout cas, il y avait des Proud Boys qui étaient dans les rues de Washington tout à l'heure, un petit groupe de ces suprémacistes d'extrême droite. Mais clairement, le dispositif policier, s'il est discret, est extrêmement important. 48 à 50 kilomètres de barrières, des détours à n'en plus finir pour tenter de rejoindre ce capital arena. Et si c'était bon enfant, on a tout de même rencontré des gens qui nous ont expliqué qu'ils étaient là il y a 4 ans, qu'ils ont tenté d'assiéger le capital pour refuser la victoire de Donald Trump. Une femme a même crié sa fierté d'avoir été condamnée. Ceux que Donald Trump considère comme des gens qui ne méritaient pas d'être envoyés en prison ou d'être condamnés, eh bien, c'est eux, c'est là aussi leur revanche que cette victoire. Donc. C'est ce paradoxe d'une atmosphère plutôt calme avec des gens enjoués. Et en même temps, cette radicalité affichée clairement par Donald Trump, mais aussi par tous les militants qu'on a pu croiser.
[03:08:39] Speaker 31: Merci, Karim. Vous restez avec nous, évidemment, en direct de Washington pour nous raconter un peu l'ambiance dans les rues, comment les habitants de la capitale américaine, mais aussi tous ces Américains qui ont fait le déplacement, vivent cet événement. Anne Bagamoy, l'arrivée d'un nouveau président, c'est un événement historique. On s'en souvient, il y a 4 ans, Donald Trump avait boudé. L'événement, il était parti avant même l'arrivée, la prestation de serment de Joe Biden, à laquelle il n'avait donc pas assisté. Aujourd'hui, il se pose en garant de l'unité des Américains. Et on l'a vu, les anciens présidents démocrates, y compris le dernier, Joe Biden, étaient bien présents à la cérémonie. Leurs oreilles ont dû siffler.
[03:09:13] Speaker 33: Oui, non, en effet, ce qu'on a vu aujourd'hui, je crois que bon enfant, c'est une phrase bien choisie. Ce qu'on a vu aujourd'hui, c'est ce qu'on n'a pas vu il y a 4 ans, c'était une courtoisie. C'était une courtoisie accordée au nouveau président. Il faut se rappeler que, comme vous avez déjà évoqué, il y a 4 ans, l'atmosphère était tout à fait différente. Il y avait une foule qui a attaqué le Capitole pour refuser l'élection de Joe Biden. La certification des résultats. Trump et sa femme n'ont pas assisté à l'investiture de Joe Biden. Il n'y avait pas un transfert paisible de pouvoir, comme on dit. Tout simplement. Il y avait ce transfert tout simplement parce que le vice-président à l'époque, Mike Pence, a refusé d'exécuter les ordres de son chef.
[03:10:04] Speaker 31: Comme beaucoup de républicains à l'époque qui n'ont pas compris l'attitude de Donald Trump, qui l'ont désavoué, qu'on a retrouvé aujourd'hui comme un seul homme presque au Congrès, comme si tout avait été oublié, effacé et que tout s'était converti à la théorie Trumpiste de l'élection volée.
[03:10:18] Speaker 33: Je ne sais pas si tout le monde est d'accord que ça n'a pas eu lieu ou qu'il y a de mauvaises mémoires. Je crois que... La conjoncture a changé un peu. C'est-à-dire que cette fois-ci, il faut accorder le crédit là où il se doit. Les républicains menés par Donald Trump ont pu rassembler des électeurs d'un peu partout cette fois-ci. Ce n'était pas tout simplement des partisans de Trump. C'était une élection qui a été menée par beaucoup de groupes avec beaucoup de représentations derrière Trump, comme derrière Kamala Harris. C'était très, très proche. C'était une élection qui a été menée par beaucoup de représentations derrière Trump, comme derrière Kamala Harris. Donc, il y a quatre ans, il y a huit ans, pardon, c'était plutôt une incursion, une révolution menée par très peu de personnes, en fait. Cette fois-ci, la révolution s'est répandue. Et ça explique, à mon avis, la différence d'atmosphère. Le fait qu'il y en a qui acceptent mieux cette présidence qu'ils n'ont donc pas faite il y a huit ans.
[03:11:21] Speaker 31: Comment expliquez-vous, Philippe Etienne, vous qui avez été ambassadeur de France aux États-Unis, cette civilité aujourd'hui, compte tenu à la fois de l'aprôté de l'élection, mais également des quatre dernières années où Donald Trump n'a eu de cesse, encore une fois, de remettre en cause les démocrates, et pas plus tard qu'aujourd'hui encore. Il est encore dans cette idée que l'élection a été intentionnellement volée, que la justice a été instrumentalisée contre lui, au point même où Joe Biden a dû procéder, ou a cru bon en tout cas de procéder, à un certain nombre d'amnisties préventives concernant des membres de son entourage. Et pourtant, on a vu ces visages, finalement. Relativement apaisé, cette atmosphère consensuelle de façade, uniquement d'après vous.
[03:12:00] Speaker 34: Oui et non, je ne crois pas que ce soit seulement de façade. Moi, j'étais là il y a quatre ans, j'étais invité comme ambassadeur de France aux États-Unis à l'investiture de Joe Biden. Et je me souviendrai toujours de cette journée assez... très, très particulière. Une présence militaire dans les rues de Washington à l'époque. Avec les barricades autour du Capitole, puisque c'est deux semaines après l'assaut du 6 janvier. Vous vous souvenez de ce poème de... de Joe Berman et du discours de Joe Biden pour l'unité ? C'était, vous l'avez rappelé, il n'y avait pas de transmission pacifique du pouvoir. Et là, je pense que les Américains, y compris et notamment les démocrates, il faut leur donner ce crédit, ont voulu, non seulement reconnaître la victoire de Donald Trump, qui est incontestable, il a même remporté le vote populaire, il a remporté tous les swing states.
[03:12:49] Speaker 33: De justesse, mais il a remporté.
[03:12:51] Speaker 34: Mais oui, mais il a tous remporté. Il y a la majorité dans les deux chambres. De justesse aussi. Donc, je crois que de toute façon, la situation est incontestable. Mais je crois qu'aussi les démocrates et sans doute aussi les républicains voulaient justement marquer cette année. C'est pour ça que je dis que ce n'est pas seulement de la façade. Vous voyez, c'est aussi... Et je connais bien la sénatrice Amy Klobuchar, la sénatrice du Minnesota, qui est la présidente... Comme une comédie, oui, pour les élections. Non, pour l'inauguration. Elle a parlé tout à l'heure. Elle a parlé avant une autre sénatrice républicaine, Debbie Fischer. Moi, j'ai été frappé parce que je la connais bien. C'est quelqu'un que j'aime beaucoup. Comment Amy Klobuchar a vraiment, c'était juste avant les prestations de serment, a mis l'accent sur la démocratie, la résilience, la continuité, la permanence de la démocratie.
[03:13:43] Speaker 31: Elle avait été candidate à l'investiture démocrate en 2020.
[03:13:45] Speaker 34: Absolument. Pas cette fois-ci, mais la fois d'avant avec Joe Biden et Kamala Harris. Et donc, je pense qu'il y a ce sentiment profond. Que la démocratie américaine est un bien absolument essentiel et qu'il faut le préserver.
[03:14:00] Speaker 31: C'est un respect, Niagale Bagayoko, pensez-vous, pour l'institution. Et c'est un devoir, finalement, envers les institutions américaines qui a poussé aujourd'hui Hillary Clinton. Elle n'était pas obligée d'être présente. On a vu d'ailleurs, Michelle Obama n'était pas présente. Est-ce qualité d'ex-première dame des Etats-Unis ? Hillary Clinton, elle a tenu à être présente face à un parterre qui lui a été particulièrement hostile, dont nombre d'élus, d'ailleurs, n'ont pas hésité. Il y a beaucoup d'élus, d'ailleurs, qui n'ont pas hésité. Il y a beaucoup d'élus, d'ailleurs, n'ont pas hésité dans le passé à réclamer, y compris son incarcération. Et de la même manière, on a vu effectivement Joe Biden et la vice-présidente Kamala Harris, qui a vécu une campagne particulièrement dure et un résultat sans doute cuisant pour elle, se prêter à ce jeu des institutions et face à un Donald Trump qui, même dans son discours, n'a pas ménagé leur bilan.
[03:14:46] Speaker 35: Ça, c'est le moins qu'on puisse dire. Il les a même particulièrement pointés du doigt. Comme il l'avait fait en 2016, d'ailleurs. Absolument, mais peut-être de manière encore plus virulente, avec l'idée qu'il va détricoter toutes les décisions qu'ils ont pu prendre.
[03:15:01] Speaker 31: Oui. Et je vous interromps parce qu'on va le voir signé de manière sans doute très symbolique sur ce bureau. Ces premières décisions de président, ce sont là. Et je vous redonnerai la parole dans un instant, Nagale Bagayoko, mais Maxime Cherveau, spécialiste des États-Unis, les premiers executive orders, les premiers décrets présidentiels qui vont être signés.
[03:15:20] Speaker 36: C'est ça. Donc, on nous a expliqué aujourd'hui qu'il pourrait y avoir des décisions qui vont être signées. C'est ça. Donc, on nous a expliqué aujourd'hui qu'il pourrait y avoir des décisions qui vont être signées. C'est ça. Donc, on nous a expliqué aujourd'hui qu'il pourrait y avoir jusqu'à 200 décrets présidentiels signés dans la journée. D'ailleurs, Donald Trump avait expliqué que ses conseillers l'encouragaient à les diluer sur les premières semaines, mais que lui refusait justement. Il voulait pouvoir donner l'impression de commencer à travailler le premier jour. Alors, un décret présidentiel, c'est un document qui, grosso modo, indique à l'administration américaine comment ils vont devoir agir, à l'administration exécutive américaine comment ils vont devoir agir. Trois grandes thématiques apparemment ressortent des décrets qui vont être signés aujourd'hui. Trois grandes thématiques apparemment ressortent des décrets qui vont être signés aujourd'hui. L'énergie, déjà tout d'abord, pour retirer toutes les régulations environnementales que Joe Biden a pu approuver, notamment par décret, mais pas plus.
[03:16:00] Speaker 31: Un état d'urgence énergétique, a dit Donald Trump dans son discours.
[03:16:03] Speaker 36: Exactement, pour pouvoir encourager à forer et à produire du pétrole un peu partout aux Etats-Unis. Après, il y a un angle sur l'immigration, comme ça avait été dit un peu auparavant par le reportage. Un état d'urgence à la frontière sud des Etats-Unis. C'est un état d'urgence dans la journée. Pour pouvoir, en pratique, envoyer l'armée, tout simplement, et pour pouvoir également rediriger dans une certaine mesure des fonds déjà alloués au gouvernement américain pour finir la construction du mur, probablement aussi, parmi d'autres éléments. Et troisièmement, il y a ce pan de réforme de l'État qui va d'une réforme d'une partie de la fonction publique au refus de reconnaître les identités de genre, mais bien uniquement les identités biologiques dans les documents officiels et toute une pléiade...
[03:16:41] Speaker 31: Avec la création aussi de ce secrétariat à l'efficacité gouvernementale confiée à Elon Musk et Vivek Ramaswamy, dont on l'apprend qu'il sera candidat au poste de gouverneur. — Pas n'importe quel État. L'Ohio, qui est l'État de J.D. Vance au passage.
[03:16:52] Speaker 36: — Exactement, parce qu'il n'a pas été nommé... Alors on pense qu'il espérait être nommé sénateur à la place de J.D. Vance, mais il va plutôt partir pour le poste de gouverneur. Alors c'est un secrétariat... C'est plutôt une commission ou une task force en pratique. — Oui, non, parent de ministre. — Voilà. Seul le Congrès peut décider de créer un nouveau ministère. C'est plutôt une sorte de commission présidentielle qui va devoir de toute façon – et c'est ça qui est un petit peu trompeur – travailler avec le Congrès pour pouvoir trouver ses économies dans le budget américain.
[03:17:18] Speaker 31: — Niagale Bagayoko. — Donald Trump a converti l'ensemble de l'establishment, dont il a encore permis de critiquer même la probité dans son discours aujourd'hui, a convaincu l'ensemble de l'establishment républicain et démocrate qu'il était le président légitime, qu'il l'était peut-être même déjà il y a 4 ans, et de le suivre aujourd'hui dans ce nouvel âge d'or de l'Amérique. Pensez-vous ?
[03:17:39] Speaker 35: — Moi, ce qui me paraît intéressant, c'est que dans toutes les prises de parole démocrates que vous avez soulignées, c'est l'idée qu'il y a des contre-pouvoirs. — Checks and balances. C'est ce qu'on dit en vocabulaire. — Oui, absolument. Depuis les analyses de Tocqueville et d'autres, cette idée de contre-pouvoir est vraiment ce qui semble donner un espoir dans la solidité de la démocratie américaine, en réalité. C'est-à-dire qu'il me semble que le message que l'on a essayé de faire passer, c'est celui de dire... — Les résultats de cette élection, parce qu'en effet, nous sommes démocrates au sens institutionnel du terme, mais attention, il n'y a pas un pouvoir tout-puissant qui est accordé au nouveau président. Non, nous allons être là pour veiller à le contrebalancer.
[03:18:37] Speaker 31: — Et n'est-ce pas cela que cherche à mettre en scène Donald Trump avec ses premières signatures ? Encore une fois, très symbolique, parce que là, ensuite, il va se rendre au déjeuner. Il a sans doute signé quelques décrets pour l'essentiel, mais l'idée, c'est que...
[03:18:48] Speaker 35: — Oui, mais qu'il ne pourra pas faire... — Il va rentrer en vigueur immédiatement, en réalité, parce que là aussi, il y a des procédures qui demeurent.
[03:18:54] Speaker 31: — Je vais inverser les politiques mises en oeuvre pendant 4 ans par Joe Biden. C'est ça, son message.
[03:18:58] Speaker 35: — Absolument. Mais est-ce qu'il a les pouvoirs, tout pouvoir institutionnel pour faire cela ? C'est en réalité à ça qu'on va assister pendant les 4 années à venir, savoir si son pouvoir va être contrebalancé ou pas.
[03:19:12] Speaker 31: — Elisabeth Allain et Mathieu Mabin sont avec nous depuis Washington, qui suivent. Alors, j'ai vu, il y a 10.24, cette cérémonie. On continue évidemment... Là, on voit effectivement le déjeuner qui doit prochainement débuter. Les convives attendent que Donald Trump se rende dans cet enceinte. Le président des États-Unis, qui a donc signé ses premiers décrets présidentiels, il avance au pas de charge. Il avait déjà prévenu.
[03:19:38] Speaker 2: — Ah oui, il avait prévenu. Bonjour, Raphaël, et bonjour à tous. Il avait prévenu bien avant tout cela. On savait qu'il y aurait des dizaines et des dizaines de décrets. Vous avez voté en plateau à l'instant. — Bonjour. le chiffre de 200, en réalité on ne sait pas Mathieu, mais peu importe les signaux sont envoyés aujourd'hui, il avait dit je suis prêt à me casser le poignet aujourd'hui pour signer ses décrets et envoyer donc ses messages à l'Amérique à ceux qui l'ont choisi, à ses détracteurs aussi avec ses executive orders, ses décrets sur l'immigration on en a beaucoup parlé depuis ce matin il y a des priorités qu'il entend afficher après on verra dans les faits si ça se concrétise ou pas, ça c'est peut-être un peu moins certain, en attendant il y a ces images qu'on aperçoit en direct, c'est un peu une première ça fait 40 ans qu'on n'avait pas suivi une telle investiture à l'intérieur du Capitole, là on va déjeuner à l'intérieur du Capitole, on a signé des décrets aussi, normalement ça ne se passe pas du tout comme ça c'est un agenda complètement chamboulé, on est en train de vivre en espèce d'entre-soi, 700 convives triées sur le volet autour de Donald Trump. Absolument, la
[03:20:40] Speaker 3: vision de Donald Trump et la déclinaison du programme de Donald Trump en décret présidentiel avec ce signal qu'envoie le président on a dit beaucoup de choses très justes sur votre plateau Raphaël à l'instant sur l'équilibre des pouvoirs, sur le fait que les institutions américaines restent fortes, y compris face au pouvoir exécutif, c'était très intéressant ce que vous disiez ces dernières minutes et très juste surtout mais le fait que Donald Trump choisisse précisément de commencer à signer ses executive orders, ses décrets présidentiels depuis le Capitole des Etats-Unis n'est absolument pas anodin on le sait, à France 24 on l'a montré à plusieurs reprises cet acte présidentiel emblématique de la fonction présidentielle américaine normalement se fait à la Maison Blanche sur un petit bureau dédié à cet acte-là justement. Le fait que ce soit aujourd'hui, depuis le congrès, que Donald Trump donne ses ordres, ça n'est pas tout à fait transgressif mais c'est quand même un signal. Est-ce que
[03:21:39] Speaker 2: c'est aussi un signal qu'il faut voir par là, un signal aux républicains ? On évoquait cette majorité absolument partout, Cour suprême, changement de chambre haute, chambre basse du parlement, mais on sait que ça ne va pas forcément être toujours très simple pour lui de convaincre la base républicaine notamment les membres de son équipe dont on a beaucoup parlé, tous ces noms qui ont été avancés, qui font évidemment polémique, il faut qu'ils se fassent valider par les sénateurs c'est pas gagné pour tout le monde
[03:22:05] Speaker 3: Non, non, alors après effectivement il y a un jeu de rôle dans tout ça mais il y a une réalité quand même dans ce pays et je suis sûr que Philippe Etienne qui est présent sur votre plateau ne me contredira pas nous ne sommes pas dans une république parlementaire c'est pas ce que je suis en train de dire mais s'il y a bien un point sur lequel le congrès des Etats-Unis qu'il soit républicain ou démocrate n'est pas prêt à céder c'est bel et bien le pouvoir des deux chambres ici dans ce pays il n'y aura aucune concession faite au pouvoir exécutif attention évidemment que Donald Trump a des soutiens extrêmement forts au Sénat comme à la chambre des représentants mais il faut compter sur l'équilibre des institutions autant que sur l'équilibre des pouvoirs pour voir finalement cette démocratie américaine continuer à vivre non pas à l'identique de ce qui vient de s'éteindre aujourd'hui avec le départ de Joe Biden mais dans une certaine forme de cohérence quand même
[03:23:01] Speaker 2: Voilà une nouvelle ère qui commence sous un soleil radieux c'était pas gagné on parle beaucoup de météo ces derniers jours mais c'est vrai il fait froid bon peut-être que cette investiture aurait quand même pu avoir lieu devant le Capitole on est là depuis 6h du matin et finalement on tient bon il fait beau très beau même et ça tombe bien pour tous ces partisans de Donald Trump qui eux l'attendent parce que ça sera l'autre séquence là je disais on est dans un entre-soi à l'intérieur du congrès pour se déjeuner il y a les très proches les fidèles parmi les fidèles mais il y a la base Trumpiste les magas ces gens qui sont venus d'un peu partout dans le pays qui l'attendent pour la suite de cette journée alors normalement il y a une traditionnelle parade qui est censée passer à travers Pennsylvania avenue on sait pas trop comment ça va se dérouler parce que le programme est chamboulé on a pas encore les détails mais on sait que Donald Trump est attendu de nouveau tout à l'heure au Capital One Arena pour de nouveau un discours ça on fera encore un de plus devant ses supporters. Oui effectivement
[03:23:57] Speaker 3: Donald Trump qui s'est d'ailleurs offert dans ce même Capital Arena salle emblématique de Washington le luxe de s'offrir un dernier meeting un peu comme si la campagne continuait encore une forme de transgression ça n'avait jamais été fait auparavant Donald Trump le transgressif on le sait on le connait désormais et encore une fois vos invités en plateau en savent quelque chose si vous avez aimé le premier mandat de Donald Trump vous risquez d'adorer celui-là
[03:24:25] Speaker 2: En tout cas il a donné le ton tout au long de cette journée et ce n'est pas fini
[03:24:29] Speaker 31: Merci et je peux vous dire effectivement Mathieu qu'en plateau nos invités effectivement opinaient du chef lorsque vous évoquiez la signature de ces décrets présidentiels dans l'enceinte du Capitole, Anne Bagamry, ça n'est pas anodin ?
[03:24:41] Speaker 33: Non pas du tout comme vous avez évoqué normalement ça se fait à la Maison Blanche mais ce qui n'est pas anormal
[03:24:49] Speaker 31: c'est que ça se fasse tout de suite ça c'était déjà le cas effectivement en 2020 avec Joe Biden mais pourquoi l'enceinte du Capitole qu'a voulu dire d'après vous Donald Trump avec cet acte ?
[03:25:01] Speaker 33: Je ne suis pas dans sa tête mais j'ai deux possibilités dans ma tête premièrement que ça fait plus chaud ça évite un trajet refroidi
[03:25:11] Speaker 31: à la Maison Blanche c'est exceptionnel en 40 ans ça ne s'était pas déroulé notamment la prestation de serment sur la Bible et le discours présidentiel se déroulent normalement sur une plateforme qui est montée sur la façade même du Capitole et qui fait face au Mall qui est l'avenue principale de Washington aujourd'hui tout s'est déroulé à l'intérieur même du Capitole
[03:25:31] Speaker 33: dans la Rotonde Ce n'est pas inouï de le faire Ronald Reagan a fait la même chose en 84 il y avait aussi d'autres dans le passé c'est le résultat du fait que les fondateurs de notre pays à un moment donné ont changé l'investiture du mois de mars qui est beaucoup plus crément au mois de janvier et je crois si je me rappelle bien mon histoire américaine c'était pour ne pas faire ne pas
[03:25:59] Speaker 31: percuter
[03:26:01] Speaker 33: les vacances scolaires quelque chose du genre mais de toute façon comme vous avez dit c'était un président transgressif un candidat transgressif ça va être une présidence encore plus transgressive et ce n'est pas moi qui le dis c'est l'évidence il faut juger par l'espoir et jusqu'ici Donald Trump a agi comme si les règles n'appliquent pas à lui et on n'a pas de raison de croire que ça ne va pas continuer pendant quatre ans
[03:26:31] Speaker 31: et notamment à travers un certain nombre de désignations y compris au sein même de son entourage faisant naître des accusations de népotisme on va le voir dans une autre image
[03:26:45] Speaker 37: Donald Trump aime surprendre par des déclarations parfois étonnantes en ce jour de juillet 2024 même son public en majorité des conservateurs chrétiens s'est montré dubitatif
[03:26:57] Speaker 38: les chrétiens sortez allez voter juste pour cette fois vous n'aurez plus à le faire ensuite quatre ans de plus vous savez quoi
[03:27:09] Speaker 37: tout sera réparé ça ira Donald Trump annonçait clairement son désir de transformer les Etats-Unis en dictature ce dernier avait alors nié en bloc l'une de ses principales opposantes l'ancienne républicaine Liz Cheney avait averti à plusieurs reprises que le milliardaire refuserait de quitter le pouvoir
[03:27:27] Speaker 39: à la fin de son premier mandat notre nation peut résister et se remettre d'erreurs politiques mais elle ne peut survivre à un président qui bafoue la constitution
[03:27:37] Speaker 37: Donald Trump est le premier président à ne pas reconnaître le résultat d'une élection accusant son rival Joe Biden de fraude électorale il pose ses partisans à contester le scrutin ce qui mènera aux violences contre le Capitole du 6 janvier 2021 le républicain n'a jamais caché non plus sa proximité avec des chefs d'Etat autoritaires des signes qui font dire à ses universitaires que la démocratie américaine est en danger
[03:28:03] Speaker 40: le parti républicain est aujourd'hui un parti autocratique qui rejette les élections il n'hésite plus à mentir et à corrompre le processus électoral
[03:28:13] Speaker 37: les experts affirment que cette menace va au-delà de Donald Trump d'après eux une décision récente de la Cour suprême sur l'immunité présidentielle constituerait un tournant majeur elle protège désormais un président de poursuites pénales
[03:28:29] Speaker 21: pour des actes commis durant son mandat la décision de la Cour suprême
[03:28:33] Speaker 41: sur l'immunité présidentielle est un concept extrêmement vague qui élève le président au niveau de la figure royale ce n'est clairement pas ce que les pères fondateurs avaient souhaité alors qu'ils venaient
[03:28:45] Speaker 21: de mettre en défaite le roi d'Angleterre
[03:28:47] Speaker 37: à ce jour Donald Trump est le seul ancien président à avoir été condamné pour un crime fédéral à toutes ces critiques le milliardaire répond que c'est le camp d'en face démocrate qui constitue une menace pour la démocratie et pour cela il n'hésite pas à rappeler que c'est bien lui qui a été visé par une tentative d'assassinat lors d'un meeting électoral
[03:29:09] Speaker 31: et à cela s'ajoutent comme je le disais les désignations au sein même de sa famille pour diriger le parti républicain sa belle-fille mais également le père d'une autre de ses belles-filles comme conseiller désormais sur ses affaires au Proche-Orient entre autres et puis toutes les accusations évidemment de conflits d'intérêts Donald Trump qui d'ailleurs s'est considérablement enrichi le week-end dernier encore par le lancement d'une crypto-monnaie portant son nom Philippe Etienne comme le disait à l'instant Mathieu Mabin il faut avoir foi dans les contre-pouvoirs aux Etats-Unis dans la constitution américaine ou bien au contraire y a-t-il une vraie menace aujourd'hui avec l'arrivée au pouvoir de Donald Trump ?
[03:29:53] Speaker 34: Oui alors sur les familles il va aussi y avoir une polémique sur les dernières grâces accordées par Joe Biden vous avez vu 5 membres de sa famille qui invoque lui le risque que fait porter Donald Trump sur la justice américaine et l'instrumentalisation de la justice américaine malgré tout ça enlève un argument à la démocrate surtout qu'il avait dit qu'il ne le ferait pas mais bon je reviens sur les décrets qui ont été signés il l'avait déjà fait pour son fils et il l'avait déjà fait pour Hunter Biden là je reviens sur les décrets qui ont été signés parce que je lis que l'un d'entre eux qui a une valeur un peu particulière permet de garder les drapeaux en haut des mâts le jour de l'inauguration du président celui-ci ou un autre alors qu'il y avait un deuil national pour l'ancien président Carter donc il semblerait que l'un des décrets qu'il a signé il faut voir qu'il y avait autour de lui des principaux dirigeants démocrates de la chambre et du Sénat en tout cas du Sénat il y avait le leader de la minorité démocrate au Sénat et Amicale Bouchard dont j'ai déjà parlé donc je ne suis pas sûr mais enfin il faut voir quel décret il a signé au Capitole en tout cas celui-ci semble-t-il c'est peut-être pas les plus clivants il serait intéressant de voir s'il en signe dans l'aréna parce que je crois qu'il va aussi être une mise en scène ça va être une mise en scène avec les textes les plus polémiques dans les contextes les plus polémiques sur les contre-pouvoirs je suis d'accord avec ce qui a été dit il ne faut pas oublier qu'il est élu pour 4 ans mais en fait il y a une séquence de 2 ans seulement vous savez qu'il y a les élections de mi-terme et qu'il n'est pas sûr d'ailleurs lui comme Biden il y a 2 ans, il y a 6 ans et donc c'est aussi une raison de l'accélération du calendrier des décisions et c'est vrai que la majorité à la chambre est très faible elle est même encore plus faible puisqu'il a pris certains députés pour être ministre donc ça réduit encore sa majorité il s'en est excusé d'ailleurs auprès du leader de la chambre du speaker oui qu'il a couvert de louanges par ailleurs mais il y a aussi une majorité au Sénat qui est nouvelle qui est énorme avec des sénateurs républicains eux ils sont élus pour 6 ans les représentants pour 2 ans qui ont un peu plus d'indépendance surtout ceux qui ne sont pas à réélire dans 2 ans parce que le Sénat est renouvelé par tiers tous les 2 ans et parmi ces sénateurs républicains il y en a qui ne sont pas du côté vraiment du trumpisme de moins en moins mais il y en a encore et puis la cour suprême
[03:32:29] Speaker 31: pardonnez-moi Philippe Etienne ne disait-on pas la même chose en 2020 après l'assaut du Capitole pour que finalement
[03:32:35] Speaker 34: je voudrais réagir là-dessus parce que je l'ai vécu j'étais à Washington et je reviendrai à la cour suprême après le jour même les républicains étaient en état de choc
[03:32:45] Speaker 31: y compris Lindsey Graham qui a eu des mots très durs envers Donald Trump
[03:32:49] Speaker 34: et Kevin McCarthy aussi qui a complètement changé à la chambre des représentants et le soir du 6 janvier on les a vu revenir certifier l'élection de Joe Biden ils étaient tous en état de choc et ils ont été extrêmement critiques et effectivement ça a basculé mais ça n'a pas basculé aujourd'hui ça a basculé très vite au bout de quelques semaines, quelques mois le jeu politique a repris et aussi le fait que Donald Trump via la base du parti républicain a un levier sur les élus et donc la plupart des élus sauf un petit nombre dont Liz Cheney qui a accepté d'être dans la commission d'enquête et qui n'est plus personne ingratée au parti républicain la plupart effectivement ont changé d'attitude mais pour revenir à la cour suprême ce qui est intéressant de voir pardonnez-moi mais c'est bien la preuve que ces contre-pouvoirs fonctionnent relativement peu non, moi je suis quand même assez d'accord avec ce qui a été dit là ce que je décrivais c'était l'emprise du président Trump sur la base républicaine et donc sur les élus via la base c'est pas une question de contre-pouvoir là on est dans le jeu des partis les contre-pouvoirs c'est quoi ? c'est la justice, c'est éventuellement la presse bien sûr le législatif le congrès et c'est vrai qu'il y a des atténuations mais la cour suprême qui a cette majorité de juges conservateurs ces dernières semaines elle a pris un certain nombre de décisions qui n'allaient en fait pas dans le sens de Trump pourquoi ? parce que deux des six juges conservateurs ont été avec les trois juges donc on ne peut pas absolument enlever à la cour suprême ce rôle de contre-pouvoir c'est vrai qu'il y a eu cette décision sur l'impunité d'un président pour les actes commis mais malgré tout je crois qu'il y a quand même ces contre-pouvoirs
[03:34:41] Speaker 31: je vais faire réagir à nos deux invités je vous voyais un peu vous n'êtes pas totalement d'accord sur la réalité de ces contre-pouvoirs les médias aujourd'hui la vérité c'est que beaucoup passent par les réseaux sociaux
[03:34:53] Speaker 34: et qu'Elon Musk a une telle emprise aujourd'hui l'attitude de Jeff Bezos je reconnais, je l'ai dit, il y a des atténuations il y a des inquiétudes il faut juste dire qu'il n'y a plus de contre-pouvoirs
[03:35:03] Speaker 31: vous avez espoir dans la capacité de ces contre-pouvoirs justement à exister y compris au sein même du parti républicain et du Sénat parce qu'on sait que le Sénat est souvent moins caporalisé que la chambre des représentants
[03:35:15] Speaker 33: je suis absolument d'accord ce qu'a dit son excellence l'ambassadeur et je suis parfaitement d'accord sur la cour suprême et son rôle de contre-pouvoir on a été très surpris des positions prises par soi-disant les justices ceux qui ont été nommés par Donald Trump lui, il croyait peut-être que ces trois justices seraient toujours à son côté mais ce n'est pas du tout le cas et quand on lit les décisions on lit les arrêts il y a très très peu de nouveaux qui s'alignent parfaitement avec ces... il y en a deux anciens c'est-à-dire trois anciens peut-être Thomas, Alito et... Thomas et Alito sont les deux seuls
[03:35:59] Speaker 34: qui sont... et John Roberts
[03:36:03] Speaker 31: au contraire
[03:36:05] Speaker 33: au contraire il bascule il est honnête à son à son legacy
[03:36:11] Speaker 31: Niagali Bagayoko dans la situation actuelle donc on évoquait effectivement l'emprise qu'exerce Donald Trump sur ce parti mais il y a effectivement dans deux ans les mi-temps vous pensez qu'ils l'ont déjà en tête ces élus qu'on voit aujourd'hui le fait que tout peut être mis en cause d'ici deux ans ? Oui bien sûr
[03:36:31] Speaker 35: c'est totalement renouvelé d'autant plus qu'il y a un autre contre-pouvoir qui existe depuis la fondation de la démocratie américaine c'est la société civile et y compris la société civile du côté du mouvement MAGA et on voit très bien que même avant cette investiture il a commencé à y avoir des protestations contre le pouvoir oligarchique notamment de cette droite tech en réalité et on a vu notamment quelqu'un qui s'appelle Laura Loomer qui a mis en cause la façon dont Elon Musk notamment commençait à restreindre la voix sur son propre réseau social de cette base MAGA en disant nous ce qu'on veut c'est l'amélioration de la situation de la classe moyenne et de la classe populaire américaine et ces sortes d'oligarques sont contre nous donc je pense et on le voit très bien avec le choix qui a été fait par Donald Trump concernant TikTok c'est un choix qui va à l'encontre des positions qui devraient satisfaire cette fameuse oligarchie des grandes technologies et des GAFA en fait quasiment tous et je pense que le vote populaire, la voix populaire sera aussi essentielle et qu'il pourrait y avoir des alliances qui pourraient surprendre au sein même de tous ceux qui se sont alliés pour faire élire Donald Trump
[03:38:03] Speaker 31: Maxime Cherveau on a vu effectivement tous ces géants des nouvelles technologies aller à Canossa à l'image de Mark Zuckerberg qui a renié même la modération mise en place sur les différentes plateformes de son groupe Meta aujourd'hui il y a un risque que Donald Trump échappe d'une certaine manière aux liens qu'eux essayent de tisser avec lui
[03:38:25] Speaker 36: oui complètement c'est vrai qu'à la différence de la France on oublie comment dire assez vite qu'un parti aux Etats-Unis le Parti républicain notamment c'est une immense coalition d'intérêts différents qui sont à la fois des intérêts économiques, idéologiques mais aussi des intérêts géographiques très différents au sein de la même coalition donc ce qui va se passer dans les prochaines semaines c'est que sur beaucoup de sujets il va y avoir des négociations et sur une question comme l'ouverture l'augmentation du nombre de visas pour des personnes hautement qualifiées que veut absolument par exemple Elon Musk aux Etats-Unis aujourd'hui
[03:38:55] Speaker 31: Il y a le futur secrétaire au commerce Howard Lethny qui s'exprime à présent juste pour que les spectateurs sachent que c'est lui qui devrait effectivement être le futur secrétaire au commerce l'homme en charge de taper notamment peut-être demain sur les Européens
[03:39:09] Speaker 36: on va en dire un mot Justement d'ailleurs c'était un très bon exemple c'était quelqu'un que ne voulait absolument pas Elon Musk comme secrétaire au trésor donc même sur les intérêts économiques il y a des grosses divergences entre des personnes comme lui qui souhaitent des droits de douane importants sur les importations et d'autres personnes comme le leader de la tech qui eux au contraire veulent un certain nombre de dérégulations à l'interne mais pas forcément des droits de douane à l'extérieur
[03:39:33] Speaker 31: Anne Magaméry il va falloir qu'on se batte avec cet homme nous Européens
[03:39:35] Speaker 33: Probablement mais l'Europe a un gros pouvoir qui réside à Bruxelles et il ne faut pas oublier que eux ils ont le pouvoir de de bloquer des entreprises qui ne suivent pas la loi européenne on parle maintenant du fait que le Brussels effect c'est à dire ce qui est décidé à Bruxelles et c'est bon pour tout le monde mais ce que je voulais dire au sujet d'intérêt je ne suis pas sûr que nous sommes d'accord avec vous il y a plein d'intérêts qui vont se battre qui vont se négocier mais en fin de compte dans le monde de Trump il y a un seul intérêt qui compte et c'est le sien c'est une personne très transactionnelle et donc quand je vois ces oligarques modernes comme Jeff Bezos et Mark Zuckerberg et les autres Tim Cook même de chez Apple je me dis ils ne sont pas si bêtes que ça en faisant donation à son investiture en lui donnant de l'argent en en étant d'accord avec tout ce qu'il dit que lui il va rendre la même courtoisie
[03:40:45] Speaker 31: ne pas en être c'était prendre le risque de rétorsion le président des Etats-Unis a ce pouvoir aujourd'hui y compris face au grand nom du America Corp de la grande industrie et des nouvelles technologies à ses fortunes il va se payer d'une certaine manière
[03:41:01] Speaker 33: tout simplement en retirant son regard et son approbation il va du moment où il dit on l'a vu pendant son premier mandat un jour il adore cette personne et dès que cette personne n'est plus utile il le jette c'est classique
[03:41:23] Speaker 34: c'est sa marque Philippe Etienne on peut vous dire que quand il parlait de Jeff Bezos et d'Amazon c'était pas en termes très positifs et pourquoi ?
[03:41:35] Speaker 31: Jeff Bezos pardonnez-moi pour ceux qui nous regardent
[03:41:37] Speaker 34: a racheté le Washington Post qui est considéré comme l'un des médias très anti-Trump c'est pour ça c'était encore plus le propriétaire du Washington Post que le fondateur d'Amazon qu'il visait et donc moi je suis pas trop étonné qu'il a je crois menacé la prison Mark Zuckerberg oui mais il n'en a pas les moyens oui je vois ce que vous voulez dire mais c'est quand même très très déstabilisant alors que maintenant il revient avec beaucoup plus de pouvoir qu'il en a eu au début pour ses patrons mais la raison de leur ralliement peut être ailleurs et d'ailleurs elle a été expliquée je crois assez bien dans un article que j'ai lu du Financial Times ces patrons ils sont confrontés dans le monde entier maintenant à des régulations notamment en Europe mais pas seulement en Europe il y a les fameux DSA, DMA, les lois européennes votées, présentées par Thierry Breton qui sont maintenant des règles européennes pour la modération des contenus d'une part et pour la lutte contre les positions monopolistiques par exemple des moteurs de recherche ou des applications d'achat et ce genre de régulations on en voit de plus en plus sur tous les continents et en fait ces grands patrons de la tech ont besoin du pouvoir américain pour contraindre les partenaires des Etats-Unis à renoncer à l'utilisation de ces instruments du moins ils l'espèrent et je pense moi j'ai passé quelques jours à Bruxelles récemment je suis revenu dimanche de Bruxelles nous avons tenu une réunion ce qu'on appelle un conclave sur l'avenir de l'Union Européenne on a parlé avec le Président du Conseil Européen notamment et avec d'autres responsables je pense que l'Europe va faire face à des risques de conflit sur ces législations mais aussi sur l'Etat éloigné et la possibilité de s'affirmer à cette occasion là nous avons beaucoup parlé ces derniers temps de la défense de l'Europe et là après tout c'est quelque chose que Trump et les Américains en général nous demandent à juste titre d'assumer davantage notre défense et bien le moment je crois est venu d'ailleurs il y aura un sommet des dirigeants européens début février donc toute cette transition elle nous pousse à agir en tant qu'Européens et je crois qu'on peut le faire.
[03:43:55] Speaker 31: Pour le commerce faire l'analogie avec la défense on voit bien ce que c'est qu'une industrie de défense la France étant particulièrement bien placée dans ce domaine en Europe continentale mais pour le commerce comment faire demain pour établir un rapport de force avec les Etats-Unis on voit bien qu'aujourd'hui il est très déséquilibré dans la mesure où Donald Trump a toujours traité
[03:44:13] Speaker 34: en bilatéral avec l'Etat européen Oui mais comme vous le rappeliez c'est un pouvoir de la Commission Européenne c'était le problème de Donald Trump dans son premier mandat et qui est venu le voir lui proposer d'acheter un peu plus de Genel c'est Jean-Claude Juncker une base naturelle liquéfiée et donc en fait les Etats-Unis ont une difficulté parce qu'ils ont des gros déficits commerciaux avec un certain nombre de pays membres de l'Union Européenne dans l'ordre l'Allemagne, l'Irlande, l'Italie et oui l'Italie a un gros excédent commercial avec les Etats-Unis dans quel secteur d'ailleurs ? Les produits de consommation l'Allemagne évidemment l'industrie, les machines et l'Irlande on peut imaginer que c'est lié au siège des entreprises américaines mais le président américain ne peut pas régler ces problèmes avec chacun de ces pays il est obligé de traiter de ces sujets avec la Commission Européenne parce que c'est une politique commune et ça depuis le début du traité de Rome depuis le début de la communauté économique
[03:45:13] Speaker 31: Mais c'est là le problème Maxime Cherveau encore une fois on vient de voir le futur secrétaire au commerce si sa candidature est avalisée par les sénateurs Donald Trump il ne veut pas traiter en direct avec la Commission, on le sait ou en tout cas on entend le mépris que semble lui inspirer
[03:45:33] Speaker 36: Ursula von der Leyen complètement et puis Margaret Vestager l'ancienne commissaire européenne également aussi qui charge la compétition à l'époque alors on a déjà un petit avant goût de ce qui va arriver c'est-à-dire qu'il a fait deux choses déjà durant son inauguration aujourd'hui c'est qu'il a rempli d'Européens avec notamment Giorgia Meloni qui était présente aujourd'hui alors Viktor Orban ne s'est pas déplacé mais l'envie y était apparemment quand même des leaders français, allemands à la marge
[03:46:03] Speaker 31: il s'agit de représentants marginaux de la politique française
[03:46:05] Speaker 36: oui le RN envoie des second couteau plutôt du parlement européen
[03:46:11] Speaker 34: qui n'était pas forcément invité au même niveau
[03:46:13] Speaker 36: que Giorgia Meloni ce qui est intéressant c'est que bon maintenant il y avait 230 000 invités il y en a plus que 800 qui ont fini dans la rotonde je ne sais pas si des français ont fait mais sur la question de la commission
[03:46:25] Speaker 31: il va pouvoir faire l'impasse sur la commission puisque Philippe Etienne nous disait à l'instant il va falloir qu'il traite avec la commission
[03:46:33] Speaker 36: ça dépend de quel sujet la commission qui garante des intérêts de l'ensemble des européens exactement ce qu'il va essayer de faire au maximum c'est de paralyser le travail de la commission ça ne veut pas dire qu'il va pouvoir obtenir un accord de la commission ou même du parlement européen pour changer quelque chose ça veut dire qu'il va essayer de s'immiscer au maximum des nations européennes en travaillant avec l'Italie en travaillant avec la Hongrie, la Slovaquie peut-être demain la République Tchèque il y a des élections qui vont arriver bientôt à l'Allemagne ça reste encore un point d'interrogation parce qu'ils ont des élections dans un mois également à ce sujet et donc c'est vrai qu'il va essayer au maximum de jouer les uns contre les autres et on l'a vu un petit peu dans le discours d'inauguration c'est-à-dire qu'il a essayé de faire peur au maximum à tout le monde en disant je suis assez peu clair sur ce que je vais faire il a parlé des droits de douane mais il n'a pas ressorti les chiffres qui est apparu plus tôt dans la presse ces derniers mois ou ce qu'il avait dit l'année dernière en campagne donc en essayant de jouer le chaud et le froid avec l'Ukraine également aussi et donc la Russie
[03:47:31] Speaker 31: il ne vaut mieux pas avoir d'excédent commerciaux avec les Etats-Unis en ce moment
[03:47:33] Speaker 36: parce que sinon on est dans le viseur mais il ne fallait pas non plus il y a 4 ans
[03:47:37] Speaker 34: et ça a marché à degrés différents en fonction des pays en fait si je peux rappeler ce qui s'est passé dans son premier mandat j'étais là-bas l'histoire va se répéter parce que les Etats-Unis ont mis des droits de douane sur 3 affaires assis à l'Ukraine l'aluminium, Airbus, Boeing et ils en avaient décidé sur les taxes sur les services numériques donc les taxes l'impôt sur les services numériques chaque fois des des droits de douane augmentés parfois massivement sur un nombre de pays ou de produits variables nous on a été directement visé dans ces 3 affaires et l'Union Européenne a pris des mesures de rétorsion donc je crois que les partenaires des Etats-Unis et l'Union Européenne pour l'instant n'est pas la première en... ça va peut-être venir très vite il a surtout menacé le droit de douane pour l'instant le Mexique et le Canada et la Chine on risque de suivre d'assez près on doit combiner une offre de coopération pourquoi pas nous on est pour éviter les conflits mais il faut montrer clairement les Canadiens, les Mexicains le font eux-mêmes une certaine fermeté mais on est attaqué
[03:48:51] Speaker 31: ce qui suppose une solidarité européenne
[03:48:53] Speaker 34: Philippe Etienne oui mais c'est là que votre question et ce que vous disiez madame sur le rôle de la commission est important parce que un pays tout seul ne pourra pas peut empêcher certaines choses
[03:49:07] Speaker 31: la France avec ses sacs à main et son cognac ne pourra pas seule effectivement
[03:49:11] Speaker 34: imposer un rapport de force aux Etats-Unis c'est schématique je ne suis pas sûr que ce soit les produits les plus menacés
[03:49:17] Speaker 35: mais on verra bien sûr il a le pouvoir de la commission mais enfin l'Europe est quand même aujourd'hui de plus en plus divisée que jamais au niveau de ses Etats membres avec en effet des gouvernements qui vont affirmer leur proximité avec Donald Trump alors en effet il y a cette question de l'excédent commercial italien mais Giorgia Meloni est extrêmement proche non seulement de Trump mais d'Elon Musk exactement vous citiez Orban et les gouvernements qui sont enclins pour faire appliquer les fameuses régulations dont vous parlez sont plutôt affaiblis c'est plutôt la France c'est plutôt le Royaume-Uni sauf que la commission n'a pas entendu sa présidente et c'est quand même extrêmement problématique depuis 15 jours mais c'est pas les Etats qui l'appliquent absolument mais s'il y a quelqu'un qui est extrêmement absent actuellement dans le débat c'est la présidence de la commission on sait très bien qu'elle s'oppose aussi au parlement et à son président aussi donc attention vous le savez mieux que moi de toute façon l'Europe c'est aussi un système de gouvernance multiniveau et il n'y a pas que la commission et le seul interlocuteur de Donald Trump ne sera pas que la commission et il y a des Etats membres qui vont prendre parti pour
[03:50:41] Speaker 34: l'approche Trumpiste mais le jeu des Américains va être effectivement de parler aux Etats c'est ce que vous disiez le système européen est quand même complexe et je pense que tout dépendra de la fermeté de la volonté des Européens nous sommes d'accord là-dessus mais il ne faut pas désespérer et dans un domaine comme la défense en plus il y a un certain consensus pour développer quand même notre défense
[03:51:07] Speaker 35: juste un dernier mot il y a un consensus sauf que l'argument d'Ursula von der Leyen est justement de dire la non hausse des droits de douane contre l'achat d'armes américaines aussi donc le débat est quand même extrêmement complexe
[03:51:23] Speaker 33: je le reconnais Anne Bagamri vous vouliez ajouter ? un seul mot sur le climat qui n'a pas figuré dans le discours d'investiture de Donald Trump
[03:51:33] Speaker 34: et pas dans nos trois premiers quarts d'heure évident par son absence mais il paraît que la Maison Blanche a déjà annoncé le retrait de l'accord de Paris
[03:51:41] Speaker 31: la Maison Blanche annonce effectivement il y a un communiqué
[03:51:45] Speaker 33: il a passé de la non-parole à l'acte l'importance là c'est que c'était une vision ça faisait partie intégrale de la marque de la commission européenne ces dernières années c'était d'être au-delà de tout le monde sur le climat donc là je crois que c'est une collision qui va se faire et ce sera intéressant de voir si l'Europe tient bon à l'heure de protéger le climat
[03:52:15] Speaker 34: il ne faut pas partir du principe que l'Europe ne tiendra pas
[03:52:19] Speaker 35: c'était ça mon argument par rapport à vous
[03:52:21] Speaker 34: parce que je pense que si on part battu ou si on part battu on est divisé de toute façon on n'y arrivera pas donc je crois qu'il faut vraiment projeter c'est pas de l'optimisme
[03:52:33] Speaker 36: c'est simplement du réalisme et puis d'une certaine manière Donald Trump dans sa façon de travailler de négocier veut pouvoir vendre une victoire donc il lui faut juste quelque chose des fois il faut être malin et anticiper
[03:52:45] Speaker 31: ce qui pourrait être une victoire facile à lui donner
[03:52:47] Speaker 36: exactement et il peut la vendre aux américains comme une victoire du point de vue américain
[03:52:51] Speaker 31: ou de son point de vue à lui également Donald Trump comme un appel à s'unir entre nous européens ce sera peut-être effectivement un des thèmes des prochaines semaines merci beaucoup Anne Bagamry d'avoir été avec nous merci également à Niagalé Bagayoko à Philippe Etienne ancien ambassadeur de France aux Etats-Unis notamment sous le mandat de Donald Trump et le premier de 2016 à 2020 et Maxime Cherveau qui était également avec nous on va repartir à Washington rejoindre Elisabeth Alain America First vous l'avez sans doute beaucoup entendu Elisabeth ces derniers jours auprès des américains que vous avez rencontré dans une série de reportages diffusé sur France 24 ce que Mathieu Mabin d'ailleurs un côtoie lui aussi régulièrement sur le terrain et sur notre antenne
[03:53:27] Speaker 2: oui effectivement c'était intéressant tout à l'heure on a diffusé cette série de reportages en immersion qu'on a tourné la semaine dernière on est allé à la rencontre des américains l'Amérique de Donald Trump de quoi est-elle faite c'est vrai qu'on a beaucoup de fantasmes en tête parfois nous les européens on a toujours en tête l'image du magas rouge magas qu'on voit aujourd'hui dans les rues de Washington mais ce n'est pas que cela ça n'aurait pas été une telle victoire si ça s'était limité à cet électorat là les américains qui ont choisi Donald Trump et bien ils sont au sein de tous les rangs de la société et ils ont des attentes très fortes à commencer par évidemment l'économie le pouvoir d'achat avec l'inflation qui a connu des seuils extrêmement élevés et des pics après le Covid mais les américains c'était il y a longtemps mais les américains c'est encore tout frais dans leur tête ils n'ont pas vu se traduire dans leur portefeuille l'embellie économique les progrès réalisés sous l'administration Joe Biden et je crois que d'ailleurs Kamala Harris n'a absolument pas réussi à convaincre du bilan positif à ce niveau là on avait été faire des courses avec Lisa Anderson on l'a vu tout à l'heure qui nous disait cette merde de familles nombreuses pour moi la vie elle est de plus en plus difficile je suis amenée à faire des choix avec mon mari on est obligé de prendre des petits boulots en plus et c'est le cas dans le quartier tout entier ses voisins eux aussi avaient dû prendre des jobs en plus il y a aussi le sujet de l'immigration dont on a beaucoup parlé avec évidemment cette priorité renouvelée devant le congrès tout à l'heure en tout cas au sein du Capitole lors de cette cérémonie d'investiture faire la chasse au sans-papiers alors on verra ce que ça donne dans la suite de cette journée Mathieu il y a beaucoup de questions qui se posent il va falloir aller regarder du côté des villes sanctuaires il va falloir aller regarder du côté de la frontière aussi ce qui se passera ou pas mais c'est vrai que du côté des immigrés on a rencontré une famille d'immigrés qui nous disait oui l'Amérique nous a ouvert les bras mais ça se mérite ça se mérite et il faut le faire sentir aux autres on ne peut pas tendre les bras à tout le monde aujourd'hui
[03:55:27] Speaker 3: c'est tout à fait frappant notamment dans la communauté latino-américaine mais j'allais me reprendre puisqu'en réalité est-ce qu'on peut encore dire la communauté latino-américaine c'est une mosaïque déjà cette communauté et c'est vrai qu'on a observé c'était l'un des enseignements du dernier scrutin ce glissement des votes des minorités vers un vote qu'on qualifie ici de plus patriotique qu'autrefois avec ces 45% de latino-américains qui ont choisi Donald Trump ce qui est tout à fait nouveau mais qui est tout à fait emblématique du mouvement que l'on observe dans la société américaine une volonté de ces minorités de rompre avec le statut de victime imposée
[03:56:11] Speaker 31: Mathieu je vous interromps un instant vous n'avez pas le retour image mais nous ce que nous voyons c'est ce qui se passe dans l'enceinte du Capital One Arena où Donald Trump devrait intervenir dans les prochaines heures et c'est actuellement Elon Musk qui est arrivé en faisant littéralement un show à des bons de cabri comme il nous en a habitué maintenant sur la scène et qui s'adresse maintenant au public qui semble désormais chez lui de plus en plus habitué de l'investiture c'était hier la veille de l'investiture avec son fils sur scène Donald Trump était le seul d'ailleurs enfin c'était le seul intervenant à qui Donald Trump avait passé la parole et donc Elon Musk s'exprime en ce moment devant les militants il sera effectivement membre de la future administration il n'aura pas rendre ministre
[03:57:03] Speaker 28: mais on va l'écouter il est quand même fou pour vous il est quand même fou pour vous je suis vraiment très très enthousiaste je suis vraiment très très enthousiaste je suis vraiment très très enthousiaste l'avenir va être vraiment brillant
[03:57:17] Speaker 17: l'avenir va être vraiment brillant
[03:57:19] Speaker 28: comme l'a dit le président
[03:57:21] Speaker 17: on va connaître un âge d'or
[03:57:23] Speaker 16: ça va être fantastique
[03:57:25] Speaker 17: et l'une des choses les plus fondamentales une des valeurs américaines que je préfère c'est l'optimisme et nous allons nous faire un bel avenir
[03:57:35] Speaker 28: un très bel avenir je ne peux pas attendre ça va être fantastique alors merci merci encore alors merci je suis vraiment très enthousiaste
[03:57:53] Speaker 17: je suis vraiment très enthousiaste et très optimiste pour l'avenir
[03:57:57] Speaker 1: merci à tous
[03:58:01] Speaker 31: voilà Mathieu Mabin est toujours avec nous je l'imagine avec Elisabeth Allain il n'en a pas dit beaucoup plus il est très heureux on ne sait toujours pas comment il compte réduire de plusieurs millions le nombre d'employés fédéraux mais toujours est-il qu'à chaque fois il se taille il faut le dire quand même un beau succès auprès des militants parmi les américains que vous rencontrez et notamment ceux qui ont voté pour Donald Trump tous ne sont pas des militants magas de la première heure on salue le ralliement d'Elon Musk il incarne d'une certaine manière cette success story américaine à laquelle eux aussi veulent participer
[03:58:49] Speaker 3: bien sûr l'Amérique qui gagne évidemment et vous savez Raphaël à quel point ce symbole de l'Amérique qui gagne est important dans cette société il incarne une forme de rêve américain je dirais un rêve américain moderne lorsque Donald Trump tout à l'heure dans son discours a annoncé que son administration irait planter la bannière étoilée sur la planète Mars vous parliez de bond de cabris d'Elon Musk il faisait des bonds de cabris sous la coupole du Capitole effectivement tout ça est excellent pour lui le premier bénéficiaire de l'élection de Donald Trump c'est évidemment ce qu'on appelle désormais ici dans la sphère démocrate à Washington les oligarques de Donald Trump vous voyez que le lexique aussi a évolué c'était proprement inimaginable il y a quelques années encore une fois les invités qui ont fréquenté la société américaine vous le confirmeront effectivement il se passe quelque chose quelque chose de nouveau et d'assez angoissant vous parliez d'Europe tout à l'heure comment l'Union Européenne ne pourrait pas constater tout cela avec effroi la première économie du monde adossée la première armée du monde qui sera bientôt adossée au premier réseau d'influence du monde puisqu'il est contenu et il vient de la Silicon Valley la juxtaposition des géants de la tech adossée au programme de Donald Trump il y a quand même de quoi un peu s'inquiéter quand on vit de votre côté de l'Atlantique il y a les géants de la tech
[04:00:11] Speaker 31: et puis on le voit à l'instant à l'image c'est Cash Patel c'est une autre figure aussi de cette future administration américaine puisque lui a été choisi pour diriger le FBI et c'est un personnage particulièrement controversé
[04:00:23] Speaker 3: oui oui alors il a beaucoup été décrit comme le complotiste en chef et le théoricien du complot ce qu'il faut voir dans la décision de Cash Patel à la tête du FBI effectivement c'est tout simplement l'épuration qui va frapper les principales agences gouvernementales les agences fédérales
[04:00:45] Speaker 2: et en tête évidemment le FBI et on nous dit dès ce soir même c'est vrai qu'au FBI on se prépare à ça dès aujourd'hui on a bien conscience qu'on va être dans les premières cibles touchées on nous dit d'ailleurs que certains ont pris leur retraite anticipée
[04:00:59] Speaker 3: évidemment et je dirais que certains d'entre eux n'ont même pas attendu que Donald Trump fasse son discours pour faire leur carton évidemment imaginez vous vous trouvez dans la situation de cet agent du FBI qui a piloté la perquisition de la résidence privée de Donald Trump à Mar-a-Lago dans quel état il a pu se trouver le soir de l'élection présidentielle quand il a vu que le suspect qu'il avait contrôlé et dont il avait violé l'intimité en tout cas si on reprend le lexique de Donald Trump allait être le président des Etats-Unis
[04:01:31] Speaker 31: merci beaucoup vous restez avec nous depuis Washington et nous on accueille ici lui-même en plateau Fred Hoffman vous êtes porte-parole des Democrats Abroad merci d'être avec nous à côté de vous Isaac Barchicha vous êtes porte-parole des Républicains merci également pour votre présence et puis le politologue Jean-Christophe Gallien qui suit aussi bien la politique française qu'américaine avec beaucoup d'intérêt peut-être un commentaire général sur la journée qu'on est en train de vivre Jean-Christophe on le sait il y a effectivement ce goût de la mise en scène très propre à la démocratie américaine qui aime montrer que ses institutions s'inscrivent dans le présent mais toujours avec un très fort respect des traditions il y a 4 ans ce respect avait été un peu écorné il faut bien le dire par l'absence de Donald Trump qui n'avait pas souhaité assister à ses festivités il estimait lui avoir été élu par le peuple américain et donc on lui avait volé l'élection aujourd'hui vous diriez que la cicatrice est refermée ou au contraire on le sent d'ailleurs dans le discours de Donald Trump lui n'a rien oublié
[04:02:29] Speaker 42: ses partisans non plus on peut le voir de deux manières il y a deux anglages dans une chaîne de télévision il y avait le retour du président qui s'en va avec sa vice-présidente puis au même moment où Donald Trump rentrait il a salué le président sortant mais il ne l'a pas salué c'est très clair, très net Kamala Harris qu'il a cité dans son discours parce que son prompteur certainement l'obligeait à le faire mais sinon on avait le sentiment qu'il n'avait pas très envie donc ça c'est un premier point après il y avait un deuxième point qui est très important au-delà du fait que c'était à l'intérieur de la société habituelle de cette dimension quand même extrêmement puissante quand on est à l'extérieur c'est pas comme être à l'intérieur dans une salle fermée il y avait quand même quelque chose qui était intéressant c'est l'alignement finalement des alors oui certains appellent ça l'oligarchie mais peu importe en tout cas de celles et ceux et surtout de ceux qui sont finalement en première ligne derrière Donald Trump il l'était quasiment derrière la famille alors bien sûr il y a monsieur Musk mais il y avait Jeff Bezos, il y avait Mark Zuckerberg c'est quelque chose qui marque quand même un vrai changement dans l'univers de proximité pour le coup des gens qui sont juste derrière lui on parlait d'image c'est très important pour le coup on peut pas imaginer à son instant d'en se réduire parce que c'est vraiment un réduit ça a fixé encore plus la tension d'ailleurs si vous voulez que normalement sur l'estrade est plus importante puis de l'autre côté alors écoutez la France peut être ravie puisqu'il y avait Bernard Arnault et toute sa famille en tout cas une partie de sa famille 4 personnes, Gianni Infantino très surprenant le président de la FIFA quasiment derrière vous vous rendez compte les présidents monsieur et madame Clinton dans un contexte extrêmement de proximité donc monsieur Milley qui était légèrement sur le côté donc voilà on est dans quelque chose qui était très largement renouvelé avec des signaux je pense pas qu'on peut estimer que tout ça évidemment tient du hasard c'est des signaux envoyés et donc ça ça montre à la fois qu'il y a oui une continuité de la mécanique républicaine américaine dans une capacité à continuer et puis en même temps on est passé dans autre chose et pour finir le discours lui-même dès les premières phrases cette main tendue à Joe Biden derrière puisqu'il a dit qu'en gros c'était la fin des temps noirs et qu'on allait vers des temps glorieux comme peut-être l'Amérique ne l'avait jamais vécu oui son discours est effectivement très agressif
[04:04:41] Speaker 31: peut-être plus qu'en campagne réquisitoire contre Joe Biden comme d'ailleurs ça avait été le cas en 2016 réquisitoire à l'époque contre les deux mandats de Barack Obama est-ce qu'on n'est pas là quand même en rupture avec les usages de la démocratie américaine et la transition paisible que n'avait pas souhaité d'ailleurs il faut le dire Donald Trump en 2020 Isaac Barchicha et à l'image encore une fois de ce personnage qu'on voit à l'image qui est connu pour avoir une méfiance profonde envers l'état profond justement
[04:05:13] Speaker 43: et qui va diriger ni plus ni moins que le FBI alors d'abord on est très content c'est un grand jour pour nous pour les républicains pour ceux qui croient depuis longtemps en Donald Trump et en son leadership le monde attendait ce jour depuis quelques semaines
[04:05:29] Speaker 31: il fallait-il pour autant dénigrer son prédécesseur
[04:05:31] Speaker 43: pour répondre il faut se remettre dans le contexte on est aux Etats-Unis le pays du show où tout est possible on peut s'insulter la veille mais le lendemain se serrer la main et se remercier
[04:05:45] Speaker 31: c'est ce qu'on a vu aujourd'hui pardonnez-moi Isaac je vous interromps parce que justement on avait l'impression que Donald Trump c'était autre chose que les électeurs l'avaient crédité d'une forme de sincérité face aux marigots
[04:05:57] Speaker 43: or là vous nous dites qu'ils peuvent se faire la guerre et se serrer la main le lendemain il avait dit tout à l'heure est-ce qu'on a perdu un peu de la démocratie au contraire il a été élu il a fait le strike aussi bien au congrès, à la chambre des représentants à la maison blanche évidemment donc il a l'appui de tous les votes tous les voyants sont au vert on a vu un Donald Trump depuis le 5 novembre assez posé, assez réfléchi qui a pris de la hauteur il s'est préparé il a appris de ses erreurs il a vraiment porté cette veste de président des Etats-Unis il est normal certains vous diront qu'il règle ses comptes il est normal il est comme il est il n'a pas changé il annonce juste la couleur du programme pour lequel les américains l'ont élu c'est son programme aujourd'hui c'était un résumé du programme en décrivant un pays apocalyptique aujourd'hui les Etats-Unis s'ils sont dans cette situation le peuple américain a voté en masse pour Donald Trump c'est qu'il y a eu des échecs peut-être de Barack Obama c'est pas un triomphe
[04:07:03] Speaker 31: c'est pas 1984
[04:07:05] Speaker 43: il ne faut pas comparer, chaque élection est différente mais il a gagné largement et aujourd'hui le peuple américain attend des changements avec ce mandat de Trump
[04:07:13] Speaker 31: Fred Hoffman, vous avez été aujourd'hui rassuré rassuré de voir effectivement d'anciens présidents démocrates de voir que même Hillary Clinton qui n'était pas obligée de venir s'est rendue au bras de Bill Clinton à cette cérémonie ou au contraire inquiet de ce que vous avez entendu ?
[04:07:27] Speaker 44: je n'étais pas rassuré du tout je crois qu'on vit dans un autre monde et je pense que ce n'était pas la même chaîne de télé qu'on a regardé parce que le discours aujourd'hui c'était le plus sombre et négatif plus encore que 2016 ? oui, je pense que c'est le pire le carnage américain s'arrête aujourd'hui
[04:07:45] Speaker 31: et s'arrête maintenant ça c'était 2016, vous trouvez que c'est pire aujourd'hui ?
[04:07:49] Speaker 44: quand il est Donald Trump télé-prompteur il y a certaines choses mais dès qu'il va dire des choses par exemple quand elle parlait des incendies en Californie elle a dit évidemment toute la blâme sur les problèmes, c'était Biden Gavin Newsom et tout ça elle a parlé des pauvres gens mais il y avait aussi les billionnaires qui leurs maisons étaient détruites et il y a quelques-uns qui sont là parmi nous ils pensent que les gens avec l'argent ils n'ont rien à foutre des vrais américains ils changent son discours maintenant eux ils voulaient quoi ? ils voulaient baisser les prix tout ce qui est des produits alimentaires mais elle a dit en fait vous savez que c'est assez difficile de faire et pareil pour plein de choses il faut juste faire un petit rappel Donald Trump c'est un criminel condamné excusez-moi c'est un criminel condamné il n'a pas de peine à le charger mais il a été condamné c'est un prédateur sexuel et c'est un menteur c'est quoi ce qu'il dit ?
[04:08:55] Speaker 31: mais alors j'ai envie de vous demander fallait-il aller à son investiture ? si vous pensez vraiment qu'aujourd'hui on a mis en valeur un criminel condamné fallait-il se rendre à son investiture ? fallait-il que des dirigeants du parti démocrate se rendent à son investiture ? Michel Obama ne l'a pas fait
[04:09:11] Speaker 44: Michel Obama ne l'a pas fait fallait-il qu'il ait Clinton qui rentre ? et qui n'est pas venu pour l'investiture de Biden ? Donald Trump et sa femme .
[04:09:19] Speaker 31: non mais c'est n'importe quoi vers lui à Washington c'est Karim Yahyaoui qui depuis tout à l'heure sillonne les rues de la capitale américaine qui recueille les réactions des américains à cette journée d'entrée en fonction de Donald Trump Karim c'est l'heure du déjeuner actuellement à Washington mais la journée va continuer elle aurait dû avoir lieu normalement se poursuivre par une parade dans le mall qui est en fait l'avenue principale de Washington mais voilà le froid aujourd'hui rend ce défilé impossible le capital one arena la même d'ailleurs où s'exprime actuellement un certain nombre de dirigeants ou futurs dirigeants de l'administration Trump et également où Donald Trump lui-même
[04:10:01] Speaker 6: a tenu son dernier discours de campagne hier pas de campagne, de président élu le capital one arena c'est exactement de président élu un dernier meeting avant cette inauguration en quelque sorte de son nouveau mandat le capital one arena est devenu le coeur battant en tout cas symboliquement puisque les conditions météo étaient suffisamment mauvaises pour que tout soit chamboulé et qu'on décide d'organiser l'événement à l'intérieur alors certaines mauvaises langues ont dit que Donald Trump avait peur qu'à l'extérieur on ait le sentiment qu'il n'y ait pas beaucoup de monde donc cette salle pouvait accueillir 20 000 personnes et on a vu tout au long de la journée des gens faire le tour des barrières qui ont été érigées dans la ville, quelques 50 km de barrière un dispositif de sécurité énorme même s'il était discret et donc tous ces gens qu'on a pu croiser nous ont dit leur joie de voir Donald Trump revenir aux affaires alors ils l'ont dit parfois pour des raisons différentes on a croisé ceux qui veulent que l'économie se porte mieux et qui nous expliquent que seul Donald Trump est capable d'améliorer leur quotidien une économie qui évidemment pour qu'elle s'améliore il va falloir passer par un certain nombre de décisions que seul Donald Trump aura le courage de prendre c'est ce que nous expliquait tout à l'heure un citoyen venu de très loin venu du Kansas et puis on a vu évidemment un certain nombre de témoignages concernant cette volonté affichée de Donald Trump de mettre dehors 11 millions d'immigrés clandestins même si un certain nombre d'entre eux ont des enfants qui sont nés dans le sol américain on a tout de même croisé une jeune femme qui est américaine depuis 2 ans seulement et qui nous expliquait que c'est impossible à faire parce que les Etats-Unis sont un pays d'immigration et que le pays ne peut fonctionner sans ces immigrés alors elle considère que Donald Trump vise surtout les bandes dangereuses qu'il a évoqué notamment lors de son meeting d'avant investiture venant du Venezuela selon lui des bandes qui sèment la mort au chaos aux Etats-Unis et d'après lui
[04:12:21] Speaker 31: c'est à cela qu'il veut mettre fin on va écouter justement quelques mots de Donald Trump l'introduction de son discours et puis aussi ce qui est sans doute l'une de ses premières mesures
[04:12:33] Speaker 32: déclarer l'urgence nationale à la frontière avec le Mexique tout d'abord je déclarerai l'état d'urgence nationale
[04:12:41] Speaker 21: à notre frontière sud
[04:12:43] Speaker 32: toute entrée illégale sera immédiatement stoppée et je lancerai le processus de retour de millions et de millions d'étrangers criminels
[04:12:53] Speaker 20: vers les lieux d'où ils sont venus l'âge d'or américain commence ici
[04:12:57] Speaker 32: et maintenant à partir de ce jour notre pays va prospérer et sera respecté à nouveau partout dans le monde nous serons enviés par toutes les nations et nous ne laisserons plus personne prendre avantage sur nous
[04:13:21] Speaker 20: durant chaque jour
[04:13:23] Speaker 32: de l'administration de Trump je ferai tout simplement passer l'Amérique en premier
[04:13:31] Speaker 31: et la prospérité de l'Amérique ne passe plus par l'immigration si l'on en croit Donald Trump c'est une rupture forte qui semble aujourd'hui non pas faire l'unanimité mais faire un relatif consensus de critiques très fort de Jean-Christophe Gallien il y a un changement profond qui est en train de s'opérer et qui pourrait d'ailleurs par ricochet être perçu ailleurs comme ici en Europe
[04:13:59] Speaker 42: où on voit effectivement ces mouvements prendre de l'ampleur je pense qu'il faut redire pour rebondir sur ce que vous dites qu'il y avait une dimension qui était très messianique c'est à dire pour le coup le président élu c'était l'ADN de sa campagne et l'ADN de son premier mandat n'oublions pas quand même que les messages très importants étaient adressés au reste du monde
[04:14:25] Speaker 31: à l'image des prises de parole d'Elon Musk depuis l'élection qui s'est beaucoup tourné vers l'Europe et c'est vrai que Donald Trump lui-même a eu beaucoup de mots de parole à destination de l'intention
[04:14:37] Speaker 42: c'est un peu la surprise alors qu'il a fait une campagne très locale dans un monde globalisé ça il ne peut pas l'ignorer c'est un businessman nul doute qu'il aura à cœur de faire prospérer ses affaires sa marque mais aussi ceux des Etats-Unis bien sûr les intérêts américains là c'est très clair que l'enjeu de la frontière sud c'est un enjeu qui marque physiquement qui engage physiquement et qui engage des résultats moi ce qui m'a impressionné aussi au-delà du fait qu'effectivement il pousse à cette version messianique des Etats-Unis qui non seulement fait la paix dans la planète rééquilibrer, redonner des boussoles qui sont manquantes, il ne l'a pas dit comme ça mais en gros les boussoles globales elles n'existent plus et aujourd'hui grâce à lui il va y avoir une boussole en tout cas dans l'aspect géopolitique du monde que ce soit sur le plan diplomatique sur le plan militaire, il a dit la paix moins de conflits voire pas de conflits on n'ira pas faire des conflits donc ça c'est clair, donc ça c'est une critique aussi par rapport aux démocrates mais il y a aussi la manière dont on peut gérer un pays la manière dont on gère l'immigration quelque part tarifs douaniers ça ne veut pas dire qu'on va forcément les poser, ça veut dire qu'on va négocier les entrées et les sorties combien on prend, combien vous prenez donc tout ça est quelque chose qui veut s'imposer au reste du monde malgré tout on ne sait pas juste se replier sur ses propres intérêts parce que ses propres intérêts dans un monde aussi conflictuel et globalisé tel qu'aujourd'hui ça veut dire aussi quand même qu'on le fait avec les autres on ne peut pas le faire sans les autres donc ça c'est clair qu'il y avait cette dimension non pas exemplaire mais de dire voilà regardez vous allez peut-être suivre notre trace et ça c'est un point quand même qui est sensible qu'il était très modéré ce n'est pas une critique même si on peut estimer quand même quand on parle du Canada comme il en a parlé au-delà du fait que oui sur le plan strictement comptable il a tout à fait raison après dire qu'on va faire peut-être la 51ème état du Canada c'est quelque chose de particulier le Groenland au moment en plus où ce pauvre premier ministre canadien s'en va ou se fait virer plus exactement et puis de l'autre côté vous avez le Groenland le Panama qui a été très bien décrit aujourd'hui parce que c'est vrai que c'est factuel là aussi l'investissement qui a été mis et que effectivement la Chine rappelons-le qui avait menacé de créer un autre canal dans un état plus au sud tout ça n'est pas très sain
[04:16:47] Speaker 31: il dit en gros on a construit le canal on a perdu des villes américaines et aujourd'hui pour donner ce canal au Panama résultat aujourd'hui c'est la Chine qui est l'opérateur du canal
[04:16:55] Speaker 42: mais vous savez pourquoi ? parce que la Chine vend aux Etats-Unis parce que mon marché à moi américain est celui sur lequel les produits chinois viennent donc évidemment ce n'est pas les produits américains qui sont vendus par le canal Panama c'est l'inverse donc oui pour revenir à des choses plus concrètes même si ça c'était très concret son message de mon point de vue c'est évidemment aux Etats américains avec une boucle là où à mon avis il commence à se tromper c'est qu'il boucle beaucoup il redit beaucoup là c'était très sensible fatiguant à la limite et je pense que les Etats-Unis vont avoir ça et le deuxième point et là c'est intéressant et encore une fois je vous le dis tranquillement ce n'est pas une critique et ça exige du point de vue européen chinois évidemment les autres pareil une réaction en tout cas une prise de conscience il y a une volonté oui d'affirmer cette marque Trump et cette marque américaine très au-delà de ce qu'elle est aujourd'hui en tout cas de manière pour lui positive stop les conflits parlons d'autres choses faisons du commerce faisons des affaires tentons le développement
[04:17:47] Speaker 31: après ce que ça veut dire on verra bien Isaac Varchicha il a effectivement aujourd'hui un discours qui est un discours de on va tout renégocier en gros mais nous on va tirer dans le sens de nos intérêts à nous américains c'est une manière quand même de nous déclarer la guerre à nous européens
[04:18:03] Speaker 43: pas du tout pourquoi ne pas défendre son propre pays ses propres intérêts tout pays est censé fonctionner comme celui-ci il y a un accord quand on fait une convention fiscale entre la France et les Etats-Unis je suis expert comptable franco-américain c'est que les deux parties se sont mis d'accord chacun y trouve son compte et donc à nous européens puisque vous parlez de la politique au niveau international et les autres pays de trouver des accords il a écrit un livre d'ailleurs qui s'appelle the art of the deal c'est-à-dire qu'il négocie c'est un négociateur c'est un businessman les américains le savent et attendent de ça de lui
[04:18:39] Speaker 31: pardonnez-moi au point de remettre en cause le consensus de l'après-guerre sur lequel on a quand même bâti 70 années de prospérité
[04:18:43] Speaker 43: on voit bien qu'il n'y a plus de consensus il y a la guerre en Europe et que personne n'est incapable de faire quoi que ce soit Macron, Olaf Scholz tous ces gens-là sont incapables regardez Trump, excusez-moi même si mon collègue qui s'assoit où que ce soit à ma droite mais qui n'est pas de droite n'est pas d'accord avec moi c'est que Trump n'était pas encore arrivé au pouvoir qu'il a quand même obtenu des choses alors c'est-à-dire il a eu quand même certains otages trois otages hier qui sont sortis alors on nous dira Biden il a fait quoi pendant un an et demi ? il a attendu bizarrement non je rigole pas du tout Biden pendant un an et demi il a tenté mais comme il n'avait pas un leadership assez fort qu'il n'avait pas de quoi tordre un Benjamin Netanyahou et les Qataris et autres égyptiens pour arriver à un deal bien évidemment et ça a été souligné que les équipes de Biden ont très bien travaillé avec les équipes de Trump le premier motif c'était Trump et aujourd'hui avant même qu'il est au pouvoir il était prêt à incarner ce leadership pardonnez-moi mais ça veut dire que
[04:19:49] Speaker 31: si le CSE ne tient pas ce sera la faute de Trump ? mais Trump vous verrez
[04:19:53] Speaker 43: il prend la paternité de tout le processus mais il l'a dit il l'a dit effectivement s'il y a quoi que ce soit il y aura une tornade qui se déversera sous le Hamas mais ça c'est un sujet de gouvernement européen qui ont choisi de tendre la main à Trump la France on ne sait pas trop où elle se positionne on a un Bayrou ce matin quand il fait ses voeux il a peur il dit aux autres venez on s'allie mais attendez Trump il est là pour défendre ses intérêts de l'Amérique à nous autres pays de trouver des solutions pour parler avec un leader qui enfin incarne le leadership que l'Amérique mérite
[04:20:31] Speaker 31: et qui ne nous défendra pas au titre de l'article 5 de l'OTAN si d'aventure s'entrenait à l'une des puissances européennes
[04:20:37] Speaker 43: et pour l'instant l'OTAN n'existe plus dans la réalité des faits il y a une guerre il y a des millions de morts des deux partis russes et ukrainiens qu'est-ce qui se passe depuis presque 3 ans ou 4 ans pas grand chose on a un Biden qui aurait dû faire le job et qu'il n'a pas réussi à faire le job Biden il faut rappeler les choses il est sorti au mois de juillet 2024 de la course électorale pourquoi ? parce qu'on lui a dit de sortir qu'on pensait que Kamala allait réussir parce qu'il n'y arrivait pas parce que Kamala ne lui parle plus pratiquement c'est un glaçon avec monsieur Biden donc ce monsieur il a fait ce qu'il a pu mais aujourd'hui on a à 78 ans un leader fort qui a pour moi toutes les capacités d'incarner ce leadership à l'américaine on a entendu USA USA aujourd'hui on dirait qu'on était dans un stade aux jeux olympiques où l'Amérique renaît l'Amérique vit de ce rêve américain et on espère que ça va être le cas dans les 4 prochaines années
[04:21:31] Speaker 44: Fred Hoffman vous répond ça fait beaucoup de choses déjà je reviens sur Israël parce que ça je suis désolé qu'est-ce que vous pensez que Anthony Blinken et Biden et tout le monde a fait pendant des mois 12 fois 12 allers-retours ce n'est pas une question de nombre de voyages il a envoyé son émissaire
[04:21:55] Speaker 43: je vous donne les faits il a envoyé son émissaire Trump une fois alors qu'il n'était pas encore présent un deal
[04:22:01] Speaker 44: Fred Hoffman on peut faire des visions tout ça vous êtes obligé de se déplacer
[04:22:07] Speaker 43: laissez moi parler soyons réaliste laissez moi parler
[04:22:13] Speaker 44: vous terminez juste de mensonges même hier à la télé vous écoutez hier j'ai vu le ministère déjà juste une chose en tant que porte-parole normalement on ne parle pas des affaires étrangères quelque chose pour nous on ne peut pas faire mais j'ai vu La pratique veut qu'un homme...
[04:22:35] Speaker 31: Je préfère dire ça parce que ce soir, je vais dire quelque chose. Alors, c'est les règles que vous, vous appliquez à vous. En général, c'est un dirigeant politique qui, à l'extérieur de son pays, ne parle pas des affaires qui concernent son pays. Vous n'êtes pas dirigeant politique, vous représentez un parti. C'est la même raison pour laquelle nous vous interrogeons sur ces affaires.
[04:22:50] Speaker 44: Tout à fait. Vous n'exercez pas de responsabilité. Je ne travaille pas pour les démocrates, je suis bénévole, etc. Le ministère des Affaires étrangères d'Israël, hier, a dit carrément, parce que j'ai vu de sa bouche, Trump was helpful. Il a aidé. Il a aidé. Il a été utile. On a évolué déjà dans le discours. Oui, attendez, attendez, je peux terminer. Je reprenais les efforts. Il a dit, tous les rapports à ce sujet, autres que ça, ne sont pas exacts. Alors ça, c'est déjà une chose. Je ne dis pas que Trump n'a pas aidé, il n'était pas utile. Tout le monde dit ça, mais ce n'est pas grâce à lui qu'hier, pendant encore, excusez-moi, mais hier, Biden était encore président. Alors, je vais juste dire deux, trois autres. Au-delà du rôle effectif, parce que finalement,
[04:23:36] Speaker 31: savoir qui a fait quoi, on voit bien que l'intention des deux dirigeants a été effectivement d'obtenir un cessez-le-feu. La question, c'est que va-t-il se passer demain et que souhaite-t-il faire Donald Trump ?
[04:23:44] Speaker 44: Il faut voir la suite.
[04:23:45] Speaker 31: Et que surtout, quand ils travaillent ensemble, ils réussissent.
[04:23:47] Speaker 44: Il y avait une autre chose que j'ai trouvée intéressante.
[04:23:50] Speaker 31: Raison pour laquelle Donald Trump n'a pas assisté à l'investiture de Joe Biden en 2020. On ne va pas reprendre le débat de 2020.
[04:23:56] Speaker 44: Ça fait un moment que vous parlez et j'ai noté deux, trois choses. Je voulais juste revenir sur une chose, parce que j'ai regardé, mais en même temps, j'ai vu Bernard Arnault, mais je sais aussi qui était invité de la France. Le président de l'LVMF. C'était Eric Zemmour, il y avait Madame Mélanie de l'Italie, il y avait le président d'Argentine. C'est le même type de mec que Donald Trump. C'est pour le dire, en Argentine, l'argentin a des... Vous ne me laissez pas parler, monsieur. Mais il faut aussi dire la vérité, monsieur. Mais ça, c'est la vérité.
[04:24:24] Speaker 31: C'est l'argentin, le président argentin. Pardonnez-moi, ce que veut dire Fred Hoffman, je pense, c'est cette internationale réactionnaire dont parlait Emmanuel Macron.
[04:24:31] Speaker 43: Qui a été le premier dirigeant au monde à écrire... Macron, le premier sur RTL, le premier qui a écrit un tweet avant même qu'il dépasse le seuil des 260. Oui, mais il n'a pas été invité. Il n'a pas été invité. Est-ce que Macron a fait un effort
[04:24:44] Speaker 44: pour revenir vers M. Biden ?
[04:24:46] Speaker 31: Si vous parlez en même temps, vous n'entendez pas. Fred Hoffman, vous terminez.
[04:24:50] Speaker 44: Normalement, les dignitaires comme ça ne sont pas invités au universitaire du président. Il y avait une autre chose pour revenir, je ne me rappelle plus quand, mais c'était avec l'immigration. Alors, quand vous entendez Donald Trump, il parle d'invasion. Une invasion. Excusez-moi, mais une invasion comme ça, pour moi, c'est quand on voit Poutine et Ukraine. Alors, oui, il y a un problème. Il a aussi parlé des étrangers. Mais on sait qu'il y a un problème dans la frontière. Il a parlé du sang des Américains qui était rendu impur par la présence étrangère. Il a dit, je vais envoyer les militaires là-bas. Qu'est-ce qu'il va faire ? Tous et tous les immigrés qui essaient de passer la frontière ?
[04:25:28] Speaker 31: C'est vrai que c'est une vraie question. Isaac Bar-Chichak, que peut faire par un décret présidentiel Donald Trump, n'ont pas réussi à faire. Joe Biden et Kamala Harris pendant 4 ans avec ses 7 millions de clandestins qui ont franchi la frontière. Et le mieux, c'est le Mexique.
[04:25:40] Speaker 44: Le Mexique n'a pas payé pour le mieux. J'ai appris à me dire quelques choses.
[04:25:45] Speaker 43: Ça a été dur. J'apprends tous les jours. Je vais essayer de tenter de faire la même chose, si vous me permettez. D'abord, il faut comprendre que les Etats-Unis, depuis un an, un an et demi, surtout depuis le 7 octobre, ont connu sur leur propre sol des comportements agressifs qu'ils n'ont pratiquement jamais connus. On a vu des populations, de l'agressivité, des drapeaux américains brûlés qui ont choqué l'opinion publique américaine. Ça, ce n'est pas arrivé par hasard. On a vu ce qui s'est passé à la Nouvelle-Orléans. À l'occasion du 7 octobre et des suites. Oui, bien évidemment.
[04:26:14] Speaker 31: Il y a aussi eu des récits totalement fallacieux sur des chiens et chats mangés par des migrants. C'est des détails qui peuvent arriver.
[04:26:20] Speaker 43: Excusez-moi, mais je parle des choses... Il y a eu la Nouvelle-Orléans. La Nouvelle-Orléans nous a dit, monsieur, c'était ISIS, ingérence extérieure. Donc, aujourd'hui, on voit un Donald Trump qui ne pointe pas les immigrants, les immigrants violents, criminels, illégaux. Dans un premier temps, il a dit qu'il ferait la chasse à tous les clandestins. Excusez-moi, dans tous les pays, et en Europe, on devrait le savoir, parce qu'on est nous-mêmes touchés dans notre propre chair, ici. Si on contrôlait peut-être un peu mieux nos frontières, pas en nous parlant à chaque fois, rassemblement social, extrémisme de droite ou de gauche, peut-être on serait mieux.
[04:26:52] Speaker 31: Jean-Christophe Gagnin, on le sait, l'opinion publique, ici même en France, est sensible, effectivement, à la volonté de lutter contre l'immigration clandestine, quitte même à aller expulser. C'est des immigrants en situation irrégulière présents sur le sol français. Ce sentiment, il est mesuré, sondage après sondage, aussi bien dans l'opinion publique de droite que dans l'électorat de gauche. Est-ce que ces propos de Donald Trump vont être condamnés moralement, ou au contraire, trouver une résonance jusqu'à ce côté-ci de l'Atlantique, et peut-être donc avoir une incidence électorale sur nos échéances à nous ?
[04:27:23] Speaker 42: Je pense qu'il n'y a pas besoin de Donald Trump pour qu'il y ait un souffle sur ces trois questions qui sont aussi le moteur de Donald Trump. Le corollaire de ma question, c'est de l'efficacité de Donald Trump dépendra à la suite aussi. Non mais attendez, ça c'est un deuxième point qui m'a beaucoup moins impressionné, c'est-à-dire que la promesse est à un niveau tellement élevé, tellement élevé, c'est-à-dire que là où j'ai trouvé que c'était au-delà de la campagne, si vous voulez, parce que pour avoir suivi la campagne de manière très précise, et pas simplement dans les meetings de Donald Trump, sur ce qui était effectivement le travail d'une campagne en général, sur tous les points de contact qui sont très nombreux dans les campagnes américaines, extrêmement développés, extrêmement agissants, il y avait cette fois-ci quelque chose qui va très au-delà dans l'intention. Les quatre années les plus importantes de l'histoire des Etats-Unis, c'est-à-dire que c'est pas, pour moi, là pour le coup, on est au-delà de l'ambition qu'il a décrite comme étant le moteur du pays, ce qui est vrai quand on connaît les Etats-Unis, avec ensuite un certain nombre de points de valeur, bien sûr, mais là c'est au-delà, et je pense que c'est une des premières difficultés dans lesquelles il se met, c'est-à-dire l'arrogance, qui est aujourd'hui celle pourtant de quelqu'un que j'ai vu arriver comme étant très calme, très serein, extrêmement ému, on sentait quelque chose d'assez fort, et ce discours qui était évidemment écrit, qui n'est pas quelque chose qu'il a prononcé comme ça, non, parce que j'ai même trouvé que dans ces répétitions en forme de boucle, je le redis, où cet âge d'or, qui dépasse même l'âge d'or, s'il voulait en permanence dans l'âge d'or, s'il voulait derrière, devenait quelque chose qui décrivait même une petite difficulté. On va voir effectivement ce que cette promesse qui va être évidemment vite auscultée. Dans deux ans, il y a des élections de mi-mandat, c'est quelque chose dans lequel il se met une seringue, de mon point de vue, dans laquelle il se met, parce qu'elle est multiple, elle est migratoire, elle est économique, vous vous rendez compte, s'attaquer à l'inflation. Quand on est aux Etats-Unis, qu'en plus on va faire des mesures de contrôle douanier avec des tarifs, c'est pas certain, si vous voulez, qu'on puisse réussir sur l'inflation.
[04:29:08] Speaker 31: Qui plus en réduisant la main-d'oeuvre, parce que en expulsant des migrants clandestins, vous réduisez le réservoir de main-d'oeuvre aux Etats-Unis.
[04:29:13] Speaker 42: L'attention sur l'inflation aux Etats-Unis, elle est beaucoup. Avec un chômage à 3%. Sur les produits de première nécessité alimentaire, par exemple, et les loyers, c'est très vrai, mais elle est aussi sur les salaires, c'est très important. Donc, sur cet aspect-là, c'était, alors c'est encore une fois, pas une critique, c'est l'idée que je trouve qu'il se met dans une seringue terrée, malgré l'aéropage qui est autour de lui. Et surtout, peut-être, du fait qu'il y a autour de lui des gens qui pressent, parce que c'est très business. Quand je disais tout à l'heure qu'il y avait Arnaud qui était derrière Bill Clinton, on est quand même dans un univers qui n'est pas politique, qui n'est plus géopolitique, qui est quand même celui des affaires. On parle de gens qui font du business et pas de la politique. Donc ça, c'est le premier point. Deuxième point, sur ce que vous dites, sur les grands thèmes. Les grands thèmes de la campagne de Donald Trump, ils sont les grands thèmes des campagnes partout en Europe occidentale ou dans le monde qui nous correspond. C'est-à-dire le monde qui nous correspond, c'est l'Europe même s'il est 27, plus les Etats-Unis. Le reste du monde ne nous correspond pas tout à fait aujourd'hui. Les trois grands thèmes, c'est pouvoir d'achat, inflation, ainsi de suite, immigration et sécurité. Il a martelé aujourd'hui ces trois enjeux, sur lesquels lui rajoute ensuite quelque chose qui est propre aux Etats-Unis, c'est-à-dire effectivement attention, notre équilibre de société est lié à un système de valeurs. Ce système de valeurs qui va attaquer notamment sur l'ensemble du wokisme, de gender, les choses comme ça, qui sont propres aux Etats-Unis. Et là, c'est ça. Mais le reste est très proche. Donc oui, dans sa seringue, il embarque aussi, quelque part, les pays européens, parce que, eh oui, c'est une pression. C'est une obligation de résultat. Comme nous, on l'a fait sur d'autres zones géographiques, il faut le dire aussi.
[04:30:34] Speaker 31: Fred Hoffman, vous pensez qu'il a fixé la barre trop haut. Deux choses, en fait. Est-ce que le succès qu'a obtenu Donald Trump sur cette thématique-là, parce qu'il faut se souvenir, 2016, 2015, même lorsqu'il descend l'escalator de la Trump Tower pour annoncer sa candidature, ses premiers propos portent sur quoi ? Sur l'immigration en provenance du Mexique. Et aujourd'hui, on le voit, c'est encore le thème phare de son discours. Est-ce que vous vous dites pas, nous, démocrates, on est peut-être quand même passé à côté d'une réalité depuis maintenant huit ans aux Etats-Unis. Et est-ce que vous vous dites c'est ambitieux ou au contraire, il a placé la barre trop haut, c'est déraisonnable, il n'y arrivera pas ? Je pense
[04:31:07] Speaker 44: honnêtement, on peut voir les erreurs qui étaient faites. On ne peut pas dire qu'on n'était pas fait avec tout. De revenir en arrière, oui, évidemment, il y avait des erreurs, mais une autre chose, l'immigration illégale a beaucoup baissé dans le dernier temps. OK, il y a encore des problèmes. Je dis ça toujours et je ne vais jamais dire que ce n'est pas fait. Mais la façon que Trump décrit qu'est-ce qui se passe, qu'il y a des pays qui envoient des criminels et tout ça, mais ce sont des mensonges. Bien sûr, il y a des criminels qui arrivent, mais ce n'est pas comme Venezuela et je ne sais pas combien. Hier, il a cité le Congo, mais ça vient d'où, ça ? Ah oui, vous connaissez le Congo ? Ah oui, les bad people. C'est pour moi quelqu'un d'intelligent, même si démocrate ou républicain, j'ai l'impression que c'est quelqu'un qui prend des mots comme ça, des idées comme ça. Et en fait, juste une chose, excusez-moi, Donald Trump n'était pas politique, mais il n'était pas si éduqué, je veux dire. Il ne connaît pas l'histoire des US. Il n'a que l'entourage autour de lui qui met des idées. Depuis combien d'années maintenant, avec le projet 2025, que maintenant ils sont en train de mettre en place. Ce n'est pas lui qui sait. Un jour, c'est quelqu'un qui dit... Les responsables de la police des frontières ont appelé
[04:32:21] Speaker 31: à voter pour lui. Il y a quand même dans l'imaginaire collectif américain... Oui, à l'image de Chivaruares, qui est une ville mexicaine à la frontière, qui est une plaque tournée du trafic de drogue.
[04:32:29] Speaker 44: Quel pourcentage des Américains ont voté pour lui ? Des Américains. Quel pourcentage des Américains ont voté pour lui ? Un sur deux, pratiquement. Non, parce qu'il y avait 90 millions qui n'ont même pas voté. Oui, les gens disent ça. C'est pour ça que
[04:32:47] Speaker 31: 60% de participation aux Etats-Unis, c'est un taux de participation élevé. C'est un taux de participation élevé.
[04:32:53] Speaker 44: Quand tout le monde dit que les Américains voulaient Donald Trump, il y avait 33% ou 31,2% qui voulaient Donald Trump. Isaac Marchicha vous répond et puis on repartira à Washington.
[04:33:03] Speaker 43: Je voudrais quand même, si vous me permettez, calmement, remettre les choses dans l'ordre. Je trouve dommage de voir une gauche dans toute sa splendeur, ce que nous on appelle le wokisme, ne pas avoir un peu d'humilité et dire, attendez, la promesse que Biden a faite... Je n'ai pas besoin, franchement... Je n'ai pas dit vous, j'ai dit le wokisme en général. Ce n'est pas le wokisme, c'est mes voix. Alors, vos valeurs, je ne les connais pas, je vous respecte, mais moi, ce que je dis... Vous me sentez de la façon dont vous me parlez. Non, ce que je dis, c'est que la gauche, Biden, a promis l'Inflation Act qui a été en 2022, un décret pour combattre l'inflation. Aujourd'hui, il ne s'est rien passé. Malheureusement, l'inflation est galopante aux Etats-Unis. Ce n'est pas ce que montrent les chiffres. L'inflation est tombée sous les 3%. Ce n'est pas ce que montrent les chiffres, Isaac Marchicha. Les chiffres, on peut les tordre comme on le veut.
[04:33:56] Speaker 44: N'est-ce pas ? Est-ce que je vous ai parlé de chiffres ? Non, mais les prix restent élevés, mais ils augmentent beaucoup plus longtemps.
[04:34:01] Speaker 43: Aujourd'hui, le coût de l'immobilier, le coût de la vie, et ça, tout le monde le sait, le ressent, a beaucoup... Ils sont élevés, mais ils augmentent moins vite. Laisse que le reste, les salaires et autres, ont le coût de la vie d'un Américain moyen, il ne s'en sort plus. Quel est aujourd'hui le bilan de Biden ? Moi, je voudrais qu'on me dise 5 choses que Biden a été capable de faire. Il a relancé l'économie après le confinement. D'abord, Trump a déjà démarré énormément de choses en 2020, qu'il n'a pas pu finir. Biden est arrivé, l'économie américaine, vous savez qu'elle refonctionne beaucoup plus vite que les autres économies, notamment européennes. L'économie américaine n'a pas forcément besoin de grandes actions, de grandes mesures pour redémarrer, et ça fonctionne correctement. Aujourd'hui, on a un Biden qui, sur la scène internationale, on l'a vu leadership à côté de ses pompes. On parle de criminels, il a quand même gracié son fils Hunter, et encore hier ou ce matin, encore 5 personnes à titre préventif. À titre préventif, parce qu'il craignait que Donald Trump n'instrumentalise la justice. Il n'y a pas de justice, mais laissez la justice faire. La justice pour Trump, ou le criminel. Ah ben voilà, le criminel. Mais laissez la justice faire son job. C'est pas grave, on ne pourra pas s'entendre, on ne pourra pas partir en vacances ensemble, c'est pas grave, c'est pas l'objectif de ce soir. Mais ce qu'il faut aujourd'hui dire, c'est qu'on a vu un Trump, je pense, rassembleur, il parle, il est fidèle à ses valeurs, il parle comme il le fait, d'ordinaire. C'est-à-dire, les gens diront que c'est du populisme, moi j'appelle ça de la normalité. C'est-à-dire qu'il parle un langage, il parle un langage que les gens comprennent. Et que les gens aiment. Aujourd'hui, on a retrouvé quand même Google, Amazon, Facebook, tous ces gens-là, tous ces gens-là étaient de gauche, pratiquement, même Elon Musk avait voté Biden. Bizarrement, ils se sont réveillés la nuit, éclair de tête. C'est une illumination. Il veut enrichir les Américains. Et pourquoi pas ? Il veut mettre des tarifs, des douanes pour enrichir les Américains,
[04:36:02] Speaker 31: rééquilibrer les forces commerciales. Merci, vous nous avez offert un bel exemple de fracture américaine, mais c'est peut-être ça aussi l'état du pays. Merci d'avoir été avec nous, Isaac Barchicha, Fred Hoffman et Jean-Christophe Gagnin pour nous avoir livré aussi votre regard sur cette investiture aux Etats-Unis. On repart justement à Washington, rejoindre Elisabeth Allain et Mathieu Mabin qui continuaient de suivre pour nous cette journée dans le froid. Un froid polaire.
[04:36:26] Speaker 2: Un froid polaire, on va peut-être limiter le propos. Ça fait à peu près 10 heures qu'on est là. Il fait beau, il y a le grand soleil sur le Capitole que vous apercevez derrière nous. On entendait ce que vous étiez en train de dire en plateau. Effectivement, il y a beaucoup de choses à dire. On parle de cette Amérique polarisée, fracturée. On parle aussi de ces moyens de communication qui ont été employés par Donald Trump et ses équipes de campagne pendant tous ces mois de campagne où il a arpenté le pays. Moi, je me suis rendue en Pennsylvanie toute la semaine. Je suis allée rencontrer évidemment plusieurs strates de la société et notamment des jeunes qui nous ont dit c'est vrai que finalement, Trump il sait nous parler, il sait nous séduire. Nous, on le suit sur les réseaux sociaux et c'est à ça que je faisais référence à l'instant. Vous, vous l'avez constaté aussi Mathieu sur le terrain. C'est une réalité. Donald Trump, il a su saisir cette jeunesse en plein vol. Là où peut-être les démocrates, ils ont du mal à faire ce constat d'échec aujourd'hui. Mais les démocrates, ils n'ont pas réussi à capitaliser sur leur succès. On parlait d'économie. De pouvoir d'achat et d'inflation que Joe Biden a considérablement réussi à réduire en 4 années. Mais Donald Trump, son discours et sa façon de frapper fort et de faire des grandes phrases même s'il ne réalise pas tout dans le concret. On va effectivement... Et même si les électeurs le disent quand on les interroge. On aime ce qu'il dit. Mais bon, c'est vrai qu'au final même quand il est un peu trop provocateur, bon, il ne faut pas trop s'inquiéter parce qu'au final il ne fait pas vraiment ce qu'il promet au pays.
[04:37:46] Speaker 3: Vous parliez de la Pennsylvanie à l'instant et on sait à quel point la Pennsylvanie a été un état crucial dans cette campagne. C'était l'enjeu de la campagne. On se l'est dit à longueur de journaux. Il y a eu un instant dans cette campagne présidentielle, dans les semaines qu'on précédait le scrutin, où on a senti que les choses pouvaient effectivement basculer pour arriver au résultat qu'on vient d'observer toute cette journée. C'est le moment où la jeunesse de Pennsylvanie a lâché les démocrates. Et c'est exactement ce que vous venez de décrire. Cette jeunesse de Pennsylvanie, à l'image de la jeunesse américaine, qui s'ouvre au monde des idéologues. De jeunes électeurs et qui consomment les réseaux sociaux à longueur de journée. On n'imagine pas ici à quel point la consommation des réseaux sociaux peut être au centre de la vie d'un adolescent. On l'imagine de plus en plus, puisqu'on a le même problème en Europe. Mais ça a été effectivement déterminant. Là où il y a quelque chose qui cloche quand même, c'est que les démocrates ne pouvaient pas découvrir ce phénomène. En 2016 déjà, cette fois c'est une autre population qui avait été captée par les réseaux sociaux, c'était les seniors, par Facebook, le même Facebook qui vient de rejoindre le camp de Donald Trump contre toute attente. On a quand même l'impression que le camp démocrate dans cette campagne a été un peu lent à la comprenette quand même. Et évidemment, si le camp démocrate veut un avenir, il va falloir
[04:39:07] Speaker 2: prendre ça en main. Il va falloir faire ça vite, parce que les midterms, on l'a évoqué, les élections de mi-mandat, ça va arriver très vite, dans deux ans. Les démocrates qui vont peut-être rester en sourdine là quelques temps, parce que c'est vrai qu'on va rester assez focus sur la réponse de Donald Trump, c'est secret, executive order, qui ont déjà commencé à être signés, et puis la mise en application notamment des engagements de Donald Trump sur le front économique, sur le front migratoire aussi, ça ce sont les grosses attentes et les grandes interrogations qu'on a, nous aussi, journalistes. En tout cas, en attendant ici à Washington, l'heure, elle a la fête, les festivités qui sont loin d'être terminées, ça a commencé au début du week-end, ça va se terminer en fin de soirée, parce qu'il y a des balles, il va y avoir trois balles à l'issue de cette journée, et on imagine que Trump, qui a l'air assez bavard aujourd'hui, beaucoup plus que lors de sa première investissure, va encore s'exprimer, s'adresser à ses supporters, ce sera la prochaine séquence à vivre en direct sur nos antennes. Son discours, on ne s'avance pas en le disant, son discours au Capital One Arena, tout à l'heure, devant les 23 000 personnes qui ont fait le déplacement pour le voir et fêter ce comeback à Washington.
[04:40:08] Speaker 3: Cette population de républicains de Washington, dont l'effectif a été multiplié par 10 au cours des 24 heures, mais ça ne durera que 24 heures. Rassurez-vous, dans quelques heures, il y aura à nouveau 95% de dévouement. Le démocrate a la gueule de bois dans la capitale des Etats-Unis.
[04:40:25] Speaker 31: Merci Elisabeth Allain, Mathieu Mabin, et pendant ce temps-là, on déjeune autour de Donald Trump et Jay Devens, le président et vice-président des Etats-Unis, qui ont prêté serment aujourd'hui. C'est la fin de cette édition spéciale, le journal de l'Afrique. C'est dans un instant, à présent sur l'antenne de France 24. Il vous sera présenté comme chaque soir par Meriem Amelaltre. Bonne journée ou soirée à vous.
[04:40:51] Speaker 45: Sous-titrage Société Radio-Canada
We’re Ready to Help
Call or Book a Meeting Now