Zelensky to Europe at Davos: Act faster, act together (Full Transcript)

Ukraine’s president urges Europe to enforce sanctions, use frozen Russian assets, build defense capacity and back Kyiv with air defense and investment.
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[00:00:00] Speaker 1: On va devoir partir à Davos, écouter le président ukrainien, vous restez en ligne avec nous, merci d'être là.

[00:00:14] Speaker 2: Personne ne souhaiterait vivre ainsi, en répétant la même chose pendant des semaines, des mois et des années. Et pourtant, c'est exactement ainsi que nous vivons aujourd'hui. C'est notre vie. Et chaque forum, comme celui-ci encore, le prouve. L'année dernière, ici même, à Davos, j'ai conclu mon discours en disant que l'Europe doit savoir se défendre elle-même. Un an s'est écoulé depuis et rien n'a changé. Nous sommes toujours dans une situation où, encore, je dois répéter les mêmes choses. Et je me demande bien pourquoi. La réponse ne réside pas uniquement dans les menaces existantes ou potentiellement futures. Chaque année apporte son lot de nouveautés pour l'Europe et puis pour le monde entier. Tout le monde a tourné son attention vers le Groenland. Et il est clair que la plupart des dirigeants ne savent pas ce qui se passe. Tout simplement pas quoi faire. Il semblerait que tout le monde attend. Attend que les États-Unis se calment sur le sujet, avec l'espoir que la tempête passera. Mais si ce n'était pas le cas, que se passera-t-il ? Nous avons beaucoup parlé des manifestations récentes en Iran. Elles ont été noyées dans le sang. Le monde n'a pas suffisamment aidé le peuple iranien. Il est resté tout simplement à l'écart. En Europe, on a fêté Noël et puis on a fêté le Nouvel An.

[00:02:08] Speaker 3: On a fêté les fêtes de fin d'année.

[00:02:11] Speaker 2: Lorsque les politiciens sont revenus au travail, ils ont commencé à essayer d'affiner leur opinion. Mais l'Ayatollah avait déjà tué des milliers de personnes. Et que deviendra l'Iran après ce bas de sang ? Le régime survit. Eh bien, ce sera un message très clair envoyé à tous les tyrans. Tuez suffisamment de gens et vous resterez au pouvoir. Qui en Europe a besoin que ce message devienne réalité ? Et pourtant, l'Europe n'a même pas essayé d'élaborer sa propre réponse. Alors, regardons maintenant du côté de l'hémisphère occidental, le président Trump a mené une opération au Venezuela. Maduro a été arrêté. On a entendu différents points de vue. Le fait est que Maduro est aujourd'hui jugé à New York. Excusez-moi, mais Poutine, lui, n'est pas jugé. Nous sommes dans notre quatrième année de cette grande guerre en Europe, la plus grande guerre depuis la Seconde Guerre mondiale. Et l'homme qui l'a déclenché est non seulement libre, mais il continue à se battre pour récupérer l'argent gelé en Europe. Vous savez quoi ? Avec un certain succès, c'est Poutine. Il tente de décider comment les avoirs russes qui ont été gelés devraient être utilisés, et non pas ceux qui ont le pouvoir de les punir, de les sanctionner pour cette guerre. Heureusement, l'Union européenne a décidé de geler les avoirs russes pour une durée indéterminée, et je lui en suis très reconnaissant. Merci, Ursula, Antonio, et à tous les autres dirigeants qui ont contribué à cette décision. Mais lorsque le moment est venu d'utiliser ces avoirs pour se défendre contre l'agression russe, la décision a été bloquée. Poutine a réussi à arrêter l'Europe, malheureusement. Ensuite, en raison de la position des États-Unis, les gens évitent désormais d'aborder le sujet de la Cour pénale internationale. Et c'est bien compréhensible, c'est la position historique des États-Unis. Mais en même temps, aucun progrès réel. La décision de l'Union européenne a encore été accomplie dans la mise en place d'un tribunal spécial pour juger l'agression russe contre l'Ukraine. Nous avons un accord. De nombreuses réunions ont eu lieu, mais l'Europe n'a toujours pas réussi à trouver un siège, un lieu pour ce tribunal avec du personnel et des activités concrètes à l'intérieur. Alors, que manque-t-il ? Du temps ou de la volonté politique ? Trop souvent, en Europe, il y a toujours quelque chose de plus urgent que la justice. Aujourd'hui, nous travaillons activement avec nos partenaires sur les garanties de sécurité, et je leur en suis reconnaissant. Mais, mais, celles-ci sont pour après la guerre, une fois que celle-ci sera terminée. Une fois que le cessez-le-feu entrera en vigueur, il y aura des contingents et des patrouilles conjointes, et les drapeaux des partenaires flotteront sur le sol ukrainien. Nous avons une très bonne initiative et un signal positif que le Royaume-Uni et la France sont prêtes à engager leurs forces sur le terrain, et un premier accord a déjà été conclu à ce sujet. Merci, Kir. Merci, Emmanuel, et merci à tous les dirigeants de notre coalition. Nous faisons tout ce qui est en notre possible pour que notre coalition des volontaires devienne véritablement une coalition d'action. Encore une fois, tout le monde est très positif. Mais, il y a toujours un mais. Le problème du président Trump est nécessaire, et encore une fois, aucune garantie de sécurité ne peut fonctionner sans les États-Unis. Alors, qu'en est-il de ce cessez-le-feu ? Qui peut contribuer à le mettre en place ? Alors, en Europe, on adore discuter de l'avenir, mais on évite d'agir aujourd'hui, alors que les actions d'aujourd'hui sont celles qui déterminent l'avenir. C'est là le problème. Pourquoi le président Trump peut-il agir ? Il faut arrêter les pétroliers de la flotte fantôme et saisir le pétrole, et pas l'Europe. Le pétrole russe est transporté le long des côtes européennes. Ce pétrole, qui finance la guerre contre l'Ukraine, ce pétrole contribue à déstabiliser l'Europe. Il faut donc arrêter et confisquer le pétrole russe, puis le vendre au profit de l'Europe. Pourquoi pas ?

[00:06:48] Speaker 3: Si Poutine n'a pas d'argent, il n'y a pas de guerre contre l'Europe.

[00:06:55] Speaker 2: Si l'Europe a de l'argent, elle peut protéger sa population. A l'heure actuelle, ses pétroliers rapportent de l'argent à Poutine, ce qui signifie que la Russie continue de mener son programme. Ensuite, je l'ai déjà dit, et je le répète encore, l'Europe a besoin de forces armées unifiées, des forces armées capables de véritablement défendre l'Europe. Aujourd'hui, l'Europe se repose uniquement sur la conviction que si un danger survient, l'OTAN agira. Mais personne n'a jamais vraiment vu l'alliance en action. Si Poutine décide de s'emparer de la Lituanie ou de frapper la Pologne, qui répondra ? Qui répondra ? A l'heure actuelle, l'OTAN existe grâce à la conviction que les États-Unis agiront, qu'ils ne resteront pas à l'écart, et qu'ils apporteront leur aide. Mais que se passerait-il s'ils ne le faisaient pas ? Croyez-moi, cette question est dans l'esprit de tous les dirigeants européens. Certains tentent de se rapprocher du Président Trump, c'est vrai. D'autres attendent en espérant que le problème finira par disparaître. D'autres encore vont commencer à agir en investissant dans la production d'armes, en établissant des partenariats. En obtenant le soutien du public pour augmenter les dépenses de défense. Mais rappelons-nous ceci, avant que les États-Unis ne fassent pression sur l'Europe pour qu'elle augmente ses dépenses de défense, la plupart des pays n'essaient même pas d'atteindre 5% du PIB. L'Europe doit savoir se défendre seule. Si vous envoyez 30 ou 40 soldats au Groenland, Si vous envoyez 30 ou 40 soldats au Groenland, Quelle mission pose-t-elle ?

[00:08:55] Speaker 3: Et dans quel but ?

[00:08:56] Speaker 2: Quels messages cela envoie-t-il ? Quel message cela envoient-il à Poutine, et à la Chine ? Et surtout, quels messages cela envoie aux Danarques ? Qui est votre proche allié. Soit vous déclarez que les bases européennes protégeront la région. Soit vous déclarerez que les bases européennes protégeront la région. protégeront la région contre la Russie et la Chine et vous établissez ces bases, soit vous risquez de ne pas être pris au sérieux car 30 ou 40 soldats ne protégeront rien du tout. Nous savons quoi faire. Si des navires de guerre russes naviguent librement autour du Groenland, l'Ukraine peut aider. Nous avons l'expertise, nous avons les armes nécessaires pour faire en sorte qu'aucun de ces navires ne reste. Ils peuvent couler près du Groenland tout comme ils le font près de la Crimée. Pas de problème, nous avons les outils et les personnes nécessaires pour le faire. Pour nous, vous savez, la mer n'est pas la première ligne de défense, nous pouvons donc agir et nous savons comment nous battre là-bas. Si on nous le demandait et si l'Ukraine faisait partie de l'OTAN, ce qui n'est pas le cas. Nous arriverions à résoudre ce problème avec les navires russes. Quant à l'Iran, le monde attend de voir ce que fera l'Amérique. Le monde n'a rien à offrir, l'Europe n'a rien à offrir et ne souhaite tout simplement pas s'impliquer dans cette question en tant que soutien du peuple iranien et de la démocratie dont le peuple iranien a besoin. Mais lorsque vous refusez d'aider un peuple qui se bat pour sa liberté, les conséquences se retournent et elles sont toujours, toujours négatives. La Biélorussie, en 2020, en est le parfait exemple. Personne n'a aidé son peuple. Et maintenant, des missiles russes Oreshnik sont déployés en Biélorussie à portée de la plupart des capitales européennes. Cela ne se serait pas produit si le peuple biélorusse avait gagné en 2020. Nous l'avons répété à plusieurs reprises à nos partenaires européens. Agissez maintenant contre ces missiles en Biélorussie. Les missiles ne sont jamais... Ils ne sont jamais là pour faire de la décoration. L'Europe reste toujours en mode Groenland. Peut-être, un jour, quelqu'un fera quelque chose, qui sait ? La question du pétrole russe est exactement la même. C'est une bonne chose que de nombreuses sanctions aient été prises. Le pétrole russe devient moins cher, mais le flux de pétrole ne s'est pas arrêté. Les entreprises russes qui financent la machine de guerre de Poutine continuent à flotter. Les entreprises russes qui financent la machine de guerre de Poutine continuent à flotter. Les entreprises russes qui financent la machine de guerre de Poutine continuent à flotter. open in the press open in the presses open in the обще et die hall open in the emails open in the súp open in the ó dónde open in the ó était open in the ó était open in the ó était sera toujours en réaction. L'Europe sera toujours obligée de rattraper son retard face aux nouveaux dangers et aux nouvelles attaques. Nous voyons tous que les forces qui tentent de détruire l'Europe ne perdent pas un seul jour. Elles opèrent librement, même à l'intérieur de l'Europe. Chaque victor qui vit de l'argent européen tout en essayant de vendre les intérêts européens mérite une bonne gifle. S'il se sent à l'aise à Moscou, cela ne signifie pas que nous devons laisser les capitales européennes devenir de petits Moscou. Nous devons nous rappeler ce qui nous sépare de la Russie. La ligne de conflit la plus fondamentale entre la Russie et l'Ukraine et toute l'Europe est la suivante. La Russie se bat pour dévaloriser les peuples pour s'assurer que lorsque les dictateurs veulent détruire quelqu'un, ils peuvent. Mais ils doivent perdre le pouvoir et non pas le gagner. Par exemple, les missiles russes ne sont produits que parce qu'il existe des moyens de contourner aujourd'hui les sanctions imposées sur la Russie. Tout le monde voit comment la Russie tente de geler les Ukrainiens. Il fait aujourd'hui moins 20 degrés chez nous. La Russie ne pourrait pas construire de missiles balistiques ou de missiles de croisière sans les composants essentiels dont on a besoin en provenance d'autres pays. Pas simplement la Chine. Trop souvent, les gens se cachent derrière l'excuse selon laquelle la Chine aide la Russie. Oui, c'est vrai, la Chine aide la Russie. Mais pas seulement la Chine. La Russie se procure des composants auprès d'autres entreprises. En Europe, aux États-Unis, Et à Taïwan. À l'heure où je vous parle, nombreux sont ceux qui investissent dans la stabilité autour de Taïwan pour éviter la guerre. Mais les entreprises taïwanaises peuvent-elles cesser de fournir des composants électriques à la Russie ? L'Europe ne dit presque rien. L'Amérique ne dit quasiment rien. Et Poutine continue à fabriquer ses missiles. Alors je remercie tous les pays et toutes les entreprises aujourd'hui qui aident l'Ukraine à réparer son système énergétique. Merci. Merci à tous ceux qui soutiennent le programme Pearl, qui nous aident à acheter des missiles Patriot. Mais ne serait-il pas moins coûteux et plus facile de simplement priver la Russie des composants dont elle a besoin pour produire ses propres missiles ? Ou même détruire les usines qui fabriquent ces missiles ? L'année dernière, la plupart du temps a été consacrée à discuter des armes à longue portée pour l'Ukraine. Et tout le monde disait que la solution, elle était à portée de main. Aujourd'hui, plus personne n'en parle. Par contre, les missiles russes et les Shaïns sont toujours là. Et nous avons toujours les coordonnées des usines. Et aujourd'hui, ils visent l'Ukraine. Demain, ils pourraient viser n'importe quel pays de l'OTAN. Et ici, en Europe, on nous conseille de ne pas mentionner les Tomahawks aux Américains, tout simplement pour ne pas gâcher l'ambiance. On nous dit de ne surtout pas parler des missiles Taurus. Mais le sujet est toujours... Quand il s'agit de la Turquie, les diplomates nous disent d'essayer de ne pas offenser la Grèce. Quand il s'agit de la Grèce, ils disent attention, ne pas offenser la Turquie. En Europe, les disputes internes sont sans fin. Et les non-dits sont légions, ce qui empêche l'Europe de s'unir et de parler franchement pour trouver de vraies solutions. Trop souvent, les Européens se retournent les uns contre les autres, dirigeants. Parti, mouvement et communauté, au lieu de s'unir pour arrêter la Russie qui apporte la même destruction à tout le monde. Au lieu de devenir une véritable puissance mondiale, l'Europe reste un magnifique kaléidoscope fragmenté de petites et de moyennes puissances. Au lieu de prendre l'initiative de défendre la liberté dans le monde entier, en particulier lorsque les Américains sont occupés à faire d'autres choses, l'Europe semble bien perdue, essayant de convaincre le président américain de changer. Vous savez quoi ? Il ne changera pas. Le président Trump aime qui il est.

[00:17:13] Speaker 3: Et il dit qu'il aime l'Europe, mais il n'écoutera pas cette Europe-là.

[00:17:19] Speaker 4: Un des plus gros problèmes pour l'Europe d'aujourd'hui, même si on n'en parle pas très souvent, c'est l'état d'esprit. Certains dirigeants européens sont européens, mais pas forcément pro-européens. Et on ne parle pas juste de géographie, d'histoire ou de transition. Pas de grande puissance. Certains européens sont très puissants. Très puissants. Il y en a beaucoup qui disent, il faut que nous restions debout, que nous soyons forts. Mais ils veulent toujours que quelqu'un leur dise à quel point ils doivent se tenir comme ça debout.

[00:17:59] Speaker 3: Préventivement, jusqu'à la prochaine.

[00:18:01] Speaker 4: De préférence, au moins jusqu'à la prochaine élection. Ce n'est pas comme ça que marche une vraie puissance, à mon sens. Les dirigeants disent, oui, mais nous devons défendre les intérêts européens. En espérant que quelqu'un d'autre le fera à leur place. Et quand ils parlent de valeur, ils veulent souvent dire ce qu'il y a de la valeur. Ils disent tous, nous avons besoin que quelque chose remplace l'ancien ordre mondial. Mais où est cette première ligne de justice ? C'est la première ligne de dirigeants qui sont prêts à agir et à agir tout de suite, dans l'air, sur terre et sur mer, pour construire ce nouvel ordre mondial. On ne peut pas construire un ordre mondial avec des mots. Il n'y a que des actions qui le permettent. Aujourd'hui, l'Amérique a lancé son conseil de la paix. L'Ukraine a été invitée, la Russie aussi. Le Bélarus, alors que la guerre n'a pas encore cessé.

[00:18:59] Speaker 3: Il n'y a pas encore de guerre.

[00:19:00] Speaker 4: Nous n'en sommes même pas encore à un cessez-le-feu. J'ai bien vu qui a rejoint ce conseil. Chacun a sans doute ses raisons. Mais il reste que l'Europe n'a même pas réussi à déterminer une position unifiée sur cette idée américaine. Peut-être que ce soir, lors de la réunion du Conseil européen, quelque chose sera décidé. Mais les documents ont déjà été signés ce matin. Et ce soir, ils vont peut-être aussi décider quelque chose. Il y a une chose pour le Groenland. Mais hier soir, Mark Rutte part à discuter avec le président Trump. Merci Mark pour votre productivité. L'Amérique est déjà en train de changer de position, mais on ne sait pas encore comment. Alors les choses bougent plus vite que l'Europe. Le monde bouge plus vite que l'Europe. Comment est-ce que l'Europe peut garder le rythme ? Chers amis, il ne faut pas que nous nous contenions à des rôles secondaires. Pas quand nous avons cette chance. Ce qui nous est offert d'être ensemble, une superpuissance. Il ne faut pas accepter que l'Europe n'est qu'une petite Macédoine de puissance moyenne assaisonnée par les ennemis de l'Europe. Quand nous sommes unis, nous sommes véritablement invincibles. L'Europe peut et doit être une force mondiale. Pas une qui réagit toujours avec un temps de retard, mais une qui définit l'avenir. Cela aiderait tout le monde du Moyen-Orient. Cela aiderait l'Europe elle-même, parce que les défis auxquels nous font face sont des défis qui menacent nos modes de vie européens. Là où les gens comptent, où les nations comptent. L'Europe peut aider à construire un monde meilleur. L'Europe doit construire un monde meilleur. Un monde sans guerre, bien sûr. Pour cela, l'Europe doit être forte. Pour cela, il faut que nous agissions ensemble. Et que nous agissions vite. Et surtout, nous devons avoir le courage d'agir. Et nous travaillons activement pour trouver des solutions, des solutions réelles. Aujourd'hui, nous avons rencontré le président Trump. Nos équipes travaillent quasiment tous les jours dessus. Ce n'est pas simple. Les documents qui visent à mettre fin à cette guerre sont quasiment prêts. Et ça, ça compte vraiment.

[00:21:29] Speaker 3: L'Ukraine travaille de façon honnête et déterminée.

[00:21:33] Speaker 4: Et cela apporte des résultats. La Russie doit aussi être prête à mettre fin à cette guerre. A cesser cette agression. Cette agression russe. Cette guerre russe contre nous. Donc la pression doit être suffisamment forte. Et le soutien à l'Ukraine doit être encore plus fort. Nos précédentes réunions avec le président Trump nous ont permis d'obtenir des missiles solaires. Aujourd'hui, nous avons parlé de la protection du ciel. Pour protéger des vies. J'espère que l'Amérique continuera de se tenir à nos côtés. Et pour cela, l'Europe doit être forte.

[00:22:15] Speaker 3: L'Ukraine est prête à aider.

[00:22:20] Speaker 4: A aider tout ce qui permettrait de garantir la paix et de prévenir les destructions. Nous sommes prêts à aider les autres à se renforcer. Nous sommes prêts à faire partie d'une Europe qui compte vraiment. Une Europe de vraie puissance. Une grande puissance. Aujourd'hui, nous avons besoin de cette puissance pour protéger notre propre indépendance. Mais vous avez besoin de l'indépendance ukrainienne vous aussi. Parce que demain, vous aurez peut-être à défendre votre propre mode de vie. Quand l'Ukraine est avec vous, personne ne pourra se servir de vous comme d'un paillasson. Et l'Ukraine est avec vous. Et vous aurez toujours les moyens d'agir, et d'agir en temps et en heure. C'est très important. Agir en temps et en heure. Chers amis, aujourd'hui, c'est l'une des dernières journées de Davos, mais certainement pas le dernier sommet de Davos. Tout le monde est d'accord pour le dire. Il y a beaucoup de gens qui pensent que d'une certaine façon, les choses finiront bien par se résoudre par elles-mêmes. Mais on ne peut pas compter sur ce d'une façon ou d'une autre. La vraie sécurité n'existe pas que la confiance. La confiance dans un partenaire ou la confiance dans la chance. Aucune discussion intellectuelle n'a la capacité de faire cesser une guerre. C'est agir qu'il faut. L'ordre du monde découle de l'action. Nous avons simplement besoin du courage d'agir. Sans agir aujourd'hui, il n'y aura pas de lendemain. Mettons fin à ce jour sans fin. Et oui, c'est possible. Merci. Slava Ukraïn. Applaudissements.

[00:24:36] Speaker 1: Voilà pour cette prise de parole du président ukrainien Volodymyr Zelensky. La critique est acerbe. Les mots sont durs. Rarement on aura vu le président ukrainien aussi agacé par les Européens. Je vous lisais les critiques qui ont été virulentes. On va écouter le président ukrainien qui répond aux questions à Davos, au Forum économique mondial.

[00:24:57] Speaker 4: Je pense qu'il méritait vraiment cette standing ovation. Nous sommes ravis de vous voir ici à nouveau. Comment s'est passé votre réunion avec le président Trump ?

[00:25:10] Speaker 5: Pour être honnête ?

[00:25:11] Speaker 4: Mais bien sûr, pour être honnête. Franchement, est-ce que c'était dans l'intérêt de votre pays ? Oui, c'était dans l'intérêt de mon pays.

[00:25:19] Speaker 5: Ça, je n'en doute pas un instant.

[00:25:24] Speaker 4: La réunion s'est bien passée. Et merci au président. Et je le remercie d'avoir trouvé du temps à nous accorder.

[00:25:33] Speaker 3: Vous savez, aujourd'hui, j'ai rencontré mes équipes. Ils ont parlé avec les équipes des Américains.

[00:25:41] Speaker 4: Et puis avant ma réunion avec le président Trump, mes équipes ont passé beaucoup de temps avec les Américains. Et même, je voulais demander au président Trump de peut-être leur donner des passeports américains, parce qu'ils passent vraiment beaucoup de temps avec eux. Mais plus sérieusement, c'est une réunion très importante. Nous avons besoin d'avoir à bord, sur notre bateau, notre bateau qui navigue vers la paix, nous avons besoin que les États-Unis soient à bord de ce bateau. Pour l'avenir, pour les garanties de sécurité, l'Europe doit être plus forte. Mais l'Europe aura besoin de temps. Et l'Amérique est déjà très puissante, très forte.

[00:26:23] Speaker 3: Et je dirais que nos équipes ont bien travaillé. Et je pense qu'on est un peu là au dernier kilomètre.

[00:26:32] Speaker 4: Le dernier kilomètre est toujours le plus difficile. Et quand on dialogue avec un président, moi, mon rôle, c'est de défendre l'intérêt de mon pays.

[00:26:43] Speaker 3: C'est pour ça que le dialogue n'est pas forcément simple.

[00:26:45] Speaker 4: Mais aujourd'hui, il a été positif. Et voilà, ça suffit. Je crois que c'est une bonne réponse. Alors, on sait que Jared Kushner et que le représentant spécial, Steve Witkoff, cet après-midi, sont en route pour Moscou. Oui. J'ai l'impression qu'on parle aussi du moment où la Russie sera disposée à faire cesser le conflit. Et c'est très difficile de savoir ce que M. Poutine a dans la tête. A votre avis, quels sont les calculs que fait Moscou en ce moment ?

[00:27:40] Speaker 3: Oui, l'équipe américaine se rend à Moscou aujourd'hui.

[00:27:44] Speaker 4: Ils ont attendu que cette réunion ait lieu avec le président Trump. Et maintenant, ils vont partir. Et mon équipe va rencontrer l'équipe américaine. Et il y aura peut-être la première réunion trilatérale demain, après-demain. Une réunion de deux jours. Et puis, j'espère que Emrys est au courant. Parfois, on a un petit peu, évidemment, des surprises côté américain.

[00:28:15] Speaker 3: Mais en tout cas, ils vont y aller. Je pense que c'est une bonne chose, au niveau tactique, d'entamer ces réunions trilatérales.

[00:28:26] Speaker 4: Et j'espère qu'on va pouvoir trouver...

[00:28:29] Speaker 3: Enfin, je ne sais pas, les Russes doivent être prêts à faire des compromis. Tout le monde doit être prêt, pas que l'Ukraine. C'est important pour nous. Et donc, nous verrons bien ce que seront les résultats.

[00:28:44] Speaker 4: Mais nos équipes ont rencontré aujourd'hui les Américains.

[00:28:49] Speaker 3: Ensuite, les Américains vont rencontrer les Russes demain. Ou ce soir, je ne sais pas. Peut-être que Poutine dort.

[00:28:58] Speaker 4: Vous avez dit que personne ne sait ce qu'il a dans la tête.

[00:29:01] Speaker 5: Peut-être qu'ils vont devoir attendre un petit peu avant le début de la réunion.

[00:29:09] Speaker 3: Je l'ignore.

[00:29:11] Speaker 4: Et puis, demain et après-demain, nos équipes assisteront des réunions trilatérales. C'est mieux que de n'avoir aucun dialogue. Chez nous, les gens vivent sans électricité. La situation est très difficile.

[00:29:26] Speaker 3: Mais les Russes aussi sont dans une situation difficile.

[00:29:30] Speaker 4: Nous ripostons à leurs attaques. Donc, si Dieu le veut, la guerre va s'arrêter. Et si Dieu le veut, cette guerre cessera, je l'espère.

[00:29:49] Speaker 5: Quel est maintenant le plus difficile pour l'Ukraine ? On sait que votre système énergétique, votre système électrique est attaqué.

[00:30:00] Speaker 4: Mais il y a aussi de nombreux essais aux frontières. La situation actuelle est peut-être plus difficile qu'il y a un an.

[00:30:13] Speaker 3: Oui, la Russie s'attaque à notre énergie.

[00:30:18] Speaker 4: C'est leur priorité. Ce n'est pas un secret. Ce n'est pas par hasard. C'est leur objectif de créer des blackouts en Ukraine.

[00:30:26] Speaker 3: Ils attaquent principalement les civils.

[00:30:31] Speaker 4: Ils n'utilisent pas beaucoup de missiles qui coûtent très cher. Ce n'est pas un secret. Ceux dont je parlais, ils ne les utilisent pas sur le front. Ils les utilisent à l'arrière. Contre des civils, des infrastructures critiques civiles.

[00:30:42] Speaker 3: Et les hôpitaux, les maternelles, les écoles. Mais surtout, il y a tout cet aspect technique.

[00:30:54] Speaker 4: Toute cette destruction des systèmes de chauffage, de l'alimentation en eau, en électricité, tout ça.

[00:31:04] Speaker 3: C'est là où nous en sommes.

[00:31:06] Speaker 4: C'est le vrai visage de la Russie.

[00:31:08] Speaker 3: C'est le visage de cette guerre. Nous avons des systèmes de défense.

[00:31:13] Speaker 4: Nous avons créé, grâce à de bonnes idées, nous avons des drones intercepteurs. Nous les produisons. Nous en produisons à peu près 1000 par jour. Environ.

[00:31:26] Speaker 3: Mais ça ne suffit pas. Ça ne suffit toujours pas. La Russie a à peu près 500 drones iraniens qu'elle peut lancer chaque jour.

[00:31:41] Speaker 4: Et des douzaines de missiles, de missiles balistiques. Et même ces systèmes que les partenaires nous donnent. Bien sûr, ils pourraient nous en donner plus. Et j'en ai parlé avec le Président Trump aujourd'hui. Je lui en ai reparlé. Et j'espère... Mes dernières paroles.

[00:31:58] Speaker 3: Vous savez, comme on dit en Ukraine, les gens ne se souviennent que des dernières paroles qui ont été prononcées.

[00:32:06] Speaker 4: Moi, les dernières paroles que j'ai prononcées, et je l'ai dit plusieurs fois au Président Trump, je lui ai dit, n'oubliez pas la défense aérienne.

[00:32:14] Speaker 3: N'oubliez pas les patriotes. C'est très important pour nous. Très important pour cet hiver. Je pense que toutes ces attaques... Je ne dirais pas que ces attaques nous renforcent. Puisqu'évidemment, il s'agit de notre peuple.

[00:32:31] Speaker 4: Notre peuple est en mode survie. De toute façon. C'est un peuple héroïque. Des civils, des militaires.

[00:32:41] Speaker 3: En tout cas, ce ne sont pas eux qui perdent cette guerre.

[00:32:46] Speaker 4: Ils se battent pour leur famille, pour leur foyer, et pour leur liberté, bien sûr. Seriez-vous disposé à nous dire quelque chose sur la situation à l'extrême droite ? Vous voulez dire qu'on a une ligne de contact ? Oui, c'est ça. Oui, c'est la Russie qui souhaite y mettre une frontière. Nous, on appelle ça une ligne de contact. Non, non. Ce n'est pas la première fois qu'il y a ce malentendu. Oui, enfin, pour en revenir à cette ligne de front.

[00:33:16] Speaker 5: Écoutez.

[00:33:21] Speaker 3: Là encore, on parle de technologie.

[00:33:24] Speaker 4: Alors, j'avais envie de vous montrer. Je crois qu'il y a eu un petit problème technique. Mais j'avais envie de vous montrer comment ça marche. Comment on peut suivre cette guerre en ligne. Comment on peut voir nos ennemis. Comment on peut voir nos pertes. Comment on peut voir les pertes russes. Les pertes russes sont énormes.

[00:33:43] Speaker 3: Plus élevées que jamais. Donc, les vraies statistiques, c'est 35 000 morts par mois.

[00:33:50] Speaker 4: 35 000 soldats. L'année dernière. Le même mois, c'était à peu près 13-14 000. La Russie semble ne pas y penser. Mais nous, on y pense.

[00:34:06] Speaker 3: On pense à leurs pertes.

[00:34:08] Speaker 4: On sait qu'ils mobilisent 43 000 hommes par mois. Et ensuite, ils en perdent 45.

[00:34:15] Speaker 3: Sur ces 43, il faut savoir qu'il y en a 10 à 15 % qui s'enfuient. D'autres sont blessés.

[00:34:26] Speaker 4: Mais leur armée a cessé de croître. Ça, c'est important. Et tout cela grâce à notre technologie de drone. Et aux opérateurs de ces drones. Mais de toute façon, nous souhaitons que cette guerre s'arrête dès demain. Bien sûr. Mais si la guerre devait continuer, la Russie commencerait à perdre des troupes. Son armée se réduirait. Ou alors, Poutine déciderait de mobiliser tout son pays.

[00:35:00] Speaker 5: Une dernière question.

[00:35:04] Speaker 3: Je sais que vous devez retourner à Kiev.

[00:35:09] Speaker 5: Ce n'était pas intéressant.

[00:35:14] Speaker 2: Je regarde ma montre. Et j'aurais aimé pouvoir continuer pendant 15-20 minutes. Je ne sais pas. Je ne sais pas. Mais pas plus. 15 minutes ? Non, non, non. Allez-y, allez-y. Une dernière question. Une dernière question. Vous avez raison. Alors, comment les personnes présentes ici, au Forum économique de Davos, peuvent-elles vous aider ? Vous avez entendu les applaudissements. Vous avez eu une standing ovation. Je pense que c'est un signe de solidarité vis-à-vis de l'Ukraine. Vous savez, défendre l'Ukraine coûte très cher. Si, pendant le Forum économique de Davos, nous pouvons trouver des entreprises qui sont prêtes à s'implanter en Ukraine, ouvrir des bureaux, ce serait un signe de confiance, confiance notamment en la paix, une paix future. Oui, oui, il y a des risques. Je ne le nie pas. Il y a quelques risques. Nous souhaitons être honnêtes, tout simplement. Mais en même temps, nous avons besoin de vos entreprises, parce que ce serait un formidable signe de confiance, de confiance en l'Ukraine aujourd'hui et surtout en l'Ukraine après la guerre. Ce serait nous donner une formidable chance, créer de l'emploi chez nous. Et je pense que c'est la chose la plus importante dont nous avons besoin aujourd'hui. Nous n'avons pas besoin de mots, nous avons besoin de soutien. Nous avons besoin d'argent, d'investissement et d'emploi. Venez souvent et revenez souvent en Ukraine. Merci beaucoup Monsieur le Président, merci.

[00:36:57] Speaker 1: Applaudissements Voilà pour cette longue prise de parole du président ukrainien Volodymyr Zelensky à Davos, le président ukrainien qui a eu des mots très durs pour les Européens. L'Europe est fragmentée et perdue face à Donald Trump. Il faut qu'elle ait le courage d'agir. En Europe, les disputes sont sans fin et les non-dits sont légion. Rarement donc on aura entendu le président ukrainien aussi acerbe avec les Européens, Karim.

[00:37:30] Speaker 6: C'est vrai, une Europe qui a toujours un train de retard, à en croire Volodymyr Zelensky, qui n'agit pas. Il a souligné que les discussions d'intellectuels n'ont jamais arrêté un conflit. Il a donné un certain nombre d'exemples en expliquant pourquoi Donald Trump est capable d'arrêter un pétrolier russe de la flotte fantôme et pourquoi les Européens ne le sont pas. Alors au moment où il s'exprimait, on a appris que la France avait arraisonné en Méditerranée un pétrolier russe. Mais en tout cas, il a voulu mettre en exergue l'inaction d'une Europe qui, pendant trop longtemps, a considéré que, de toute manière, tant que les États-Unis seraient là et si elle était face à une menace existentielle, les Américains interviendraient. Alors finalement, il a dressé l'image d'une Europe faible, incapable de se défendre et qui, selon lui, malheureusement, n'utilise pas les moyens et la puissance qu'elle pourrait déployer pour faire face à tous les dangers qui pourraient la guetter. Il a aussi pointé du doigt des dirigeants européens qui sont européens, mais pas pro-européens. En quelque sorte, il a dressé le portrait d'une Europe qui n'a jamais réussi à se construire jusqu'au bout pour être en capacité d'être une grande puissance. Parce qu'il estime que c'est possible pour l'Europe qui doit, finalement, couper le cordon ombilical avec les États-Unis. Et aujourd'hui, même s'il considère que l'Amérique doit être aux côtés de l'Ukraine, il a utilisé une métaphore en expliquant que les Américains devaient être à bord du bateau qui naviguait vers la paix. On a bien compris, finalement, toutes les désillusions qu'il a pu ressentir face à une Europe qui est présente depuis quatre ans, mais qui n'est pas présente de façon déterminante.

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Transcript of remarks and Q&A by Ukrainian President Volodymyr Zelensky at the World Economic Forum in Davos, followed by commentators summarizing his message. Zelensky criticizes Europe for being slow, fragmented, and reactive, arguing it must become capable of defending itself and acting decisively without always waiting for the United States. He calls for stronger sanctions enforcement (including stopping Russia’s “shadow fleet” oil tankers), use of frozen Russian assets, tighter export controls on missile components, and faster creation of a special tribunal to prosecute Russian aggression. He emphasizes that security guarantees and a ceasefire cannot work without U.S. involvement, while praising France and the UK for willingness to contribute forces post‑ceasefire. In Q&A he describes talks with President Trump as positive and near the “last kilometer” toward documents aimed at ending the war, underscores urgent needs for air defense (Patriot systems), and details Russia’s attacks on Ukraine’s energy infrastructure and civilian targets. He appeals for concrete support—investment, jobs, and business presence in Ukraine—rather than words. French analysts note the unusually sharp tone toward Europeans and interpret his remarks as a push for Europe to “cut the cord” and become a true power able to keep pace with fast-moving geopolitics.
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Zelensky at Davos: Europe must act, not wait
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Arow Key Takeaways
  • Zelensky argues Europe remains reactive and must develop unified armed forces and the political will to act quickly.
  • He urges Europe to stop and seize Russian ‘shadow fleet’ oil shipments and use proceeds to bolster European security.
  • Frozen Russian assets should be used more decisively to support Ukraine’s defense; legal and political blockage benefits Putin.
  • Europe has not moved fast enough on a special tribunal to prosecute Russian aggression, prioritizing ‘something more urgent’ over justice.
  • Security guarantees and a durable ceasefire are unlikely without U.S. participation; Zelensky seeks Washington ‘on board’ while Europe builds capacity.
  • Russia’s strategy targets Ukraine’s civilians and energy system; Ukraine needs more air-defense, especially Patriot systems.
  • Sanctions evasion enables Russia’s missile production; tighter export controls (including from Western and Taiwanese firms) are needed.
  • He calls for fewer European internal disputes and greater unity to deter Russia and broader authoritarian threats.
  • Beyond military aid, Zelensky asks Davos participants for investment and business presence in Ukraine as a signal of confidence and a source of jobs.
Arow Sentiments
Negative: The tone is urgent and admonishing, highlighting European inaction, fragmentation, and delays on sanctions, justice mechanisms, and defense preparedness; it is tempered by some gratitude and cautious optimism about U.S. talks and allied initiatives.
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