49.3 pushes France’s 2026 budget past censure votes (Full Transcript)

Two no-confidence motions fail as the PM invokes 49.3 to advance the 2026 finance bill amid shaky majorities and public fatigue.
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[00:00:00] Speaker 1: Le gouvernement français n'est pas tombé. Les deux motions de censure ont été rejetées. C'était une journée et ça reste une journée cruciale pour Sébastien Lecornu qui espère clore définitivement la séquence budgétaire d'ici trois semaines quitte à engager la responsabilité du gouvernement. C'est chose faite avec aujourd'hui le volet dépenses. On en parle avec vous, Johan Baudin, le Premier ministre qui a décidé à nouveau d'employer le 49.3 aujourd'hui.

[00:00:32] Speaker 2: – Oui, effectivement, un deuxième 49.3 sur la partie dépenses. Et sur la partie recettes, les deux motions de censure ont été rejetées. 269 voix pour la censure. Pour la première motion déposée par LFI, les communistes et les écologistes, elle a été rejetée, mais c'est plus qu'attendu. Cela s'est joué à 19 voix d'écart, car il faut 288 voix pour faire chuter le gouvernement. Il y a eu des dissidents. Parmi le PS et les Républicains, la deuxième motion de censure déposée par le RN a aussi été rejetée, mais encore avec beaucoup moins de voix puisque LFI et la gauche ne votent jamais. Une motion déposée par le RN a obtenu 142 voix. Les premiers obstacles ont donc été franchis pour Sébastien Lecornu. Et c'est un peu le début de la fin de ce marathon pour le chef du gouvernement qu'est l'adoption de ce projet de loi de finances 2026. Sébastien Lecornu, à la tribune, a défendu un texte de compromis. Ce n'est pas le texte de personne, c'est le texte de tout le monde. Les socialistes se sont donc largement abstenus. Ils ont puni des concessions comme les repas universitaires à 1 euro, 2000 postes dans l'éducation nationale ou le doublement du rendement de la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises. C'est un budget passable. Nous le laisserons passer, à temps entendu, de la part d'un cadre du Parti socialiste. L'LR, eux aussi, ne se sont pas joints à la motion de censure, même si le socle commun fait grise-mine. Le patron de l'LR, Bruno Retailleau, qualifie cette mouture de budget socialiste. Le patron de l'LR, à l'Assemblée, Laurent Wauquiez, lui, parle d'un texte imparfait. Quelques demandes du socle commun ont été conservées, comme le refus d'une taxe sur les holdings ou le maintien de l'abattement de 10% pour les retraités. Nous avons besoin d'un budget pour nos armées, pour nos agriculteurs, a affirmé Nicolas Bay à la tribune de l'Assemblée nationale. Le Premier ministre a dégainé un deuxième 49.3, cette fois-ci sur la partie dépenses. Et là, les LR devraient retrouver un peu plus de couleur, notamment avec les engagements visant à réduire le train de vie de l'Etat. Sans surprise, LFI et l'ERN devraient également déposer des motions de censure qui seront examinées en début de semaine prochaine, mais elles aussi ne devraient pas aboutir. Après un passage au Sénat, il y aura un ultime 49.3 à l'Assemblée pour faire passer le texte dans son ensemble. C'est prévu pour début février.

[00:02:51] Speaker 1: Je vous remercie beaucoup, Johan. Un peu plus tôt dans la matinée, le Premier ministre était venu s'expliquer devant l'Assemblée nationale. Il a justifié ce choix de ce passage en force, lui qui y était opposé et qui avait annoncé le 3 octobre dernier, d'ailleurs, qu'il refuserait de l'employer. Je vous propose de l'écouter.

[00:03:10] Speaker 3: Il existe pour ces moments où il n'y a pas de majorité stable, où les délais constitutionnels sont plus qu'atteints, où la situation budgétaire et internationale, dont nous avons trop peu parlé ce matin, interdit l'attentisme et où surtout le Parlement, collectivement, n'est pas parvenu à aller jusqu'au bout, hélas, de sa propre responsabilité. Je veux le dire avec gravité et sans détour. Si le gouvernement a engagé aujourd'hui sa responsabilité, ce n'est pas parce qu'il voulait décider seul, c'est parce qu'à un moment donné, sur ses bancs, trop nombreux se sont retrouvés ceux qui ne voulaient pas décider du tout.

[00:03:49] Speaker 1: Et nous prenons juste en réflexion avec notre invité long format, Bruno Cotteres. Bonjour, vous êtes chercheur CNRS au CELIPOV, professeur à Sciences Po Paris. Je vous remercie beaucoup de nous apporter des éléments de compréhension. On est en train, petit à petit, doucement, on n'y est pas encore, mais de sortir d'une séquence absolument harassante. C'est vrai que là, aujourd'hui, dans son discours, on va tout d'abord revenir sur ce qui se passe ce matin, le Premier ministre a mis en lumière le jeu politique. On a beaucoup entendu sa frustration à ce micro.

[00:04:20] Speaker 4: Oui, le Premier ministre avait multiplié, avant l'usage du 49-30, les prises de parole allant dans ce sens. On a l'impression aussi que le Premier ministre avait préparé le terrain pour l'opinion, vraiment en martelant cette idée que ça n'était pas de gaieté de cœur qu'il utilisait le 49-30. C'était une sorte de semi-échec pour lui qui a acquis à l'idée du débat parlementaire. Donc je pense qu'il faut faire un peu la part des choses. Il y a sans doute beaucoup de regrets du Premier ministre qui, sans doute, s'est progressivement habitué à cette idée de dialoguer avec le Parti socialiste. Mais il y a aussi, bien sûr, ce qu'on appelle des éléments de langage et de communication qui ne visent pas d'autre objectif que de préparer l'opinion et surtout que Sébastien Lecornu ne puisse pas être accusé dans l'opinion publique d'avoir trahi sa promesse de ne pas utiliser le 49-30.

[00:05:08] Speaker 1: En tous les cas, en décidant d'utiliser le 49-30, il siffle la fin du match.

[00:05:14] Speaker 4: Oui, il faut quand même dire aussi que du point de vue de l'opinion publique, il y avait un sentiment de très grande lassitude. Sur cette discussion parlementaire, les milieux économiques s'impatientent également. Nos partenaires européens s'inquiétaient beaucoup regardant la France un petit peu comme un pays qui est sans boussole. Alors je ne dis pas que le vote de ce budget règle toutes ces questions loin de là, très loin de là. Ça a été redit par la présidente de l'Assemblée nationale ce matin qui regrettait le 49-30, mais en même temps en disait la nécessité, mais qui disait finalement qu'on n'a pas su vraiment donner un cap à travers ce budget. C'est vrai que pour le moment, l'opinion publique n'a pas la réponse à cette grande question. Où est-ce que l'on va dans le pays avec ce budget ?

[00:05:59] Speaker 1: On avait entendu qu'il était, Sébastien Lecornu, attaché au dialogue. C'est ce qu'il a voulu privilégier. Malgré tout, est-ce que ce 49-30, ces 49-30, n'arrivent pas trop tard ? Est-ce qu'ils n'ont pas favorisé le terrain pour une certaine surenchère ?

[00:06:16] Speaker 4: Alors l'ensemble du débat a été assez chaotique. Beaucoup avaient le sentiment qu'on ne savait plus, au fond, si on avait des concessions, des surenchères, voilà. Donc c'était quand même globalement très chaotique. Il faut aussi dire que ce 49-30, il fait un peu exception à la règle. Ce n'est pas un 49-30 comme les autres. C'est ce que certains spécialistes appellent aujourd'hui un 49-30 qui a été négocié. Alors je sais que l'expression, elle est un petit peu antinomique. Le 49-30, il a très mauvaise réputation. Et puis là, il aurait été négocié en amont avec le Parti socialiste. Alors il arrive sans doute un petit peu tard, parce que s'est installée dans l'opinion l'idée de la très grande confusion. Et je ne suis pas sûr qu'au bout du compte, l'idée d'un long débat parlementaire sur les questions budgétaires a gagné en popularité dans l'opinion. L'opinion, elle est plutôt sur le sentiment qu'on ne sait plus s'il n'y a plus d'argent dans les caisses en France, si on peut continuer à dépenser. Et puis l'opinion, elle se pose une question qui est y a-t-il une addition qui va se présenter à un moment donné dont personne ne parle ?

[00:07:15] Speaker 1: Il va peut-être falloir repenser effectivement l'adoption du budget de la loi de finances, du projet de loi de finances. Il avait annoncé, Sébastien Lecornu, donc début octobre, une nouvelle méthode. Finalement, elle n'est jamais venue. C'était impossible dans le contexte politique actuel ?

[00:07:36] Speaker 4: Alors, il y a un point qui est très important à rappeler pour noter les spectateurs, c'est que, contrairement à une situation à l'allemande, où au fond, le gouvernement, et certains partis politiques, je pense en particulier aux partis socialistes et aux républicains, se seraient mis d'accord avant la discussion budgétaire sur une forme de contrat de gouvernement, là, ce n'était pas du tout le cas. C'est-à-dire qu'effectivement, la méthode Lecornu, c'était plutôt une méthode d'improvisation, d'un débat, d'une tentative de trouver sur tel ou tel point une voie de passage avec les socialistes, ce qui sans doute a donné le sentiment à l'opinion d'une sorte de marchandage, d'une sorte de... de discussion de marchandage qui n'est pas faite dans la clarté des engagements. Il faut observer aussi que les différents partis politiques qui ont participé à ces négociations ne se sont pas vraiment eux-mêmes retournés vers leurs adhérents. C'est ce que font les partis politiques en Allemagne pour leur demander leur avis.

[00:08:35] Speaker 1: Qu'est-ce que cette séquence, selon vous, Bruno Cotteres, nous dit de l'homme politique ? Parce que vous commenciez à donner quelques qualificatifs de la manière dont il a géré ces discussions. Il n'avait pas beaucoup de qualificatifs. Il n'a pas beaucoup de cartons en main. Et il a malgré tout réussi à embarquer certains avec lui.

[00:08:53] Speaker 4: Oui, bien sûr. Le Premier ministre était une personnalité politique très peu connue dans l'opinion avant d'être nommé à Matignon. Il avait pourtant été dans les gouvernements d'Emmanuel Macron depuis 2017. C'est un ancien élu qui vient des Républicains, élu local. Et le Premier ministre, au fond, a saisi peut-être son opportunité pour s'affirmer aux yeux de l'opinion comme une personnalité qui recherche le dialogue, le consensus, un pragmatique qui essaie de faire de son mieux. Ce qui est l'opinion que partagent ceux qui le soutiennent. Mais cette opinion est assez minoritaire dans le pays. Et beaucoup trouvent qu'il n'a pas clairement affiché qui il est, qu'on ne sait pas très bien s'il penche au centre, au centre-droite, au centre-gauche maintenant. Certains aussi dénoncent dans l'opinion ce côté un petit peu indécis. Et puis dans l'opinion, il a toujours quand même l'ombre portée d'Emmanuel Macron sur lui. Beaucoup dans les enquêtes de Pion continuent à penser de Sébastien Locornu que malgré toutes les qualités du personnage, il reste d'abord et avant tout un proche d'Emmanuel Macron.

[00:09:55] Speaker 1: Son succès, effectivement, ça aura été de maintenir ce gouvernement. Pour l'instant, c'est vrai que les censures à venir ont peu de chance en l'état d'aboutir. Mais vous l'évoquez, ces détracteurs peuvent dire qu'il a mal œuvré, mais pas dans le sens, pas pour le bien du pays, pour le bien du gouvernement, et peut-être par extension de celui d'Emmanuel Macron.

[00:10:16] Speaker 4: Au fond, tout repose dans l'attitude de Sébastien Locornu sur une idée qu'il avait dite pratiquement dès le départ en disant que l'absence de budget, une censure supplémentaire, s'il tombait à l'issue d'une motion de censure, coûterait au pays plus cher que les concessions qui ont été faites. Je ne suis pas sûr que le raisonnement du point de vue économique tient vraiment, mais c'est vrai que c'était son axe de communication de dire qu'il était prêt à accepter de grosses concessions la suspension de la réforme des retraites, très importante, un certain nombre de hausses d'impôts supplémentaires, des dépenses qui ont été demandées par les socialistes, avec cette idée que tout valait mieux, au fond, qu'un gouvernement français qui allait tomber dans un contexte international tellement tendu et des partenaires européens qui sont inquiets sur la France.

[00:11:04] Speaker 1: Il s'est donc rendu visible. Il est un peu sur la même lancée qu'un Édouard Philippe ou un Gabriel Attal ?

[00:11:12] Speaker 4: Ils ne sont pas du tout dans le même cas de figure qu'Édouard Philippe ou Gabriel Attal. Édouard Philippe, d'abord, a quitté ses fonctions il y a maintenant un certain nombre d'années. Ça fait maintenant pratiquement six ans qu'Édouard Philippe avait quitté Matignon. Et Édouard Philippe a plutôt l'image, il a réaffirmé son identité, plutôt centre-droit, ex-républicain. Il a multiplié les signaux en direction de la droite, surtout sur la question des dépenses qu'il faut à ses yeux davantage maîtriser et juguler. Gabriel Attal est lui maintenant dans une autre disposition. Il est plutôt dans l'affirmation de son autonomie vis-à-vis d'Emmanuel Macron, de manière extrêmement nette. Il a encore dit récemment, il y a quelques heures, que s'il suivait toujours Emmanuel Macron sur les dimensions internationales, par contre, sur sa conduite de la politique nationale, il ne comprenait tout simplement plus ce que faisait le chef de l'État.

[00:12:03] Speaker 1: À l'automne, après la nouvelle démission gouvernementale, il y avait une impression de sidération chez les Français, de colère, de dégoût. Est-ce que ça, ça a été enrayé ? Ou est-ce qu'au contraire, on est dans une instabilité politique, malgré cette apparente stabilité à l'heure actuelle, avec ce projet de loi des finances qui va passer, qui couve et qui peut s'exprimer à nouveau dans les prochaines semaines ?

[00:12:29] Speaker 4: Alors, j'aurai des réponses beaucoup plus précises à vous apporter au tout début du mois de février, lorsque nous allons publier au Cevipof notre vague annuelle du barmède de la confiance politique. Mais je m'attends effectivement à des informations, à des indicateurs très mauvais sur le front de la confiance des Français, le regard qu'ils portent sur toute cette séquence. Au fond, le mélange de colère, le mélange, au fond, de confusion, le sentiment qu'on ne sait plus où on est dans le pays, on ne sait plus où on va. N'oublions jamais, pour toute cette discussion parlementaire à laquelle nous venons d'assister, il y a quelques semaines, à peine, à peine, le président de la Cour des comptes, le président de la Cour des comptes, il a dit que nos déficits publics étaient hors de contrôle. J'imagine que beaucoup dans le pays, dans l'opinion, ont capté cette parole et continuent de se poser la question comment on en est arrivé là ? Où est-ce qu'on va ? Va-t-il y avoir des augmentations massives d'impôts ? Des changements importants qui attendent le pays ? Donc voilà le mélange de confusion, de colère. On verra s'il s'exprime au moment des élections municipales ou si les Français reportent, au fond, de présenter l'addition à ceux qui ont participé à tout ceci au moment de l'élection présidentielle.

[00:13:35] Speaker 1: C'est vrai qu'il y a une impression que les Français n'ont plus de prise sur rien. Il y a eu ces manifestations lors de la rentrée sociale. Quels restent les moyens de pression sur les dirigeants ?

[00:13:47] Speaker 4: Je pense que les moyens de pression sur les dirigeants, ça reste d'abord et avant tout les élections. C'est le bulletin de vote qui est évidemment. Et puis aussi les autres moyens de pression seraient qu'on renoue dans le pays bien davantage l'idée de se parler entre nous, du dialogue. Je sais qu'Emmanuel Macron a tenté convention citoyenne, grand débat national. Mais pour le moment, on n'a pas le sentiment dans le pays qu'on a vraiment fait un saut qualitatif très important dans la manière dont les Françaises et les Français peuvent dire leurs mots, peuvent exprimer leurs choix. Il y aura les élections bien évidemment, mais on voit que sur le terrain de la prise de parole et de la prise en compte de ce que pensent les gens, on a encore beaucoup de progrès à faire dans le pays.

[00:14:28] Speaker 1: Bruno Cotteres, je vous remercie beaucoup et on arrête effectivement de découvrir les résultats de cette étude. Merci à vous.

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French government survives two no-confidence motions after invoking Article 49.3 to pass the 2026 finance bill’s revenue section and then the spending section. The first censure motion (left alliance) reached 269 votes—19 short of the 288 needed—due to some dissent, while the RN motion drew 142 votes. The PM frames 49.3 as necessary amid no stable majority, constitutional deadlines, and economic/international pressures, arguing Parliament failed to decide. Commentators describe a “negotiated” 49.3 with prior talks with Socialists, producing a compromise budget (e.g., €1 university meals, education jobs, higher surtax yield on large firms; some right-wing red lines like no holdings tax and keeping a 10% pensioner allowance). Analysts warn public fatigue, confusion, and low trust persist, with questions about fiscal direction, deficits “out of control,” and potential future tax hikes; accountability is likely to be expressed through upcoming elections.
Arow Title
France: Government survives censure votes after 49.3 on 2026 budget
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Arow Key Takeaways
  • Two no-confidence motions failed; the closest reached 269 votes, short of the 288 needed to topple the government.
  • The PM used 49.3 twice (revenues then spending) to keep the 2026 budget process moving under deadline pressure.
  • Socialists largely abstained after winning concessions, enabling the government to survive without a formal coalition.
  • LR withheld support for censure while criticizing the budget’s direction; some of their fiscal positions were retained.
  • Further censure motions are expected but unlikely to pass; an ultimate 49.3 after Senate review is planned to adopt the full bill.
  • Analysts foresee continued low public trust and uncertainty about France’s fiscal trajectory, with elections as the main pressure valve.
Arow Sentiments
Neutral: The tone is factual and analytical, mixing political reporting with concern about instability and public fatigue; criticism of the process (49.3, confusion) is balanced by arguments of necessity and compromise.
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