Capgemini under fire over alleged ICE tracking tool deal (Full Transcript)

France 2 reports Capgemini’s US unit built a geolocation tool for ICE, sparking political scrutiny, union anger and reputational risk for the CAC 40 group.
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[00:00:00] Speaker 1: On va maintenant s'arrêter sur ces révélations, révélations de France 2 qui plonge Capgemini dans la tourmente. L'entreprise française fait face à des critiques tous azimuts depuis que nos confrères de France Télévisions ont révélé, c'était hier, que le groupe avait développé pour l'AIS, la Controversée Police de l'Immigration Américaine, un outil de géolocalisation des sans-papiers. On en parle avec vous Roselyne Feb, bonjour. L'entreprise, ou plutôt la filiale américaine du géant français du numérique, c'est elle qui aurait fourni cette aide précieuse à l'AIS ?

[00:00:32] Speaker 2: Oui, alors ces prestations sont appelées skip tracing, ce qui veut dire recherche de personnes. C'est la filiale, vous l'avez dit, américaine qui a décroché ce contrat et qui s'est vue attribuer la plus grosse part du marché avec un montant de plusieurs centaines de millions de dollars, avec une rémunération indexée. Sur les résultats, c'est-à-dire que cette rémunération augmentera en fonction du nombre de personnes qui seront localisées et potentiellement arrêtées. Dans un message sur le réseau social LinkedIn, le directeur de Capgemini a indiqué avoir appris par des sources publiques la signature en décembre de ce contrat entre la filiale américaine et l'AIS. Il n'était visiblement pas au courant. Donc selon lui, la filiale est soumise à la législation américaine et impose des règles qui sont soumises, elle aussi, à une information classifiée auxquelles on ne peut pas accéder. Donc voilà, en quelque sorte, la ligne de défense de l'entreprise française. Cette affaire a créé, vous imaginez, d'abord l'émoi des syndicats, on va en parler dans quelques instants, mais une partie de la classe politique. Et Roland Lescure, le ministre de l'économie, répondait hier à une question. Question à l'Assemblée nationale.

[00:01:55] Speaker 3: Quand une entreprise française semble impliquée dans des actions de ce type, la moindre des choses, c'est de leur demander ce qu'il en est. Moi, j'engage Capgemini, un, à faire la lumière de manière extrêmement transparente sur les activités qui sont les siennes sur cette politique et sans doute à questionner la nature de ces activités parce qu'aujourd'hui, elles soulèvent des questions de votre part, mais j'imagine de beaucoup d'autres.

[00:02:20] Speaker 1: On entend les mots du ministre, mais concrètement, le gouvernement n'a que peu de prise. Sur une entreprise privée ?

[00:02:25] Speaker 2: Oui, bien évidemment. Alors, on voit bien que le ministre n'a pas l'air d'être totalement au courant encore de toute l'affaire. On a le sentiment que ça flotte un peu. La ministre des Armées, Catherine Vautrin, a réagi aussi. Mais, bien sûr, c'est une entreprise privée. Donc, le gouvernement tique, mais il n'a que peu de levier. Le levier éventuel, ce serait que l'État pourrait menacer l'entreprise de ne pas acheter les services de Capgemini. Par l'État français, mais il est peu probable que cette possibilité puisse être envisagée pour des raisons, bien évidemment, économiques. Mais ce que peut perdre Capgemini, c'est sa réputation, avec le fameux, vous savez, name and shame, nommé et dénoncé, qui peut être ravageur, car Capgemini est un géant du CAC 40, et cette entreprise qui traque des étrangers, c'est quand même moralement condamnable, d'autant que c'est quand même une entreprise, oui, je disais, classée au CAC 40.

[00:03:32] Speaker 1: Les syndicats de Capgemini ont réagi, il y a eu des réactions de toutes parts. Ils ont réagi avec vigueur, et c'est là peut-être le plus embêtant pour la société française.

[00:03:40] Speaker 2: Oui, c'est à l'intérieur. Hier, la CFDT a condamné, a dit ressentir, et les mots sont forts, du dégoût, de la honte et de la colère. Quant à la CGT, elle demande l'arrêt immédiat de cette collaboration avec ICE, et beaucoup de salariés aussi ont fait part de leur indignation, d'autant que Capgemini prévoit de supprimer 2400 postes dans les filières menacées par l'intelligence artificielle, soit 7% des 35 000 postes en France. Donc voilà une mauvaise affaire pour Capgemini, et pour la France, et pour la réputation de l'entreprise.

[00:04:21] Speaker 1: Voilà pour cette affaire provoquée par ces révélations.

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Arow Summary
France 2 revelations say Capgemini’s US subsidiary developed a “skip tracing” geolocation tool for US immigration police (ICE), with a contract worth hundreds of millions of dollars and pay indexed to the number of people located and potentially arrested. Capgemini’s leadership claims it learned of the contract via public sources and argues the US unit is bound by US law and classified rules. French Economy Minister Roland Lescure urges transparency and a review of the activity, but the French government has limited leverage over a private firm beyond potential procurement consequences. The main risk is reputational (“name and shame”). Unions (CFDT, CGT) and employees express disgust and anger, calling for an immediate end to the collaboration, amid plans to cut 2,400 jobs in France linked to AI-driven changes.
Arow Title
Capgemini criticized over ICE geolocation “skip tracing” contract
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Arow Key Takeaways
  • France 2 alleges Capgemini’s US subsidiary built a person-location/geolocation tool for ICE under a large, performance-indexed contract.
  • Capgemini leadership says it was not informed and frames the deal as governed by US law and classified requirements.
  • French officials call for transparency but have limited direct leverage over a private CAC 40 company.
  • Reputational harm is framed as the key risk (public shaming, stakeholder backlash).
  • French unions and employees strongly condemn the work and demand the collaboration stop, in a context of planned job cuts in France.
Arow Sentiments
Negative: The segment focuses on controversy and condemnation: allegations of tracking undocumented migrants, moral reproach, political concern, union outrage, and reputational damage, reinforced by discussion of layoffs.
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