Damiba extradited; Lumumba case and Dakar celebrations (Full Transcript)

France 24 highlights Damiba’s return to Burkina, a key Lumumba hearing in Brussels, Sahel violence, Sudan-Chad tensions, and Senegal’s AFCON homecoming.
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[00:00:00] Speaker 1: C'est l'heure du journal de l'Afrique, soyez les bienvenus sur France 24. A la une ce soir, une question, que risque l'ex-lieutenant, le colonel Pierre-Henri Damiba, l'ex-poutchiste, a été arrêté puis expulsé du Togo vers son pays, le Burkina Faso. Nous y reviendrons dès le début de ce journal avec notre correspondant régional Serge Daniel. La famille de l'ex-premier ministre congolais Patrice Lumumba s'est déplacée ce mardi à Bruxelles. L'objectif est d'être présente lors d'une audience judiciaire cruciale pour l'ouverture d'un procès sur l'assassinat du premier ministre assassiné en 1961 avec la complicité de l'état belge. Nous serons à Bruxelles dans ce journal. Enfin, la parade des lions de la Teranga. De retour à Dakar, les joueurs sénégalais ont été accueillis comme des héros après leur victoire de la Cannes ce dimanche au Maroc. Ils ont été reçus par le président Diomayfei. Ambiance à Dakar à la fin de cette édition. Sous-titrage Société Radio-Canada

[00:01:28] Speaker 2: Oui, tout à fait. Il a fini par être expulsé par les autorités togolaises. C'est la fin d'un feuilleton qui dure depuis plus de deux ans. Depuis plus de deux ans, le gouvernement du Burkina Faso réclamait l'extradition de Paul-Henri Dambimba. Le Burkina estimait qu'il a tenté au moins trois fois de déstabiliser le pays. Ça n'a pas été facile parce que les premières fois, le gouvernement togolais a résisté en demandant des preuves. Et finalement, c'est un Dambimba qui... Il a été livré aux autorités burkinabées après cette demande d'extradition du Togo.

[00:02:08] Speaker 1: Alors Serge, on s'étend davantage sur les circonstances de son arrestation. Et surtout, que risque-t-il désormais au Burkina Faso ?

[00:02:20] Speaker 2: Sur son arrestation, il y a au moins trois temps forts. L'un des temps forts, c'est lorsque des hommes cagoulés et des hommes non cagoulés se sont présentés à son domicile pour l'arrêter. On sait aujourd'hui que parmi les hommes cagoulés et les hommes non cagoulés, il y avait des agents de renseignement de services de sécurité du Burkina Faso et ceux du Togo. Autre temps fort, ça a été le tribunal. Le tribunal, ça a été vite, ça s'est rapidement passé. Selon un témoin de ses preuves, justement, le tribunal a décidé de le poursuivre pour crime, pour dénier d'étoulement de déni public et incitation notamment à la commission de délit et de crime. Donc c'est important. Ensuite, il y a eu son départ, son départ, ça s'est vite passé. Il a quitté son épouse. En quittant son épouse, il n'a pas même pu lui dire « reste fort, sois fort ». Ils ont décidé de m'emmener en plus. Et pour terminer, c'est un avion quand même militaire, d'après nos informations, qui est venu le chercher. Peut-être même que le patron des renseignements du Burkina était à bord de cet avion. Maintenant, qu'est-ce qui risque au Burkina ? Le risque est lourd parce que les accusations sont des accusations lourdes. Vous savez que récemment, le Burkina a réintroduit dans son arsenal judiciaire, la peine de mort, la peine capitale. Même si dans un communiqué officiel, le gouvernement togolais dit qu'il a reçu l'assurance que cette peine de mort ne sera pas appliquée, il risque quand même lourd. On parle à Ouagard, les juristes, les avocats parlent de 20 ans, au moins 20 ans de prison s'il est reconnu, bien sûr, coupable. Mais ces proches réclament un procès, cette fois-ci, équitable et que son avocat puisse avoir droit à le rencontrer assez rapidement.

[00:03:55] Speaker 1: Merci beaucoup Serge Daniel pour tous ces détails. Récryptage, vous êtes notre correspondant dans la région du Sahel. Merci beaucoup. Et au Niger, dans l'ouest du pays, près de la zone des trois frontières, une attaque ciblante des civils a fait au moins 31 morts dimanche. La région de Tilaberi, proche du Mali et du Burkina Faso, est un foyer actif des groupes djihadistes au Sahel. En 2025, au moins 2000 personnes y ont été tuées dans la zone, selon une ONG. On en vient au regret. Des forces de soutien rapide soudanaises, ce lundi, ils font suite à des affrontements avec les troupes tchadiennes à la frontière. Le Tchad avait annoncé, trois jours après la mort de sept de ses soldats, au cours de cet incident, les FSR ont indiqué que ces accrochages étaient incontrôlés. La correspondance de Harold Girard.

[00:04:56] Speaker 3: Lundi, le groupe rebelle soudanais, les forces de soutien rapide se sont excusées auprès des autorités tchadiennes et ont affirmé qu'elles poursuivaient une unité de la force tchado-soudanaise, la force conjointe, habituellement basée au Darfour, du côté soudanais de la frontière, et acquise à la cause du pouvoir central soudanais du général Al-Bourhan, ce même général que les FSR combattent depuis près de trois ans de guerre. Toujours selon les FSR, c'est lors de cette poursuite que leurs combattants sont accidentellement, selon eux, rentrés en conflit avec des soldats tchadiens stationnés à proximité de la frontière entre les deux pays. Une confusion largement anticipée par plusieurs observateurs internationaux depuis le début de la guerre au Soudan, puisque les belligérants impliqués dans ce conflit côté soudanais profitent régulièrement de la porosité de la frontière entre les deux pays pour se réfugier du côté tchadien quand ils sont poursuivis par leurs assaillants. Une guerre qui a donc commencé en 2023, au Soudan, mais qui n'a jamais aussi régulièrement débordé sur le sol tchadien vis-à-vis de ces dernières semaines, justement, fin décembre. Une attaque au drone d'un camp militaire de l'armée tchadienne a laissé deux morts dans les rangs de cette armée tchadienne, justement. Cette fois-ci, le gouvernement n'a pas souhaité désigner de responsable.

[00:06:22] Speaker 1: Cette audience judiciaire cruciale qui doit déterminer la tenue d'un procès à Bruxelles dans l'affaire de l'assassinat de Patrice Lumumba. L'ancien Premier ministre congolais a été assassiné en 1961 avec la complicité de l'État belge. La justice belge s'est réunie pour délibérer sur la responsabilité d'Étienne Davignon, 93 ans, ancien ministre d'État, seul suspect encore en vie dans cette enquête. La famille Lumumba était présente. La décision sera rendue le 17 mars prochain. Le compte rendu à Bruxelles de Pierre Bénassé.

[00:06:55] Speaker 4: L'audience a huit clos ce mardi. La chambre du conseil du tribunal de Bruxelles a d'abord acté la fin d'une enquête ouverte en 2011, il y a 15 ans. Les avocats d'Étienne Davignon ont ensuite affirmé que les faits étaient prescrits. Faux, selon les avocats de la famille Lumumba. Il a participé à une entreprise criminelle commune, ce qui constitue un crime de guerre.

[00:07:15] Speaker 5: Ce qui est important quand on qualifie le crime de guerre, c'est que ça devient un crime international imprescriptible. Et donc il faut d'abord dire, ah oui c'est un crime de guerre, comment on définit ça ? On dit, il y avait un conflit armé, il y avait une guerre à l'époque. Et c'est ça qui était un petit peu... On a regardé sous le tapis, on disait, non c'est pas vraiment une guerre, c'est une ancienne puissance coloniale qui va aider ses ressortissants. Mais en fait non, quand on regarde ça avec les yeux d'aujourd'hui et les acquis du droit international public d'aujourd'hui, c'était une guerre et donc c'est un crime de guerre.

[00:07:42] Speaker 4: Pour les enfants et les petits-enfants de Patrice Lumumba, l'espoir est maintenant que la justice belge puisse un jour établir les responsabilités de chacun afin de les inscrire dans les livres d'histoire en Europe et en Afrique.

[00:07:53] Speaker 6: J'estime que pour savoir là où on va aller, on doit savoir d'où on vient. Et d'où on vient, c'est... C'est nos ancêtres, c'est l'histoire. Et parmi cette histoire, il y a Lumumba, notre grand-père, qui l'a écrit en partie. Je dirais qu'elle n'est jamais assez connue tant que je demande à n'importe qui dans la rue s'il la connaît et qu'il me répond non. Le but, c'est qu'elle soit diffusée au maximum de personnes dans ce monde, qu'elle ne s'oublie pas, parce que c'est en s'imprégnant de ce genre de personnes, de ce genre de combat, que selon moi, qu'on rend le monde meilleur.

[00:08:27] Speaker 4: Parole est maintenant à la justice. La Chambre du Conseil doit décider d'ici le 17 mars s'il pourrait y avoir un jour un procès en correctionnel à l'encontre d'Étienne Davignon, 65 ans après la mort de Patrice Lumumba.

[00:08:41] Speaker 1: Dans le reste de l'actualité, en bref et en image, ces intempéries en Tunisie. Quatre personnes sont mortes dans des inondations provoquées par des pluies records. Un responsable a parlé ce mardi de situations critiques dans certains gouvernorats. De nombreuses écoles ont été fermées, notamment à Tunis, la capitale. On va rejoindre le Conseil de la paix de Donald Trump en tant que membre fondateur. Le roi du Maroc a accepté l'invitation du président américain Donald Trump. Mohamed VI a salué, je cite, « l'engagement et la vision du président Trump pour la promotion de la paix ». La crise du cacao en Côte d'Ivoire. L'État ivoirien vient à la rescousse des producteurs. Les autorités ont annoncé l'achat de l'entièreté des immenses volumes de cacao qui s'entassent dans les coopératives du pays pour permettre aux producteurs, d'être enfin payés. Cette ambiance survoltée à Dakar, les joueurs de l'équipe de football sénégalais, sacrés champions d'Afrique dimanche au Maroc, ont effectué leur parade triomphale au milieu d'une foule de supporters en joie. Les Lyons de la Teranga sont en ce moment reçus par le président Bassirou Diomayfaye. Les précisions de notre correspondant Elie Mendeleu. ...

[00:09:54] Speaker 7: C'est bien évidemment un accueil triomphal qui a été réservé à l'équipe nationale du Sénégal qui a paradé un bus impérial dans les rues de Dakar. Une parade qui a duré de longues heures avant l'arrivée au palais de la République. L'équipe nationale du Sénégal suivie par une foule de passionnés, une foule fière d'avoir remporté cette deuxième Coupe d'Afrique des Nations. Je vous propose d'écouter les supporters sénégalais qui ont été nombreux, des centaines. ...

[00:10:24] Speaker 8: Je suis dehors depuis 7h du matin en train de rouler sans cesse rien que pour voir Sadio Mane.

[00:10:34] Speaker 9: On est allé chercher les joueurs à 8h précises. On les a suivis sur l'autoroute. On vient de très loin de la banlieue pour les accompagner.

[00:10:41] Speaker 8: On les attendait impatiemment. Les jeunes n'ont pas dormi hier, avant-hier pareil. Et le jour d'avant aussi. On est trop contents. ...

[00:10:48] Speaker 7: ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ...

[00:11:05] Speaker 1: On part au Kenya à présent, où des infirmières circulent à moto, traquent les femmes enceintes pour les aider à se déplacer en urgence et pouvoir accoucher à l'hôpital. Les détails avec Laurent Berstecher.

[00:11:18] Speaker 8: Toutes vêtues de roses, elles arpentent les sentiers de la campagne kenyane dans un vrombissement de motos. Ce groupe de bikeuses, surnommées les Bodagirls, ne sont pas de simples amatrices de moto, mais également des infirmières certifiées. Leur mission, assurer l'accès aux soins aux femmes enceintes de la région.

[00:11:38] Speaker 10: Un jour, une cliente m'a appelée à 6h du matin. Elle avait déjà perdu les os. Quand je l'ai amenée à l'hôpital, elle s'agrippait à moi. C'était difficile de conduire. Mais Dieu merci, nous sommes arrivées à l'hôpital. Elle a pu accoucher à temps et elle a pu accoucher sur place.

[00:11:59] Speaker 8: L'initiative a été lancée en 2022 pour répondre à un besoin essentiel dans ces zones reculées de l'ouest kényan.

[00:12:08] Speaker 11: L'accès au transport est un enjeu majeur pour la santé des femmes, surtout dans les zones rurales, où la distance et le coût entravent l'accès aux soins.

[00:12:18] Speaker 8: Selon l'UNICEF, des milliers de femmes enceintes et de nouveau-nées meurent chaque année au Kenya de complications postpartum. Des décès évitables que les Bodagirls espèrent aujourd'hui minimiser en offrant un moyen de transport ponctuel et gratuit vers l'hôpital.

[00:12:34] Speaker 12: Ça a toujours été difficile de me rendre à la clinique. Je ratais souvent mes rendez-vous. Mais aujourd'hui, c'est devenu beaucoup plus simple. Je préviens une des infirmières et elle vient me chercher en moto le jour J.

[00:12:46] Speaker 8: Le programme commence déjà à porter ses fruits. Les soignants de la clinique Matibabu affirment que les accouchements à l'hôpital ont augmenté de 67% depuis le lancement de l'initiative.

[00:13:00] Speaker 1: Voilà, c'est la fin du journal de l'Afrique. On va se quitter en images avec ces festivités à Dakar après la parade triomphale des Lyons de la Teranga après leur victoire de la Coupe d'Afrique des Nations. Ils sont reçus par le président Bassirudio Maïfaye en ce moment même. Voilà les images de fête à Dakar. Merci de nous avoir suivis. Restez avec nous. L'info continue sur France 24. Sous-titrage ST' 501

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Arow Summary
France 24’s Journal de l’Afrique covers: the arrest and expulsion from Togo to Burkina Faso of former coup leader Col. Paul-Henri Damiba, who faces serious charges and potentially a long prison sentence amid debate over the reintroduced death penalty; a deadly civilian-targeting attack in Niger’s Tillabéri region near the tri-border area; Sudan’s Rapid Support Forces apologizing to Chad after border clashes and describing them as accidental amid porous frontiers; a key closed-door hearing in Brussels on whether to move toward a trial over the 1961 assassination of Congolese PM Patrice Lumumba, focusing on alleged Belgian state complicity and the possible responsibility of Étienne Davignon, with a decision due 17 March; brief items on fatal flooding in Tunisia, Morocco’s king accepting an invitation tied to a Trump peace council, and Côte d’Ivoire’s state buying accumulated cocoa stocks to ensure farmers are paid; celebrations in Dakar as Senegal’s “Lions of Teranga” return after winning AFCON and are received by President Bassirou Diomaye Faye; and a feature from Kenya on “Bodagirls,” nurse-motorcyclists improving emergency transport for pregnant women, with reported increases in hospital births.
Arow Title
Journal de l’Afrique: Damiba extradé, Lumumba, Dakar en fête
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Arow Key Takeaways
  • Damiba’s expulsion to Burkina Faso ends a long extradition dispute; he faces heavy charges and potentially decades in prison, with death-penalty concerns mitigated by claimed assurances.
  • Niger’s Tillabéri region remains acutely insecure, with another mass-casualty attack on civilians near the tri-border area.
  • Sudan’s war continues to spill across borders; RSF apologized to Chad after clashes blamed on confusion along a porous frontier.
  • Belgian justice is nearing a pivotal decision on whether a Lumumba-assassination case can proceed, with arguments over prescription versus imprescriptible war-crime classification; decision due 17 March.
  • Tunisia suffered deadly flooding; Côte d’Ivoire is intervening to pay cocoa producers by purchasing piled-up stocks.
  • Senegal’s AFCON victory triggered massive celebrations in Dakar and an official reception by the president.
  • In rural Kenya, nurse-motorcyclists are expanding access to obstetric care, with clinics reporting a significant rise in hospital deliveries.
Arow Sentiments
Neutral: Overall newsroom tone mixing grave security and justice developments (attacks, war spillover, assassination inquiry, legal risks for Damiba) with lighter, hopeful segments (Senegal celebrations; Kenyan maternal-health initiative).
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