EU trade tensions and Bulgaria’s first month with the euro (Full Transcript)

France 24/RFI interview on EU competitiveness, tariff risks, and Bulgaria’s January 2026 euro switch—benefits, inflation fears, and politics.
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[00:00:00] Speaker 1: France 24 et RFI présentent...

[00:00:16] Speaker 2: Bonjour à tous et merci de nous rejoindre pour Ici l'Europe, votre émission sur France 24 et Radio France Internationale. Nous allons nous pencher sur l'état de notre économie, singulièrement sur celui de la zone euro et de la Bulgarie qui vient de rejoindre justement l'euro. L'administration Trump a mis à rude épreuve cette semaine la relation transatlantique et l'ongle de choc économique d'une guerre commerciale, toujours annoncée, déstabilise les Européens. Et nous allons en parler tout de suite avec Valdis Dombrovskis. Bonjour. Bonjour. Vous êtes le commissaire européen en charge de l'économie et de la production. Productivité, ancien Premier ministre de Lettonie, du parti de droite qui correspond au PPE pour l'Union européenne. Alors, les plans de Trump sur le Groenland restent très flous. Faut-il remettre vite au vote du Parlement européen cet accord très déséquilibré de commerce qui implique 15% de droits de douane pour nous et 0% pour eux ?

[00:01:17] Speaker 3: Tout d'abord, il est positif que nous ayons réussi à replacer... ...le dossier Groenland sur une base plus constructive. Le président Trump a donc supprimé en quelque sorte ses revendications à l'égard du Groenland, ainsi que ses menaces tarifaires à l'encontre de l'Union européenne. L'accent est désormais mis sur le renforcement de la sécurité dans la région arctique. Et les autorités danoises et groenlandaises soutenues par l'Union européenne ont indiqué qu'elles étaient disposées à en discuter. ...le Parlement européen... ...le Parlement européen... ...le Parlement européen, lui, a suspendu les procédures concernant l'accord commercial entre l'UE et les Etats-Unis. Le choix aujourd'hui est de l'accepter ou de poursuivre l'escalade commerciale. Nous avons évalué ces deux possibilités. Nous avons également observé l'expérience de la Chine, qui a opté pour cette escalade dans la guerre commerciale. Très vite, les droits de douane ont dépassé les 200% côté américain et côté chinois. Ce qui était prohibitif. La Chine a fini par renoncer à l'escalade et a conclu un accord qui était, comme le nôtre, asymétrique, en acceptant des droits de douane de 36%. En analysant tout cela, en anticipant sur de possibles retombées économiques fortes, car les relations d'échange et d'investissement entre l'UE et les Etats-Unis sont les plus importantes au monde, nous avons accepté un accord, même asymétrique, qui permet d'assurer plus de clarté et de prévisibilité.

[00:02:54] Speaker 2: Les Etats-Unis ont néanmoins 40% de richesse, donc de PIB, de plus que nous. Leur prévision de croissance est à 3%. La zone euro, elle, devrait progresser de 1,2% en 2026. C'est très timide comme croissance. Pourquoi toujours cet écart de croissance et de compétitivité ?

[00:03:14] Speaker 3: C'est vrai, l'UE est dépassée par plusieurs autres grandes économies. Certains chocs économiques expliquent cette croissance. Cette situation à court terme, comme les conséquences de l'agression de la Russie contre l'Ukraine, ou la nécessité de réduire notre dépendance à l'égard des combustibles fossiles russes. Mais en même temps, il y a aussi des facteurs structurels qui existent déjà depuis au moins 20 ans. La croissance de la productivité dans l'UE est plus lente que celle des autres grandes économies. C'est pourquoi l'une des premières initiatives de la Commission européenne a été la boussole de la compétitivité, qui présente tous les principaux facteurs affectant la compétitivité de l'UE, afin de relancer la croissance économique dans l'Union.

[00:03:59] Speaker 2: Mais Valdis Dombrovskis, vous êtes en charge dans la Commission de la simplification, précisément, et certains disent qu'elle rime trop souvent dans l'esprit de la Commission, qui est donc plutôt tendance Parti populaire européen, avec justement suppression des normes environnementales, voire des régulations.

[00:04:18] Speaker 3: En fait, la majorité des entreprises, qui sont en train de se défendre, indiquent que le fardeau administratif excessif est l'un des obstacles à leur activité commerciale et à l'investissement en Europe. Et les PME indiquent qu'il s'agit même du problème numéro un. Il est donc important que nous nous attaquions à cette charge administrative excessive. Par contre, nous avons été très clairs sur le fait que la simplification n'est pas synonyme de déréglementation. Nous n'abolissons pas nos normes sociales ou environnementales élevées. Nous ne supprimons pas nos objectifs européens. En matière de pacte vert, nous maintenons tout cela, mais nous nous concentrons sur la manière d'atteindre nos objectifs d'une manière plus simple et plus efficace. Et nous nous sommes fixés pour objectif, pendant ce mandat, de réduire la charge administrative globale pour les entreprises de 25% et de 35% pour les PME.

[00:05:10] Speaker 2: Monsieur Dombrovskis, votre Commission européenne a signé un accord commercial avec l'Inde, qui abaisse les droits de douane sur de nombreux articles, bien sûr, de part et d'autre, qui d'ailleurs suscite beaucoup moins la colère que celui avec les pays du Mercosur, que vous allez peut-être décider d'appliquer, de mettre en œuvre par avance. Comment vous expliquez tout cela ?

[00:05:34] Speaker 3: Nous constatons la prolifération des barrières douanières. Donc, il est important pour l'Union européenne de diversifier ses relations commerciales avec des partenaires fiables à travers le monde entier. Nous constatons que nous avons moins... moins de prévisibilité de la part de l'administration Trump sur la politique commerciale et ses droits de douane. La Chine a toujours été un partenaire difficile. Le marché chinois est bien plus fermé pour les biens et les entreprises venues d'Europe que notre marché l'est vis-à-vis de la Chine. C'est pourquoi nous mettons à nouveau l'accent sur les accords commerciaux. L'Union européenne est une superpuissance commerciale. Nous avons réalisé une étude d'impact cumulé des différents accords commerciaux conclus par l'UE, y compris le Mercosur, sur le secteur agroalimentaire. La conclusion est que cet impact cumulé est en fait positif. Non seulement en termes de volume commerciaux, mais aussi en termes de balance commerciale. Notre secteur agroalimentaire affiche un excédent commercial. Pour le Mercosur, le contingent de beurre et de beurre, l'oeuf sud-américain autorisé par exemple, est nettement inférieur à nos niveaux actuels d'importation en provenance du Mercosur. En plus de cela, nous avons créé un mécanisme de sauvegarde renforcé qui nous permet de réagir rapidement en cas de turbulence sur le marché.

[00:07:06] Speaker 2: Pour en savoir plus sur l'état de l'économie européenne, nous vous proposons maintenant de nous tourner vers la Bulgarie qui a adopté l'euro au 1er janvier dernier. Comment ce pays balkanique a-t-il vécu ce premier mois, dans l'eurozone ? Nos reporters Elitsa Gadeva et Charlotte Prudhomme ont sillonné le pays pour y rencontrer les Bulgares avec de nouveaux billets et des pièces en poche.

[00:07:33] Speaker 4: Janvier 2026, un mois historique pour les 6,4 millions de Bulgares. Deux monnaies, l'ancienne et la nouvelle, coexistent pendant 30 jours. En février, l'euro devient monnaie officielle. Devant la Banque nationale de Bulgarie, des files d'attente se forment. Les gens échangent leurs lèvres contre des euros. Certains sont là depuis l'aube.

[00:07:56] Speaker 5: Je sais qu'il faut être patient, alors l'attente ne me dérange pas. Tout ira bien.

[00:08:00] Speaker 2: Il y a beaucoup de monde devant moi et la file n'avance pas du tout. Nous voyageons beaucoup, mon mari surtout. Alors avoir une seule monnaie sera très pratique.

[00:08:09] Speaker 4: La Bulgarie est le 21e pays à adopter la monnaie unique européenne sur les 27 Etats de l'Union. Le seul à utiliser l'alphabet cyrillique.

[00:08:18] Speaker 6: Bonjour. Bonjour. C'est génial. Bienvenue. Merci. Merci.

[00:08:24] Speaker 4: Pour Maria Gabriel, ancienne vice-première ministre de Bulgarie et commissaire européenne, la nouvelle pièce en euros est la preuve que la fierté nationale et les valeurs européennes peuvent prospérer ensemble.

[00:08:34] Speaker 6: Aujourd'hui, les symboles de l'histoire bulgare sont sur la monnaie des nouveaux euros, vont voyager à travers toute l'Europe. C'est un moyen pour la Bulgarie de faire connaître sa culture et son histoire. L'entrée dans l'eurozone pour la Bulgarie, cela signifie d'abord une reconnaissance. C'est un moyen pour la Bulgarie de faire connaître sa culture et son histoire. Une reconnaissance pour les efforts du pays, une reconnaissance pour la Bulgarie qui est au cœur de l'Europe par les décisions qui vont être prises pour des politiques auxquelles elle n'a pas participé jusqu'ici au sens aussi actif.

[00:09:03] Speaker 4: Une bonne nouvelle aussi pour le secteur du tourisme qui représente 8% du PIP bulgare en 2025.

[00:09:10] Speaker 7: La plupart de nos clients sont étrangers. L'entrée dans la zone euro va sûrement beaucoup nous aider. Ça va simplifier les choses. Nos clients veulent souvent payer. Nos clients veulent souvent payer. Nous avons déjà été payés en euros. Et maintenant, ils peuvent le faire.

[00:09:24] Speaker 4: L'adhésion à la zone euro a été un long parcours. Mais la Bulgarie est parvenue à remplir les 4 critères de convergence exigés. La stabilité du taux de change était déjà actée, le LEF étant arrimé à l'euro depuis 1999. Le pays est dans les clous pour son déficit budgétaire, 3% du PIB en 2024, et sa dette très basse, 24% du PIB. Les taux d'intérêt à long terme ont été contenus, 4%, sous le seuil de référence. Les taux d'intérêt à long terme ont été contenus, 4%, sous le seuil de référence. Contrôler l'inflation a été la tâche la plus ardue, selon cet économiste. Elle est considérée comme maîtrisée à 2,7% en moyenne en 2025.

[00:09:57] Speaker 8: À la suite des événements de 2022-2023, la guerre, les prix du pétrole, la hausse des prix de la main-d'oeuvre et d'autres problèmes liés, la Bulgarie a connu une inflation très élevée, jusqu'à 17-18% sur certains mois en glissement annuel. Nous n'étions sur la bonne voie pour respecter ce critère qu'au début de l'année 2024.

[00:10:18] Speaker 4: La Bulgarie reste cependant le pays le plus pauvre de l'Union européenne. En 2024, 22% des Bulgares vivaient sous le seuil de pauvreté, avec environ 390 euros par mois. Beaucoup, dans les petites villes et les régions défavorisées, sont très attentifs aux prix des produits de base. Trandafilka est retraitée, elle touche une pension mensuelle de 327 euros.

[00:10:42] Speaker 9: Les poireaux ont l'air bien. On va rentrer pour voir les prix. Deux ou trois mois avant l'entrée dans la zone euro, certains prix ont augmenté. Avec ma pension, c'est très dur. Mais je m'en sors grâce à la retraite de mon mari et avec l'aide de mes enfants.

[00:11:17] Speaker 4: Certains commerçants ont profité de la transition économique pour augmenter les prix. Ce n'est pas le cas de Denitsa, gérante de cette épicerie. Mais elle doit faire face à de nombreux problèmes pratiques.

[00:11:28] Speaker 10: En ce moment, tous les magasins, pas seulement le mien, sont devenus des bureaux de change gratuits.

[00:11:37] Speaker 4: Ce ne sera plus le cas à partir de février, quand on ne pourra plus échanger des levats qu'à la Banque nationale, dans les banques et certains magasins. Mais des mythes sur la zone euro persistent, amplifiés par des médias sociaux biaisés.

[00:11:50] Speaker 11: Je l'ai vu de mes propres yeux. Les prix ont augmenté de 30% en France, en Allemagne et en Espagne quand ils sont entrés dans la zone euro. C'est ce qui va arriver en Bulgarie aussi. Mais beaucoup de gens sont manipulés parce qu'ils écoutent la télé. Pour moi, ça n'annonce rien de bon.

[00:12:08] Speaker 4: Une perception pourtant bien éloignée de la réalité. Après l'entrée de ces pays dans la zone euro, l'inflation y était comprise entre 1 et 3% selon les données officielles. La Commission européenne s'engage à stabiliser l'inflation autour de 2% en Bulgarie, la moyenne européenne.

[00:12:24] Speaker 12: La Bulgarie est au cœur de l'Union européenne. L'an dernier, nous avons rejoint l'espace Schengen et maintenant, c'est la zone euro. C'est un signal très fort que la Bulgarie envoie à l'Union européenne, car l'euro est une monnaie avec une forte attractivité, stable et puissante.

[00:12:41] Speaker 9: A chaque nouvelle adhésion à l'eurozone, la force de l'euro augmente.

[00:12:46] Speaker 4: La plupart des entrepreneurs accueillent favorablement ce changement. Selon la Banque Centrale Européenne, les petites et moyennes entreprises pourraient économiser environ 500 millions d'euros en frais de change. C'est le cas de Valentin Strykalovski, à la tête d'une usine de production de barres protéinées de 150 personnes. Il exporte 95% de sa production.

[00:13:07] Speaker 13: La zone euro va nous offrir une formidable opportunité de nous développer encore. Il nous permettra d'économiser sur les frais bancaires et les taux de change, puisque nous aurons la même monnaie.

[00:13:20] Speaker 4: Cette transition ne fait pas l'unanimité. Début 2025, 49% des Bulgares étaient opposés à l'euro, selon un sondage eurobaromètre. L'ancien président, Roman Radev, perçu comme pro-russe, démissionnaire en 2026, estimait qu'un référendum sur l'euro aurait dû être organisé. C'est aussi un cheval de bataille pour le parti d'extrême droite bulgare Renaissance, en hausse dans les sondages.

[00:13:44] Speaker 14: La Bulgarie avait assez de signatures pour organiser un référendum et décider, ou non, de l'entrer dans la zone euro, mais ça a été bloqué par nos dirigeants, qui sont les marionnettes des bureaucrates de Bruxelles. Quand nous accéderons au pouvoir, nous ferons tout pour que la Bulgarie quitte la zone euro.

[00:14:01] Speaker 4: En 2025, les réseaux sociaux pro-russes ont diffusé des campagnes de désinformation anti-zone euro. Les partis populistes et anti-OTAN espèrent tirer profit de ces campagnes pour des gains politiques, alors que des élections, les huitièmes en ce moment, sont en cours. La coalition au pouvoir a démissionné mi-décembre, sous la pression de manifestations massives contre le budget et la corruption dans le pays. Jusqu'à 150 000 personnes sont descendues dans les rues. Laura Georgieva est avocate pour une fondation qui enquête et dénonce la corruption.

[00:14:34] Speaker 7: La corruption est endémique chez nous. L'éducation est dans un état déplorable, tout comme le système de santé.

[00:14:41] Speaker 4: Bien sûr, ils en sont victimes. Dans le gouvernement intérimaire actuel, le vice-ministre de l'économie estime que la zone euro pourrait aider à résoudre certains de ses problèmes.

[00:14:54] Speaker 1: Ces derniers mois, avant l'entrée dans la zone euro, beaucoup de gens ont apporté de grandes quantités de liquidités. Et ils ont dû prouver l'origine de cet argent pour le convertir en euro.

[00:15:07] Speaker 4: La Bulgarie a envoyé son représentant siéger au Conseil des gouverneurs de la Banque Centrale Européenne. Elle devient co-décisionnaire pour l'avenir de la zone euro. La politique monétaire bulgare sera soumise à un contrôle plus strict de la BCE, renforçant ainsi la régulation financière. Les Bulgares sont donc en droit d'espérer une plus grande transparence économique dans le futur.

[00:15:29] Speaker 2: Valdis Dombrovskis, le passage de la Bulgarie à l'euro en 2026 sera-t-il synonyme de succès pour ce pays, la Bulgarie, le plus pauvre d'Europe ?

[00:15:42] Speaker 3: Avec cette adhésion, la zone euro recouvre 84% de l'économie de l'UE. Cela permet de renforcer l'eurozone et le rôle international de l'euro, car il projette également la confiance. Cela positionne l'euro comme monnaie ouverte avec un pouvoir d'attraction sur de nouveaux membres. Si l'on considère le passage à l'euro en Bulgarie, il est arrivé au bout d'un processus préparatoire long et maîtrisé. Les enquêtes montrent que la population a bien été sensibilisée aux questions clés telles que la double circulation et le double affichage des prix. Et dans l'ensemble, l'impact de l'adhésion à la zone euro sur les prix reste très limité. En général, il se situe entre 0,1 à 0,3 points d'inflation supplémentaires à moyen terme. Il est plus que compensé par les économies de coûts que la Bulgarie réalisera grâce à la baisse des taux d'intérêt et des coûts de change, ainsi que par une meilleure transparence des prix.

[00:16:59] Speaker 2: Merci monsieur le commissaire, merci Valdis Dombrovskis d'avoir été notre invité aujourd'hui. Merci à vous. Merci à vous de nous avoir suivis sur France 24 et Radio France Internationale. Restez sur nos antennes, l'actualité continue bien sûr.

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Arow Summary
Interview on France 24/RFI with EU Commissioner Valdis Dombrovskis about EU economic prospects amid transatlantic trade tensions, competitiveness and regulatory simplification, diversification via trade deals (including India and Mercosur), and Bulgaria’s January 2026 adoption of the euro. Dombrovskis argues an asymmetric EU–US tariff deal is preferable to escalation, stresses EU productivity lag and a new “competitiveness compass,” and says simplification targets administrative burden without lowering environmental/social standards. A report from Bulgaria highlights practical currency-transition issues, inflation fears and misinformation, poverty concerns, and expected benefits such as lower transaction costs and stronger financial oversight under the ECB.
Arow Title
EU economy, trade tensions, and Bulgaria’s euro adoption
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Arow Key Takeaways
  • EU chose an asymmetric tariff arrangement with the US to avoid damaging escalation and preserve predictability in the world’s largest trade/investment relationship.
  • The EU’s growth gap is tied to both recent shocks (Ukraine war, energy shift) and long-running structural productivity weakness.
  • Commission’s simplification agenda aims to cut administrative burdens (25% overall, 35% for SMEs) without dismantling environmental or social standards.
  • EU is prioritizing diversified trade partnerships (e.g., India) amid less predictable US policy and a relatively closed Chinese market.
  • Impact assessments suggest EU trade deals, including Mercosur, could be net positive for agro-food, with safeguards for market disruption.
  • Bulgaria’s euro adoption followed meeting convergence criteria; inflation control was the hardest hurdle after 2022–23 spikes.
  • In Bulgaria, benefits include lower FX/banking costs and improved price transparency, while risks/perceptions include price-hike fears and misinformation.
  • Euro adoption increases Bulgaria’s role in euro governance and places its financial system under stricter ECB oversight.
Arow Sentiments
Neutral: The discussion balances concerns (trade war risks, low growth, inflation fears, poverty, corruption, misinformation) with cautiously optimistic institutional messaging (predictability from trade deal, competitiveness agenda, benefits of euro adoption).
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