Flag Bearers Share Messages of Parity and Resilience (Full Transcript)

Chloé Trespeuch and Cécile Hernandez discuss the honor of leading Team France, advocating for parity, maternity in sport, and invisible disability awareness.
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[00:00:00] Speaker 1: Et pour représenter la France, deux binômes hommes-femmes de porte-drapeau, on connaît leur nom depuis cet après-midi tout juste. Le slalomeur Clément Noël et la snowboardeuse Chloé Trespeuch seront les représentants tricolores aux Jeux Olympiques. Côté paralympique, c'est le parasquilleur Jordan Broisin et la parasnowboardeuse Cécile Hernandez qui seront présents à la cérémonie de clôture. On a la chance de recevoir ce soir les deux femmes porte-drapeau, Cécile Hernandez et Chloé Trespeuch. Bonsoir à toutes les deux. Bonsoir. Et tout d'abord, félicitations. On imagine que c'est un honneur d'avoir été choisie par les athlètes de l'équipe de France pour porter l'étendard tricolore. Mais c'est aussi une pression supplémentaire, j'imagine.

[00:00:37] Speaker 2: Pour ma part, c'est vraiment quelque chose de plus. Oui, une pression parce que j'ai envie de bien faire. Mais je pense que c'est vraiment quelque chose qui va me donner de l'énergie plutôt que d'en perdre. Donc non, sans regret et une bonne pression, un bon stress en plus pour ces JO.

[00:00:55] Speaker 3: Moi, je l'ai vécu comme une pression avant d'officialiser ma candidature. Vous étiez la seule femme candidate en Paralympique. Oui, et je me suis dit aussi que si je n'y allais pas, il n'y aurait pas de binôme, il n'y aurait pas cette parité que les Olives vont avoir. Nous, on ne l'a déjà pas eu à Pékin. Donc là, je voulais qu'on l'ait. Et comment vous l'expliquez que personne ne va être porte-drapeau de la France ? En fait, on a des critères d'éligibilité et en fait, on ne va être que deux femmes dans la délégation. Et sur les deux femmes, Aurélie participera à ses premiers jeux. Il fallait déjà avoir participé à des jeux. Donc, j'étais la seule à répondre à des critères d'éligibilité. Mais donc, si je n'étais pas allée, il n'y aurait pas eu cette parité. Pour moi, c'est hyper important d'incarner le sport féminin, le parasport d'hiver féminin.

[00:01:41] Speaker 1: Pour vous, ce ne sera pas la cérémonie d'ouverture à laquelle vous allez participer en raison de la distance avec les sites de compétition. Vous serez porte-drapeau lors de la cérémonie de clôture.

[00:01:49] Speaker 3: Ça détend davantage du coup, non ? Oui, c'est ça. C'est justement ce que je disais. Merci à Chloé pendant votre sujet sur les bénévoles. Je trouve ça extraordinaire parce que la cérémonie d'ouverture va être faite pour et par les bénévoles qui sont hyper importants dans l'échiquier de l'organisation des jeux. Et nous, on sera sur la cérémonie de clôture. Donc, ça met moins de pression dans le sens où la plupart du temps, on s'entraîne. Ça demande beaucoup de temps aussi, les cérémonies d'ouverture. Donc, du coup, là, on peut se consacrer directement à tout ce qui va se passer sur l'année, sur les jours suivants.

[00:02:22] Speaker 1: Chloé Trespoche, ce rôle de porte-drapeau. Le porte-drapeau, ça offre aussi une tribune médiatique à tous ceux qui le sont. Quel message vous souhaitez transmettre ce soir ? Alors, je rappelle votre pédigré. Vous êtes médaillée de bronze en snowboard cross lors des JO de Sochi, médaillée d'argent lors de ceux de Pékin en 2022.

[00:02:37] Speaker 2: Oui, alors, les messages que j'ai envie de véhiculer, c'est déjà la fierté de porter le drapeau en tant que snowboardeuse. C'est la première fois que ça arrivera. Depuis 2006, on est olympique et on a toujours ramené des médailles. Il n'y a jamais eu de porte-drapeau de notre sport. Donc, là, c'est une première. L'autre message, je trouve que c'est important de vivre sa carrière comme on en a l'envie. Je reviens d'une pause maternité. Ça n'a jamais été fait dans mon sport non plus. Donc, ce n'est pas un parcours classique, mais je trouve que c'est ça qui fait la richesse de notre délégation.

[00:03:12] Speaker 1: Peut-être la Clarisse à la Béninou des sports d'hiver.

[00:03:16] Speaker 2: Je ne sais pas, mais en tout cas, j'ai envie de montrer que c'est possible de concilier maternité et sport. Ou d'autres projets, qu'on ait tous la liberté de vivre le sport de haut niveau de la manière dont on en a envie.

[00:03:29] Speaker 3: Et vous, Cécile ? Moi, c'est vraiment, par rapport à mon handicap, c'est vraiment parler du handicap invisible. Parce que j'ai une sclérose en plaques depuis 23 ans. Et même s'il y a eu des moments de ma vie où mon handicap était beaucoup plus présent et beaucoup plus physique et beaucoup plus visible, aujourd'hui, il l'est moins dans la vie de tous les jours. Et du coup, souvent, des gens se mettent des barrières par rapport à leur handicap invisible ou souffrent de recul. Regarde, pardon, cette photo. Cette photo, on était en train d'en parler. Parce que j'avais repris le président parce qu'il m'avait dit athlète olympique. Et en fait, j'avais dit non, paralympique, parce que justement, je suis fière. Et donc, c'est cette fierté. Ça, bien, ça vous fait rire. Vous avez apprécié cet échange. Voilà, c'est cette diversité et tous les champs des possibles liés au handicap invisible. Ça, c'est hyper important. Et puis, les passes.

[00:04:21] Speaker 1: On va arrêter de vous la mettre. Ça vous déconcentre. Ce sont vos quatrièmes Jeux olympiques à toutes les deux. C'est aussi un peu au commun entre toutes les deux. Est-ce que vous les abordez différemment ?

[00:04:36] Speaker 2: Oui, moi, je dirais que j'ai vraiment évolué en tant qu'athlète, en tant que personne aussi. Chaque Olympiade m'a fait avancer dans ma carrière, au travers des médailles, mais aussi au travers des échecs en 2018. Ça m'a permis de, à chaque fois, mettre en place, des nouvelles choses pour préparer l'Olympiade d'après. Ça rythme vraiment une carrière. Ça fait grandir. Vraiment, la déception en 2018 m'a permis de travailler plus le mental, d'arriver plus complète, plus entière en 2022. Et puis là, c'est une nouvelle fois un profil différent parce que maintenant, je suis maman. J'arrive en tant que retour de maternité avec une médaille avant. Donc voilà, c'est à chaque fois. C'est un chamboulement émotionnel à gérer parce qu'on n'en est pas au même endroit dans notre vie.

[00:05:28] Speaker 1: Vous, vous avez déjà décroché le bronze, l'argent, l'or. Il ne vous manque rien ?

[00:05:34] Speaker 3: De confirmer, de confirmer. Et justement, avec le handicap qui progresse, j'ai vraiment envie de prouver, de passer un message sur la possibilité de faire des choses au-delà du handicap, au-delà de la maladie, même si la maladie, elle progresse, même si sur le papier... En quoi elle vous entrave, cette maladie, dans la pratique du sport ? Je tremble beaucoup. Parce que mes jambes sont souvent très dures, c'est ce qu'on appelle la spasticité. J'ai beaucoup de troubles de l'équilibre sur un sport comme le snowboard, qui demande de l'équilibre, c'est quand même assez compliqué. J'ai souvent des troubles de la vision. Une grande fatigue, c'est une maladie du système nerveux central. Le système nerveux central contrôle l'intégralité du corps. Et donc, du coup, ça impacte vraiment l'intégralité de mon corps. Et puis aujourd'hui, j'arrive à lui mettre des coups de pied aux fesses pour me fixer les objectifs et aller au jeu, me préparer, me lever tous les matins avec des objectifs sportifs et humains, parce que c'est ma passion. Ça me permet de peut-être freiner l'évolution de ma maladie.

[00:06:31] Speaker 1: Merci beaucoup à toutes les deux d'avoir été nos invitées. On termine avec un petit pronostic. À Pékin, 14 médailles, dont 5 en or aux Jeux olympiques. Combien cette année ? Je dirais 18. Allez, on fait monter les enchères.

[00:06:46] Speaker 3: Et vous, dans votre côté parlementaire ? Moi, j'annonce... Allez, on va dire... Je vais dire, on est capable de faire les 14-15 médailles. D'or. D'or une pour vous. Voir deux.

[00:06:56] Speaker 1: Évidemment. Voir deux, voilà. C'est ce qu'on vous souhaite. Et on espère vous retrouver avec des médailles autour du cou lors de votre prochain passage sur France 24. Merci beaucoup.

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Arow Summary
Interview about France’s flag bearers for the Winter Olympics and Paralympics. Snowboarder Chloé Trespeuch and parasnowboarder Cécile Hernandez discuss the honor and pressure of being chosen, the importance of gender parity, and the messages they want to convey: pride for their sports, showing maternity and elite sport can coexist, and raising awareness of invisible disability (Hernandez’s multiple sclerosis). They reflect on how experience across multiple Games shapes preparation, mental strength, and motivation. They end with medal predictions for the French team.
Arow Title
French Olympic and Paralympic flag bearers: pride, parity, and perseverance
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Arow Key Takeaways
  • Trespeuch and Hernandez are selected as French women flag bearers, highlighting parity in representation.
  • Trespeuch wants to promote pride in snowboarding and show elite sport can be compatible with maternity.
  • Hernandez aims to raise awareness of invisible disability and express pride in Paralympic identity.
  • Experience from past Games shapes athletes’ mental preparation and approach to competition.
  • Hernandez describes how multiple sclerosis affects balance, vision, fatigue, and spasticity, yet she continues to compete.
  • Both express optimism about France’s medal prospects, offering forecasts above or around Beijing’s tally.
Arow Sentiments
Positive: The tone is celebratory and determined, emphasizing honor, motivation, resilience, and advocacy (parity, maternity in sport, and invisible disability) despite acknowledging pressure and medical challenges.
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