[00:00:00] Speaker 1: Davos, on va aller avec votre invité, Christophe Danschette. Bonjour Christophe. Au sein de cette délégation française un peu inquiète après les menaces de surtaxes américaines.
[00:00:08] Speaker 2: Oui, mon invité c'est Benjamin Netter qui est fondateur de la start-up Riot, start-up spécialisée dans la cybersécurité et fondée en 2020. Bonjour Benjamin Netter. Bonjour. Vous faites partie de cette délégation française à Davos, emmenée par les équipes de Business France. C'est votre premier forum économique mondial. Est-ce que vous vous attendiez à une telle ambiance ? C'est quoi l'ambiance dans cette délégation française dans ce contexte de guerre commerciale ?
[00:00:40] Speaker 1: L'ambiance est chaude. On essaie de savoir à quelle sauce on va être mangé aujourd'hui. On est tous impatients de voir ce que Trump va dire. Il a rarement été modéré, donc on pense qu'on ne va pas être surpris.
[00:00:50] Speaker 2: Vous allez assister dans la salle ? Il paraît que c'était très difficile d'avoir des places.
[00:00:55] Speaker 1: Ça a l'air très compliqué. La ville est complètement bouclée. On nous a prévenus. On a prévenu que tous les réseaux et toutes les télécommunications seront coupés à partir de 13h. On s'apprête à une après-midi compliquée. Je ne pense pas que je ferais partie des sélectionnés pour rentrer dans la salle. Ce qui est intéressant à Davos, c'est qu'il y a des sessions où on peut s'inscrire et on ne peut pas s'inscrire à celle de Donald Trump.
[00:01:16] Speaker 2: Est-ce que dans cette ambiance, au sein de cette délégation de Business France, il y a une inquiétude sur les affaires ?
[00:01:25] Speaker 1: Il y a une double inquiétude. Évidemment, les affaires, on se demande comment est-ce qu'on va s'adapter, puisque le propre d'un entrepreneur, c'est de s'adapter aux changements. Et évidemment, aussi une inquiétude sur la stabilité des marchés et sur une potentielle crise économique liée à ces dernières annonces, qui peut, pour moi, être le plus impactant potentiellement, parce que ça veut dire que les budgets peuvent changer et donc moins d'acheteurs.
[00:01:53] Speaker 2: Vous-même, il me semble que vous avez levé 30 millions d'euros l'année dernière grâce à un fonds. C'est un fonds américain et vous avez pour ambition, je pense, cette année de développer ce marché américain. Est-ce que la situation actuelle, elle peut changer les choses sur votre ambition aux États-Unis ?
[00:02:10] Speaker 1: Ça peut effectivement changer les choses. On vient d'ouvrir un bureau à New York et moi, je viens d'avoir un visa américain. Donc, effectivement, je ne sais pas exactement ce qu'on va faire. Et le message de l'équipe française, c'était regarder peut-être d'autres pays que les États-Unis. Regarder le Canada. Regarder l'Inde. Regarder le Japon. Des pays avec qui on a une entente plutôt que les États-Unis en ce moment. Mais tout va dépendre de ce qui va se dire cet après-midi, je pense.
[00:02:38] Speaker 2: Donc, vous avez peut-être confiance que les choses peuvent changer. Scott Besant, l'un des ministres de Donald Trump, dit que des choses vont rentrer dans l'ordre et que les relations entre l'Europe et les États-Unis vont quand même rester assez bonnes.
[00:02:53] Speaker 1: Ça, on verra. En tout cas, ça a l'air d'être un pas de fer pour l'instant. Et je pense que personne n'est prêt à lâcher.
[00:02:59] Speaker 2: – Merci beaucoup et bon forum à vous, Benjamin Netter.
[00:03:02] Speaker 1: – Ambiance, ambiance, ambiance à Davos. – Sous-titrage ST' 501
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