[00:00:00] Speaker 1: Générique Info Intox avec vous Anthony Saint-Léger, bonsoir. Bonsoir. En un an à la Maison Blanche, Donald Trump a bouleversé les codes de la communication en faisant de l'intelligence artificielle une arme politique.
[00:00:13] Speaker 2: Oui, d'abord pour appuyer son agenda politique, c'est ce qu'il a encore fait aujourd'hui en utilisant ce montage qu'il a publié sur son réseau social. Alors que ces menaces d'annexion du Groenland se font de plus en plus présentes, on le voit aux côtés de Marco Rubio, son secrétaire d'Etat, son vice-président, J.D. Vance, avec ce drapeau et aussi cette idée de la date en 2026, c'est peut-être l'une de ses résolutions de l'année. Dans la même veine, il a utilisé cette publication, vous le voyez, aux côtés de dirigeants européens. C'est une vraie photo d'août 2025 où il recevait les dirigeants européens et l'OTAN dans le bureau Oval. Et vous voyez que la carte a changé. Là, il s'agissait d'aborder la guerre en Ukraine. Là, regardons de plus près. Vous voyez que les Etats-Unis sont américains, certes, mais également le Canada, le Groenland et même le Venezuela. Et il y a bien sûr aussi, il y a quelques mois, cette vidéo très virale, aussi virale que controversée finalement, dont il n'est pas à l'origine, mais qu'il aura republiée, partagée sur son réseau social après avoir déclaré vouloir expulser les Palestiniens de la bande de Gaza pour en faire une rivière du Moyen-Orient. L'IA qui lui aura servi aussi l'année. Il s'est passé à glorifier sa personne. Il sait y faire, Donald Trump, en la matière. On l'aura vu tantôt Superman, tantôt Roi ou encore Pape.
[00:01:35] Speaker 1: L'intelligence artificielle que Donald Trump utilise aussi à l'envie pour dénigrer ses adversaires.
[00:01:41] Speaker 2: Oui, souvenez-vous de cette fausse arrestation de Barack Obama sur fond de musique YMCA à l'époque. En deux mots, la directrice du renseignement national, Tulsi Gabbard, a demandé d'arrêter en tout cas des poursuites judiciaires contre l'ancien président, qui aurait fabriqué des renseignements qui ont mené à l'enquête du FBI sur l'élection de 2016. Souvenez-vous aussi de ce Donald Trump sauce Top Gun. C'était il y a quelques mois. On le voit pilote de chasse avec couronne sur la tête, où il déverse des excréments sur des manifestants rassemblés en contrebas qui se rassemblent lors du mouvement No Kings, mouvement contre les politiques de l'administration Trump. Un mouvement qui a attiré des millions de... personnes. Et puis il y a eu aussi ce deepfake relatif à Hakim Jeffries, le chef de la minorité démocrate à la chambre des représentants, affublé d'un sombrero et d'une moustache, le tout sur fond de musique mexicaine. L'idée était d'appuyer la fausse information selon laquelle les démocrates exigeaient des subventions médicales, d'assurance maladie en tout cas pour les immigrants sans papiers, comme condition au financement du gouvernement fédéral. Un montage qui sera qualifié par le principal intéressé et par des ONG comme raciste. Et ce ne sont pas des cas isolés, puisqu'il y en a eu beaucoup. Et il n'est pas rare non plus que ces vidéos, ces montages, contiennent de la désinformation. Exemple ici avec cette mise en scène où il annonce la généralisation des medbeds, ces fameux lits médico-futuristes présentés comme révolutionnaires. C'est une fake news qui alimente les théories complotistes depuis maintenant plusieurs années. Cette vidéo aura semé le trouble. Il l'aura supprimée ensuite, peu de temps après sa publication, de ses réseaux sociaux. En gros, faire simple, sans s'en contenter. C'est la marque de fabrique de Donald Trump quand il utilise l'IA. C'est ce que note d'ailleurs l'institut Pointer. Il diffuse rapidement des stéréotypes et des narratifs, des récits mensongers, dans des publications divertissantes qui résument des questions complexes, en arguments politiques simplistes, sans tenir compte des faits.
[00:03:46] Speaker 1: Et cela ne semble pas près de s'arrêter, Anthony.
[00:03:49] Speaker 2: D'autant que l'approche de l'administration Trump en matière d'IA semble davantage concentrée sur l'innovation que sur le contrôle. D'ailleurs, Donald Trump a annulé un décret de son prédécesseur Joe Biden sur la sécurité en matière d'intelligence artificielle. On peut effectivement s'attendre à une montée en puissance de l'IA comme vecteur de diffusion pour les fausses informations et pour façonner son agenda politique. Et ce, d'autant qu'en parallèle, Donald Trump fait des médias, certains médias traditionnels en tout cas, des diffuseurs de fake news. Une page sur la Maison Blanche est dédiée à ce qu'il appelle des médias offenders, qu'il considère comme trompeurs, biaisés et donc dénoncés. Ils sont rapportés des déclarations qui sont jugées trompeuses et partiales. Et il y a même un mur de la honte qui est érigé avec ces médias coupables, selon lui, de diffuser des fausses informations. Washington Post, CBS News, CNN ou encore MSNBC. C'est une chasse aux sorcières selon la société des journalistes professionnels qui dénoncent évidemment cela et qui y voient surtout un appel et à la violence et au harcèlement.
[00:05:03] Speaker 1: Merci beaucoup Anthony Saint-Léger, c'était Info 1 Talk.
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