How France’s first policewomen entered the force in 1935 (Full Transcript)

Suffragist pressure led to Simone Monvert and Berthe Roland’s appointment—amid sexism, lower pay, gendered duties, and bans on guns and trousers.
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[00:00:00] Speaker 1: Le scooter, la pétanque, le croque-monsieur, la calculatrice, le sèche-cheveux, la photographie, le vaccin contre le tétanos... Toutes ces choses ont été inventées avant que les femmes n'intègrent les rangs de la police en France, car ce n'est arrivé qu'en 1935. Depuis le début du XXe siècle, les Françaises peuvent devenir avocates ou jugeaux prud'hommes, mais toujours pas policières, contrairement à leurs voisines allemandes ou britanniques. Il faut dire que les femmes n'ont toujours pas le droit de vote, et c'est justement une association suffragiste qui va lutter pour l'entrée des femmes dans la police parisienne. Le Conseil National des Femmes Françaises. Les militantes cherchent au départ à défendre la présence de femmes dans la police pour mieux traiter la prostitution. Mais après des années sans résultat, le CNFF invoque finalement l'argument de la protection de l'enfance, qui finit par convaincre. Le 8 avril 1935, c'est officiel. Simone Monvert et Berthe Roland deviennent les deux premières flics de France. Enfin, assistantes de police pour être exact.

[00:00:50] Speaker 2: Berthe Roland et Simone Monvert sont des femmes qui viennent d'un milieu éduqué. Elles ont fait l'école pratique du service social. Elles sont assistantes. Elles sont assistantes sociales. Elles connaissent le terrain.

[00:01:00] Speaker 1: Leurs nominations ont fait grand bruit dans la presse. Si certains médias saluent leur arrivée dans la police, d'autres n'hésitent pas à les sexualiser ou à mettre en doute leurs compétences. Et derrière ce qui ressemble à une révolution, les inégalités persistent entre elles et leurs homologues masculins.

[00:01:13] Speaker 2: L'administration préfectorale n'y met pas forcément beaucoup de bonne volonté. On ne leur donne pas de bureau. Elles ont un salaire qui est le salaire inférieur au gardien de la paix. Les titres de transport sont très difficiles à avoir.

[00:01:30] Speaker 1: La répartition des tâches reste par ailleurs très genrée. Ces assistantes de police seront plus spécialement chargées de tout ce qui, sur la voie publique, intéresse les femmes, les jeunes filles et les enfants, d'après l'arrêté du 8 avril 1935. On leur donne pour mission principale de surveiller les abords des écoles, les squares et les gares, mais avec très peu de moyens.

[00:01:47] Speaker 2: Elles sont essentiellement sur les questions de vagabondage scolaire, de prostitution d'enfants, de tout ce qui peut être mendicité. Elles sont... Deux, alors même qu'on a une population parisienne de plus de 2 millions d'habitants avec 20 000 policiers.

[00:02:05] Speaker 1: Ensuite, elles ont certes le droit d'arrestation, mais pas celui du port de l'arme, qui reste l'apanage des hommes. Quant à la tenue, le pantalon est toujours officiellement interdit pour les femmes. C'est donc un tailleur bleu marine et une jupe, bien en dessous du genou, qui sont retenues. Simone Monvert raconte devoir porter sous son uniforme une culotte de jersey, pour si nous sommes renversés par un enfant ou si nos jupes se relèvent. Un comble. Malgré tout, Berthe Roland et Simone Monvert, ont ouvert la voie aux autres femmes en 1961. Elles seront une soixantaine à la préfecture de Paris. Et en 2022, elles étaient près de 45 000 au niveau national.

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Arow Summary
In France, women were only allowed into the police in 1935, later than in some neighboring countries. Suffragist activists from the Conseil National des Femmes Françaises pushed first on regulating prostitution and later successfully on child protection. Simone Monvert and Berthe Roland became the first two female police assistants in Paris, but faced sexism in the press and institutional resistance: no office, lower pay than male officers, difficulty getting transport passes, and highly gendered assignments focused on women, girls, and children. They had arrest powers but were barred from carrying firearms, and uniforms required skirts (trousers officially forbidden). Despite limited resources, their appointment opened the way for more women: about 60 at the Paris prefecture by 1961, and nearly 45,000 nationally by 2022.
Arow Title
The first women in France’s police: a late, unequal entry (1935)
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Arow Key Takeaways
  • France admitted women into the police only in 1935, after years of activism.
  • The CNFF shifted its argument from prostitution oversight to child protection to win approval.
  • Simone Monvert and Berthe Roland were appointed as 'police assistants,' not full officers, reflecting limits placed on women.
  • They faced structural inequality: lower pay, scarce resources, lack of office space, and gendered task assignments.
  • Women could arrest but could not carry firearms; uniforms mandated skirts, underscoring gendered norms.
  • Their pioneering roles contributed to gradual expansion: ~60 women in Paris police by 1961 and ~45,000 nationwide by 2022.
Arow Sentiments
Neutral: The tone is primarily historical and explanatory, noting both progress (official entry in 1935, later growth) and persistent discrimination (sexism, lower pay, restricted roles and equipment).
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