Iran: Coup, targeted strikes, and Hormuz risks debated (Full Transcript)

A TV panel weighs Iran regime-implosion scenarios, U.S. pressure tactics, protest repression reports, and the global stakes of any Strait of Hormuz escalation.
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[00:00:00] Speaker 1: Et l'analyse en plateau d'un autre spécialiste, Michel Fayat, bonjour. Bonjour. Vous êtes analyste politique, vous enseignez la géopolitique à l'Institut français du pétrole et des énergies. L'invité d'Elisabeth Allain dans Paris Direct parlait d'une possible implosion de l'intérieur. Est-ce que c'est ce que vous pensez aussi ?

[00:00:18] Speaker 2: C'est un scénario qui est envisageable. Il est possible qu'il y ait certains gardiens de la révolution qui, pour préserver leurs avantages économiques, puisqu'ils contrôlent deux tiers de l'économie du pays, tentent une sorte de coup d'État. Pour renverser les mollas, mais conserver le pouvoir. Ce serait une sorte de république islamique sans mollas. Un peu comme sur le modèle pakistanais ou un peu sur le modèle turc. C'est-à-dire un pouvoir militaire fort qui détient l'économie, mais sans les religieux. Mais ça resterait quand même islamique. C'est un scénario qui serait très mauvais pour la population, qui en réalité rejette à la fois les conditions économiques actuelles du pays. 90% de la population vit sous le seuil de pauvreté. Mais aussi qui rejette aujourd'hui... Aujourd'hui, l'idéologie roumainiste, on sait qu'aujourd'hui, les mosquées sont vides. Il y a un rejet, vraiment, non seulement de l'idéologie roumainiste, mais de plus en plus, un rejet de l'islam en tant que tel. Donc, par rapport à tout ça...

[00:01:12] Speaker 1: Mais l'élément concret, excusez-moi, si on parle d'implosion du régime, ça voudrait dire quoi ? Une capture du guide suprême ?

[00:01:19] Speaker 2: Une capture ou un assassinat du guide suprême.

[00:01:21] Speaker 1: Ce serait l'élément phare déterminant ?

[00:01:23] Speaker 2: Bien sûr. Et puis peut-être aussi d'autres assassinats ciblés. Mais il faut voir parce que jusqu'à maintenant, le scénario dont je viens de parler, ça fait longtemps qu'on en parle, en fait, qu'il y ait une possibilité d'un coup d'État à l'intérieur des gardiens de la Révolution contre les Mollahs. On en parlait déjà en juin. Exactement. Donc, rien n'a été fait. Et en fait, je pense que Trump, pour le moment, essaye de temporiser pour mettre une pression maximale pour que ça se fasse. Et si ça ne se fait pas, alors là, il passera à la deuxième étape qui serait assassiner, je pense, Khemenei ou le capturer. Et d'autres personnes clés du régime pour provoquer la chute.

[00:02:02] Speaker 1: Ça veut dire qu'il n'y aura pas de statu quo ? Là, les Américains sont allés trop loin dans le déploiement de cette armada dans le golfe du Persique, dans le golfe Persique, pour qu'il ne se passe rien ?

[00:02:11] Speaker 2: Oui, vous savez, avec 300 millions de dollars de coûts par jour, on a déjà dépassé le milliard depuis le commencement du déploiement de l'armada de Donald Trump. Donc, je pense qu'aujourd'hui, les Américains, effectivement, vont faire quelque chose. Donc, soit ils utilisent cette armada pour faire pression en vue d'un coup d'État en interne, sachant qu'il y a des raisons. Il y a des conditions que les Américains poseront, comme, par exemple, la fin du nucléaire. Par exemple, la vente du pétrole, peut-être, aux Américains. Il y a le gaz. C'est un vrai revirement historique. Bien sûr, vous savez aussi que l'Iran, en plus d'être les quatrièmes réserves de pétrole au monde, sont les premières réserves de gaz au monde. Et ils disposent également, comme le Groenland ou le Venezuela, de métaux également stratégiques, comme le lithium et d'autres minerais et métaux qui sont très importants pour la transition énergétique et pour la transformation digitale. Et donc, ils intéressent Donald Trump. Et peut-être qu'ils lâcheront du lest sur le voile des femmes. Ils lâcheront peut-être le programme des missiles balistiques. Mais ça, c'est un scénario dont on n'est pas encore optimiste. Mais optimiste dans un sens, parce que, comme je le dis, la population souhaite vraiment se débarrasser de tous ces vestiges de la République islamique. Pas seulement du guide suprême, mais aussi de ce pouvoir des gardiens. Parce que les gardiens de la révolution, vous savez, avec les basils, font de la répression. Il y a aussi une police des mœurs qui, soi-disant, a été annulée, mais qui continue d'exister. Donc, il y a cette pression quand même sur la population et qui en a vraiment assez. Donc, il y a cette possibilité. Mais pour Donald Trump, si jamais ce scénario ne voit pas le jour, ce serait que ce scénario, en fait, il ressemble un peu à ce qui s'est passé au Venezuela. Vous savez, on a enlevé Maduro.

[00:03:48] Speaker 1: – Et Donald Trump fait la comparaison avec des navires qui sont envoyés au loin, des menaces et puis une attente interminable. – C'est ça. – Est-ce que cette comparaison est à propos ?

[00:03:56] Speaker 2: – Elle est à propos, oui. Parce que... Si jamais il y aurait une sorte d'entente avec quelques personnes après la chute de Khamenei, oui, ce serait un scénario identique à la vénézuélienne. Maintenant, l'autre scénario, c'est qu'il n'y ait pas donc d'entente possible avec des gens du régime. Et là, ça voudrait dire que Donald Trump doit aller vraiment assassiner de manière ciblée non seulement Ali Khamenei, le guide suprême, mais peut-être d'autres personnalités clés. Je pense notamment à Mohsen Rezaï, à Mohamed Ali Jafari. Pour que vos téléspectateurs comprennent, ce sont deux des anciens chefs des gardiens de la Révolution qui sont restés chacun plus d'une dizaine d'années à la tête de ce corps des gardiens de la Révolution iranienne et qui sont, même s'ils n'ont plus les titres officiels de commandant de ces gardiens, ce sont vraiment les deux piliers du corps des gardiens de la Révolution. Il y a également Ali Larijani, qui est le conseiller militaire du guide et qui est aussi à la tête du Conseil national de sécurité, qui est aussi proche des gardiens. Lui aussi pourrait être une cible, même si c'est un interlocuteur régulier des occidentaux.

[00:04:56] Speaker 1: – Dans ce cas-là, ce serait une comparaison.

[00:04:58] Speaker 2: C'est une campagne beaucoup plus longue et beaucoup plus sur le long terme pour les Américains. – Tout dépend en fait du renseignement sur place, parce que rappelez-vous les Israéliens, quand ils ont commencé à tuer des personnes de manière ciblée du Hezbollah au Liban, c'est allé finalement assez rapidement, en quelques jours, simplement. Vous vous souvenez, Hassan Nasrallah a été tué, puis son successeur, et puis d'autres personnes clés. Et d'ailleurs, à ce sujet, il est important de dire que parallèlement au déploiement de l'armada américaine dans le Golfe, il y a en ce moment même des assassinats ciblés et des frappes ciblées de la part d'Israël au Liban contre le Hezbollah. En plus, il y a quelques mois, l'assassinat ciblé du chef d'état-major du Hezbollah, qui n'était même pas libanais d'ailleurs, qui était iranien, il a, hier ou avant-hier, le chef de l'artillerie du Hezbollah, donc c'est quand même une personne clé, a été tué. Et il y a des frappes très ciblées de la part d'Israël, non seulement au sud Liban, mais également dans la Bekka, parce que lors de la dernière guerre entre Israël et le Hezbollah, le Hezbollah n'a pas utilisé les missiles dont il dispose dans la Bekka. Et donc je pense qu'Israël est en train de se préparer à écraser le plus possible le Hezbollah pour qu'il ne soit pas en mesure de combattre Israël si jamais il y avait une guerre contre l'Iran, pour ne pas qu'il y ait à la fois le front iranien et le front Hezbollah. Donc elle essaie de neutraliser le Hezbollah en vue d'avoir un seul front qui serait l'Iran. Sachant que si Israël réussit cette stratégie, ça voudrait dire qu'en cas de chute du régime en Iran, le Hezbollah serait en situation d'effectivement baisser les bras et désarmer.

[00:06:33] Speaker 1: Il serait aux abois. Les Iraniens en tout cas sont fatalistes, ils n'ont pas d'autre choix que d'attendre de connaître les plans de Trump. Internet dans le pays pourrait bientôt revenir après 18 jours de coupures, un black-out qui empêche de connaître l'ampleur réelle de la contestation. Certaines images ont néanmoins pu être envoyées par nos observateurs ici à France 24. Elles sont d'une violence inouïe. Regardez, c'est commenté par Noémie Roche.

[00:06:58] Speaker 3: Ils étaient venus réclamer des changements économiques et politiques. Violemment réprimés, ces manifestants tentent de fuir les coups de feu des forces de l'ordre. Certains sont gravement blessés. Ici à Rasht, dans le nord-ouest de l'Iran, les corps enroulés dans des sacs mortuaires s'amoncèlent, alors que des Iraniens recherchent leurs proches. Vérifiés par les observateurs de France 24, ces images ont été tournées lors des manifestations des 8 et 9 janvier derniers. Elles n'ont pu être publiées que la semaine dernière, par des internautes qui ont réussi à contourner la censure d'Internet. Elles témoignent de la répression sanglante orchestrée par les forces du régime iranien. Des vidéos qui arrivent au compte-gouttes, alors qu'à de rares exceptions près, le régime maintient la coupure totale d'Internet depuis plus de deux semaines. Pendant ce temps, le régime est en train de se débrouiller. Pendant ce temps, le décompte macabre se poursuit. L'ONG Rana a pour l'heure identifié 6126 morts liées à la répression. Elle affirme être en train d'examiner plus de 17000 autres possibles décès. Les blessés sont également très nombreux, comme en témoigne ce médecin, à la tête d'un service d'ophtalmologie dans un hôpital de Téhéran.

[00:08:19] Speaker 4: Au total, environ 1000 patients se sont présentés à l'hôpital. Les patients sont en per duck en nécessitant une intervention chirurgicale urgente et souffrant de rupture de la cornée. Je n'ai pas pris en compte les ruptures des paupières, ni les patients ne ne nécessitant pas d'interventions immédiates.

[00:08:34] Speaker 3: Selon certaines sources, jusqu'à 30000 personnes auraient été tuées, dans les rues du pays, les 8 et 9 janvier seulement. La rapporteuse spéciale de l'ONU sur l'Iran évoque elle aussi des dizaines de milliers de victimes. Des milliers de manifestants auraient également été arrêtés au cours de ce mouvement de contestation du pouvoir. Des milliers de manifestants auraient également été arrêtés au cours de ce mouvement de contestation du pouvoir. Les autorités judiciaires ont promis contre elle des procès rapides et des punitions sans la moindre clémence.

[00:09:00] Speaker 1: Michel Fayat, Donald Trump disait il y a quelques jours, aux grandes heures de la contestation, qu'il regardait ce qui était en train de se dérouler en Iran. Il regardait de près aussi la répression en cours. Il parlait de lignes rouges en gros. Est-ce qu'il peut lier son intervention au nombre de morts ? On parle de 30 000, 40 000 morts selon les sources.

[00:09:21] Speaker 2: Oui, bien sûr. Et puis il y a les images aussi qui commencent à arriver. On sait que, vous savez, lui a annoncé comme quoi le régime lui avait promis de ne pas procéder à de nouveaux assassinats. Mais des images sont en train d'arriver jusqu'à lui. Il est interrogé par des journalistes américains. Donc on sent la pression monter. Et lui pourrait effectivement à un moment donné dire qu'il prend acte, qu'en réalité sa parole n'a pas été respectée.

[00:09:47] Speaker 1: Mais qu'est-ce qui a empêché Donald Trump d'intervenir pendant les contestations ?

[00:09:51] Speaker 2: Justement parce que sans cet armada, il n'était pas en position suffisante pour vaincre la République islamique. Bien sûr que les États-Unis sont très puissants. Mais il y a une chose qu'il faut bien comprendre. C'est que les bases militaires américaines qui sont présentes dans la région, notamment au Qatar et ailleurs, sont toutes exposées. Et même Israël est exposé puisque Israël n'avait pas été livré pour son dôme de fer suffisamment pour faire face à de nouvelles frappes iraniennes. Donc il faut du temps pour que ces bases militaires ne soient plus des cibles potentielles. Ne soient plus une cible potentielle. Sachant qu'il y aura forcément des cibles qui pourront être visées. Ne serait-ce que par exemple au Liban, vous avez la plus grande ambassade des États-Unis au monde. Elle a coûté un milliard de dollars pour être construite. C'est une cible très simple pour le Hezbollah. Il y a également l'ambassade, le consulat américain en Irak. Vous savez, ils avaient déjà été attaqués lors du premier mandat de Trump. Ce qui avait conduit Trump à assassiner Soleimani.

[00:10:43] Speaker 1: L'autre menace, c'est peut-être aussi la fermeture du détroit d'Hormuz en cas d'intervention américaine. 20% du commerce, la consommation mondiale qui transite par ce... Par ce détroit, ça, ça pourrait être une menace pas seulement pour les États-Unis.

[00:10:56] Speaker 2: Oui, ça serait une grande menace aussi pour la Chine. Parce que là, vous parlez du pétrole, mais il y a aussi le gaz. Parce que le gaz Qataris, 77 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié en sortent également du détroit d'Hormuz. Et vous savez que les Chinois, depuis maintenant un an, ont déployé eux-mêmes des bateaux de guerre, des navires de guerre dans le golfe Persique. Au cas où justement le détroit d'Hormuz venait à être fermé. Donc c'est quelque chose qui ne serait pas acceptable ni pour les Américains. Ni même pour les Chinois. Les Chinois avaient mis en garde en juin dernier, les Iraniens, de ne pas utiliser cette arme-là. Parce que cela toucherait à la, si vous voulez, à la souveraineté vitale de la Chine. Parce que, encore une fois, beaucoup du pétrole et du gaz de cette région sortent du détroit d'Hormuz. Et donc la Chine en dépend énormément. Quand même, aujourd'hui, la Chine est en partie coupée du Venezuela, en partie coupée de l'Iran en termes de pétrole. Et donc la Chine a besoin du pétrole. La Chine a besoin du pétrole saoudien. La Chine a besoin du gaz, Qatari. Sinon, elle dépendrait complètement de la Russie. Donc on sent quand même que la Chine, en fait, ne souhaite pas du tout la fermeture de ce détroit d'Hormuz.

[00:12:02] Speaker 1: Ça veut dire que les Iraniens ont toutefois des moyens de pression contre cette intervention américaine. On sait quoi de leur défense, leurs moyens de défense ? Est-ce qu'elle a été affaiblie après la guerre des 12 jours avec Israël et les Américains ?

[00:12:14] Speaker 2: Bien sûr qu'ils ont été affaiblis. Le programme nucléaire a reçu quand même une grosse... Frappe, si vous voulez. Mais en termes de missiles balistiques, ils sont capables de produire très rapidement des missiles balistiques. Ils sont capables également de construire très rapidement des drones. Les drones Shahed et autres. Et on sait que, en fait, cette intelligence iranienne, vous savez, cette compétence, cette qualité qu'est les sciences, le côté technique, les ingénieurs iraniens, malheureusement, avec le régime islamique depuis 1979, l'a mis essentiellement au service du secteur de la défense. Donc ils produisent énormément, ils sont très compétents, ils développent des armes extrêmement sophistiquées, et en cela, ils sont dangereux. Mais il y a une chose, il y a un maillon faible dans tout ça pour l'Iran aujourd'hui, c'est qu'il y a cette double faillite à la fois, si vous voulez, économique et sociale, et idéologique, islamo-religieuse, politico-religieuse. Et ce double faillite, ce double échec, rappelle beaucoup la fin de l'Union soviétique en 1991, où l'Union soviétique avait tenu pendant des décennies et des décennies, parce que ces deux aspects n'étaient pas réunis. Aujourd'hui, et puis finalement, étaient tombés en 1991 avec ces deux aspects qui étaient réunis. Aujourd'hui, en Iran, les deux aspects sont enfin réunis. Et il y a une chose qui a changé aussi par rapport à juin, c'est qu'en juin, Reza Pahlavi n'était pas majoritaire sur le terrain, n'était pas réclamé par tous les Iraniens. Le fils de l'ancien Shah. Le fils de l'ancien Shah. Mais aujourd'hui, force est de constater qu'il est réclamé par une majorité de gens dans la rue, qui, je pense, n'est pas forcément devenu monarchiste, mais a compris qu'aujourd'hui, pour convaincre les Occidentaux d'intervenir, il faut se réunir. À travers une figure alternative, quitte ensuite, au moment de la transition, à faire d'autres choix, mais pour qu'il y ait clairement une proposition faite aux Occidentaux.

[00:14:01] Speaker 1: Merci infiniment, Michel Fayat, de nous avoir expliqué, éclairé, enseignant à l'Institut français du pétrole et des énergies.

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Arow Summary
In a France 24-style panel discussion, political analyst Michel Fayat outlines scenarios for the possible implosion of Iran’s Islamic Republic. He suggests an internal coup by the Revolutionary Guards (IRGC) could replace the clerical leadership while maintaining an Islamic, militarized state—an outcome he says would still be detrimental for the population, which he claims faces severe poverty and widespread ideological rejection of the regime and even Islam. Fayat argues that a decisive trigger would be the capture or assassination of Supreme Leader Ali Khamenei, potentially alongside other targeted killings of key IRGC-linked figures. He portrays the U.S. under Donald Trump as applying “maximum pressure,” having deployed costly naval assets in the Persian Gulf, and weighing either leverage for an internal regime change or a longer targeted campaign. The segment includes reports of violent repression of protests, internet shutdowns, and high but contested casualty estimates. Discussion also covers risks of retaliation, including threats to U.S. regional bases and diplomatic sites, and the strategic implications of a potential closure of the Strait of Hormuz, which would affect global energy flows and China’s interests. Despite Iran’s degraded position after recent conflict, Fayat notes Iran’s capacity to rapidly produce missiles and drones, while highlighting the regime’s economic, social, and ideological fragility. He also claims Reza Pahlavi has become a more unifying opposition figure for Western audiences.
Arow Title
Analyst discusses Iran regime implosion scenarios and external pressure
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Arow Key Takeaways
  • An internal IRGC-led coup replacing clerics while preserving a militarized Islamic system is presented as plausible but harmful for civilians.
  • The capture or assassination of the Supreme Leader is described as a key trigger for rapid regime destabilization.
  • U.S. naval deployment is framed as costly leverage intended to force internal change or enable targeted strikes if it fails.
  • Reports of severe protest repression and prolonged internet shutdown underscore the regime’s coercive control and information constraints.
  • Closing the Strait of Hormuz would be a major escalation affecting not only the U.S. but also China due to oil and LNG flows.
  • Iran retains significant missile/drone production capacity, but the regime is portrayed as weakened by combined economic, social, and ideological crises.
  • Israel’s actions against Hezbollah are discussed as an effort to prevent a two-front conflict in the event of Iran escalation.
  • Opposition unity is suggested to be coalescing around Reza Pahlavi as a transitional focal point for Western engagement.
Arow Sentiments
Negative: The tone is dominated by conflict, repression, potential assassinations, economic hardship, and geopolitical escalation risks, with only limited cautious optimism about potential change.
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