[00:00:03] Speaker 1: — Bienvenue dans votre magazine. Nous recevons aujourd'hui Amine Kessassi. Bienvenue sur le plateau de France 24, Amine. Merci d'avoir accepté notre invitation. Votre nom, votre visage sont désormais liés à la lutte contre le narcotrafic, ces réseaux criminels. Amine, qui vous ont pris deux frères, Brahim puis Mehdi, en novembre dernier, Brahim en 2020. Ils ont tous les deux été assassinés. La lutte contre le narcotrafic, c'est un combat que vous portez et menez depuis des années maintenant sur le terrain, comme militant d'abord. Et puis, comme candidat désormais au municipal de mars prochain, à Marseille, votre ville. Vous avez rejoint la liste de Benoît Appaillon, maire sortant de gauche. Vous l'avez annoncé cette semaine. On va revenir sur cette candidature et cet engagement politique. Mais d'abord, une première question plus personnelle, si vous le voulez bien. Les derniers mois ont été très douloureux pour vous, pour votre famille, pour vos parents. Comment est-ce que vous avez traversé cette période ?
[00:00:52] Speaker 2: Déjà , merci. Me donner la parole. Ces derniers mois ont effectivement été d'une atrocité, d'une douleur que je ne souhaite à personne. Perdre un frère, c'est déjà trop. En perdre deux dans une petite vie, 22 ans, vous savez, ce n'est pas beaucoup pour vivre avec ses frères. C'est passer une enfance à construire des souvenirs qui s'envolent comme ça, en un claquement de doigts. Et c'est aussi cette injustice, cette injustice de voir Mehdi partir pour rien alors qu'il n'avait rien fait, alors qu'il n'était responsable de rien, il n'a pas décidé de se battre, lui, comme moi, dans le monde associatif et politique.
[00:01:29] Speaker 1: Vous pensez qu'on lui a pris la vie parce que c'est vous qu'on ciblait initialement ?
[00:01:32] Speaker 2: Depuis le mois d'août, j'ai été averti par les services de police que j'étais potentiellement la cible, la cible de menaces, la cible d'un contrat, comme on l'appelle dans ce monde des narcotrafiquants. Et puis, en septembre, j'ai été placé sous protection policière. Donc Mehdi, qui n'avait rien à voir avec tout cela, a été effectivement assassiné pour m'atteindre à moi.
[00:01:54] Speaker 1: Vous n'êtes plus du tout libre de vos mouvements aujourd'hui, disons-le. Vous êtes sous protection policière permanente, vous venez de le dire. Il y a une forme de solitude aussi qui s'accompagne et qui va être renforcée avec cet engagement politique. Vous avez l'impression aussi, quelque part, que c'est un sacrifice que vous portez pour ce combat ?
[00:02:09] Speaker 2: Nullement. Il y a la vie de mon frère qui est partie pour rien après ce combat politique. Je le porte depuis un moment. Je le porte depuis que j'ai compris que dans nos quartiers, si ce n'était pas nous qui nous mobilisions sur ces sujets, personne n'allait le faire à notre place. Personne n'allait venir nous tenir par la main. Et mon train en politique, c'est de dire si vous faites pour nous, sans nous, c'est que vous faites contre nous. Et je crois en l'intelligence, en la force des habitants des quartiers populaires, en la force de ces familles de victimes à renaître, à renaître de ces deuils, de ces souffrances. Et donc, les combats doivent être menés. Ils doivent être menés pour nous, pour les générations à venir, pour nos quartiers. Parce que j'ai publié un livre en octobre dernier, « Marseillais suite et là ». Et dans ce livre-là , j'explique que nous ne sommes pas assis. Nous ne sommes pas assignés à vivre ainsi. Nous ne sommes pas dans cette fatalité dans laquelle on veut nous plonger. Et pour cela, il faut se lever, il faut mettre un pied devant l'autre, il faut se réveiller, il faut avancer. Et c'est ce que j'essaie de faire dans ce combat.
[00:03:04] Speaker 1: Et vous avez même dit, à travers cet engagement, que c'est un devoir pour la mémoire de votre petit frère. Donc, médite, votre frère est né aussi. C'est une sorte de mission, j'imagine, en tout cas, vous me dites si le mot est juste, qui vous anime. Mais en même temps, vous vous exposez. Est-ce qu'on a tenté de vous faire taire ou de vous dissuader d'y aller dans cette course aux munitions, municipales, de prendre cet engagement politique ?
[00:03:25] Speaker 2: Quand on s'engage en politique, il y a tout un tas de questions à se poser. Pourquoi on le fait ? Comment on le fait ? Etc. Moi, j'ai déjà mené des campagnes électorales dans une famille politique qui est la gauche, puisque j'ai été candidat au nouveau Front populaire lors des dernières législatives. Pour moi, annoncer que je rejoins Benoît Payan, il me semble ne pas inventer l'existence de l'Ochade à Marseille. Elle existait déjà . Et donc, je ne fais que poursuivre cet engagement naturel dans ma famille politique. Non pas chez celle des... Ceux qui vont détruire la police de proximité.
[00:03:55] Speaker 1: Mais pourquoi lui, précisément ? Vous lui faites confiance aujourd'hui ? Bien sûr.
[00:03:58] Speaker 2: Vous lui faites confiance aujourd'hui pour mener ce combat aussi ? Parce que j'ai une relation avec le maire de Marseille qui dépasse la politique. J'ai confiance en son action à mener le combat contre le narcotrafic. J'ai confiance aussi au bilan du printemps marseillais. Aujourd'hui, il y a quelque chose qui a été fait avec cette majorité. J'ai décidé de faire confiance à cette majorité en la rejoignant, parce que c'est celle qui a ramené la police de proximité à Saint-Jérôme dans le 13e arrondissement. Parce que c'est celle qui a construit...
[00:04:21] Speaker 1: C'est justement pas assez non plus, puisque vous disiez Ă l'instant qu'il fallait aussi que vous y alliez vous-mĂŞme.
[00:04:25] Speaker 2: Il faut prendre les choses à bras le corps. Mais tout à fait. Qu'est-ce que vous allez leur apporter ? Si j'y vais, c'est pour accentuer cette action. C'est pour la pousser encore plus loin. Et puis quand on s'engage en politique, c'est aussi de savoir avec qui on le fait. Et moi, quand j'ai pris cette décision de m'engager en politique, de m'engager sur cette élection municipale, j'ai appelé. J'ai appelé les associations de mon secteur. J'ai appelé les mamans de victimes avec qui j'échange tous les jours. Ces mamans de victimes qui sont aujourd'hui blessées, qui sont aujourd'hui atteintes par des propos qui m'attaquent, par les propos du président de la région, Renaud Muselier, qui me traite d'être atteinte du syndrome de Stockholm. C'est des mots qui sont violents. Pour un docteur, c'est violent de dire à quelqu'un qu'il est atteint d'un syndrome. C'est violent de dire à quelqu'un qu'il est malade de quelque chose, à quelqu'un qui a perdu ses deux frères, qu'il est malade. Donc sur la teneur de ses propos, je lui laisse. Il est indigne de ses propos. Il se rend indigne de ses propos.
[00:05:11] Speaker 1: C'est l'illustration de la violence politique. Vous êtes prêt à prendre des coups de ce côté-là , Amine Kessassi ?
[00:05:16] Speaker 2: Non, je ne suis pas prêt à prendre ces coups-là . Je ne suis pas prêt qu'on salisse la mémoire de mon frère comme il le fait aujourd'hui. Je ne suis pas prêt à ce qu'il attaque la mémoire de toutes ses familles, l'honneur de toutes ses familles de victimes. Moi, les mamans, je les ai eues au téléphone avant de venir ici. Elles se sentent insultées par les propos du président de la région, qui sont des propos inaudibles, qui sont des propos insultants, diffamatoires. Et ces propos, ils sont terribles parce qu'ils dénoncent quelque chose de grave. Ils dénoncent que lui avoir soutenu Nicolas Sarkozy pendant des années, qu'il se rendait complice du retrait de la police de proximité des quartiers, qu'il se rendait complice d'un tas de choses. Après, moi, j'ai décidé de voler au-dessus de tout ça. Moi, j'ai un ennemi dans cette campagne, c'est le narcotrafic. Je m'engage pour sortir quelque chose, je m'engage pour porter quelque chose. Il l'a dit ce matin dans La Marseillaise que j'étais ingrat. Ingrat de ne pas avoir accepté de rejoindre la liste, puisqu'il me l'a proposé. Il m'a proposé de rejoindre la liste de droite. Il règle ses comptes ? Je pense certainement qu'il est en train de régler ses comptes, mais c'est petit. C'est bas. Face au combat qu'on est en train de mener, c'est bas. Moi, j'ai un seul ennemi. Vous savez, la République, elle est en danger dans ces quartiers. Elle est en danger parce que le narcotrafic prend du terrain. Parce que la narcocratie est en train de verser le sang dans ce pays. Parce que partout, il y a des mamans que j'ai pu accompagner, qui ont perdu des enfants et qui se sentent terriblement seules. Et parce que moi, ce que je veux, c'est de faire Marseille la vitrine nationale de la lutte contre le narcotrafic. Donc voilà , les propos de Renaud Muselier l'engagent. Ce monsieur se montre très insultant à mon égard. Ce même monsieur qui est venu... Il a pleuré à mes côtés et me témoignait. Sa sympathie est en train de régler des comptes politiques. Et je pense que ça n'a ni sa place, ni le moment, ni la hauteur nécessaire dans ce combat.
[00:06:50] Speaker 1: Vous espérez des excuses ?
[00:06:52] Speaker 2: Au-delà des excuses, vous savez, c'est pas ma personne qui a été attaquée. Moi, je veux qu'il demande pardon à ma maman parce qu'il a fait de la peine à ma maman. Parce qu'il a parlé de mes deux frères à la télé dans des conditions qu'il ne devait pas faire. Parce qu'il a insulté les autres familles de victimes en expliquant que mes frères seraient morts dans une situation particulière et pas les autres. Parce qu'il a tenté de me... mener encore un combat puisque les narcotrafiquants nous traînent dans la boue quotidiennement. Il a tenté, lui aussi, de nous rabaisser et de nous mener dans la boue. Et ça, c'est juste pas tolérable et pas possible.
[00:07:19] Speaker 1: Votre maman, puisque vous l'évoquiez à l'instant, comment elle regarde cet engagement politique ? Elle vous soutient jusqu'au bout ?
[00:07:24] Speaker 2: Vous savez, moi, quand j'ai perdu mon petit frère Mehdi, aujourd'hui encore, je me lève. Je me lève contre cette forme de culpabilité que je ressens. Et je ne suis pas là pour l'étaler. C'est quelque chose qui est personnel, quelque chose sur lequel je serai certainement accompagné, sur lequel on me tiendra la main, etc. Mais ma maman, c'est elle qui m'a dit « Amine, lève-toi. Tu t'es battue jusqu'à présent. Et aujourd'hui, tu veux lâcher ? Aujourd'hui, tu veux laisser ces gens triompher ? Tu veux leur laisser dire que Mehdi sera mort et qu'on l'oubliera ? C'est pas possible. » Et donc, pour cela, pour toutes ces raisons, moi, je suis debout et j'ai appelé des gens à se tenir debout. Des milliers de Marseillaises et Marseillais se sont levés. Des milliers de Marseillaises et de Marseillais m'ont écrit, de Françaises et de Français m'ont dit « Porte ce combat.
[00:08:03] Speaker 1: » Ils vous soutiennent. Et en même temps, Amine Kessassi, une campagne électorale s'expose. Il faut occuper le terrain. Comment est-ce que vous allez faire avec toutes les menaces qui pèsent sur vous ?
[00:08:12] Speaker 2: La particularité du printemps marseillais, c'est que c'est des femmes et des hommes avec qui j'ai l'habitude de travailler, avec qui j'ai l'habitude de mener. J'ai une famille politique aussi, les écologistes avec qui j'ai mené différentes campagnes, les européennes, les législatives. Donc j'ai confiance en ces femmes et ces hommes pour aller porter ma voix là où il faut aller la porter, pour aller porter la voix du printemps marseillais. Le maire de Marseille incarne aussi quelque chose dans cette lutte et moi, je lui fais totalement confiance.
[00:08:34] Speaker 3: Vous-mĂŞme, Amine Kessassi, comment est-ce que vous serez Ă votre rencontre ?
[00:08:37] Speaker 2: Je suis devant vous, je viens parler, je viens expliquer aux gens, je fais beaucoup de choses sur les réseaux sociaux et j'ai pris des dispositions dans des endroits différents à Marseille, autour, en dehors et pour des raisons de sécurité, je ne peux pas donner ces lieux. Mais j'ai reçu, j'ai reçu les têtes de réseau, j'ai reçu les associations et je ferai cette campagne sur le terrain parce qu'on ne m'interdira jamais d'aller dans des endroits, d'aller dans ces circonscriptions, d'aller dans les quartiers de Marseille. Néanmoins, aujourd'hui, je suis candidat sur toute la ville et donc j'irai arpenter le sud, le nord sans exposer les femmes et les hommes qui assurent ma protection, à qui je veux dire encore merci parce que sans ces personnes, je ne sais pas si je serai encore aujourd'hui debout devant vous.
[00:09:13] Speaker 1: Le président de la Commission nationale des comptes de campagne et de financement politique a mis en garde Amine Kessassi contre le risque d'ingérence du narcotrafic dans cette campagne. Pour parler clairement, ces groupes criminels pourraient tenter d'influer ce scrutin. Est-ce que c'est quelque chose que vous aussi vous avez en tête et qui vous inquiète pour la tranquillité de leur trafic finalement ?
[00:09:34] Speaker 2: Tout à fait, parce que aujourd'hui, quand les narcotrafiquants vont tenter de corrompre les candidats aux élections municipales, parfois moyennant monnaie, parfois parce que sous la contrainte, pour différentes raisons, ce qu'ils vont exiger d'eux après, c'est de ne pas installer de caméras de vidéo protection dans les endroits où ils mènent leurs deals, où ils mènent leurs activités illicites.
[00:09:55] Speaker 1: A votre connaissance, certaines figures politiques, locales, l'ont été ? Ont été approchées ? Je ne pense pas.
[00:10:00] Speaker 2: Franchement, je ne pense pas. Je n'espère pas. Je n'espère pas parce que ça raconterait des choses terribles sur l'état de la République. Mais dans le livre dont on parlait tout à l'heure, Marseille et Sûter l'âme, je fais part d'un fléau, d'un phénomène qu'est la narcocratie. La narcocratie, c'est le pouvoir que les narcotrafiquants ont de raconter leur histoire, au travers des films, Narcos, etc., où on fait passer ces gens-là pour des héros, pour des super-héros, au travers de leur action dans le terrain, puisqu'ils paient des piscines l'été, parce qu'ils paient la tranquillité.
[00:10:27] Speaker 1: Ils investissent le terrain social, si on peut le dire comme ça, ils y parviennent.
[00:10:31] Speaker 2: Ils ne tentent pas de remplacer l'État. Ils savent qu'il y a un État, mais ils se substituent à l'État. Ils se substituent au service public. C'est pour ça que la réponse face aux narcotrafiques, elle ne doit être que sécuritaire. Il doit y avoir une réponse de la police, et moi je dis merci à la police. Mais il doit aussi y avoir à côté de ça, une réponse sociale, une réponse de justice, une réponse de paix.
[00:10:50] Speaker 1: Elle est là , la clé, c'est d'abord sur ce terrain-là , le social, qu'il faut les combattre. C'est à travers ces armes-là qu'on peut contenir cette organisation.
[00:10:57] Speaker 2: C'est uniquement avec le paquet du global, c'est uniquement avec l'action globale, avec la police, avec l'Europe qui va devoir aller exiger des autres pays, l'Arabie Saoudite, de la Thaïlande, exiger de nous rendre les têtes de réseau qui sont cachées là -bas, de nous rendre les têtes de réseau qui vivent très bien de l'argent de la drogue là -bas. Et c'est avec toutes ces mesures, avec le retour de l'éducation dans les quartiers, le retour des transports en commun, le retour des services publics, avec toutes ces mesures-là , et c'est ce qu'on porte avec le printemps marseillais.
[00:11:23] Speaker 1: Et c'est justement ce sur quoi vous êtes attendus quand je dis vous tous les candidats à cette mairie de Marseille. On va écouter quelques Marseillais et je vous fais réagir.
[00:11:31] Speaker 4: La sécurité, la propreté de Marseille. Parce que Marseille, elle n'a plus que le nom, excusez-moi.
[00:11:36] Speaker 2: C'est pas l'extrême droite ou la droite dure qui va pouvoir régler ça. On ne s'occupe pas de nous de toute façon. Si au moment des élections on les voit qui viennent. Et puis après, on ne voit plus jamais rien.
[00:11:47] Speaker 1: Qu'est-ce que vous répondez à ça ?
[00:11:49] Speaker 2: C'est parfois vrai. Un monsieur disait que c'est ni l'extrême droite ni la droite dure qui peut sauver et sortir ces choses. C'est vrai. Qui a milité pour le retrait de la police de proximité ? Qui a milité pour le retrait des services publics ? La compensation, sortir de ces quartiers, etc. C'est eux. Et donc aujourd'hui, il y a effectivement cet enjeu de ne pas être sur le terrain uniquement en temps électoral. Et ça, plusieurs élus du printemps marseillais, le maire de Marseille, n'ont pas cessé durant ces dernières années de sillonner la ville, d'aller partout dans le nord, dans le sud, d'aller à la rencontre des gens. Et il va falloir continuer à le faire. Et ce que je dis à ces gens-là , c'est que j'ai conscience de ça. J'ai conscience de la globalité des sujets. L'enjeu, il n'est pas juste de mettre des policiers. L'enjeu, il est de nettoyer la ville, il est de remettre des transports, il est de... Et tout ça, c'est ce qu'il faut faire.
[00:12:37] Speaker 1: Et ce sont des thématiques aussi reprises par l'extrême droite. Il y a aussi le constat, en tout cas, ils vont sur ce terrain-là . Vous êtes aussi au coup d'à -coup, selon les derniers sondages, entre la gauche et l'extrême droite à Marseille. Comment est-ce que vous allez convaincre les Marseillais qui vous attendent sur ces services publics, le logement, les transports, le narcotrafic, de vous choisir, vous, et pas de céder à la tentation du Rassemblement national ?
[00:13:00] Speaker 2: Aujourd'hui, les Marseillais et Marseillais le savent. Ils ont un maire, un maire qui s'est battu pendant un mandat pour changer la ville, pour transformer Marseille, qui a lancé des grands chantiers, qui a rénové des écoles, qui a travaillé sur le retour de la police municipale en centre-ville, dans des endroits du nord, dans des endroits du sud. Et donc, là -dessus, les Marseillais et Marseillais font confiance en leur maire. Aujourd'hui, celui qui est crédité en tête de ces sondages, c'est Benoît Payan et ça, c'est une évidence. Celui qui à gauche a réussi à rassembler tous les partis hors LFI autour de lui, c'est le maire de Marseille, Benoît Payan. Et pour cela, je pense que le seul en capacité à battre le Front national, à maintenir un mandat, à maintenir une équipe et une cohésion, c'est le maire de Marseille et Benoît Payan. Et donc, pour ça, je pense qu'il y a un véritable enjeu et c'est Christiane Taubira qui l'explique bien. Elle dit que pour être un parti républicain, il ne suffit pas de se présenter à des élections. Il faut aussi accepter les valeurs de la République. Il faut aussi accepter ce qu'est Marseille. Marseille, vous savez, c'est cette ville cosmopolite, cette ville qui ne ressemble à rien, c'est cette cité-État, en fait.
[00:14:02] Speaker 1: Justement, comment vous l'expliquez, cette montée de l'extrême droite dans cette ville cosmopolite ? C'est comme ça que vous la décrivez ?
[00:14:08] Speaker 2: Bien sûr. Cette montée de l'extrême droite, elle s'explique par un phénomène simple, c'est que la montée du populisme, elle est partout. Partout en France, aujourd'hui, Franck Galicio, il ne fait pas campagne sur lui. Il fait campagne sur l'étiquette Jordan Bardella, sur l'étiquette Front National, sur l'étiquette Marine Le Pen. Mais donc ces gens-là ne m'intéressent pas du tout parce qu'ils ne portent rien pour notre ville. Ils ne portent aucune vision. Ils n'ont une vision que pour demain matin, que pour l'élection. Ils ne savent pas à quoi va ressembler Marseille dans 10 ou 15 ans. Et ce qui m'intéresse, c'est ces gens qui ont des perspectives d'avenir pour la ville. Et c'est pour ça que je suis aujourd'hui derrière Benoît Payan dans cette campagne.
[00:14:39] Speaker 1: Merci beaucoup, Amine Kessassi. Merci d'être passée par le plateau de France 24, candidat au municipal à Marseille. Et puis on vous doit cet ouvrage qu'on va revoir sur notre écran, Marseille et suite est là . Merci beaucoup d'avoir répondu à notre invitation. C'est la fin de ce magazine, de cette interview. Restez avec nous sur France 24 pour la suite des programmes.
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