Mali fuel attacks, Yaoundé cleanup and Bissau thaw (Full Transcript)

France 24 covers JNIM tanker attacks in Mali, a deadly DR Congo landslide, Yaoundé’s waste campaign, Guinea‑Bissau political releases and Africa Eco Race.
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[00:00:00] Speaker 1: Vous êtes sur France 24 et vous avez raison, bienvenue dans votre journal de l'Afrique. A la une ce soir, ce qu'on voit de plusieurs dizaines de camions-citernes incendiés au Mali, une attaque attribuée au JNIM. Le groupe djihadiste mène de nombreuses opérations comme celle-ci et qui ont entraîné des pénuries de carburant dans la capitale malienne. Explications à suivre. Nous parlerons du traitement des déchets au Cameroun. Face à l'explosion des ordures dans les rues de la capitale, les autorités ont décidé de lancer une campagne. Yaoundé, ville propre, reportage à suivre. Et c'est une course qui fait rêver certains et questionne beaucoup d'autres. Ce samedi soir, focus sur l'Africa Eco Race 2026 avec Elodie Medj, une coureure justement, qui est dans une aventure familiale et humaine mais qui interroge aussi sur la place des rallies en Afrique. Et nous l'avons reçue plus tôt avec notre chroniqueur sport, Cédric Ferreira. On ouvre ce journal en allant au Mali, où un convoi de plusieurs dizaines de camions-citernes a été incendié ce jeudi. Une attaque attribuée au djihadiste du JNIM, affilié à Al-Qaïda, depuis le mois de septembre. Ce groupe mène de nombreuses opérations de ce type qui entraînent des pénuries de carburant dans la capitale Bamako. Explications avec Nicolas Chamonta.

[00:01:27] Speaker 2: De longues files d'attente devant les stations-services et des conducteurs désemparés, des scènes de plus en plus fréquentes à Bamako, soumises à des pénuries de carburant.

[00:01:38] Speaker 3: Cette pénurie nous met considérablement en retard. La moto est aujourd'hui notre outil de travail et toutes nos activités sont liées au carburant. Nos affaires sont aux arrêts et ça a des conséquences graves.

[00:01:51] Speaker 2: Enclavé, le Mali doit importer des hydrocarbures par la route, notamment en provenance de la Côte d'Ivoire et du Sénégal. Mais les convois de camions-citernes sont régulièrement attaqués depuis septembre, ce qui perturbe l'approvisionnement. Derrière ces embuscades meurtrières, le groupe de soutien à l'islam et aux musulmans, ou JNIM, un groupe djihadiste affilié à Al-Qaïda et qui affiche clairement son ambition, asphyxier l'économie malienne. L'armée escorte les convois avec l'aide du groupe paramilitaire russe Afrika Korps. En novembre, le chef de l'agent militaire exhortait la population à réduire ses déplacements.

[00:02:27] Speaker 4: « Ceux qui sortent dix fois par jour avec leur voiture ou leur moto doivent comprendre que nous traversons une période difficile et qu'il faut voyager moins et éviter les voyages non nécessaires. »

[00:02:38] Speaker 2: Ces dernières semaines, l'approvisionnement en carburant s'était amélioré à Bamako. L'attaque de jeudi montre que le JNIM est toujours actif dans le pays. Les autorités assurent toutefois disposer d'assez de stocks pour subvenir aux besoins.

[00:02:52] Speaker 1: Dans l'est de la République démocratique du Congo, un glissement terrain a endeuillé la cité minière. ... ... ... ... Ce site stratégique qui produit jusqu'à 30% du coltan mondial est aux mains des rebelles du M23. Les corps de plusieurs mineurs artisanaux ont été retrouvés sous les décombres. Le bilan, même s'il n'a pas été communiqué pour l'instant, en dénombre au moins 200 morts. Et malgré le drame, les pioches n'ont pas cessé de frapper la terre. Je vous emmène au Cameroun pour vous parler du traitement des déchets. A Yaoundé, par exemple, on estime à près de 700 mètres de distance et à 100 000 tonnes les déchets solides à traiter par an. Quand le ramassage ne suit pas, la capitale revêt des allures de poubelles à ciel ouvert. Et pour y remédier, le gouvernement vient de lancer une toute nouvelle campagne. Yaoundé, ville propre. Le reportage de nos correspondants, Marcel Amoko, Richard Tessier.

[00:03:45] Speaker 5: Une décharge à ciel ouvert dans ce quartier populaire de Yaoundé. Autre quartier, autre poubelle au milieu de la chaussée. Ici, les riverains, comme ce jeune homme qui souhaite rester anonyme, n'ont pas d'autre choix que les déchets. Ils versent leurs déchets ménagers sur cet axe, faute de bacs à ordures.

[00:04:01] Speaker 6: Techniquement, il devait y avoir un bac à ordures. Malheureusement, ce n'est pas le cas. Vous voyez, par exemple, là, on a vidé ça dans la soirée. Vous voyez comment le matin, c'est déjà tout occupé. Nous, on vit à côté, donc parfois, tu restes à la maison, les ordures, tu te trouves quand même mal à l'aise.

[00:04:14] Speaker 5: Deux sociétés sont chargées de la gestion des ordures à Yaoundé. Isaacam, hygiène et salubrité du Cameroun est la principale. C'est dans cette décharge, située à la périphérie de la capitale camerounaise, que les ordures ménagères sont traitées.

[00:04:27] Speaker 7: Vous avez travaillé ?

[00:04:28] Speaker 5: 1400 tonnes d'ordures finissent ici chaque jour dans un balai incessant de camions. Outre les arriérés de paiement du gouvernement, estimé à 14 milliards de francs CFA qui entravent son activité, Isaacam déplore l'incivisme des populations de Yaoundé.

[00:04:44] Speaker 7: Lorsque les déchets sont produits, ils sont déversés au premier exutoire. Ce qui complique la tâche d'Isaacam, qui est obligé de multiplier les fréquences de passage de camions pour pouvoir maintenir la ville dans un état de propriété acceptable.

[00:04:55] Speaker 5: Face à la gravité de la situation, le ministre camerounais de l'administration territoriale a décidé de prendre le taureau par les cornes. Ce jour-là, il a procédé à la distribution de 700 brouettes, pelles, balais et raclettes aux sept mairies de la ville de Yaoundé. Objectif, faire de la lutte contre l'insalubrité une cause commune.

[00:05:14] Speaker 8: Ce que le Minat fait ce matin, c'est d'apporter sa pierre à l'édifice. Je voudrais que tout le monde s'associe à cette activité parce que quand la ville est propre, la joie est collective. Quand la ville est sale, la honte est collective. C'est ça qu'il faut retenir.

[00:05:31] Speaker 5: Une course contre la montre alors que le Cameroun s'apprête à accueillir deux événements majeurs. La 14e conférence des ministres de l'OMC, l'Organisation mondiale du commerce et la visite du pape Léon XIV prévue en avril prochain.

[00:05:46] Speaker 1: Domingo Chimoes Pereira a été libéré vendredi soir après plus de deux mois de détention. Le leader du PAIGC, le parti historique de Guinée-Bissau, avait été arrêté lors du coup d'État survenu fin novembre. Fernando Dias, de son côté, candidat à l'élection présidentielle, a lui aussi pu regagner son domicile après s'être réfugié à l'ambassade du Nigeria. Ses libérations apparaissent comme un signe d'apaisement après des semaines de crise politique. Plus de détails avec notre correspondante régionale Aminatou Diallo.

[00:06:17] Speaker 9: C'est aux alentours de 22h que Domingo Chimoes Pereira est arrivé à son domicile en périphérie de Bissau. Sur les images du fusil, il y a des images de la ville. Sur les réseaux sociaux, le leader du PAIGC apparaît souriant, la barbe blanche, après plus de deux mois de détention. Arrêté lors du coup d'État, DSP a été accueilli chaleureusement par des dizaines de partisans venus l'attendre devant sa résidence, heureux de retrouver leur leader. Plus tard dans la soirée, Fernando Dias, le principal adversaire d'Oumar Osisoko Mbalo lors de la présidentielle du 23 novembre, ainsi que l'ancien Premier ministre, Géraldo Martins, ont également regagné leur domicile. Tous deux s'étaient réfugiés à l'ambassade du Nigeria au lendemain du coup d'État où ils vivaient depuis sous protection diplomatique. Pour les Bissau-Guinéens, ces libérations sont perçues comme un véritable soulagement.

[00:07:09] Speaker 3: La libération de Domingo Chimoes Pereira n'est pas totale. Il y a encore des restrictions sur les visites, par exemple. Mais au moins, la famille a le reconfort d'être avec lui, de pouvoir se retrouver. On se sent un peu plus tranquille en le sachant à la maison. C'est un peu plus tranquille. On se sent un peu plus tranquille en le sachant à la maison.

[00:07:25] Speaker 10: J'espère que ces libérations ouvriront la voie au dialogue et renforceront davantage les échanges politiques. Les autorités ont fait un pas positif car cela apporte la paix et la tranquillité dans le pays.

[00:07:36] Speaker 9: Ces retours à la liberté interviennent après plusieurs semaines de négociations entre la CDAO et les autorités de transition. Le ministre sénégalais de la Défense, qui a accompagné la procédure, escortant les responsables politiques jusqu'à leur domicile, a salué la bonne volonté des autorités de transition et a appelé le peuple bissaou-guinéen à ouvrir une nouvelle page de dialogue.

[00:08:01] Speaker 1: On passe à notre focus de ce samedi soir consacré à l'Africa et Corée. Cette course de rallye qui traverse le Maroc, la Mauritanie et le Sénégal, née dans le siège du Paris-Dakar en 2009, elle prétend à présent faire rimer aventure et respect du continent africain. Avec notre spécialiste sport, Cédric Ferreira, nous avons reçu Elodie Medj, père René Medj, pour une interview à deux voix. Écoutez.

[00:08:29] Speaker 11: Oui, le papa d'Elodie est une légende du sport automobile français. Parmi les plus grandes lignes de son palmarès, c'est évidemment les trois victoires lors du Paris-Dakar en 1981, 84 et 86. Beaucoup de victoires automobiles. Il a aussi organisé de nombreux rallyes raides et il a surtout fait partie de l'équipe qui a fondé l'Africa Eco Race en 2009. Cette année, c'est la 17e édition. Cette course avait été lancée en 2009 avec l'aide de plusieurs pays africains, et d'autres pilotes automobiles, dont René Medj. Le but, pour résumer, c'était de maintenir sur le continent africain un rallye raide après le départ du Paris-Dakar en Amérique du Sud et aujourd'hui en Arabie Saoudite. Elodie, merci d'être avec nous. On vient de parler de votre papa. Cette année, vous faites la compétition avec votre frère Jonathan en catégorie historique aux commandes d'un Range Rover, véhicule mythique de votre père. Expliquez-nous pourquoi vous avez décidé de vous lancer un tel défi.

[00:09:25] Speaker 12: En fait, on a voulu rendre hommage à notre papa qui a marqué l'histoire du rallye raide. Quand il est parti il y a deux ans, on s'est rendu compte qu'il avait marqué aussi les gens qu'il a côtoyés, que ce soit dans l'organisation, les pilotes, les copilotes. On a reçu énormément de témoignages et c'était très émouvant pour nous. On a voulu lui rendre hommage et là, on a profité des 45 ans de sa victoire en 1980 sur le Dakar pour venir ici, parce qu'en fait, on voulait symboliquement revenir sur la plage de Dakar avec sa coupe. Et donc, voilà, la seule solution pour faire ça, c'était de participer à l'Africa Eco Race.

[00:10:06] Speaker 1: Elodie, on vous entend évidemment cette fierté de porter cette mémoire familiale, mais aussi l'aventure moderne. Mais j'ai envie de savoir, vous, en tant que femme engagée, quel regard vous portez sur ce que représente un rallye en Afrique en 2026 ?

[00:10:23] Speaker 12: Alors, je ne sais pas beaucoup. Ça a évolué. Il n'y a pas encore beaucoup de femmes sur les rallies, mais il y en a quand même de plus en plus. Et moi, j'ai été inspirée par des femmes comme Michelle Mouton ou Jutta Kleinschmidt, qui a gagné le Dakar dans les années 90, je crois. Je crois que maintenant, il y a de plus en plus de pilotes féminines sur le Dakar. Donc, ça met du temps, mais ça se met en place petit à petit.

[00:10:47] Speaker 11: Pour parler un peu de l'aspect sportif, Elodie, vous en êtes quasiment à une semaine sur la route. Comment se passe la compétition jusqu'ici ?

[00:10:54] Speaker 12: Alors, elle a été difficile au début. On a eu beaucoup de problèmes mécaniques parce qu'on a préparé notre voiture avec peu de temps. Donc, on a eu pas mal de pannes au début du rallye. Mais depuis deux jours, elle se passe très bien. Après, on se découvre avec mon frère, parce que je fais donc la course avec mon petit frère. Donc, il a fallu mettre les choses en place dans l'habitacle. Mais ça se passe très, très bien. Chacun est à sa place. On cède mutuellement. Et en fait, notre objectif, c'est d'arriver. À Dakar, on ne vise pas le podium, on ne vise pas une victoire d'étape. On n'a pas les moyens, on n'a pas la voiture pour ça. Et nous, notre objectif, c'est d'amener la coupe à Dakar. Donc, on préserve la voiture, on prend soin l'un de l'autre. Et voilà, on essaie d'arriver à Dakar.

[00:11:43] Speaker 1: On va retrouver l'intégralité de notre entretien sur notre site Internet, ainsi que sur notre chaîne WhatsApp. C'est ainsi que nous refermons notre Journal de l'Afrique. Merci à tous ceux qui nous ont suivis partout dans le monde. En particulier, ce soir, de Darla au Lac-Rose, en passant par Noix-de-Dibou. Restez avec nous, car l'actualité continue sur France 24. Merci.

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France 24’s Journal de l’Afrique reports on several major stories: in Mali, dozens of fuel tanker trucks were set ablaze in an attack attributed to JNIM (Al‑Qaeda affiliate), worsening recurrent fuel shortages in Bamako despite military escorts and authorities claiming sufficient stocks. In eastern DR Congo, a deadly landslide hit a mining town near a strategic coltan site held by M23 rebels, with at least 200 artisanal miners reported dead and mining continuing despite the disaster. In Cameroon, Yaoundé struggles with mounting solid waste; with collection gaps and funding arrears to the main operator, the government launches the “Yaoundé, ville propre” campaign, distributing equipment to municipalities ahead of major international events. In Guinea‑Bissau, opposition leader Domingos Simões Pereira and others are released after weeks of ECOWAS-mediated negotiations, seen as a step toward de‑escalation and dialogue after a coup. The program also features the Africa Eco Race 2026, including an interview with driver Élodie Metge honoring her late father René Metge, discussing family tribute, mechanical challenges, and women’s place in rallying in Africa.
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Journal de l’Afrique: Mali fuel attacks, Yaoundé waste, Guinea‑Bissau releases
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Arow Key Takeaways
  • JNIM attacks on fuel convoys are a key lever to disrupt Mali’s economy and create shortages in Bamako.
  • Mali relies on overland fuel imports; repeated ambushes since September have made supply chains vulnerable despite escorts.
  • A landslide in eastern DR Congo near a coltan-producing area controlled by M23 highlights severe safety and governance challenges in artisanal mining zones.
  • Yaoundé’s waste crisis is driven by inadequate collection infrastructure, alleged incivility, and significant government payment arrears to contractors.
  • Cameroon’s ‘Yaoundé, ville propre’ campaign seeks citizen and municipal mobilization ahead of major international events.
  • Guinea‑Bissau’s releases of detained opposition figures signal possible de-escalation and renewed political dialogue under ECOWAS facilitation.
  • Africa Eco Race 2026 blends adventure and controversy; Élodie Metge frames participation as a family tribute and notes gradual gains for women in rallying.
Arow Sentiments
Neutral: Overall informational news tone. Somber cues appear in reports of killings, shortages, and a deadly landslide, balanced by constructive elements like sanitation efforts and political releases, and a human-interest sports segment.
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