[00:00:00] Speaker 1: — Et on passe à la revue de presse d'Hélène Frade. Bonjour, Hélène.
[00:00:05] Speaker 2: — Bonjour, Damien.
[00:00:06] Speaker 1: — Avec à la une notamment l'arrivée hier du porte-avions américain USS Abraham Lincoln dans le Golfe Persique, dans un contexte de tensions entre États-Unis et Iran.
[00:00:16] Speaker 2: — Démonstration de force, repositionnement ou prélude à des attaques. Le Pentagone, pour le moment, déclare vouloir offrir au président Trump des capacités supplémentaires s'il choisit d'attaquer l'Iran. Mais le Wall Street Journal fait état des craintes de la Maison-Blanche qu'une campagne de bombardement ne déclenche un conflit, évidemment plus large, au Moyen-Orient. Le Jérusalem Post cite des sources selon lesquelles le président Trump aurait demandé une opération, je cite, « ciblée et significative », tout en évoquant deux autres hypothèses, pas d'options militaires ou alors un blocus naval pour empêcher l'Iran d'exporter son pétrole. Le régime iranien, de son côté, martèle qu'il se tient prêt à tous les scénarios et qu'il sera prêt à riposter aux côtés de ses alliés. Trump semble hésiter. Quant aux Européens, il regarde tailleur, d'après Le Figaro, qui se demande si les Iraniens, je cite, « seront sacrifiés au profit d'un équilibre illusoire ». Le quotidien français critique la politique européenne d'apaisement en appelant la France à agir contre le régime, par exemple en soutenant l'inscription des gardiens de la République. Il y a eu une révolution sur la liste des organisations terroristes, comme s'apprête à le faire l'Italie. Le Figaro voit dans un hypothétique effondrement du régime iranien un avantage pour le moins indirect pour l'Europe, la perte pour la Russie d'un nouvel allié dans la région après la perte de l'allié syrien.
[00:01:43] Speaker 1: La Russie de Vladimir Poutine, qui a été exclu après l'invasion de l'Ukraine du Conseil de l'Europe, là où 15 dissidents russes exilés à l'étranger vont désormais siéger.
[00:01:52] Speaker 2: Quatre ans plus tard, la Russie anticrétienne. Kremlin obtient un statut officiel au sein de cette organisation internationale, dont le but est de promouvoir les droits de l'homme. Le Moscow Times cite notamment les noms de Mikhaïl Khodorkovsky, Vladimir Karamurza et Natalia Arnault. Le quotidien russe indépendant fait toutefois état des doutes de certains observateurs, qui se demandent si cette initiative aura réellement un impact, un impact significatif. Plusieurs figures de l'opposition russe ont déclaré qu'il leur semblait impossible de représenter efficacement. Les forces libérales russes, depuis l'étranger, l'une de ces figures a même déclaré, je cite, qu'il s'agissait là de foutaises inutiles.
[00:02:32] Speaker 1: Bon, alors efficace ou non, Hélène, ces opposants exilés restent persécutés à l'étranger par Vladimir Poutine.
[00:02:37] Speaker 2: Oui, dans une enquête publiée hier, l'ONG Disclose, en collaboration avec la BBC, raconte comment la Russie, mais aussi d'autres pays autoritaires, la Turquie, le Tadjikistan, cherchent à détourner Interpol, la police internationale, pour faire taire précisément leurs opposants. S'agissant de la Russie, Disclose révèle quel est le pays qui a émis le plus de notices rouges. Ces fiches de demande d'arrestation envoyées à tous les pays membres, 4817, très exactement en septembre 2024. Un chiffre qui interpelle d'autant plus l'ONG Disclose qu'Interpol aurait décidé, Damien, récemment, d'alléger ses contrôles visant les demandes émanant de Moscou.
[00:03:18] Speaker 1: Allez, un mot à présent de la polémique après la libération en Suisse de Jacques Moretti, le propriétaire du bar Le Constellation à Crans-Montana, où 40 personnes ont péri dans un incendie.
[00:03:26] Speaker 2: Le Parisien aujourd'hui en France qui a eu accès à son audition, ainsi qu'à celle de son épouse, Jessica Moretti, rapporte qu'ils ont tous deux tenté de rejeter toute responsabilité dans ce drame et chargé leurs anciens salariés. Le quotidien critique cette ligne de défense, la ligne de défense des ténardiers du Valais, comme les ont surnommés leurs détracteurs, en les invitant à assumer leurs responsabilités face à des parents de victimes et des resquérisseurs. La paix, qui ont déjà eu beaucoup de mal à accepter la libération de Jacques Moretti, malgré son lourd passé judiciaire en France, pour protester contre cette libération. L'Italie, dont six ressortissants sont morts dans cet incendie, a annoncé samedi le rappel de son ambassadeur en Suisse. Et d'après Courrier international, Damien, l'affaire est en train de tourner à la bataille diplomatique. Le magazine observe que les médias italiens n'ont pas cessé de couvrir cette catastrophe depuis un mois, mais selon lui, le fait que six victimes soient italiennes n'explique pas tout. La revue relie cette attention médiatique à la place occupée traditionnellement par les faits divers dans la presse transalpine, mais aussi à la multiplication des commentaires politiques en Italie, y compris de la part du gouvernement de Giorgio Meloni, qui exige à présent une enquête conjointe avec la Suisse.
[00:04:43] Speaker 1: Oui, une attitude aussi bien critiquée en Suisse qu'en Italie.
[00:04:47] Speaker 2: Chez nous, il est normal que la première ministre s'employe. On en prenne au juge parce qu'ils ont l'habitude de contester sa politique en matière d'immigration. Nous sommes habitués à ce type d'ingérence, regrette la Stampa, qui juge parfaite, en revanche, la réponse du président de la Confédération helvétique sur la nécessité de respecter la séparation des pouvoirs. Une véritable leçon en Suisse. Le quotidien Le Temps dénonce, je cite, « une instrumentalisation de ce drame, une instrumentalisation indigne de ce drame du Nouvel An. Il voit dans l'exigence italienne de participer à l'enquête suisse une ingérence inacceptable. Une telle récupération politique évite aussi de se pencher sur d'autres dysfonctionnements, comme les retards rencontrés dans l'organisation des Jeux olympiques d'hiver, qui débuteront le 6 février, relève le journal suisse, qui enfonce un dernier clou dans le cercueil de la justice italienne, pas réputé pour sa rapidité, comme en témoigne, selon lui, l'absence de condamnation dans l'effondrement du pont Morandi de Gênes, qui avait fait, en 2018, 43 victimes.
[00:05:54] Speaker 1: » L'Italie, où la possible présence d'agents de l'Aïs, cette police anti-immigration de Donald Trump, a ségi au divers, suscite une autre polémique.
[00:06:03] Speaker 2: « Sommet de s'expliquer, le président de la région Lombardie, cité par Il Fatto Quotidiano, assure que l'Aïs ne sera là que pour s'occuper de la sécurité du vice-président Jay Devens et du secrétaire d'État Marco Rubio. » Une déclaration qui fait, suite à une enquête du journal, affirmant que des agents de l'Aïs pourraient se joindre au dispositif de sécurité des JO. Si tout ça, Damien, fait beaucoup, beaucoup trop de polémiques pour vous, vous pouvez toujours éteindre votre télévision, comme on dit, ou alors, tout simplement, tenter le « off February », lancé dans quatre pays, dont la France. Ce défi invite à supprimer les applications des réseaux sociaux sur votre téléphone pendant 28 jours, pour en finir, évidemment, avec l'hyperconnexion, sur le modèle du « dry January », le mois de janvier sans alcool. Un esprit sain, dans un corps sain, n'est-il pas ?
[00:06:50] Speaker 1: Et une répétition générale pour les moins de 15 ans en France. Merci beaucoup, Hélène.
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