[00:00:00] Speaker 1: Ils sont de retour les joueurs du Paris-Saint-Germain, image en direct des deux bus des joueurs du Paris-Saint-Germain, sacrés champions d'Europe, vainqueurs de leur première Ligue des champions hier soir. Ils arrivent sur le périphérique parisien, ces joueurs parisiens escortés, vous le voyez, par des policiers. Il leur reste, allez, 15-20 minutes de trajet pour rejoindre, avant de rejoindre la plus belle avenue du monde, les Champs-Elysées où les attendent des dizaines de milliers de spectateurs, 110 000 spectateurs pour célébrer leur héros de cette nuit municoise. Après cette démonstration au final de la Ligue des Champions face à l'Inter hier soir, cette victoire inédite, cette victoire historique 5 à 0 face au club italien. Les voici donc de retour dans la capitale. Parade organisée, parade autorisée par la préfecture de police pour cette journée qui s'annonce historique à Paris. Paris fête son club, Paris célèbre ses joueurs, bienvenue dans cette édition spéciale où on va revenir largement sur cette première Ligue des Champions décrochée par le Paris Saint-Germain avec moi en plateau Naïm Mognol, journaliste. Bienvenue Naïm, un autre visage que vous connaissez bien à France 24, vous qui êtes téléspectateur de nos antennes et l'homme top qui est journaliste, vous aussi, à France 24. Et sur le terrain, on va retrouver nos envoyés spéciaux, Jules Boiteau qui va suivre pour nous cette parade et cette soirée qui s'annonce très festive. Il y aura donc cette parade qui va durer environ une heure sur les Champs-Élysées. Il y aura ensuite une halte à l'Élysée où va aller recevoir pour une réception le président, le chef de l'État, Emmanuel Macron. Et puis, il y aura ensuite le dénouement de cette soirée, le clou de cette soirée, la troisième séquence au Parc des Princes, cette communion avec le public du Parc des Princes, 48 000 spectateurs, 48 000 abonnés qui ont obtenu ce précieux sésame pour communier, pour célébrer cette première Ligue des Champions décrochée par le Paris Saint-Germain. Vous le voyez, le spectacle et la scène est dressée sur les Champs-Elysées avec ses nombreux drapeaux. Les spectateurs, en tout cas les supporters qui étaient invités à se rendre sur les Champs-Elysées en début d'après-midi pour donc assister à cette parade. Ça y est messieurs, on y est, les supporters qui vont découvrir enfin cette Ligue des Champions. Le véritable trophée officiel qui est à Paris au moins pour un an.
[00:02:54] Speaker 2: Au moins pour un an, puisque l'UFA le récupérera pour ensuite le reprendre. C'est une réplique qui est mise dans la vitrine du trophée. Mais oui, là c'est celui qui a été gravé, on le voit toujours en fin de match. Après la fin du match, avant la remise du trophée, on voit toujours le gars qui grave le nom du club. Celui-là, c'est quelque chose de fantastique, c'est historique et surtout qu'on l'a pas vu en France depuis 32 ans.
[00:03:17] Speaker 1: Voilà les bus du Paris Saint-Germain qui empruntent le périphérique extérieur pour se rendre visluent jusqu'à la porte Maillot et arriver à l'avenue de la Grande Armée pour sans doute emprunter l'avenue des Champs-Elysées, l'image de la Tour Eiffel. C'est un temps nuageux aujourd'hui à Paris mais on attendait des orages donc pour l'instant le temps se maintient et cette célébration devrait se faire sur le sec. Et l'homme, ces joueurs attendus par tout un public qui ont attendu longtemps, longtemps avant de décrocher leur première Ligue des Champions, ça faisait 32 ans qu'un club français n'avait plus remporté la plus prestigieuse des Coupes d'Europe.
[00:04:07] Speaker 3: Oui c'est vrai, c'est une très très longue attente pour les supporters parisiens qui ont attendu 32 ans qu'on ne l'a pas eu en France mais pour les supporters parisiens c'est encore beaucoup plus long. Il y a disons un sentiment de soulagement finalement pour ces parisiens qui attendaient depuis que ce projet Qatari a commencé cette Ligue des Champions. C'est aussi une question de répondre aux rivales marseillais dans un certain sens qui disaient à jamais les premiers. À jamais les meilleurs, c'est la réponse. Voilà, donc la rivalité n'en sera que plus belle et j'ai vu même des images, moi tout à l'heure en arrivant en studio, je voyais des personnes qui amenaient leurs enfants, par exemple, pour aller regarder cette parade. Je trouve ça très beau parce qu'il y a ce côté aussi transmission pour ces personnes qui sont supporteurs depuis des années.
[00:04:50] Speaker 2: C'est au-delà des enfants, ça c'est 29 ans qu'on n'a pas gagné une Coupe d'Europe en France. Il y a des adultes aujourd'hui parfaitement insérés dans la vie professionnelle qui n'ont jamais vu un club français gagner une Coupe d'Europe, donc oui c'est d'autant plus historique. Et on attendait ça. Après, les Qataris sont arrivés en 2011, il y a eu une victoire en 2025, il y avait eu une finale en 2020. On est sur des délais à peu près normaux, si on pense qu'il s'est fait à City, si on pense qu'il s'est fait à Chelsea. Le Barça a mis 82 ans avant de gagner une Ligue des Champions.
[00:05:16] Speaker 1: Le Parc des Princes que vous avez ici à l'image, on est évidemment dans l'ouest parisien. C'est l'antre du Paris Saint-Germain avec ses quatre écrans géants qui ont été installés spécialement pour cette finale de Ligue des Champions. 4 écrans géants sur lesquels ont été projetés cette finale hier soir. Ils étaient 48 000 hier soir dans le stade du Parc des Princes avec Roland-Garros et le tournoi de Roland-Garros qui se déroule actuellement. D'ailleurs Roland-Garros a salué la victoire du voisin hier, c'était une image assez sympa.
[00:05:46] Speaker 3: Je pense qu'on peut le dire que toute la ville de Paris et une partie de la France s'est arrêtée de vivre pendant cette finale. C'était l'événement sportif de ce week-end et ça fait 2-3 semaines depuis que Paris s'est qualifié pour cette finale que les gens attendaient le stress autour de cette finale. Il faut dire le stress positif comme négatif. Ceux qui avaient peur de, est-ce qu'encore une fois, ils allaient passer à côté de cette finale. Il y a des images. Petit anecdote, j'ai un ami qui est supporter du PSG tellement stressé qu'il a vécu le match tout seul dans la rue. Sur son téléphone, donc c'est quand même assez fou, c'est-à-dire qu'on sent l'amour que les parisiens ont pour ce club.
[00:06:26] Speaker 2: Et c'est nouveau, depuis Liverpool, ils ont drainé un public qui n'était pas un public du PSG, un public français, que tu as pu voir sporadiquement derrière Lyon certaines années, derrière Marseille ou Monaco en 2004, mais ils ont drainé un public qui n'était pas le leur, et c'est pour ça que la fête est nationale, et c'est à tout à l'heure dans le JT, je disais, on a l'impression de vivre une victoire de l'équipe de France, il n'y a pas que des supporters du PSG sur les champs. C'est quelque chose qui a été fêté dans la France parce qu'on a drainé un public qui n'était pas uniquement un public de club, un public d'abonnés du Parc des Princes. Parce que la durée est folle, 32 ans sans avoir de Ligue des Champions, 29 ans sans avoir une Coupe d'Europe, la France l'a mérité. En plus, c'est le nouveau visage de ce PSG, cette nouvelle politique, ce qu'incarnent des garçons comme Désiré Doué, comme Dembele, comme Louis-Henri Quay, qu'il faut évidemment mettre en avant dans cette aventure, ça fédère beaucoup plus que Bappé qui nous parle de ses primes à 80 millions, quand bien même c'est un joueur fantastique. Kneymar dont on apprend qu'il est blessé mais qui va quand même aller faire le carnaval au Brésil. Et Lionel Messi qui est payé je ne sais pas combien mais qui ne va pas saluer les supporters à la fin des matchs même quand ils ont gagné. Et tout ce qui s'est passé avec Zlatan et des joueurs qui sont arrivés pour porter un projet marketing, financier mais jamais sportif. Je pense bien sûr à David Beckham, je pense à Gigi Buffon, je pense à tout ça. Parfois même à son corps défendant, à un garçon comme Carlo Ancelotti qui était un petit peu pris pour un idiot au tout début quand il est arrivé. C'est toute cette histoire-là, et tout ce qui a été fait de travers au PSG depuis 12 ans, permet cette fête-là. Ce qu'on vit depuis maintenant 12-15 heures, c'est simplement la conséquence directe de tout ce qu'on a vécu depuis 14-15 ans. C'est aussi pour ça que la fête est belle, et c'est aussi pour ça qu'elle ne concerne pas que les Parisiens. Oui, c'est sûr.
[00:08:08] Speaker 1: Et on est en ligne avec Arnaud Hermant, journaliste à l'équipe. C'est une nouvelle page qui s'ouvre, on imagine, pour le club parisien, c'est vrai, avec de très très grosses déconvenues ces dernières années sur la scène européenne. Ça y est, il touche le Graal, enfin on a envie de dire pour ce club parisien.
[00:08:25] Speaker 4: Oui, évidemment bonjour déjà. Oui et non parce que c'est quand même un club qui est très jeune, il est de 70. Donc vous voyez, on va dire que par rapport à l'histoire des grands clubs européens qui pour la plupart sont centenaires, ça reste encore un club assez jeune. Effectivement, par rapport à l'arrivée du nouvel actionnaire catarien en 2011, d'entrée Nasser Al-Halafi avait dit que l'objectif c'est de gagner la Ligue des Champions. Il avait donné un délai un peu serré au départ, cinq ans. Le club a fait certaines erreurs. Après, je trouve qu'il s'est construit, même s'il y a eu des sorties de pistes, il s'est construit. Ils ont construit une marque peut-être avant de construire un club de foot, mais grosso modo ils ont réussi quand même à mener les deux en parallèle. C'est pour ça qu'aujourd'hui, critiquer Neymar, Messi, Mbappé, c'est un peu facile parce que ce sont ces garçons-là aussi qui ont donné cette dimension populaire, cette dimension attractive au Paris Saint-Germain. Sans ces garçons, il n'y aurait pas eu l'argent généré et cet argent permet aujourd'hui d'avoir des garçons comme doués que vous êtes capables d'acheter à la barre de grands clubs européens, d'aller chercher un Dembele qu'OFC M-Person. C'est un ensemble, on ne peut pas écarter une partie de l'histoire du club comme on On ne peut pas écarter, comme le fait trop souvent la direction catarienne, même s'il y a du mieux ces dernières années, le Paris Saint-Germain d'avant, celui de l'ère Canal+, celui de Michel Denisot, celui qui a gagné la Coupe des Coupes 96. C'est un ensemble, c'est une construction. Aujourd'hui, le club est au sommet. Nasser Al-Raleifi, que j'ai pu interroger rapidement hier à la sortie du stade, disait que c'était que le début du projet, de l'histoire. qui étaient évidemment au début d'une construction, il a appelé, c'est son mot, à rester humble. On a le sentiment qu'ils ont appris un peu de leurs erreurs, lui le premier, et que désormais ils ont les cartes en main, j'ai envie de dire, pour continuer de régner sur l'Europe, grâce à un entraîneur évidemment et un effectif très jeune.
[00:10:18] Speaker 1: C'est une victoire sur, évidemment on imagine, sur laquelle aussi le club va pouvoir s'appuyer et puis un effectif qui est encore très très jeune, est-ce que, je sais que c'est sans C'est sans doute très prématuré de dire ça, mais est-ce qu'on est au début d'une vraie dynamique, peut-être d'un règne ?
[00:10:37] Speaker 4: Ça pourrait ressembler, parce que vous avez à la fois l'homme-orchestre Louis Senriquet, qui a l'expérience, un savoir-faire qu'il a prouvé cette saison hors pair, d'être capable de faire jouer cette équipe de manière aussi collective, avec cette capacité à répéter les efforts, avec un savoir-faire qui a été à la fois mental, Il a été capable de faire comprendre, de faire croire à tous ces joueurs qu'ils étaient capables. Quand je vois en équipe, ils y parviendraient. Il ne faut pas trop tirer sur Mbappé parce que Mbappé, si on refait l'histoire réellement, le club voulait le garder et c'est lui qui a décidé de s'en aller. Effectivement, aujourd'hui, on peut dire, et il y a une sorte d'ironie à tout ça, c'est que PSG a été meilleur, Louis-Henriqué l'avait dit, donc bravo à lui, a été meilleur et plus performant sans sa star, sans Kylian Mbappé. Et si Kylian Mbappé avait dit « ok je reste », il serait encore au Paris Saint-Germain et peut-être que le Paris Saint-Germain serait champion d'Europe ou pas. Donc vous voyez, il ne faut pas tout effacer. Effectivement, ce qui ressort de cette campagne européenne en deux temps, une première partie poussive et une deuxième assez exceptionnelle, c'est que cette équipe, elle en a le sentiment de par la jeunesse de son effectif, la personne qui est à sa tête, Louis-Henri Quié, qu'elle est taillée pour durer. Après, il va falloir remodeler peut-être certains postes cet été. Ces derniers mois, les choix qui ont été faits ont tous été très convaincants. On peut penser à Jao Neves, à Pacho, à Gvarazkelia l'hiver dernier. C'est un sans-faute, en fait, toute cette saison, c'est un sans-faute, même si on a douté au départ. Et moi, le premier, je le reconnais facilement. Après, est-ce que ça sera aussi un sans-faute l'été prochain sur le recrutement ? Est-ce que la mayonnaise va facilement être reprendue ? Parce que vous savez, les joueurs, là, ils ont atteint une sorte d'apothéo. si Ousmane Dembélé parvient aussi à gagner le ballon d'or dans quelques semaines, je ne vais pas vous dire qu'il n'aura plus envie, mais il aura atteint quand même le sommet du foot mondial. Derrière, ce n'est pas toujours évident, même si on est un grand champion, même si on est un grand compétiteur, d'être toujours au sommet. Et ce sera aussi là qu'on va attendre le Paris Saint-Germain avec potentiellement un regard assez critique s'il n'y parvient pas. Et c'est en ça que je pense qu'il y a de bons espoirs, puisque avec Luiz Henrique à la tête, on sent qu'il a la main pour modeler cette équipe et puis pour lui faire croire que l'inaccessible est possible et ils l'ont réussi hier soir.
[00:12:53] Speaker 1: Arnaud Hermand, dernière question, on parle beaucoup de Louis-Henriquet mais c'est aussi finalement, c'est un duo, c'est une paire qui agit notamment sur le recrutement avec Louis Scampo. Il ne faut absolument pas oublier l'influence de cet homme-là sur les nouveaux hommes forts de Paris Saint-Germain.
[00:13:09] Speaker 4: Oui, je serais beaucoup plus modéré sur Louis Scampo pour différentes raisons, effectivement il a contribué à créer cet effectif qui est un effectif de qualité. Il s'est aussi trompé par le passé au Paris Saint-Germain. Vous savez, l'histoire de Luis Campos au Paris Saint-Germain, il est là au départ parce que la famille Mbappé, qui souhaite le prolonger, demande à ce qu'il vienne. À la même époque, il négocie avec le Real Madrid pour les Mbappé. Donc il arrive un peu, on va dire… – Ils se sont connus à Monaco. – Ils se sont connus à Monaco, vous avez tout à fait raison. Luis Campos est là au départ pour permettre, pour aller dans le sens de ce que souhaite la famille Mbappé et pour convaincre Mbappé de rester, de prolonger. Donc on va dire qu'il est là dans un cadre très précis. Or, les deux ans qu'il fait avec Kylian Mbappé ne sont pas couronnés de succès, ni sur la scène européenne, même s'il y a eu une demi-finale la saison dernière, ne l'oublions pas, et puis ils ne sont pas totalement couronnés de succès non plus, puisque le club souhaitait que Kylian Mbappé reste, et il n'est pas resté. Donc ça c'est un échec de Luis Campos. Finalement, il est resté et il réussit, et effectivement c'est un duo qui fonctionne bien avec Luis Enrique parce que je pense que Luis Enrique le tient à distance de certaines prérogatives. Ce que se permettait de faire Luis Campos, notamment avec Christophe Galtier, de recadrer certains joueurs, de donner des consignes tactiques, techniques, d'aller parfois même à l'encontre des avis du staff médical, il ne le fait plus. Et c'est pour ça que quand chacun est à sa place, les choses fonctionnent mieux. Donc oui, c'est un duo et oui, Luis Henrique a souhaité que Luis Campos se prolonge au Paris Saint-Germain et c'est le cas. Je crois qu'il est maintenant en pontrin jusqu'en 2029. Mais c'est surtout, et il ne faut pas se mentir, c'est surtout Luis Henrique, le grand architecte du succès du Paris Saint-Germain.
[00:14:53] Speaker 1: Merci, Arnaud Hermand. Merci d'avoir répondu à nos questions, d'avoir commenté ce retour du Paris Saint-Germain et cette parade qui va débuter dans quelques minutes. Les bus des joueurs du Paris Saint-Germain qui sont à proximité. Avant de retrouver Jules Boiteau sur les Champs-Elysées, j'accueille en plateau Samy Moubi, journaliste indépendant. Vous êtes co-auteur, notamment, du livre sur la géopolitique du foot aux éditions, Hugo Sport, bienvenue à vous, merci de nous avoir rejoints. Je vous le disais, Jules Boiteau qui est en direct depuis les Champs-Elysées, où les bus sont à proximité de vous, ils ne sont vraiment plus très loin. Jules, on imagine l'impatience, la ferveur, la fièvre qui montent autour de vous.
[00:15:38] Speaker 5: Oui, l'ambiance commence vraiment à monter puisqu'en ce moment même il y a le résumé du match qui est en train d'être diffusé sur les écrans géants ici. En plus des bus, on est en train de suivre en direct ici le public, qui est en train de suivre en direct ici l'arrivée des bus. Il y a énormément d'impatience. Tout le monde a envie de voir arriver les joueurs du Paris Saint-Germain. Il y a des étoiles dans les yeux des supporters aujourd'hui. Dans les yeux, Louis, il en a énormément depuis hier soir. Louis, racontez-moi comment vous vivez cette journée aujourd'hui.
[00:16:08] Speaker 6: C'est comme dans un rêve. Ça fait 55 ans qu'on l'attend. 30 ans pour moi, pour tout Paris. C'est le plus beau, la plus belle journée de notre vie de supporter parisien.
[00:16:18] Speaker 5: Et racontez-moi comment ça s'est passé hier, comment vous avez vécu ce match, cette immense victoire contre l'Inter.
[00:16:23] Speaker 6: Je n'ai pas pu aller à Munich. J'ai de très bons amis. Daan, Anthony, je reconnais trop en qui étaient. Mais j'étais derrière ma télé avec ma famille, mes proches, et on l'a ramenée, et elle arrive, elle arrive à Paris-Dame .
[00:16:36] Speaker 5: Voilà, vous voyez les supporters qui sont extrêmement contents, ils devront attendre plus que quelques minutes maintenant sur les Champs-Élysées pour voir arriver les joueurs qui défileront donc pendant un peu plus d'une heure sur la plus belle avenue du monde, sur des bus à Impérial pour présenter la Coupe évidemment aux 110 000 supporters qui sont attendus ici sur les Champs-Élysées.
[00:16:55] Speaker 1: Merci Jules, vous restez avec nous évidemment, entouré de ses supporters, profitez vous aussi de cette ferveur. Samimou Oubi, bienvenue, donc je vous le disais, vous êtes le dernier à nous avoir rejoint ici en plateau. Comment vous l'avez vécu, cette victoire du Paris Saint-Germain, cette très très large victoire hier soir face à l'Inter ?
[00:17:15] Speaker 7: Bonjour, très bien, très bien, d'autant plus que je suis un vieux supporter du Paris Saint-Germain depuis mes 5 ou 6 ans. Donc, je ne vais pas vous dire que je n'ai pas boudé mon plaisir, d'autant que ça a été une rencontre à sens unique, parce que le PSG a développé un jeu absolument époustouflant, alors qu'il avait à faire un adversaire rompu, robuste, aguerri, chevronné, qui n'était pas là par hasard, qui avait quand même éliminé le Bayern, Munich, Barcelone, pas des petites équipes. Et moi je trouve que surtout ça vient couronner un parcours quasi inespéré compte tenu de ce qui a pu se passer notamment à l'automne où le PSG a vraiment frôlé l'élimination. Je pense qu'on reviendra peut-être, l'avez-vous déjà évoqué, mais le fameux match déclic contre Manchester City où ils sont menés deux buts à zéro et où on se dit bon une énième fois ça va être la fin et puis ils parviennent non seulement à égaliser mais surtout à leur passer devant et avec maestrie
[00:18:25] Speaker 1: à 4-2. Naïm O'Neal c'est ça un peu le déclic dans la tête dans les têtes parisiennes c'est ce match à Manchester City on est à la fin de cette première phase. L'avant-dernière journée voilà la dernière
[00:18:37] Speaker 2: c'est Stuttgart il y a eu Salzburg, City, Stuttgart on est le 22 janvier en fait le déclic du Du PSG, c'est le déclic d'Embele, c'est-à-dire qu'il n'est pas pris pour aller à Arsenal. Il est remplaçant sur les deux matchs d'avant. Fini, on rappelle pourquoi, un retard à l'entraînement privé du déplacement à Arsenal. Il était déjà dans l'oeil du cyclone parce que ses performances, notamment dans la finition, n'étaient pas bonnes. Et il est sur le banc, le PSG menait 2-0, il rentre, il fait une deuxième mi-temps fantastique, le PSG gagne 4-2. Et à partir de ce moment-là, ça déroule, il va marquer un triplé contre Stuttgart, un triplé contre Brest.
[00:19:11] Speaker 1: Ça y est, on découvre le visage, les visages de ces joueurs du Paris-Saint-Germain, images furtives, mais ils sont bien à bord de ces bus à Impérial, imaginez ces visages évidemment radieux. Ici, vous avez Luiz Henrique, le grand artisan, on va le dire, et on ne se le cache pas, de cette victoire, et puis trophée en main, ici, le capitaine Marquinhos, lui qui a été le premier à soulever cette coupe aux grandes oreilles. Hier soir, à le présenter, c'est le joueur le plus capé, le seul hier sur la pelouse côté parisien qui avait plus de 30 ans. On le rappelle, c'est une équipe extrêmement jeune, la plus jeune de la compétition dans cette édition 2025 qui l'a emporté face à la plus expérimentée. Ça s'est vu peut-être un petit peu hier soir et l'homme, cet écart d'âge, on avait vraiment l'impression qu'il y avait un fossé entre ces deux équipes.
[00:20:06] Speaker 3: Oui, en fait, ça s'est vu parce que dans les efforts que le Paris Saint-Germain a fournis et bizarrement, on va peut-être que finalement l'expérience de l'Inter lui a peut-être joué des tours parce qu'on avait l'impression qu'ils étaient décomplexés ces jeunes parisiens face à l'Inter et qu'ils en voulaient beaucoup plus. L'Inter a semblé faire son âge en fait face à ses jeunos hier. Je pense que Paris a maîtrisé le match finalement et j'ai l'impression que l'Inter n'a pas joué cette finale. Moi, c'est mon impression à moi.
[00:20:32] Speaker 2: Ils ne l'ont pas joué mais je ne crois pas que ce soit lié à l'âge. Voilà, je pense aussi. Ce n'est pas lié à l'âge. C'était aussi l'équipe la plus vieille en demi-finale. Ils ont mis 7 buts au Barça. C'était l'équipe la plus vieille en quart. Ils ont battu le Bayern. Ils ont fait quatrième de la phase de saison régulière en prenant un but. C'était aussi l'équipe la plus vieille. C'est très difficile de savoir si l'Inter est passé complètement à côté de son match parce que le PSG était fantastique ou est-ce que le PSG était fantastique parce que l'Inter est passé complètement à côté de son match. Chacun verra midi à sa porte. Le PSG était favori, moi je l'ai dit. Je pense qu'on était pas mal à le penser. 5-0 c'est quand même énorme, on ne s'attendait pas à une victoire comme ça.
[00:21:03] Speaker 1: L'arge victoire dans le final de ligue des champions.
[00:21:05] Speaker 2: Ce qui est sûr c'est que, pour avoir quelques éléments de contexte, la fin de saison de l'Inter s'est tellement mal passée. Le dernier mois et demi en Italie a été très dur parce qu'ils ont tout perdu. La Coupe d'Italie, le championnat d'Italie, la Coupe d'Italie, ils perdent la Ligue des champions. Le cas à Simone Inzaghi a beaucoup agité, je ne suis pas sûr que ça les ait aidés. Ça ne remet pas en cause tout ce qu'a fait le PSG depuis la fin janvier et surtout depuis l'élimination de Liverpool, le détonateur, c'est peut-être à ce moment-là où on se dit finalement, il y a un truc à faire, c'est à non Ligue des Champions.
[00:21:37] Speaker 7: Si je puis me permettre, c'est surtout que le Paris Saint-Germain n'a pas laissé jouer l'Inter. Expérience par expérience. Ils les ont complètement pris à la gorge d'entrée, en les pressant très haut, et puis techniquement, ça allait trop vite pour eux. Et là, je ne crois même pas que ce soit une question d'âge. Je pense que vraiment, en matière de technique et de maturité, notamment de certains jeunes joueurs qui n'ont que 19-20 ans, c'est absolument prodigieux. C'est surtout que, pour moi, le Paris Saint-Germain rentre véritablement dans l'histoire, mais à plus d'un titre. Puisque vous le rappeliez, c'est l'écart le plus conséquent jamais enregistré au cours d'une finale depuis 1955, quand même. 5 buts à 0, rien à dire, pas de pénalty bizarre, pas de but. Bon, ici, bien sûr, il y a le tir contré de Douai, mais à l'issue d'une action, là aussi, construite. C'est quand même, aujourd'hui, la première formation française à détenir désormais deux Coupes d'Europe, qu'on le veuille ou non. Et puis il faut noter aussi que trois des cinq buts victorieux sont marqués par deux jeunes de 19 ans.
[00:22:46] Speaker 1: Je ne suis pas sûr qu'on ait beaucoup vu le président du Paris Saint-Germain, trophée en main. Ces bus qui sont maintenant sur les Champs-Elysées. Oui, ça y est, la parade commence, il est 17h23 ici à Paris. C'est parti normalement pour une heure de parade, pour une heure de communion avec ce public. C'est la première séquence parisienne. L'avion des joueurs du Paris Saint-Germain qui s'est posé avec une petite heure de retard Il y a maintenant environ 40-45 minutes, donc première séquence parisienne, cette parade. Il y en aura une deuxième à l'Elysée. Ils seront reçus par Emmanuel Macron avant de prendre la direction de leur domicile. On ne sait pas encore si ce domicile restera le leur.
[00:23:31] Speaker 7: De l'ordre qui est désormais au sujet de toutes les interrogations, puisqu'on ne sait pas, de toute façon officiellement pour le moment, avec l'actuelle équipe municipale, il est hors de question de vendre le Parc des Princes malgré... En tout cas au prix proposé. Voilà, malgré plusieurs... Entre 30 et 40 millions. Voilà, mais il semble quand même que ce soit une question de principe, en tout cas pour la municipalité actuelle. Qu'en sera-t-il s'il y a un changement de couleur politique ou pas, ça on ne peut pas le savoir. Je ne suis pas dans la tête des édites et de l'équipe municipale, qu'elle soit reconduite sur le plan politique ou pas, ça on verra bien. Après il y a la question de jusque combien on peut pousser en termes de nombre de spectateurs avec un parc des princes rénové. Ça c'est la question, je ne sais pas, alors que manifestement il y a d'autres projets qui garantiraient davantage de place, mais c'est à discuter. Mais je pense quand même que les supporters historiques du Paris Saint-Germain sont, pour les trois quarts, favorables à ce que le Paris Saint-Germain reste dans son antre historique. On verra bien.
[00:24:38] Speaker 1: Et avec le trophée en main, vous l'avez aperçu, l'homme qui sera peut-être, qui est en train de le transmettre ce trophée, le futur Ballon d'Or. En tout cas, il a toutes les raisons cette année de postuler, d'espérer, de recevoir.
[00:24:56] Speaker 7: Quoi fera-t-il au poteau Mohamed Salah d'Oliver Kool, votre équipe que j'affectionne ?
[00:25:02] Speaker 1: Je ne suis pas si sûr que ça. C'est sa saison la plus aboutie à Ousmane bien sûr.
[00:25:08] Speaker 2: C'est sa saison au Stade Rennais, comme un certain Désiré Doué. Comme un certain Désiré Doué, formé au Stade Rennais, qui était sur une carrière décevante en fait. Après avoir nourri beaucoup d'espoir à Rennes et un peu à Dortmund. Son passage au Barça, même s'il y a eu 2-3 buts qui restent un peu dans les mémoires, c'est quand même un échec. Il est arrivé la saison dernière, c'était moyen, jusqu'à l'automne, on va dire jusqu'à décembre, c'est délicat. Dembélé, le problème, c'est pas qu'il est mauvais, c'est que comme on en attend beaucoup, il est souvent décevant. Et on s'est dit finalement, peut-être que ce garçon-là cassera jamais le plafond de verre, comme d'autres ne l'ont pas fait finalement. Mais n'y avait-il pas la question du registre dans lequel on l'attend ?
[00:25:43] Speaker 7: Puisque c'est un excellent dribbler. Mais ce qui, pour moi, a provoqué le déclic et un renouveau de Dembélé, c'est un replacement qui lui permet de revenir dans l'axe.
[00:25:52] Speaker 2: Il a été replacé parce qu'il n'a pas été replacé, il a été replacé parce qu'il a été redevenu inefficace, il n'a pas été mieux, voilà, c'est dans ce sens-là que c'est aimé.
[00:25:59] Speaker 7: C'est tout de même ce que lui a imposé, ni ce qu'il a fait.
[00:26:02] Speaker 2: Moi je pense qu'à un moment donné il a quand même été remis bien d'équerre comme il fallait. Moi je pense, pour vous dire, je ne crois pas qu'être pointe, ce soit son bon poste. Je pense qu'il est très fort justement quand il part de très bas avec Champion Perfect. Et je pense que c'est là où il est le meilleur. Quand bien même cette année soit un poste qui n'est pas sien, il a fait une saison un peu plus au-dessus de ce qu'on a en droit d'imaginer. Moi je pense que c'est évidemment sa saison la plus aboutie et je pense qu'avec Hakimi, il fait partie des deux parisiens qui peuvent prétendre au Ballon d'Or. Parce que justement on ne va pas regarder ce qui s'est passé sur les 10 années d'avant comme pour d'autres, on va vraiment regarder ce qui s'est passé cette année. Hakimi défenseur ? Oui. Il peut postuler parce que je pense que c'est l'année défenseur avant de reporter le Ballon d'Or. Mathias Salon, 96.
[00:26:44] Speaker 3: Il y a eu Cannavaro en 2006, après la Coupe du Monde.
[00:26:49] Speaker 1: Mais Hakimi, je pense que c'est quand même ce joueur... Oui, la joie quand même de ce joueur parisien. On va aussi en profiter par Quignaud, ce qu'on sent libéré de ce poids. Lui qui a été l'homme de tant de déconvenus.
[00:27:01] Speaker 7: C'est le capitaine courage. Il est arrivé tout gamin à 19 ans. Il y a compris sa vie familiale. Il n'a jamais renoncé alors qu'il a été sollicité de plusieurs reprises par d'autres clubs. C'est un joueur qui, par ailleurs, est d'une élégance sur le terrain et hors terrain à toute épreuve. C'est quelqu'un qui, très rapidement, a fait l'effort de s'exprimer en français. Pour moi, il le mérite très largement. Et d'ailleurs, sa déclaration en fin de match où il est en larmes, il y a quelque chose de très émouvant. Et je pèse mes mots parce qu'il a été tellement décrié à plusieurs reprises avec ses coéquipiers d'époque. J'ai trouvé très intéressant qu'il parle de Thiago Silva, de Cavani, d'Ibra et d'autres joueurs qui auraient mérité d'aller un peu plus haut. C'est ça qui fait de mon point de vue l'élégance de ce joueur. C'est aussi toujours cette dynamique collective qu'il a toujours eu en tête. C'est vraiment le joueur qui a grandi avec le projet du PSG, avec ses hauts, ses bas. Et c'est très très haut aujourd'hui.
[00:28:10] Speaker 3: Surtout Marquinhos, on peut le dire, pendant une certaine période, c'était un peu le joueur qui, disons, catalysait un peu ce périssage. C'est un mec qui perdait et c'est ça qui est beau pour lui aujourd'hui de la soulever. Parce qu'il a été de tous ces moments traumatisants du PSG. Mais il y a façon et façon de perdre aussi.
[00:28:27] Speaker 2: A juste titre, quand l'élimination contre le Réal, l'année où le Réal gagne la Ligue des Champions avec Benzema, C'est vrai que cette année-là, à partir de ce moment-là, il a eu six, huit mois, dix mois très difficiles derrière. Et à l'époque, on parlait d'un départ, et ça n'aurait pas été scandaleux. Voilà, il n'aurait rien remis en cause, ni de son talent, ni de son passage au PSG. Mais là où il a été très fort, c'est la force mentale qu'il a fallu pour redevenir le joueur de premier plan qu'il est devenu. Parce qu'à un moment donné, on se disait, il n'est peut-être même plus capable d'être capitaine. Ça, je pense que c'est terrible. Oui, on a vu ce que ça a donné avec Pacho cette année.
[00:28:57] Speaker 7: Il l'était tout à fait. et qu'il y ait eu un moment très difficile pour lui aussi bien sportivement, psychologiquement à l'issue de la déroute contre Madrid. Poutine n'était vraiment pas le seul responsable. On peut encore se poser la question de savoir pourquoi on avait titularisé Donnarumma qui était encore tout jeune alors que, à l'époque, Navas connaissait parfaitement l'équipe adverse parce qu'on aurait pu aller au pénalty et que lui connaissait un petit peu les tireurs. Donc, je veux dire que la faute, elle était partagée et on lui a fait porter quelque chose de beaucoup trop lourd. Oui, parce que c'était plus facile de le faire porter à lui que de le faire porter à Neymar ou à Mbappé,
[00:29:34] Speaker 2: qui représentait d'autres enjeux que des enjeux sportifs.
[00:29:37] Speaker 7: Mais d'où cette extraordinaire ténacité résiste ?
[00:29:39] Speaker 2: Bien sûr, bien sûr, on est entièrement d'accord à ce sujet, il la mérite. Et ça fait partie de ces belles histoires dans ce groupe, parce que lui maintenant, c'est bon, il a marqué l'histoire du club, capitaine de la Ligue des champions, l'image est gravée, Dieu sait que l'image compte aujourd'hui dans notre société.
[00:29:53] Speaker 7: Et puis des joueurs qui restent 12 ans dans un club, j'en connais peu.
[00:29:56] Speaker 1: Très peu oui. Achraf Hakimi qui a le trophée, qui porte le trophée, Achraf Hakimi, l'international marocain qui porte aussi cette équipe du Maroc avec un sacré rendez-vous en fin d'année. Il y aura bien sûr la Coupe d'Afrique des Nations organisée au Maroc. Le Maroc qui n'a remporté qu'une seule fois la plus prestigieuse des compétitions sur continent africain, c'était en 1976, si ma mémoire est bonne. Achraf Hakimi, l'un des des symboles également de cette équipe, on sait qu'il était très très proche de Kylian Mbappé, il est resté, il aurait pu partir aussi à un moment donné Achraf Hakimi.
[00:30:34] Speaker 7: Mais je pense qu'il est resté parce qu'il a senti aussi qu'on lui donnait de plus en plus de responsabilités, que notamment dans l'effectif de cette saison, qui vous le rappeliez, était l'effectif, enfin en tout cas la formation du tournoi de la Ligue des Champions la plus jeune de moyenne d'âge, il était aussi devenu, et déjà depuis un petit moment, un cadre de cette équipe avec Marquinhos, avec Fabian Ruiz qui a véritablement éclos encore plus depuis le championnat d'Europe des Nations avec l'Espagne, et Ousmane Dembélé qui est un petit peu plus âgé que les autres. Donc ça fait partie des pièces maîtresses de cette équipe et puis Quant à son poste et la façon avec laquelle il joue, aussi bien défensivement qu'offensivement, c'est un des meilleurs. Et par exemple, Alexander-Arnold, qui est aussi très fort à son poste, je pense qu'il y a concurrence entre les deux. Bon, Alexander-Arnold, il va aller jouer au Real Madrid. Parce qu'Hakimi est meilleur. Il est meilleur, oui.
[00:31:33] Speaker 2: Ça dépend des matchs. Ça a pu dépendre de certains matchs. Hakimi, il n'y a jamais eu vraiment de débat sur son niveau, puisqu'on l'avait vu à Dortmund, on l'avait vu à l'Inter, on l'a vu avec le Maroc, on sait qu'il est très fort. Il y a eu deux choses, il y a eu des vrais problèmes extrasportifs, à un moment donné qu'ils l'ont miné et je pense que ça a beaucoup pesé, il y a eu un truc aussi, on l'a très peu dit, c'est que dans le jeu, ça a été une des principales victimes des trois de devant Messi, Bape et Neymar, parce qu'à l'époque le ballon il lui arrivait jamais. C'est combien de fois, là, c'est des analyses qui sont très techniques, mais combien de fois on l'a vu prendre son couloir et ne jamais être servi sur je ne sais pas combien de matchs. à quoi ça sert d'avoir un attaquant, un défenseur qui peut jouer attaquant, qui prend son couloir, qui a cette capacité à aller de l'avant, s'il n'a jamais de ballon. Et regardez à quel point il est redevenu important dans le jeu. Et où est-ce qu'il est ? Hier, il était partout, il était à droite, il était à gauche, il était dans l'axe, il a marqué je ne sais pas combien de buts en position de numéro 9. Parce qu'aujourd'hui, il a une place importante dans le jeu qu'il n'avait pas à l'époque où le ballon gravitait entre les trois, puis peut-être un peu verrati au milieu. Mais il peut monter aujourd'hui. Comment ?
[00:32:34] Speaker 3: Et aujourd'hui il peut monter, c'est un latéral qui adore monter, mais avec les trois montées sur l'ombre. Non mais à l'époque il montait mais il n'avait pas le ballon. Non mais même quand il montait des fois ce match on lui disait ne monte pas trop parce que les autres ne défendent pas. C'est ça aussi le problème, quand on a trois devant qui ne défendent pas et qu'on est défenseur, on a moins de liberté pour monter.
[00:32:49] Speaker 1: Messieurs on va reprendre la direction des Champs-Elysées et retrouver Jules Boiteau qui profite de cette ambiance, de cette ferveur parisienne. Vous êtes avec des supporters Jules.
[00:32:59] Speaker 5: Oui, je surveille en même temps l'écran géant, Benoît, puisqu'on est en train d'apercevoir les joueurs qui sont arrivés sur les Champs-Élysées il y a quelques minutes maintenant et qui commencent à remonter la plus belle avenue du monde. Nous, on se trouve plutôt du côté de l'Arc de Triomphe. On devrait les voir arriver d'ici une vingtaine de minutes. Ils sont extrêmement impatients, les supporters, ici, de pouvoir apercevoir leur équipe. Et puis, évidemment, la Coupe aux Grandes Oreilles. Je me trouve avec l'un de ses supporters, Julien. Bonsoir, Julien. Bonsoir, bonsoir. C'était obligatoire pour vous de venir voir cette parade et célébrer ce titre ?
[00:33:34] Speaker 8: Ah oui, il fallait être présent. Je suis sorti de la Guadeloupe que pour ça. Pour être là ce week-end, pour assister, pour participer à ça. J'ai voulu aller en Allemagne, mais au niveau des places, impossible d'en avoir. Et comme on peut en avoir, mais au niveau du prix, c'était pas accessible. Donc ça qui fait que j'ai profité avec mes amis à Paris. Donc là, sur les Champs-Élysées, il fallait être là, il fallait être nulle part ailleurs qu'ici.
[00:33:54] Speaker 5: Et racontez-nous, comment vous avez vécu ce match hier, cette victoire absolument incroyable, 5-0 contre l'Inter ?
[00:33:59] Speaker 8: Donc 5-0, je ne m'y attendais pas. Mais la victoire, pour moi, elle était sûre. Dès le pénalty obtenu contre Arsenal, d'habitude, chaque saison, on a un but complet, on est en difficulté. Et là, cette année, le pénalty contre Arsenal, personne ne s'y attendait. Et là, ça arrive, on nous le donne comme ça. Et en même temps, on est content de ne pas l'avoir raté quand même, parce qu'on a mérité notre victoire. Elle a mérité notre victoire, on ne nous a rien donné, on a été la chercher, elle a mérité et donc beaucoup de fierté, il n'y a rien à dire à part qu'on est super fiers, je suis là présent et beaucoup d'émotions et il n'y a rien à envier quoi, rien.
[00:34:36] Speaker 5: Vous voyez beaucoup d'émotions, de fierté chez les supporters parisiens qui devraient donc apercevoir leur héros d'ici une vingtaine de minutes, ici on se trouve sur les Champs-Élysées.
[00:34:45] Speaker 1: Merci, restez bien en place Jules, parce que dès que le bus sera à votre hauteur, évidemment, on reviendra vers vous. Profitez, nous aussi, à distance, même si vous n'êtes pas très loin de la rédaction de France 24, mais profitez de cette ambiance. L'apothéose de la saison, c'est donc cette victoire, et quelle victoire sur un tel score, avec cette victoire donc 5 à 0, mais le chemin, donc il y a eu cette première phase, Mais derrière la phase d'élimination directe, attention, parce que c'est quasiment les plus gros cylindrés du meilleur championnat du monde que le PSG a dû éliminer.
[00:35:22] Speaker 3: Oui, exactement. La Croix-Rouge qui se moquait un peu de la France en disant la Farmers League. Et d'ailleurs, lui, Sénériqué a fait une petite pique quand il est passé en disant la Farmers League vous salue bien. C'est quand même très beau d'avoir éliminé Liverpool. La Ligue des Paysans un peu, c'est ça ? Voilà, la Ligue des Paysans. Un peu condescendante ? Un peu condescendante pour la Ligue française. Donc entre Liverpool, Arsenal et Manchester City avant, c'est les meilleurs sachant que Arsenal a terminé deuxième de ce championnat, Liverpool est terminé champion. Ça c'est jouer un peu de chose face à Liverpool finalement avec les tirs au but. Et déjà là, désiré, doué, dernier tireur, il faut à ce moment-là avoir le sang-froid pour aller le prendre et marquer. Et donc c'est ça aussi qui fait la beauté de ce parcours parisien.
[00:36:05] Speaker 7: Et puis c'était surtout rester concentré par rapport à un match allé qu'ils avaient surdominé et ils se sont heurtés à un gardien de but, en l'occurrence Alissane, qui fait, je pense, le match de sa vie.
[00:36:16] Speaker 1: Oui, il y en a un autre qui fait des prestations exemplaires depuis plusieurs mois. C'est le gardien, c'est le portier parisien, Gianluigi Donnarumma, qui a pris une ampleur depuis quelques mois, depuis Liverpool.
[00:36:30] Speaker 2: la séance de tir au but de Liverpool, où il est devenu décisif, où il a fait sur le match retour d'Aston Villa et contre Arsenal ce qu'on ne lui avait jamais vu faire depuis qu'il est arrivé au PSG et sur ce à quoi on émettait des doutes. Et tout à l'heure quand Monsieur parlait de Keylor Navas, il a raison, parce que ça a été longtemps le débat. Pourquoi est-ce qu'on a fait venir Donnarumma alors qu'on a Navas ? Moi je ne crois pas qu'il soit un immense gardien dans l'absolu Donnarumma. C'est un bon gardien, ce n'est pas un immense gardien. On parle des individualités qui ont grimpé le curseur sur les dernières semaines pour ramener le PSG au titre. Oui, Donnarumma a pris une place importante, ce qu'il a fait contre Liverpool, ce qu'il a fait surtout contre Aston Villa, a fait de lui un acteur prépondérant de cette victoire. J'espère que ça continuera pour le PSG.
[00:37:13] Speaker 1: Il a énormément progressé cette année, notamment dans les sorties aériennes.
[00:37:17] Speaker 7: Il y avait quand même un paradoxe avec Donnarumma qui est excellent sur sa ligne, qui est plutôt bon sur les 1 contre 1, mais qui de manière absolument paradoxale, malgré sa taille et son envergure, avait énormément de mal à sortir sur les corners et à s'imposer. Et je pense qu'il a dû beaucoup travailler dessus, de la même façon qu'au tout début, on ne lui fait pas trop confiance en termes de relance au pied. Et vous noterez qu'hier soir, il s'est constamment appliqué, mais ça c'était la volonté de tenir à distance la terre, de relancer très long.
[00:37:48] Speaker 1: C'est le plus grand, c'est lui qui fait une tête de plus que les autres.
[00:37:52] Speaker 3: Moi je me sens plutôt naïf, je ne suis pas sûr que c'est le meilleur gardien au monde
[00:37:56] Speaker 1: et qu'il ait devenu tout dépassant dit, mais en tout cas il y a eu un espèce de dépassement de fonction. Bien sûr, il a progressé, il a véritablement progressé.
[00:38:05] Speaker 2: Mais parce qu'il y a eu une émulation collective aussi sans doute, je pense. Il ne faut pas oublier un truc, c'est que la Ligue des Champions l'a découverte à Paris. Il ne l'avait jamais joué de sa vie, donc en fait il a très très peu d'expérience dans la compétition finalement, il l'a découverte avec eux. Mais il a remporté lui un grand titre. Il a gagné l'Euro 2020, oui bien sûr, où il avait été d'ailleurs élu meilleur gardien. Mais là encore, ce n'est pas un mauvais gardien Donnarumma, je n'en fais pas un immense gardien, mais force est de constater que, quand on parle de joueurs qui ont pris leur responsabilité pour élever leur niveau et permettre au PSG d'être champion d'Europe, lui aussi fait partie des individualités qu'on doit mettre en avant.
[00:38:35] Speaker 3: Très clairement. Mais je pense surtout que pendant longtemps, il a souffert aussi de ces mauvaises sorties qui ont fait qu'il est devenu Fria, parce qu'on sait que la confiance est très importante pour les gardiens. Et donc, du coup, sur sa ligne, là où on l'attendait aussi, il était devenu moins bon. Je trouve qu'après le match face à Liverpool, il est redevenu serein sur sa ligne, etc. Mais il ne faut pas oublier quand même que même face à Arsenal, etc., il sort des arrêts incroyables face à Arsenal. Je pense à la frappe d'Odegaard en début de match. Et Dieu sait ce qui pourrait arriver, ce qui serait arrivé si, à ce moment-là, Paris avait encassé un but aussitôt. Il est toujours très, très bon sur sa ligne. Ses sorties, elles ne sont pas magnifiques, elles ne sont pas exceptionnelles. il est à peu près bon, espérant que ça continue. Je pense que pour plus tard, si on parle d'améliorer cette équipe, si jamais on arrive à en parler, c'est horrible à dire, de se dire cela, mais ça reste pour moi un dépôt peut-être à poser la question, parce que, oui, il est très bon sur sa ligne, mais le problème sur les sorties aériennes et sur la relance aux pieds reste malheureusement pour Donnarumma.
[00:39:31] Speaker 7: Il n'a pas signé, peut-être aussi y a-t-il un jeu avec les agents, parce que ça fait quelques semaines et quelques mois qu'apparemment il souhaite vraiment re-signer, mais toujours Il s'est quand même vraiment véritablement mis au diapason et à l'unisson de ses partenaires. C'est quand même le poste où on voit l'ensemble des joueurs fournir les efforts, apprécier la technique de jeu. Je pense qu'à un moment donné, il a dû se dire qu'il fallait absolument qu'il essaye le plus possible de se mettre à niveau de ses partenaires.
[00:40:09] Speaker 1: Et on ne se lasse pas de ces images, de cette parade du Paris Saint-Germain, de ces tout nouveaux champions d'Europe qui défilent, qui paradent devant leurs supporters sur la plus belle avenue du monde, autoproclamée les Champs-Elysées. On avait en tête des images qui avaient un petit peu vieilli, celles de 1993, de ces supporters marseillais qui se jetaient dans le Vieux-Port, qui célébraient la première Ligue des champions remportée par un club français. Oui c'est vrai, Marseille restera à jamais la première équipe française à avoir remporté la plus prestigieuse des Coupes d'Europe. Et on a des images désormais un petit peu plus récentes du Paris Saint-Germain qui décroche cette Ligue des champions version 2025. C'est l'aboutissement messieurs aussi d'un projet, d'une aventure catarienne qui est arrivée. Donc le QSI, en 2011, il y a eu ses déconvenus, aujourd'hui c'est l'aboutissement, parce que très très vite, très très vite, ils avaient fixé pour objectif, oui, le championnat de France, décrocher plusieurs championnats, s'imposer dans l'hexagone, mais nous, notre rêve, notre but ultime, c'est bien sûr d'asseoir notre autorité aussi en Europe, de faire partie, de s'asseoir à cette table des plus grands en Europe.
[00:41:28] Speaker 2: Et les moyens ont été mis, c'est surtout ça, c'est-à-dire qu'il y a eu des sommes d'engranger sur les premières saisons, des sommes complètement folles en transfert, en salaire, une accumulation de joueurs qui parfois dans le jeu ne s'imbriquaient pas bien ensemble et ça a été peut-être le gros défaut du PSG, c'est de penser qu'on pouvait acheter la Ligue des Champions, non pas l'acheter au sens corruptible, mais au sens où je vais prendre tous les joueurs les plus chers pour construire une équipe, finalement je vais y arriver comme ça. Et ça Naïm, ça a pu contribuer aussi à ternir l'image de football ? Mais bien sûr que ça a terni l'image, ça a terni l'image parce que en France on n'aime pas trop les gens qui réussissent, mais ça a évidemment, il y a eu un côté un peu arrogant, un côté de dire ce que le Réal, le Barça, Liverpool, le Bayern construisent. On a souvent dit, le PSG c'est un bon club mais c'est pas une institution. Parce qu'on pensait justement qu'on grillait un peu les étapes. Ce qui a été fait au PSG sur les premières années n'était pas la bonne méthode, mais ça a débouché à un moment donné à se dire, on va arrêter, ce qu'on a entendu plusieurs fois et ce qui finalement n'a pas toujours été mis en place. Là ça a quand même été le cas, regarder les joueurs, d'où viennent les joueurs qui ont été recrutés cet été, Rennes, Benfica, Krasnodar, on a arrêté d'aller chercher des mecs au Real, au Barça et à Liverpool, on a construit peut-être un groupe, et aujourd'hui, ce que cette victoire met en avant aujourd'hui, c'est la mauvaise gestion et la mauvaise politique qui a été mise sur les premières années.
[00:42:48] Speaker 3: Alors, mauvaise gestion peut-être au niveau des joueurs, etc., mais il faut ça de constater une chose aujourd'hui, c'est-à-dire que dans le football moderne, le côté business reste, et malheureusement c'est très difficile. On ne peut pas tout jeter sur la construction du début, c'est-à-dire que ça n'a pas marché sur le terrain d'avoir cet amoncèlement d'aujourd'hui. Vous gardez quoi ? Comment ?
[00:43:13] Speaker 2: Vous gardez quoi du coup ? Sur les premières années ? Il ne s'agit pas de tout jeter, mais à un moment donné, quand pendant 10 ans, 12 ans, vous accumulez autant de revers, et souvent pour des raisons qui sont à peu près les mêmes, parce qu'il y a des joueurs, parce qu'il y a une équipe qui sur le papier est fortes, mais des joueurs qui ne s'entendent pas sportivement, voire plus. Des joueurs qui ne sont pas forcément imbriqués dans le projet parce qu'ils représentent autre chose. Ça aussi, ça compte. Prenez un garçon comme Lionel Messi, il est venu à Paris alors qu'il aurait pu aller à Manchester City, rejoindre Guardiola s'il y avait eu un aspect sportif à sa démarche. Il vient à Paris pour des raisons essentiellement économiques. Le passage de Messi à Paris, qu'est-ce que c'est ? C'est triste, c'est décevant, quand on aime le joueur qui l'a été à Barca, c'est décevant. Je suis complètement d'accord avec vous. On ne garde pas à part tirer des leçons de ça ?
[00:44:04] Speaker 3: Non, mais c'est clair. Ce que je veux dire, c'est que cette époque où on a eu des amoncellements avec Zlatan, qu'on a eu des Beckham, etc., ça a permis de mettre le PSG sur la carte. Qu'on le veuille ou non, oui, ça n'a pas marché sportivement. Je suis complètement d'accord. Et ça servait à quoi, mettre le PSG sur la carte ? Mais ça sert parce qu'il faut des revenus. Au bout d'un moment, quand on a un club moderne, il faut des revenus. Le passage de Beckham aujourd'hui permet d'être plus en vue, quand le PSG fait aujourd'hui des tournées en Asie, c'est grâce au fait à ce passage-là à la base. Mes marques, on l'aime ou pas, mais c'est pareil, je ne dis pas que c'était une réussite sportive, mais économiquement, pour pouvoir signer avec Jordan, une marque comme Jordan, etc., il a fallu que des joueurs comme ça passent pour que la marque devienne visible. Il faut crier en l'air tout le moment.
[00:44:45] Speaker 7: Si je puis me permettre, puisque tout à l'heure vous parliez d'institutions, mots ô combien galvaudés. Il faut quand même revenir à deux, trois petites choses. Paris Saint-Germain, c'est 55 ans d'existence, d'accord ? Donc parlez d'institutions par rapport à des clubs comme Barcelone, Real Madrid...
[00:45:02] Speaker 2: Mais le Barcel, Real, c'est pas devenu des institutions la semaine dernière.
[00:45:05] Speaker 7: Si vous pouvez me laisser parler, c'est sympathique. Donc je suis juste en train de vous dire que le Paris Saint-Germain est un club neuf, d'accord ? Ce n'est pas une histoire comme peut avoir Liverpool, comme peut avoir le Real Madrid. Moi je vais vous dire, le Real Madrid a inventé d'une certaine manière la mondialisation du football avant l'heure, avec Ferrand Puskas, avec Di Stefano, avec des Français n'est-ce pas ? Raymond Kopa, Monsieur Jonquet, etc. Le Barcelone l'a imité très peu de temps après avec d'autres joueurs. Ce que je veux dire, c'est que le Paris Saint-Germain, c'est un club qui est créé un petit peu, j'allais presque dire par hasard, l'association de Paris Saint-Germain, le gang des cravates roses, etc. Il fallait déjà de toute façon créer quelque chose. Et le Paris Saint-Germain ne commence à participer à la joute européenne la plus importante en 1986. D'accord ? Et bien, il faut s'inscrire dans le temps. Donc parler d'institution quant à un club qui existe depuis pas très très longtemps me paraît déjà un tout petit peu exagéré.
[00:46:10] Speaker 2: Mais les clubs dont vous avez parlé, ils ont commencé à participer à la Coupe d'Europe combien de temps après leur création ?
[00:46:15] Speaker 7: En 1955, enfin, à partir de 1955. Je suis juste en train de vous dire que 1955 c'est la création de la Coupe d'Europe, d'accord, et 1970 c'est la création du PSG. Et le PSG arrive en première division en 73-74. Donc il y a un petit gap, hein, monsieur. Et la première fois qu'il joue la Coupe d'Europe des 7 champions,
[00:46:36] Speaker 1: On va garder de la bonne humeur, c'est un club âgé, c'est un club centenaire, et quand même se comporter comme un club propre.
[00:46:49] Speaker 7: Absolument, et les mots ont aussi un sens, et on ne crée pas une histoire avec ce nid de l'honneur.
[00:46:56] Speaker 1: Je persiste à dire qu'on va avoir une bonne équipe et ne pas être une institution. On est là pour aussi commenter ces images de joie des supporters parisiens qui célèbrent et qui honorent ces joueurs du PSG sacré hier soir pour la première fois de leur histoire. L'histoire de ce club est en marche, elle s'écrit à chaque instant, c'est une nouvelle page qui s'écrit En quoi, et l'homme, cette nouvelle page justement, elle peut changer ce club-là et la trajectoire de ce club ?
[00:47:31] Speaker 3: En fait, c'est le trophée que le PSG a toujours attendu. Vous l'avez dit, les Qataris sont arrivés en disant on veut la Ligue des Champions. Ça a mis du temps et c'est pas la seule équipe qui a mis du temps finalement à gagner cette Ligue des Champions. Parce que quand on pense à Manchester City, ça a mis beaucoup de temps. Quand on passe à Chelsea, Abramovitch a fait aussi beaucoup investir dans cette équipe. Paris arrive au sommet avec finalement 7 ligues des champions. Je vais dire un peu, c'est un peu, disons, l'expression un peu bateau. Le plus dur commence pour Paris maintenant. Parce que finalement, le championnat, lui, c'est fait. Il y a eu plusieurs fois le championnat, la Coupe de France, etc. Ils ont gagné finalement 7 ligues des champions. Mais comment, en fait, perdurer maintenant sur la scène européenne ? C'est-à-dire que rejoindre d'autres grandes équipes, comme vous l'avez dit, quand on pense au Réal, qui a 15 ligues des champions, est-ce que Paris est capable de faire un doublé, par exemple ? Parce que cette équipe, comme vous l'avez dit Naïm, elle est très très jeune. Donc, un cycle peut-être s'ouvre.
[00:48:26] Speaker 7: Et c'est en s'inscrivant dans la durée qu'on peut, au fur et à mesure, parler d'un cycle.
[00:48:30] Speaker 1: C'est pour ça qu'il y a la problématique de l'histoire, de mon point de vue. Et c'est aussi un effectif très jeune sur lequel il va falloir capitaliser. Mais il y a un effectif très jeune, Naïm, je pense à Desirée Doué, même s'il a l'air très bien centré, très bien construit, très bien entouré et c'est ô combien important lorsqu'on sait qu'il va y avoir des sollicitations de part et d'autre, des sollicitations médiatiques, de la pression également des sponsors. C'est une bulle et des joueurs qui sont en pleine construction encore qu'il va falloir protéger de ces différentes sollicitations.
[00:49:04] Speaker 2: Oui après il y avait un argument jusqu'à présent c'était de dire les joueurs s'en font pour gagner la Ligue des champions. Ils partent au Real, ils partent au Barça, ils partent en Angleterre pour gagner la Ligue des champions. Le PSG aujourd'hui, il est en mesure de gagner la Ligue des champions. Donc pour ces joueurs-là, il y a peut-être moins d'attrait à aller ailleurs. Je ne crois pas qu'en termes de salaire ils gagnent beaucoup plus ailleurs qu'au Paris Saint-Germain. Maintenant, ce qu'il va falloir, c'est mettre dans la tête de ces joueurs-là, comme le disait l'homme, c'est qu'on peut peut-être la gagner une deuxième, une troisième, et que l'histoire ne dure pas un an, mais qu'elle en dure 2, 3, 3, 4, 5, voilà. C'est là-dessus qu'il va falloir capitaliser.
[00:49:31] Speaker 1: Est-ce que cette victoire-là, elle peut être un déclic pour d'autres clubs français aussi ? Peut-être pas en Ligue des Champions ? Je parle de la Ligue Europa, par exemple.
[00:49:42] Speaker 3: Ça va être compliqué. C'est pour ça aussi qu'on a autant de monde sur les Champs-Elysées. Il faut le dire, parce que cette victoire en Ligue des Champions, c'est aussi un cycle pour le football français. Oui, certes, il y a eu 2018 quand on a eu la deuxième étoile, mais on sort d'une finale perdue face à l'Argentine, à l'Argentine où c'est vrai c'était miraculeux déjà de revenir à 3-3 etc et les clubs français avaient un peu disons ce truc de looser en ligue en coupe européenne on disait les clubs français ça ne va jamais loin ça
[00:50:16] Speaker 2: fait des beaux matchs mais au final ça s'écrase toujours. Pourquoi ? Les clubs français il y a aussi là c'est un joueur de fait hein donc mais il faut dire la vérité le niveau du foot français c'est quand même bien affaissant en matière de club Aujourd'hui les clubs français ne gagnent pas la Ligue Europa, pourquoi ? Parce qu'ils n'ont pas le niveau pour la gagner.
[00:50:30] Speaker 7: Et pourtant les joueurs français ne sont jamais autant exportés.
[00:50:33] Speaker 2: Oui mais pour d'autres raisons. Oui mais c'est un fait. Les clubs français aujourd'hui ne sont pas assez forts. Si vous prenez Monaco, si vous prenez Lille, si vous prenez Marseille, c'est des clubs d'abord qui ne sont pas en Coupe d'Europe tous les ans et qui quand ils le sont, arrivent rapidement à se faire éliminer. Et pas forcément que c'est des grosses équipes. Regardez les difficultés qu'on a, ne serait-ce que pour gagner le barrage, pour aller en Ligue des Champions. les 10-15 dernières années, on ne l'a pas gagné tant que ça. Donc avant de dire c'est un tournant pour le foot français, ça va donner des idées, oui mais il faut surtout donner des moyens, faut surtout garder des joueurs, faut que pas mal de clubs se mettent à faire de la formation et garder les joueurs formés, former des super joueurs, les mettre en équipe première à 17 ans pour les ventes à 19 ans à Leipzig, ça sert à rien, ce qu'il faudrait c'est les garder.
[00:51:11] Speaker 3: Oui il faut les garder mais après par exemple si je prends le cas de Lyon finalement face à Manchester, quand on voit ensuite la finale que ça a donné la finale de Manchester, c'était pas un non plus le match incroyable, on ne peut pas s'empêcher quand on est supporter français de se dire que si Lyon avait été un peu plus sérieux sur cette fin de match, ils auraient pu jouer cette finale-là. C'est vrai qu'il y a un vrai gap par rapport à d'autres équipes européennes, par rapport à d'autres championnats, en termes de moyens, etc., parce que les moyens du PSG, je pense que le budget du PSG c'est 875 millions alors que Marseille a un deuxième budget à 275 Donc il y a un vrai gap, mais il faut aussi pouvoir bien travailler, et quand on voit ce que peut faire la Talenta Bergam, je pense aussi que l'éclat français, il y a lui un problème de moyens, mais il faut pouvoir bien travailler.
[00:51:55] Speaker 2: La Talenta Bergam, c'est un très bon exemple de ce que tu dis, la Talenta Bergam, ils ont gardé leur coach pendant des années, ils ont gardé globalement, eux, le socle de leur équipe pendant des années. Regarde à Lyon tout ce qui change, ne serait-ce que sur le banc de touche, il y a eu combien d'entraîneurs sur les 10 dernières années à Lyon ? Depuis le départ de Genesio, finalement. C'est une question... Lyon en grand danger. Ça rentre aussi dans le cadre, quand on dit que les clubs français n'y arrivent pas. Oui, il y a un problème de niveau, il y a aussi un problème de stabilité.
[00:52:19] Speaker 7: C'est vrai, mais malgré tout, Lyon a continué de pourvoir de jeunes joueurs. C'est l'exemple de Barcola, et tout récemment. Il y a d'autres qui, pendant très longtemps, sont même partis ailleurs. On ne peut pas dire que Lyon n'est pas formé par ailleurs.
[00:52:38] Speaker 3: L'information française elle continue mais la vraie question c'est pas au niveau de l'information Je pense que c'est aussi une question de conserver mais aussi avoir des projets qui tiennent sur la longueur Parce que quand on voit Marseille qui change de l'équipe quasiment chaque année Mais c'est aussi une question économique parce qu'ils vendent Parce qu'il y a la question des droits de télé, on va pas rentrer dedans C'est un jour de fête parce que sinon on va pleurer quand on voit ces belles images On va pas commencer à parler des droits de télé et parler de comment le championnat est un peu en danger par rapport à tout cela. Mais c'est tout cela qui fait qu'aujourd'hui, les clubs français font avec ce qu'ils ont. Le Paris Saint-Germain a la chance de pouvoir faire avec son actionnaire aussi qui est particulier et qui fait avec cela. Mais je pense qu'au fond, c'est peut-être aussi une manière de dire aux clubs français, bon, si Paris l'a fait, nous, avec nos moyens, je ne dis pas que ça va se faire d'ici demain, avec nos moyens, essayez de faire quelque chose, essayez de changer les choses, donnez de l'espoir. c'est toujours ça de pris dans une période pareille pour le championnat.
[00:53:37] Speaker 7: Et en plus au Paris Saint-Germain, il y a quand même eu la volonté de faire éclore des jeunes talents même si certains n'ont pas pu s'exprimer au bon moment parce qu'ils étaient un peu trop jeunes et qu'ils étaient barrés et que d'autres, ces joueurs-là, sont partis...
[00:53:50] Speaker 1: Ils ont faim, les joueurs parisiens, c'est le 4h, on imagine que la nuit a été courte. du côté de Munich, l'avion des joueurs du Paris-Saint-Germain qui s'est posé en milieu d'après-midi sur le tarmac de l'aéroport Charles de Gaulle et cette parade sur les Champs-Elysées qui se déroule maintenant dans un esprit très festif, une ambiance familiale, aucun débordement depuis maintenant un petit peu plus d'une demi-heure, ça va se poursuivre encore pendant 20 bonnes minutes. On va retrouver tout de suite, il est sur les Champs-Elysées, Jules Boiteau, et vous êtes à nouveau avec des supporters du Paris-Saint-Germain qui, on imagine, ont vécu cette soirée d'hier devant leur télé, entourés de leurs amis, soirée historique qu'ils se remémoreront sans doute toute leur vie.
[00:54:46] Speaker 5: L'ambiance, Renaud, elle vient de prendre un autre tournant, puisque les joueurs, je le regarde, je surveille sur l'écran géant, ils sont maintenant qu'à une centaine de mètres de nous et donc les supporters se sont mis à chanter spontanément. Je suis avec deux supporters, Kylian et Enzo, racontez-nous comment vous vivez ce moment
[00:55:06] Speaker 9: historique ici à Paris ? C'est quand même un sacré moment historique parce que c'est le premier sac du Paris Saint-Germain, franchement c'est incroyable En tant que supporters, c'est exceptionnel, on ne pouvait pas rêver mieux. Avec l'équipe de jeunes qu'on a, franchement, c'est magnifique. Et puis être là, surtout, au Champs-Élysées, avec tout le monde, franchement, c'est génial. D'avoir vécu hier au Parc des Princes, c'était incroyable. Ambiance inimaginable. Et ce soir encore. Donc voilà, on les attend avec impatience.
[00:55:33] Speaker 5: Et là, ça vous fait quoi de voir les joueurs à une centaine de mètres, de voir la coupe ? Elle est toute prête, là. Elle n'a jamais été aussi vraie.
[00:55:38] Speaker 9: L'émotion, l'émotion. C'est plein de choses qui se... Il y a trop d'émotions qui se... C'est inexplicable, franchement c'est quelque chose d'extraordinaire pour tous les Parisiens.
[00:55:51] Speaker 5: Une grande fête sur les Champs-Elysées qui se prépare, il faudra revenir vers nous dans 5-10 minutes. Je vous ferai signe puisque le bus est vraiment à quelques mètres de nous à présent.
[00:56:00] Speaker 1: Ne vous inquiétez pas Jules, on a un oeil très très attentif sur ce qui se passe sur les Champs-Elysées. Champs-Elysées, on revient lorsque le bus est à votre hauteur. Samy Moubi, on le voit, c'est supporté, extatique après cette victoire. Pourtant, eux aussi sont passés par toutes les émotions ces dernières années. Il y a eu de grosses, grosses déconvenues. Certains qui avaient même rendu leur abonnement.
[00:56:27] Speaker 7: Oui, ça c'est malheureusement l'histoire de certains clubs. Et effectivement, pendant le temps du Paris Saint-Germain. Mais c'est pour ça que je trouve que cette victoire en finale de Ligue des Champions, elle couronne quand même l'aboutissement d'un parcours exceptionnel avec ses très hauts et ses très bas. Puisqu'encore une fois, c'est un club qui est passé tout près de l'élimination, qui a dû par conséquent jouer les barrages et qui donc aura disputé la baguette L quand même de 17 matchs, finale incluse et finalement en changeant complètement son système de jeu et en trouvant et en créant une émulation qui à mon avis est quand même tout le travail réussi par Louis-Henriquet et l'ensemble de son staff et puis parce qu'encore une fois il s'agit quand même d'une équipe extrêmement jeune et ce qui est quand même exceptionnel c'est d'avoir réussi à faire prendre conscience à de très jeunes joueurs leur qualité et en même temps à faire en sorte qu'ils fassent preuve de lucidité et de discernement avec tout le sérieux et un petit peu de décontraction de temps en temps qu'il fallait. Je pense quand même que le transfert de Vara Shrelia à l'hiver a énormément apporté. C'est un joueur qui m'avait impressionné depuis 2-3 ans parce que je trouve que c'est joueur très très complet, très intelligent et on a pu voir à quel point dans son replacement, dans sa façon d'attaquer, dans sa façon de lever la tête, il a incontestablement apporté au club.
[00:58:07] Speaker 1: Naïm, Luis Enriquez c'est quoi en fait son empreinte, sa touche personnelle ? Qu'est ce qu'il a apporté à cette équipe qui lui permet aujourd'hui de se hisser
[00:58:15] Speaker 2: au sommet du foot européen ? D'abord c'est le choix des hommes, il a fait des choix forts que ce soit la saison dernière ou cette saison, c'est une Il y a une manière de jeu, c'est un style, on avait quitté un Luis Enrique ennuyeux à la Coupe du Monde 2022, son Espagne n'était pas belle à regarder, on a récupéré quelqu'un qui a été éliminé par le Maroc, et on décriait une équipe un peu qui se caricaturait avec beaucoup de passes qui ne débouchaient à rien. Là on a quand même une équipe avec un pouvoir offensif intéressant, le choix des joueurs, le choix du style de jeu. Et puis c'est aussi une manière d'être, beaucoup de journalistes l'ont beaucoup critiqué parce qu'il a un côté un peu hautain, un peu pédant, de ne pas répondre aux questions ou de dire un peu « moi je ne connais pas vous ». Forcer de constater que sa manière de tenir le monde médiatique à l'écart, de se concentrer sur son groupe, de vivre un peu en vase clos lui a permis de confectionner une équipe qui a réussi. Aujourd'hui, je l'ai dit tout à l'heure, je l'aurai dit, c'est 20 sur 20 Louis-Saint-Ricky, sur ses choix, sur sa communication, sur le choix du jeu, sur le choix des joueurs, sur tout ce qu'il a amené et même dans son relationnel avec le public.
[00:59:12] Speaker 7: J'ai quand même cru comprendre qu'au travers de la lecture de certains articles des confrères de l'équipe, qu'il avait aussi mis un petit peu de moelleux dans sa façon d'être avec les joueurs, parce qu'il y a eu un moment où il disestimait, enfin c'est ce qui revenait des échos du vestiaire, qu'il était un petit peu trop strict. Et il a peut-être eu aussi l'intelligence de faire un petit pas de côté, sans remettre en cause ses principes de jeu et sa volonté d'être le plus efficace et qu'on soit à son écoute.
[00:59:40] Speaker 1: Il a l'air assez intransigeant sur certains principes, la nutrition notamment, la montre
[00:59:45] Speaker 3: aussi il faut être à l'heure à l'entraînement. Oui, oui, c'est important, je pense quand on parle, c'est important de poser des règles dans un club. Bien sûr, bien sûr. Pour le Paris Saint-Germain, lui, Sennrike, je pense que c'est un 20 sur 20 comme conneille, mais je pense aussi qu'il a su évoluer. Contrairement à d'autres entraîneurs qui parfois, on le compare beaucoup à Guardiola, qui est quand même resté sur ses principes par exemple pendant très longtemps, etc. Lui, il a su évoluer. Je pense qu'en cours d'année, je pense que ce moment où il y a cette bascule, parce qu'il ne faut pas oublier que la phase de pour l'été très très compliqué. Je pense aussi qu'il s'est posé un moment en se disant tiens il faut que je change certaines choses. Qu'il a peut-être réussi à poser ce dialogue avec son vestiaire pour les faire évoluer. Il a bien fait de punir Dembélé qui finalement voilà ça aurait pu basculer d'un côté comme de l'autre finalement cette punition de Dembélé. Il l'a replacé aussi dans l'ASA. Il y a quelque chose c'est qu'il a concerné
[01:00:27] Speaker 2: tout le monde en fait. Ça c'est vrai. Prenons par exemple une première partie de saison c'est Barcolat qui est le joueur qui tire un peu vers le haut. Désiré Doué tu le vois moins. Il a continué à le faire jouer, à lui donner du temps de jeu pour en faire le joueur qu'il était, regarde Fabien de Ruiz, il fait un euro fantastique, on se dit super, il va arriver au PSG, ça va être l'homme fort, pas du tout, il fait une première partie de saison, t'es déçu, tu te dis oh là là, c'est pas du tout le même, comment on va faire ? Il a réussi à le garder mobilisé pour en faire le joueur que tu vois sur la deuxième partie de saison. Zahir Emery, il est sorti de l'équipe, c'était la star du foot français il y a deux ans, il est sorti de l'équipe, quand il rentre il continue à tout donner, et un joueur comme Lique a lui aussi disparu des radars, bah il continue de tout donner, il a mis le petit Mayulu, alors c'est plus facile à 4-0 de faire rentrer Mayulu qu'à 0-0 ou moins partout. Mais il continue à le faire jouer, il l'a fait jouer sur série, il l'a fait jouer, il en a fait jouer d'autres aussi, également le petit Mbaye, ainsi de suite, sur les matchs quand ils ont été champions. Il a concerné tout le groupe, il pourrait faire ce qu'ont fait beaucoup d'entraîneurs, Klopp, Guardiola, Ancelotti, peut-être pour d'autres raisons Ancelotti parce qu'il n'a pas un groupe. Il tourne finalement avec 14-15 joueurs, c'est souvent les mêmes. Lui il a quand même mobilisé tout le monde, gardé tout le monde imbriqué dans le projet. Certains joueurs auraient pu dire, bah non, moi je où je ne joue pas, où je joue peu, où je suis sorti de l'équipe, qui se débrouille et puis je vais aller le dire à mon agent de me trouver autre chose.
[01:01:35] Speaker 7: Mais c'est celle-ci probablement la volonté sous-jacente d'essayer de donner de l'espoir aux jeunes, qu'il essaye d'inclure déjà dans les groupes à l'entraînement et qu'il fait jouer par petites touches en faisant bien attention de ne pas les brûler non plus. Moi c'est la sensation que j'ai pu avoir.
[01:01:51] Speaker 2: La saison de l'UE, le Ligue 1 a quand même permis ça, où le PSG a pris très vite beaucoup d'avance sur des saisons antérieures où il y avait 2-3 points d'écart.
[01:01:58] Speaker 3: Bien sûr, mais comme vous le disiez à l'instant, il y a des entraîneurs qui s'y refusent. Bien sûr, oui. Je pense que c'est aussi sa victoire, ça on ne peut pas lui enlever, mais aussi même par rapport aux journalistes.
[01:02:08] Speaker 1: On dit qu'il n'y a pas de stars dans cette équipe, si on doit en sortir une.
[01:02:11] Speaker 2: Alors attendez, il n'y a pas de people, là, il faut bien en mettre... Non mais c'est important, c'est vrai. Oui, ils sont en scène depuis quelques jours, il n'y a pas de stars, c'est un collectif. C'est effectivement, c'est une belle équipe et collectivement, ce qu'on voit hier, c'est fantastique. Vous avez quand même des joueurs qui sont au-dessus du lot, vous n'avez pas Hakimi, je suis pas sûr que vous allez en finale, vous n'avez pas le dembele du mois de janvier je suis pas sûr que vous allez en finale. Désiré doué. Voilà, désiré doué également. On va dire que vous avez des stars du foot, vous avez des mecs qui font partie des meilleurs du monde à leur poste. Hakimi, exemple flagrant. Par contre, vous n'avez plus de people, vous n'avez plus des Neymar, vous n'avez plus des Bappé, vous n'avez plus des Beckham, vous n'avez plus des Zlatan, c'est-à-dire des mecs qui existent et qui existent peut-être parfois trop en dehors du football. C'est peut-être ça où le PSG a changé quand on parlait tout à l'heure de Camille
[01:02:51] Speaker 7: Marc. peu individualiste aussi. Oui, oui, bien sûr.
[01:02:54] Speaker 2: Tout à l'heure quand Ryan disait, je ne sais plus ce que tu disais, ils ont créé une marque et tout. Oui, mais ces joueurs-là, peut-être que tu en as moins et on est plus sur des stars du foot que sur des stars tout court. Il y a moins de people. Bien sûr. Mais il faut avoir, et moi je pense qu'il faut avoir des individualités et vous rendez-vous compte si dans une équipe de foot tous vos joueurs ont le même niveau. Non, non, bien sûr. Oui, mais le jour où ça ne marche pas, vous faites quoi ? Bien sûr. Il faut avoir un ou deux qui tirent le truc vers le haut.
[01:03:17] Speaker 7: On est en complémentarité. Bien sûr. Et d'où l'émulation possible justement. J'ai l'impression qu'il y a eu plusieurs périodes du Paris-Saint-Germain, même sous QSI. Autant au départ, il y a la volonté d'essayer de créer quelque chose pour pouvoir déjà s'affirmer sur la scène domestique. Ensuite, il y a une période où on a l'impression qu'il commence un peu à se désintéresser parce qu'il y a des échecs en Coupe d'Europe, des éliminations un petit peu prématurées, etc. Et moi, ce n'est que mon opinion, j'ai l'impression que plus nous avancions vers la date fatidique de la Coupe du Monde organisée au Qatar, et plus les dirigeants, j'ai l'impression, avaient pour volonté, qu'on parle de matin, midi et soir, sportivement, extrasportivement, le but c'était de faire reluire cette Coupe du Monde qui allait arriver. Et comme par miracle, alors je ne sais pas si comment les choses se sont déroulées ou pas, il est devenu possible d'envisager et de reparler de volonté sportive, de politique sportive affirmée, une fois la Coupe du Monde passée. La question que je me pose c'est, voilà, est-ce qu'il n'y a pas eu un moment donné, le fait de revenir à des basiques, de comprendre et peut-être même de mieux comprendre de comprendre ce qu'est l'univers du football aussi bien en termes d'UEFA que de FIFA, etc. Et de se dire que oui, il n'y a pas 36 solutions, c'est quand même confier les clés du sportif à des gens dont c'est la compétence, donc Luis Enrique, Luis Campos, etc., avec un peu un retrait de Nasser El Khalafi et du palais, puisque Nasser El Khalafi, quand bien même c'est la figure de proue du Paris Saint-Germain, il répond de tout au Qatar. et ça on le sait. Donc est-ce qu'il n'y a pas plusieurs périodes à distinguer ? C'est ça qui a permis de favoriser justement le fait d'aller vers des jeunes joueurs avec un entraîneur à forte personnalité, avec des idées qu'on a pu lui reprocher parce que parfois trop arrêtées. Vous parliez de la sélection espagnole où il ne voulait pas jouer à un avant-centre, etc.
[01:05:29] Speaker 1: Mais si on va retourner sur les Champs-Elysées, on ne se lasse pas de ces images. l'étoile ici plein écran jules boiteau vous êtes toujours sur les sur les champs-elysées et le bus du paris saint-germain le bus des joueurs ce trophée de la ligue des champions qui approche qui approche à petits pas
[01:05:49] Speaker 5: ouais qui est même passé devant nous il y a quelques secondes maintenant le bus avance tout doucement et qui est donc passé ici on a vu énormément de monde arriver puisqu'en fait tous les champs-elysées suivent le bus des joueurs parisiens et Et puis on l'a vu scintiller sous le soleil de Paris, la coupe aux grandes oreilles qui a donc été présentée. Vous devez l'apercevoir peut-être sur les images de Gaël Fonseca ici au fond.
[01:06:15] Speaker 1: On voit beaucoup, beaucoup de fumigènes en tout cas, une sacrée ambiance.
[01:06:20] Speaker 5: Enormément de fumigènes, beaucoup d'ambiance, de la musique. We are the champions, the queens. Voilà les parisiens qui sont extrêmement heureux de voir enfin le trophée ici dans la capitale, ça chante et les joueurs nous ont présenté il y a quelques instants à tous les supporters que vous voyez autour de moi et qui font des bruits la coupe On a pu apercevoir Ousmane Lembélé, on a chanté aussi beaucoup Ousmane Ballon d'Or, Ousmane Talon d'Or pour les supporters parisiens ici Il n'y a plus de débat pour le Ballon d'Or, ce sera forcément Ousmane Lembélé Vous voyez, c'est déjà la très grande fête ici sur les Champs-Élysées.
[01:06:58] Speaker 1: La fête sur les Champs-Élysées et on est content de voir ces images parce qu'il y a eu, et il faut le rappeler, des débordements la nuit dernière après la victoire du Paris-Saint-Germain, des débordements à Paris en région parisienne. Là, c'est une atmosphère tout à fait bonne enfant sur les Champs-Élysées. Ces joueurs du Paris Saint-Germain qui sont célébrés, ces joueurs, cet entraîneur, on en parlait de Luis Enrique, c'est la deuxième Ligue des Champions qu'il remporte. Il l'avait remportée en 2015 avec le Barça, le Barça, la MSN, Messi, Neymar, Suárez. On lui avait dit, remporter une Ligue des Champions avec de tels joueurs, c'est plutôt facile. C'est ce qu'on lui avait dit à l'époque d'ailleurs. C'est l'exact inverse qui se passe cette année.
[01:07:42] Speaker 2: C'est l'exact inverse qui prouve bien qu'il a quand même une manière de faire jouer ses équipes mobiliser ses joueurs, qu'il lui est propre et que ça ne dépend pas de lui. Et de s'adapter à un contexte aussi différent. Et de s'adapter à un contexte, oui bien sûr, même si depuis dix ans le football a quand même un petit peu évolué. Les adversaires qui étaient ceux du Barça à l'époque ne sont plus ceux du PSG aujourd'hui, mais vous avez raison de le dire, et c'est là où il est très très fort, c'est sa bonne qualité.
[01:08:03] Speaker 7: Il a aussi connu l'adversité, c'est-à-dire que vous vous rappeliez l'échec avec Larroja, qui était incontestable, parce qu'il s'était aussi enfermé dans des schémas de jeu sur lesquels il ne voulait absolument pas revenir. et puis il y a eu l'expérience à la Roma qui n'a pas été coiffée. Oui et puis avant ça il y a eu Vigo qui n'était pas fantastique aussi. Donc il est quand même passé par une certaine forme d'adversité où il a peut-être sans doute pu se remettre un petit peu en question en tant que coach aussi.
[01:08:33] Speaker 2: Je pense qu'à partir du moment où on lui donne les pleins pouvoirs et où il n'y a pas d'interférences comme il peut exister parfois des gens qui viennent un peu regarder ce qui se passe dans le vestiaire, un président, un directeur sportif, un agent, le père d'un joueur qui viennent un petit peu jouer Jouer des interférences. Je pense que ce garçon a des qualités quand même monstrueuses de management. Une star, ça lui fait pas peur.
[01:08:53] Speaker 1: Et il s'est imprégné aussi de ce projet lorsqu'il est arrivé, alors non plus au camp des loges, mais au centre d'entraînement de Poissy. Il dormait au centre d'entraînement de Poissy. Il marchait pieds nus sur les pelouses d'entraînement pour s'imprégner de cet esprit.
[01:09:08] Speaker 3: Je pense que c'était parti du personnage Yann Lacombe. Je pense que vous avez tous les deux un peu raison parce que, alors oui il a évolué certainement aussi par rapport même quand on voit le jeu du Paris Saint-Germain parce que oui à un moment il y avait, Sarora c'était vraiment la possession à outrance mais ce Paris Saint-Germain qu'il a construit il y a les deux, il y a et la possession et la transition quand on a du Barcola, quand on a du Doué on peut alterner ces deux phases-là donc oui il a évolué dans sa manière de voir les choses, lui c'est un très bon gestionneur d'hommes avoir le cran de dire à Dembélé tu restes sur le banc et de le faire revenir quand il Il en a besoin, donc il a un peu faire les deux, et aussi il a mis de l'eau dans son vin, même dans sa communication je trouve, parce qu'au début, on parlait beaucoup de son côté hautain, mais je trouve que même sur la fin de saison, il a commencé à parler un peu plus en français, il a essayé d'être un peu plus avenant avec les journalistes, il a évolué, il a appris, avec son contexte, une forme d'adaptation de son contexte, il fallait du temps, et il a essayé de le faire, et il a mené Paris sur le toit de l'Europe.
[01:10:03] Speaker 1: Merci, merci messieurs. C'est la fin de cette parade, ça aura duré aller un petit peu moins d'une heure cette parade des joueurs du Paris Saint-Germain. Première étoile sur le maillot, il y a un maillot d'ailleurs, collector, qui va être imprimé. Pas sûr que ce sera le maillot avec lequel ils joueront la saison prochaine les joueurs du Paris Saint-Germain qui vont descendre maintenant de ces bus impériales pour se rendre à une réception à l'Elysée. Ils vont être reçus par le chef de l'État, par Emmanuel Macron, aux alentours de 19h. Et bien écoutez, on va continuer à profiter de cette ambiance, me dit-on, même si c'est la fin de cette parade. Ces images des Champs-Elysées et de ses supporters, ils étaient 110 000 à être venus célébrer les tout nouveaux champions d'Europe. Je vous le disais, donc une réception à l'Elysée qui est prévue aux alentours de 19 heures. Et puis, la troisième séquence de cette journée, ce sera ce soir, au Parc des Princes, le stade du Paris Saint-Germain, une Coupe Mignon avec le public. On imagine une fête extraordinaire entre le public du Parc des Princes. Il y aura ensuite un concert. Donc la fête est totale aujourd'hui, on a envie de dire, Naïm, pour ces tout nouveaux champions de l'Europe.
[01:11:22] Speaker 2: Oui, la fête est totale, on l'a attendue depuis longtemps et puis quand on parlait tout à l'heure de se rabibocher avec les supporters, ça rentre clairement dans le cadre de ça et je pense probablement qu'au début de saison prochaine, au moment du trophée des champions peut-être, ou pour la première journée de championnat au Parc des Princes, le trophée sera représenté probablement, je l'extrapore un petit peu, mais on l'espère en tout cas, ils l'ont mérité parce qu'ils n'ont pas fait une ligue des champions linéaire sur le niveau, Mais le scénario, la manière dont elle s'est terminée, la finale, les histoires dont on a parlé individuellement, méritent bien ça. Je pense que le PSG l'a mérité en fait.
[01:11:59] Speaker 7: C'est précisément parce qu'ils ont flirté au danger que l'histoire est peut-être encore plus belle et romantique d'une certaine façon.
[01:12:08] Speaker 3: C'est vrai que ce PSG-là, qui l'aurait cru en décembre quand on le voyait déjà en championnat, comment ça se passait ? Personne n'aurait pensé que ce PSG-là... Le 22 janvier à 22h, ils sont éliminés. Ils sont éliminés. Oui, ils sont pas capables de sortir de ces poules et on nous vend encore un projet qui ne marchera jamais et ils arrivent à tout renverser et à la fin c'est ça qui fait aussi la beauté de ce parcours-là et finalement aussi cette finale aussi bien maîtrisée parce que certains ont toujours dit, oui mais Liverpool et les Tirobus c'est une autrie bon même si moi je suis pas d'accord avec ceux-là en disant qu'ils sont passés un peu par chance etc Peut-être. Soit si on leur accorde, si ils disent face à Arsenal, s'il n'y a pas ce grand Donnarumma. Encore fallait-il s'imposer 1-0 en antifiltre. Exactement. Et face à l'opposition, certains peuvent dire oui, Donnarumma était exceptionnel.
[01:12:54] Speaker 1: Premier équipe française pour avoir gagné sur la pelouse de Liverpool.
[01:12:56] Speaker 3: C'est ça. Première équipe française ?
[01:12:58] Speaker 1: Non, Marseille.
[01:12:59] Speaker 7: Marseille, c'est vrai. Sur un superbe but de Val Buena.
[01:13:02] Speaker 3: De Val Buena. De Val Buena. Et certains pourraient dire oui, mais sans Donnarumma, face à Arsenal, il ne passe jamais. Quand on voit la finale que Paris fait hier, c'est pour ça aussi qu'il rend cette victoire incontestable.
[01:13:14] Speaker 2: Tu sais, il y a quelque chose aussi, c'est qu'il y a finalement eu très peu de doute sur le fait que Paris pouvait la gagner. J'ai senti beaucoup de sérénité hier, que ce soit ici ou ailleurs, les gens que tu côtoies dans les autres rédactions, il y avait un espèce de truc de sérénité de se dire, ils vont l'avoir. Effectivement, l'Inter, c'est l'Inter, mais ils vont y aller, parce que là, ça paraît presque logique.
[01:13:35] Speaker 7: Non, il y avait des signes, parce que Munich, parce que... Oui, oui. Mais en même temps, en même temps, je dois vous dire que, encore une fois, le jeu déployé, notamment depuis Manchester City, était quand même assez chouette. Mais moi, je craignais quand même peut-être la jeunesse, en termes d'expérience, face à un inter avec des gens qui jouaient, qui jouent ensemble depuis 4-5 ans, une culture un peu défensive, parfois même un peu de vice, un peu de provoque. J'avais un petit peu peur qu'il y ait le fait que les joueurs soient inhibés et qu'à un moment donné, effectivement, l'enjeu prime sur le jeu. Et ce qui est vraiment incroyable, ce que vous venez de dire, c'est à quel point ils ont su se détacher, aborder même l'événement presque avec légèreté et en plus avec confiance. Pour des jeunes joueurs comme ça, c'est quand même remarquable.
[01:14:27] Speaker 1: Les images de l'entraînement, elles traduisaient cette sérénité. Le dernier entraînement, la dernière mise en place tactique, on a eu le droit à une heure d'entraînement et voir ces visages sereins, cette sérénité qui se dégage de ce groupe-là sur de sa force.
[01:14:46] Speaker 2: On a l'impression... Ça, c'est quelque chose qui se transmet au quotidien de l'universitaire. Quand on parlait du rôle de Louis Sénériqué, si vous avez un entraîneur traqueux, qui a peur, qui doute, qui parfois a des espèces de mouvements de colère, C'est le stress, c'est communicatif et la confiance aussi. C'est le reproche qui avait été fait beaucoup à Emery. Oui, à Tourelle également, on disait un peu ça, mais je pense qu'ils ont, je ne veux pas dire qu'ils ont su rapidement qu'ils allaient la gagner, mais ils ont rapidement compris qu'ils avaient en tout cas le jeu pour exister et ne pas finir comme on a pu avoir des scénarios complètement fous, catastrophes sur les dernières années. Et finalement, j'ai dit, quand je suis arrivé ici hier, on était ensemble dans la rédaction, tout le monde était à peu près serein, on n'était peut-être pas d'accord sur le score, Mais on était à peu près tous sereins sur le fait de se dire le PSG va gagner.
[01:15:28] Speaker 3: Je pense que les joueurs transféraient cette sérénité-là.
[01:15:30] Speaker 7: Il y avait peut-être la petite peur Aston Villa 2-0 puis 3-2. Oui, oui.
[01:15:34] Speaker 3: J'avais un petit peu ça en tête quand même. Voilà, je pense que certains avaient aussi cette petite... c'était plutôt de la superstition, on va dire, en se disant c'est tellement beau qu'on la gagne là, qu'ils avaient peur de se dire c'est tellement beau qu'on va encore une fois passer à côté. C'est plus je pense les supporters qui avaient cette peur-là que les joueurs en eux-mêmes, comme tu l'as dit Benoît. Eux, ils sentaient que c'était le moment de le faire. Mais tout le monde n'était pas serein, ça se disait. J'ai très peur que finalement on pense tellement qu'on l'a déjà, qu'on va passer encore une fois à côté. Et c'est plus ça qui a fait un peu peur. Mais voilà, certainement on n'était pas serein. Mais même à 2-0 ça se disait. Quand on a vu parfois des frappes, bon même si 2-0 il y a rien.
[01:16:07] Speaker 2: A 2-0 hier vous vous disiez, oh là là.
[01:16:09] Speaker 3: Non, non, non. Je ne dis pas moi en tant que supporter. Moi j'ai un ami qui m'a envoyé un message en disant, j'ai dit à 2-0 tu te sens mieux là. qui attend la mi-temps pour voir s'il n'y a pas de 2-1, pour ne pas avoir de scénario catastrophe, etc. Il y a certains qui ont toujours été un peu tendus jusqu'au bout, mais chaque but a un peu, disons, rassuré tout le monde.
[01:16:26] Speaker 1: En tout cas, on n'a pas senti que l'Inter avait vraiment, sincèrement, les armes, les outils, les hommes pour venir à bout de ce Paris-Saint-Germain version... En justement, c'est cette force matinée de légèreté qui est quand même assez incroyable à ce niveau de compétition. Ce Paris Saint-Germain, version 2025, qui remporte le plus beau des trophées de son histoire. On va se quitter, messieurs, sur ces belles images de fin d'après-midi, de début de soirée, fin de cette toute première séquence de célébration du Paris Saint-Germain avec ses supporters. C'était la parade, on va continuer à en parler. Dans maintenant à peu près 45 minutes, ces joueurs du Paris Saint-Germain ont rendez-vous avec le chef de l'État à l'Élysée. Et puis ensuite, la soirée au Parc des Princes, la communion avec le public. Voilà les images de la cour de l'Elysée. Il y aura donc le Parc des Princes, la communion avec le public et puis le concert. Ces supporters qui pourront profiter de leurs joueurs encore une fois. Et puis la saison n'est pas terminée pour Paris Saint-Germain puisqu'il y a une Coupe du monde des clubs à jouer dans quelques jours. Maintenant, ils prendront la direction des États-Unis avec, pourquoi pas, un autre trophée à aller chercher. C'est en tout cas une année historique pour le Paris Saint-Germain qui a décroché le Championnat de France, la Coupe de France, le Trophée des Champions et la plus belle, la Coupe aux Grandes Oreilles, la Ligue des Champions, hier . L'info se poursuit sur les antennes de France 24. Merci messieurs d'avoir participé à cette édition spéciale. Voilà pour ces belles images de Paris. ...
We’re Ready to Help
Call or Book a Meeting Now