[00:00:00] Speaker 1: Paris Saint-Germain, le rouge, le bleu, devant la Dame de Fer, cette Tour Eiffel qui scintille aux couleurs du club de la capitale. Le Paris Saint-Germain, c'est fait, vient de remporter la Ligue des Champions pour la première fois de son histoire. Victoire, tenez-vous bien, 5 à 0 face à l'Inter Milan, match qui se disputait à Munich. C'est la plus large victoire dans une finale de Ligue des Champions. Deuxième club français, le PSG a remporté la plus prestigieuse des Coupes d'Europe après Marseille en 1993. Ça faisait donc 32 ans que la France attendait un nouveau sacre en Ligue des Champions. L'histoire retiendra que c'est l'équipe la plus jeune de cette édition qui l'emporte face à la plus expérimentée. Avec moi en plateau, Naïm Mognol, Hervé Coimbeau. Bonsoir messieurs, journalistes tous les deux qui allaient m'aider à commenter cette victoire. C'est une soirée historique pour les passagers. Parisiens et on rejoindra évidemment également nos envoyés spéciaux que ce soit à Munich, que ce soit sur les Champs-Elysées ou encore au Parc des Princes. On va prendre justement la direction de Munich, de l'Allianz Arena où vient de se terminer cette rencontre, cette finale historique entre le PSG et l'Inter Milan. Victoire 5 à 0. Cédric Ferreira, est-ce que vous avez le sentiment d'avoir assisté ce soir à quelque chose d'historique ?
[00:01:30] Speaker 2: Tout à fait, j'ai ce sentiment et à mon avis je ne suis pas le seul. Les plus de 18 000 supporters parisiens présents dans ce stade ont eu le même sentiment. Nous avons dû quitter l'enceinte avant la fin du match pour être présents avec vous. Et il y avait qui parmi nous ? Il y avait un flot de supporters milanais. Nous étions en plein milieu des supporters interistes qui sont partis avant la fin du match. Évidemment, probablement beaucoup trop déçus pour assister aux célébrations parisiennes. Mais après ce 5 à 0 historique, quel match livré par le PSG ? Bien sûr, il y a la victoire, ce premier titre. Mais il y a eu aussi surtout l'art et la manière en fait. Car ce 5 à 0, vous l'avez dit Benoît, c'est du jamais vu en finale de Ligue des Champions. Domination totale, même écrasante du PSG qui a même été un peu indécente parfois face à une équipe digne de l'Inter qui pourtant avait réalisé un superbe parcours jusqu'ici où beaucoup d'observateurs estimaient que cette finale était assez indécise. Presque du 50-50, il n'en a rien été. Et Paris n'a laissé quasiment aucune chance à l'Inter. Il y a eu peut-être une maigre occasion pour Marcus Thuram de la tête en fin de première période. Mais hormis cela, Paris aurait même pu écraser encore ce match avec un score plus large. On pense aux occasions de Bradley Barcola, notamment en fin de match, qui auraient pu marquer des buts exceptionnels. Il les a mis à côté. Ça fait un but de moins pour l'Inter. Mais ce 5 à 0 restera dans les annales. Vu l'ambiance qu'il y avait dans le stade avec les supporters parisiens et ce virage qui n'a pas arrêté de chanter du début à la fin, j'ose imaginer la fête qui va y arriver. La fête qu'il va y avoir à Munich ce soir, la fête qu'il va y avoir à Paris ce soir, et encore la fête qu'il y aura ce dimanche toujours à Paris pour la grande parade prévue sur les Champs-Elysées.
[00:03:00] Speaker 1: Oui, parce qu'il y aura cette parade. Si tout se passe bien, si tout se passe bien ce soir, évidemment, qu'il n'y ait pas trop de débordements, il y en aura forcément un petit peu. Ça a même commencé un peu pendant la rencontre, notamment du côté de la porte de Saint-Cloud, pas loin du Parc des Princes. Messieurs, un commentaire sur ce que disait justement Cédric, le PSG qui y a mis ce soir l'art. Et la manière, c'est ce qu'on va retenir de cette rencontre.
[00:03:26] Speaker 3: Oui, et en même temps, c'est une finale complètement ratée de l'Inter Milan. On est presque un peu déçus, au-delà de la joie de voir un club français gagner, on est presque un peu déçus de voir l'Inter avoir été aussi pauvre tout au long du match. À aucun moment, ils ne sont rentrés dans cette finale. Ça a été plié au bout de neuf minutes. On se l'est dit entre nous parce qu'on sentait bien que ça allait se terminer comme ça. Et on a assisté à un véritable florilège de la part du Paris Saint-Germain qui, pour le coup, a tout réussi. Tout ne peut pas être mis sur le... J'ai envie de dire l'incompétence sur le match raté de l'Inter Milan. Le PSG a fait un match fantastique.
[00:03:57] Speaker 1: Le feu d'artifice, vous le voyez sur les images comment en même temps, le feu d'artifice qui, ça y est, démarre. Le feu d'artifice amateur, ce n'est pas le 14 juillet non plus. Sur les Champs-Elysées. Voilà, je vous laisse continuer.
[00:04:07] Speaker 3: Et donc voilà, c'est cette victoire qui est factuellement historique et en même temps extraordinaire au regard du scénario, de la prestation des joueurs, de l'environnement, du contexte de cette saison. On en parlera très longtemps au-delà du score très large et historique. Vous l'avez dit, mais on a vraiment vécu une soirée complètement folle.
[00:04:23] Speaker 4: – Oui, c'est vrai, un moment d'histoire. C'est... Enfin, à 2-0, on se disait qu'il faut qu'il y ait éventuellement un but pour relancer la partie. Mais il n'en a jamais été question. Paris Saint-Germain a été ultra dominant. C'est vrai que l'Inter a été faible, mais je pense que Paris Saint-Germain a livré aussi une très très grosse prestation avec un pressing...
[00:04:42] Speaker 1: – Est-ce qu'on peut parler d'un PSG qui était en parfaite maîtrise ce soir ou d'un Inter trop timoré qui est passé complètement à côté de son match ? Ou finalement qui a fait avec...
[00:04:52] Speaker 3: – Avec ses armes, face à une surpuissante équipe. – C'est les mêmes armes que contre le Barça, que contre le Bayern, le même style de jeu. Vous laissez le ballon à l'adversaire, vous essayez d'opérer en transition, mais face à un PSG comme ça, vous voulez faire quoi ? Le PSG était dans un état de grâce fou. Le milieu de terrain a tout contrôlé. On a vu l'Inter de Milan très rapidement couper en deux. Les moindres passes arrivaient dans les pieds alors qu'on se faisait la réflexion avec Hervé. Le ballon ne ressortait pas du côté de l'Inter. À partir du moment où on a vu le premier but, on a senti qu'ils n'arriveraient même pas à revenir, à égaliser. Derrière, ça a été... Et encore, et encore, Cédric le disait, et il a raison, il y a des ratés de Varackelia, il y a des ratés de Dembélé, il y a des ratés... – Oui, le score est encore plus large.
[00:05:28] Speaker 4: – Ça aurait pu être vraiment plus indécent, je n'ai pas ce qu'on veut dire. – C'est vrai que c'était... Enfin, ce n'est pas un non-match, mais c'était un match vraiment très, très compliqué. Très, très compliqué pour l'Inter qui a été très vite étouffé par le Paris Saint-Germain. Ils ont voulu jouer et ressortir le ballon derrière et ça n'a jamais été le cas. Le pressing, le bon pressing du Paris Saint-Germain, finalement, tout ce que réclame Lucien Riquet depuis, il y avait des attaquants qui sont les premiers défenseurs. Et évidemment, je serais curieux de voir le niveau de récupération de balles de Paris Saint-Germain, surtout en premier mi-temps. Et puis derrière, quand vous avez de la technique, de la vitesse en mouvement, de la jeunesse, voilà, je veux dire que s'il y a eu un fait de la transition... – Transition rapide, effectivement, avec des joueurs comme Dembélé, ils servent technique, ils ont été au service du collectif ce soir.
[00:06:12] Speaker 3: – Ils n'ont même pas, tu n'as même pas de pression réellement. Tu pourrais dire, ah, c'est l'équipe la plus jeune, Desiré Doué était remplaçant en première partie de saison, Varackelia, elle était Anna. Tu peux te dire, Neves, c'est un jeune et tout. Les mecs sont arrivés sereins, ils ont déroulé. C'était quasiment une finale de... T'as l'impression de regarder la finale de Coupe de France contre Reims il y a une semaine, ou un match de Ligue 1, mais je me rappelle du match, le match allé contre l'OM où il plie l'affaire en 21 minutes. Enfin, il n'y a pas réellement eu de différence entre ce que le PSG a fait sur la scène nationale et sur la Ligue des champions sur cette finale. Ça en est d'ailleurs fou, ce scénario en est étrange. Mais en même temps, on n'a pas boudé notre plaisir. Ce que le PSG a fait nous a régalé. 5-0. 5-0, oui, forcément, c'est historique. C'est historique, oui.
[00:06:53] Speaker 1: Les joueurs, je vous commente un peu ce qu'il se passe sur la pelouse de l'Allianz Arena. Les joueurs du Paris Saint-Germain qui sont en train d'enlacer la Coupe, ils n'ont pas encore soulevé le large sourire de Luis Enrique, l'entraîneur du Paris Saint-Germain qui remporte ce soir sa première Ligue des champions. Vous l'avez vécu. Vous, Jules Boiteau, on vous rejoint au Parc des Princes, dans l'antre du PSG qui avait ouvert ses portes, ce soir. Ils étaient 48 000 autour de vous pour assister à ce premier sacre en Ligue des champions, pas le premier sacre européen pour le PSG, mais le premier sacre en Ligue des champions des Parisiens. C'est très, très large victoire. Comment ce public a vécu cette rencontre ? Ils n'ont pas vraiment tremblé, on imagine.
[00:07:39] Speaker 5: Mais écoutez, vous pouvez l'entendre, le public derrière moi, puisque le trophée vient d'être sombré par le capitaine Marquinhos sur les écrans. Les grands géants qui retransmettent, qui ont retransmis ce match ici au Parc des Princes.
[00:09:36] Speaker 1: Et ce que je peux vous dire, Benoît, c'est que même les supporters les plus optimistes ne s'attendaient pas à un tel scénario. Les Parisiens ont dépassé les espérances des supporters présents au Parc des Princes ici ce soir en allant donner la leçon, en allant humilier l'Inter de Milan. Cinq buts à zéro et je peux vous dire que les 48 000 supporters en ont eu pour leur argent. Ils ont chanté « Merci Paris, merci Paris » dans les derniers matchs de la Ligue des Champions. Comme pour dire, ça y est, on l'a enfin, cette Coupe d'Europe qui nous échappe depuis tant d'années et que nous convoitons depuis tant d'années, depuis l'arrivée des Qatari au Paris Saint-Germain.
[00:10:04] Speaker 3: Pour montrer un petit peu la chronologie de cette soirée, on a vécu une ambiance qui était déjà extrêmement forte, extrêmement incandescente ici au Parc des Princes, avant même le début du match. Et l'ambiance, elle est devenue carrément volcanique à chaque but du Paris Saint-Germain, où des dizaines de joueurs ont joué. C'est incroyable. Des dizaines de fumigènes ont été craqués en tribune. Il y a même des feux d'artifice qui ont été tirés depuis l'intérieur du stade, depuis les tribunes. Voilà les supporters parisiens qui ne pouvaient pas rêver mieux, mais qui, on a la sensation, ce soir, sont heureux, surtout pour le collectif parisien.
[00:10:29] Speaker 1: Je peux vous dire que quand Marquinhos est apparu à l'écran à la fin du match, dans les dernières minutes du match, avec des larmes sur les yeux, le stade s'est enflammé, comme pour dire, ça y est, toi, le capitaine du Paris Saint-Germain qui a tant perdu, tu n'es pas encore là.
[00:10:40] Speaker 3: C'est incroyable. Voilà, c'est soirée 5 étoiles pour Paris, ce soir, soirée et scénario absolument parfait ici au Bric des Princes. 5 étoiles pour Paris, c'est incroyable. On n'y est pas encore, Jules, mais on a des raisons d'y croire avec cette équipe prometteuse, cette équipe très jeune. Je le rappelle, c'était le collectif le plus jeune engagé dans cette compétition cette année. 23 ans et demi de moyenne d'âge pour le collectif de Luis Enrique. Vous avez pu entendre derrière, reconnaître l'air de « We are the champions » de Queens. Ça y est, ils le sont, effectivement, champions après des années. Il y a eu des hauts et des bas depuis des défaites, effectivement, historiques. Tu as la remontada, tu as Manchester United, tu as le triplé de Benzema contre le Real. Ils avaient fait un match à peu près comme ce soir. Ils avaient fait un match et demi correct. Et sur 20 minutes, ils s'étaient liquéfiés, bien sûr. Puis tu as eu l'élimination contre Chelsea avec le but d'Embaba. Le PSG en Ligue des champions sous l'air qataris, c'est quand même souvent synonyme de défaite et d'humiliation. Il est rarement sorti. Il a risé un peu. Il a risé un peu de l'Europe à certains moments. Parce qu'il y avait aussi ce statut de nouveau riche qui débarquait pour tout casser, pour tout remporter. Il faut se souvenir que quand Abramovic arrive à Chelsea en 2004 et qui met beaucoup d'argent, Chelsea n'est pas champion d'Europe tout de suite. Mais Chelsea ne sortait pas comme le PSG sortait. Le PSG, finalement, sortit rarement proprement sur les dernières années. Il y a eu très peu d'éliminations « normales ». C'était toujours des scénarios improbables. Tu gagnais le match à l'aile, tu te faisais soulever au match retour. Tu es avec des comportements de joueurs, des déclarations.
[00:11:50] Speaker 4: Mais qui étaient complètement ahurissantes. Et tout ça fait que la victoire est encore plus belle. Et tout à l'heure, Jules Auparc disait, Louis-Henriquet, il a rabiboché le public avec son club. Ah oui, mais il faut voir ce que le public a pris aussi pendant plusieurs années. Il faut se rappeler de ça. Il y en a qui se sont désabonnés. Oui, bien sûr. Et puis, il n'y a pas si longtemps que ça, on demandait la tête de Nasser. On voulait que le Qatar s'en aille du Paris Saint-Germain. Et on parlait de Marquinhos. Il y a deux ans, Marquinhos, tout le monde dit qu'il faut qu'il s'en aille. C'est bon, c'est une pleureuse. Il a raté le match contre le Real. Ça ne va plus depuis ce temps-là. Il faut qu'il quitte le club. Aujourd'hui, il a la Ligue des champions. Le football va vite. Pour ça aussi, la victoire est belle. Ce n'est pas juste factuellement, tu es champion d'Europe. Très bien, ils ne l'ont jamais été.
[00:12:27] Speaker 1: OK. Mais il y a tout un environnement, tout un contexte qui vient charger cette victoire en émotions. Et on parlera au moins autant de ça que de la victoire et du score. C'est vrai que Marquinhos, il est arrivé au Paris Saint-Germain, il avait 19 ans. En fait, il a fait quasiment toute sa carrière puisqu'il a fait une seule saison à la Roma. Et effectivement, il est symbole de toute cette défaite parisienne. Et là, cette saison où on pensait encore que ça allait être... Enfin, il y avait, comme on le disait avant la rencontre, en janvier, ils étaient quasiment éliminés de la Ligue des champions. Et là, on était repartis sur une mauvaise saison, une saison inexplicable comme d'habitude. Et là, il y a quelque chose qui s'est passé, un déclic. Et là, pour terminer par une victoire historique, je veux dire, 5-0. Allez, ce soir, on est parti. Partout, évidemment, en télé, mais vous pouvez suivre, effectivement, toutes les conséquences, les retombées de cette victoire sur nos réseaux sociaux, sur notre site Internet. On est à Munich ce soir avec Cédric Ferreira. On est au Parc des Princes avec Gilles Boiteau. On est également sur les Champs-Elysées où nous attend Gaël Fonseca.
[00:13:17] Speaker 6: Gaël, où on imagine le public. C'est le lieu de célébration, traditionnellement, à Paris. Le public va commencer à arriver. Il y a un dispositif de sécurité très, très complexe. C'est quand, avec un périmètre qui est fermé à la circulation, des stations de métro également fermées sur les Champs-Elysées. Mais ça y est, on le voit et on l'entend, des klaxons au loin et des gens qui commencent donc à arriver sur la plus belle avenue du monde. Alors, les gens ne commencent pas à arriver. Ils sont là déjà depuis le 3-0 du PSG. Dès le 3-0, de nombreux supporters qui s'étaient mis dans des rues adjacentes ont commencé à affloire. Je peux vous dire qu'actuellement, il y a plusieurs milliers à remonter vers l'Arc de Triomphe. Certains étaient même arrivés déjà dans l'après-midi et ont regardé sur leur téléphone depuis les Champs-Elysées la partie parce qu'ils en étaient sûrs. Ils voulaient que le PSG gagne. Alors, pour le moment, il y a déjà eu quelques interpellations effectuées par les forces de sécurité. Comme vous l'avez dit, le dispositif est très important. À l'heure actuelle, il y a au moins 2000 forces de l'ordre qui sont prévues dans le secteur des Champs-Elysées. Des feux d'artifices ont été lancés et des systèmes de dispersion ont été envoyés de la part des CRS, quelques lacrymogènes ont été lancés. Alors, les forces de police que vous voyez juste ici sont descendues un peu plus bas sur les champs parce que beaucoup, beaucoup, beaucoup de monde arrive progressivement. Et toute la venue des Champs-Elysées est remplie des milliers de supporters. Vous pouvez les voir affluer sur les images de Tarek Kay. Ils sont en train de remonter par centaines. J'avais pu échanger avec certains d'entre eux. Plusieurs me disaient qu'ils allaient voir le match dans des rues un peu plus loin avant de venir célébrer ici sur les Champs-Elysées leur victoire tant attendue. Et pour certains, c'est une revanche contre l'OM.
[00:14:47] Speaker 1: Oui, l'OM, c'est vrai, mais qui restera. Le premier club français à jamais avoir emporté la Ligue des champions, c'était en 1993. Déjà face à un club de 2000. Le Milan, pas l'Inter Milan, le Milan a scellé Rossoneri en 1993 et c'était aussi à Munich. On le voit donc les images des Champs-Elysées. C'est vrai qu'il fait très beau, qu'il fait très chaud. Il ne pleut pas encore à Paris, même si c'est une nuit orageuse. Le public, des supporters qui s'étaient massés effectivement sur les terrasses des différents restaurants, cafés pour suivre cette rencontre. Cette rencontre. On renouvelle ce qu'a dit les recommandations du préfet de police Laurent Nunez, le préfet de police de Paris. Il y aura parade demain s'il n'y a pas de débordement, s'il n'y a pas de casse ce soir. C'est donc la responsabilité également des supporters de pouvoir célébrer demain sur les Champs-Elysées leur champion d'Europe. Il y aura une jauge, seulement 110 000 supporters acceptés sur les Champs-Elysées pour cette fameuse parade. Les joueurs qui devraient arriver en début d'après-midi, milieu d'après-midi à Paris. Ils ne vont pas quitter Munich ce soir. Ils vont dormir en Bavière avant de retrouver la capitale. Donc demain, ce dimanche, parade en fin d'après-midi. Ça devrait durer une grosse heure avant une réception. On parle d'une réception pour le moment à l'Elysée reçue par Emmanuel Macron. Le chef de l'État qui a tweeté d'ailleurs ce soir. Champion mon frère. À quoi il fait référence ?
[00:16:26] Speaker 3: À la Coupe du Monde 2018. C'était ce qui était ressorti à l'époque. Le gimmick, le slogan 2018. Champion mon frère après la victoire en Coupe du Monde. C'est un gimmick français du coup.
[00:16:36] Speaker 1: Voilà. Donc Emmanuel Macron qui devrait recevoir demain au Palais de l'Elysée le Paris Saint-Germain. Les joueurs du Paris Saint-Germain qui vont avoir aussi cette communion dans leur stade. Demain réservée aux abonnés. Et ça, ça promet des images somptueuses.
[00:16:51] Speaker 3: Et puis ça fait quand même quelques années que le PSG ne fête plus le titre de champion. En France, dans Paris. Puis justement parce qu'il y a eu beaucoup de débordements.
[00:16:58] Speaker 1: Des débordements en 2013.
[00:16:59] Speaker 3: Oui, oui, bien entendu. Et c'est logique.
[00:17:01] Speaker 1: On s'en souvient au Trocadéro. Alors ça, c'était le premier sacre de l'ère Qatari. Oui. Et depuis, ça avait été...
[00:17:06] Speaker 3: Fait totalement raté avec des bus de touristes pillés. Voilà. Et il y avait eu, il y a eu généralement pas mal de débordements. Quand il y a eu comme ça des victoires avec parcimonie à droite à gauche. Donc là, ça va être aussi l'occasion de revoir quelque chose que le supporter du PSG finalement n'a pas vu depuis plus de dix ans. Maintenant. Donc ça aussi, ça va être des images. C'est un moment qui va être incroyable.
[00:17:26] Speaker 4: Oui, mais c'est vrai qu'en fait, en y repensant, finalement, cette victoire démontre un peu tout le parcours de cette équipe qui a réussi à convaincre déjà les banlieues parisiennes. Parce qu'en fait, pendant longtemps, le Paris Saint-Germain n'était pas l'équipe de la région parisienne. C'était, enfin, le Parc des Princes était un endroit finalement infréquentable. Et avant, il y a dû avoir d'abord le nettoyage des tribunes pour que, avant que les Qatariennes arrivent. Et puis, effectivement, aujourd'hui, on a une équipe qui ressemble davantage à la région parisienne, qui a séduit ces régions parisiennes. C'est impressionnant le nombre de jeunes enfants aujourd'hui qui naissent et qui ont 15 ans, 20 ans, 18 ans, qui sont des supporters du PSG, ce qui n'était pas le cas avant. Et puis, c'est vrai que c'est finalement un beau couronnement pour ce travail de longue haleine.
[00:18:21] Speaker 1: On va repartir au Parc des Princes. Jules Boiteau, justement, vous vouliez réagir vous aussi. Cette question sécuritaire ce soir.
[00:18:27] Speaker 5: Oui, puisque je voulais vous apporter mon point de vue depuis l'intérieur du Parc des Princes. En tout cas, ce que j'ai vu, moi, ce soir, où tout s'est plutôt bien passé. Les supporters avaient envie de faire la fête ce soir et ils n'ont pas provoqué de débordements outre mesure. Alors, il y a eu, ce que je vous disais, ces dizaines de fumigènes qui ont été craqués dans les tribunes. Je ne suis pas sûr que ce soit défendu de craquer des fumigènes. Quand il n'y a pas de joueurs sur la pelouse, puisque le match était à 900 kilomètres d'ici. Et puis, il y a eu aussi quelques feux d'artifice qui ont été lancés depuis les tribunes. Mais très peu de débordements. J'ai vu une seule personne courir sur la pelouse après un but du Paris Saint-Germain qui a été rattrapé assez rapidement par les stadiers. Sinon, les gens se sont très bien tenus. On sent qu'il y avait une ambiance bon enfant, que les gens avaient envie de célébrer un moment de joie, un moment de convivialité. Les gens ont eu envie de se réunir. Ils se sont retrouvés ce soir au Parc des Princes, ceux qui n'ont pas pu aller à Munich. Ils se sont dit, on ne va pas aller dans un bar, on ne va pas rester à la maison. On va se retrouver dans notre salle, dans notre enceinte. Et vous voyez, les gens derrière moi, peut-être, sont en train de quitter le stade. Et tout se passe dans le calme le plus serein ici au Parc des Princes.
[00:19:44] Speaker 1: Merci, Jules. Et regardez, on l'attendait, cette photo du trophée, ce trophée, cette Ligue des champions, soulevée pour la première fois par le club du Paris Saint-Germain. Regardez ces visages, cette jeunesse, soulevée par Martinho. C'est le seul trentenaire de cette équipe. Lui qui est passé, on le disait, par toutes les émotions ces dernières années. Cette fois, il est bien au sommet du foot européen, le capitaine brésilien de cette équipe. Mais on voit à gauche des éridoués, double buteur ce soir, passeur sur l'ouverture du score d'Achraf Hakimi. Ce joueur-là qui ne faisait pas partie de l'effectif parisien. Il y a encore un an, il y a un autre buteur ce soir, Varadjkelia, qui est arrivé, lui, en décembre au Mercato hivernal. Une équipe qui, malgré tout, a beaucoup changé de visage ces derniers mois, a perdu son joyau, sa pépite, Mbappé. Cette pépite qu'il a aussi portée ces derniers mois comme un boulet, il faut dire ce qui est. Les relations étaient très tendues entre Kylian Mbappé et le club parisien. Ça l'est encore. On sait qu'il y a une procédure encore en cours. Mais qui tourne la page, en tout cas, de l'ère Mbappé et de l'ère des stars. Place au groupe, place au collectif. C'est le mantra un peu de Luis Enrique. Officiellement, le PSG est en reconstruction cette saison.
[00:21:10] Speaker 3: Et là où le PSG a changé aussi sur son recrutement, c'est qu'il y a encore quelques années, le PSG allait chercher le meilleur joueur du Barça, le meilleur joueur de Liverpool, le meilleur joueur du Real, le meilleur joueur de la Juve ou du Napoli. Aujourd'hui, il va chercher un joueur à Benfica, Neves. Safonov veut garder un remplaçant. Il va chercher Désiré Doué à Rennes. Il a pris Kvarac Kélia en décembre. Parce que justement, on disait, ouais, mais cette histoire de collectif, c'est bien. Mais pour la Ligue des champions, il faudrait quand même un mec qui tire un peu sur le dessus. Et finalement, tu te retrouves avec Mayulu, qui a marqué le dernier but, qui est un gamin issu de la formation. 19 ans. Voilà, 19 ans. Et tu te retrouves avec une équipe qui n'a plus la même politique économique, qui n'a plus la même politique sportive, qui a un projet qui se veut sur le long terme. Parce que quand tu allais chercher des joueurs et des Zlatan et des Beckham et des Bouffon et des machins, des types qui étaient sur la fin, donc tu étais sur du one-shot en disant, c'est cette année, c'est cette année, c'est cette année. Et là, on a dit, c'est peut-être dans 3 ou 4 ans. C'est peut-être ça aussi qui a changé. Tu as pris un entraîneur, on le disait avant la retransmission, qui est là sur le long terme, qui sait gérer des émissions. Arrivé en 2023. Voilà, arrivé en 2023. Il ne faisait pas l'unanimité. Mais il ne la faisait pas il y a 3 mois, l'unanimité, en fait. C'est ça. Il ne faisait pas l'unanimité le soir du match contre Manchester City. Et justement, il a construit quelque chose avec des joueurs qui seront là sur, Marquinhos peut-être mis à part, mais sur 3, 4, 5, 6, 7 ans, même Dembélé et Hakimi, ils ont encore 6, 7 ans de football devant eux. Donc on a l'air que le PSG, c'était à l'inverse de l'Inter Milan, est au début d'un cycle, là où l'Inter arrivait sur la fin d'un cycle, qui avait démarré en 2020 sous comté avec la finale de Ligue Europe 1 perdue contre Villarreal, et qui va très certainement s'achever en grande partie ce soir.
[00:22:37] Speaker 4: Oui, c'est vrai que c'est un changement. Et il faut reconnaître quand même que Lucien Riquet a été sacrément courageux, parce que même si la fin de l'histoire de Mbappé était prévue, la façon dont il a un petit peu poussé...
[00:22:53] Speaker 1: Il l'avait dit, il l'avait dit, je prépare l'après Mbappé. Oui, oui, il l'a poussé. Et donc il s'en passait systématiquement les gains.
[00:23:00] Speaker 3: Il avait dit à l'époque, je préfère avoir 4 joueurs qui mettent 10 buts qu'un seul qui en met 40.
[00:23:06] Speaker 4: Et puis même, parce qu'aujourd'hui, comme il a gagné, on va oublier tout ce qu'on lui a reproché, le fait d'avoir un gardien qui n'était plus titulaire, d'avoir deux gardiens qui partaient comme numéro 1 et numéro 1 bis, au début de saison, tous ces essais, cette volonté de ne pas avoir un 11-type, même si finalement, sur les derniers mois, il a eu un 11-type, on fait que finalement, il a souvent été critiqué. Mais dans l'ensemble, c'était de se dire, le collectif est plus important. Et il a trouvé des gens en face qui l'ont compris et qui, aujourd'hui, en sorte de ressortir. Je veux dire, on passe du travail de l'ombre à un moment de lumière.
[00:23:43] Speaker 3: Et puis les critiques étaient surtout infondées, parce que si vous prenez les équipes qui étaient ne serait-ce que quart de finaliste, qui a trouvé un 11-type ? À part Liverpool, très vite dans la saison, l'Inter, on l'a dit tout à l'heure, ils n'ont jamais eu la même équipe. Regarde le Barça, derrière, ils n'ont jamais la même défense. Regarde le Real, comment il a galéré, Ancelotti, à adapter, à redescendre Chouameni en charnière centrale. Finalement, de dire, il n'a pas d'équipe type, t'es au mois de novembre, t'es au mois de février, c'est jamais le même 11. Mais trouvez-moi une équipe en Europe, une équipe de très haut niveau, qui a le même 11 du mois d'août au mois de juin. Il n'y en a pas. Donc en fait, c'est des critiques qui sont infondées. Il fallait taper dessus, mais comme il faut taper sur tous les entraîneurs du PSG.
[00:24:16] Speaker 1: Il trouvait un responsable aussi.
[00:24:17] Speaker 3: Et puis c'est toujours l'entraîneur du PSG. À chaque fois que le mec arrive, c'est le mec qui va te faire franchir le palier. Et au bout de 3 mois, 4 mois, 6 mois, c'est le type qu'il faut partir. Il y avait Louis-Henriquet responsable, et puis Donnarumma aussi. Oui, Donnarumma est responsable. Et puis on a dit aussi, mais Campos, il n'est pas vraiment salarié du club, parce qu'il a un deal avec Vigo, avec Magin et tout. Bon, finalement, tu sais que le PSG, c'est un club qui a toujours ratisé les critiques, qui a toujours été clivant, qui a souvent, très souvent, quand on peut se faire battre. Mais il faut aussi dire, quand c'est bien, ce qu'on voit depuis la fin janvier, c'est bien, ce qu'on a vu depuis le mois de février-mars, c'est très bien. Ce qu'on a vu ce soir est exceptionnel. C'est exceptionnel, ça ne veut pas dire que le PSG est la plus grande équipe d'Europe. Regardez la saison de Liverpool, regardez la saison du Barça, c'est très très fort ce qu'ils ont fait. Ça ne veut pas dire que le PSG va faire ce qu'a fait le Real, en faire 3 de suite. Mais c'est-à-dire qu'une fois de temps en temps, si on peut faire une parenthèse et dire, ce soir, 31 mai 2025, 21h, 23h, on a vu un truc qu'on n'a pas souvent vu dans le football, et a fortiori dans le football moderne, et c'est français. Et on leur tape tellement dessus, aux footballeurs français et aux footfrançais, qu'on peut de temps en temps se réjouir quand c'est pas mal.
[00:25:21] Speaker 1: Et il est le symbole, Désiré Doué, de cette équipe rajeunie, de cette équipe New Look. Désiré Doué, arrivé pour 50 millions d'euros l'été dernier au Paris Saint-Germain, en provenance du Stade Rennais. Et justement, vous vouliez nous en parler, puisque vous avez, on imagine, à regarder attentivement sa prestation, Cédric Ferreira, dans les tribunes de cet Allianz Arena. Désiré Doué, c'est plus qu'une promesse d'avenir.
[00:25:54] Speaker 2: Ah oui, c'est même le présent, alors que, c'est vrai, il était arrivé l'été dernier à Paris, en tant que jeune espoir, en tant que promesse d'avenir, même si en France on le connaissait très bien, puisqu'il avait fait deux saisons avec Rennes, où son talent avait explosé à la phase de la Ligue 1. Bien sûr, il avait encore, il va finalement avoir que 20 ans dans trois jours, donc il a encore des choses à perfectionner. Mais c'est vrai qu'on connaissait déjà son talent de dribble, on l'avait vu avec Rennes. Et à Paris, il devait passer l'étape, venir dans un grand club, passer une saison d'adaptation, pas forcément dans la peau d'un titulaire. Et quand Louis-Henriquet, quand le collectif du PSG s'est formé au cœur de cet hiver, il a su trouver une place de titulaire. Et depuis, il a enchaîné les buts. Ils sont de très, très hauts niveaux, avec une série de buts au mois d'avril, où il marquait quasiment à chaque match. Après, un peu moins de buts. On pouvait presque parler de baisse de performance, mais quoique le niveau collectif du PSG restait toujours très élevé. Et puis, il y a eu ses doubles passes décisives la semaine dernière en finale de Coupe de France. Et là, en finale de Ligue des Champions, doublé, une passe décisive. Il est entré dans l'histoire en tant que plus jeune joueur, à réaliser un but et une passe décisive en finale. Donc là, il a encore passé un cran, clairement, grâce à ce match. Vraiment qu'on va le considérer comme une star du football mondial. Lui qui a déjà été élu meilleur espoir de la saison en Ligue 1. Clairement, on pourrait penser que dès l'année prochaine, il va pouvoir prétendre au titre de meilleur joueur. Mais bon, là, ce n'est pas la peine de tirer des plans sur la comète. La prochaine saison, c'est dans longtemps. Parce qu'avant cela, il y a encore la Coupe du Monde des clubs. Mais Désiré Doué, je vous le disais, il va avoir 20 ans. Dans trois jours, il s'est déjà offert un superbe cadeau d'anniversaire en avance.
[00:27:29] Speaker 1: Oui, quel cadeau d'anniversaire, effectivement, pour Désiré Doué, qui n'était pas en plus... qu'on n'annonçait pas forcément comme titulaire au coup d'envoi.
[00:27:38] Speaker 4: On pensait que Louis-Henriquet préférerait Bradley Barcola. Oui, parce que Barcola avait commencé la finale de la Coupe de France. Mais moi, en mettant Kvara à gauche, c'était plus sûr que ce soit Désiré Doué à droite. Parce qu'en règle générale, on voit bien qu'il met Barcola. Barcola est plus à l'aise quand il est sur la gauche. Et de toute façon, c'était la seule interrogation du match. Mais je trouve que c'est aussi une belle histoire dans l'histoire. C'est une belle histoire parce qu'effectivement, il arrive de Rennes. Et puis, on sait qu'en règle générale, les joueurs qui viennent du championnat français ont du mal à souvent franchir ce palier-là parce que ce n'est pas le même type d'attente. À Rennes, on fait deux, trois bons matchs, ça va. Mais au Paris Saint-Germain, on fait un mauvais match. On est critiqué. Dans la première partie de la saison, les questions se posaient déjà. Mais pourquoi on est parti le chercher ? Est-ce qu'il en valait la peine ? Et puis, finalement, lui, à l'image de l'équipe, la deuxième partie de saison a été beaucoup plus réussie. Et il a démontré beaucoup de choses.
[00:28:33] Speaker 3: Et puis, c'est surtout quelque chose, c'est que des joueurs de ce profil, depuis six ou sept ans, quand ils quittent Rennes ou Lens ou Lille ou machin, ils vont en Allemagne ou ils vont en Angleterre. Ils ne viennent pas au PSG. Ou à Leipzig. Ou à Leipzig. Le PSG a changé aussi sa manière de recruter. Quand il est à Rennes, on dit, ça ne va pas marcher à Paris. Il ne va pas franchir le cap. Il arrive à Rennes, il ne joue pas. Et il ne joue pas entre août et novembre. Barcola, c'est un but par match. Et tu fais venir Gvarac Kélia. Et tu dis, alors si tu vas le mettre août, tu vas le faire jouer comment ? Il y a à peu près le même discours sur Randall Colomony. Est-ce qu'on le prête ? Et finalement, il rentre. Il est fort quand il prend la profondeur. Il est fort quand il a le ballon dans les pieds. Il est fort en 1 contre 1. Il est fort collectivement, parce que la passe décisive, la vérité, c'est qu'il peut marquer. Il peut au moins tenter la fin. Il est altruiste. Donc, il représente. Et je sais, il est devenu international. Je sais bien que c'est la mode, depuis quelques temps, de dire que Didier Deschamps, il ne connaît pas grand-chose au football, qu'il a eu beaucoup de chance. Mais enfin, je pense que quand il prend un type, a fortiori de 19 ans, c'est qu'il connaît un petit peu son métier, que le mec a un peu de talent. Il l'a montré. Et quand je parlais tout à l'heure d'absence de pression, de fait de se dire, je suis en finale de Ligue des champions, j'ai 19 ans, j'ai fait... C'est ça.
[00:29:38] Speaker 1: Moi, je dirais que c'est sa principale force, en tout cas, aujourd'hui. C'est quelqu'un, effectivement, qui passe des projecteurs du Stade Rennais à ceux du Parc des Princes. Et il y en a un petit peu plus. Ils sont un petit peu plus puissants lorsqu'on est sur la pelouse du Parc des Princes. Il a ses ressources mentales. C'est lui le dernier tireur, je crois, à Liverpool.
[00:30:00] Speaker 3: Mais oui, mais quand t'es sûr de ton talent, quand t'es bien entouré, quand t'as la confiance de ton coach, il a quand même des qualités exceptionnelles. Faut être honnête, techniquement, il est très, très fort. Physiquement aussi. Ouais, physiquement. Mais c'est vrai que tu l'aimes plus le voir balle au pied que ce roi-là. Mais après, voilà, il faut pas que ça soit une année. Faut pas que ça dure d'un point A à un point B et que ça s'étiole sur la fin. Que dans trois ans, il soit à Gaziantep. Faut faire ce qu'il faut pour que ça devienne un joueur qui dure dans le temps et que sur 5, 8, 10, 12 ans, ça soit un joueur phare du foot français. Parce qu'on va arriver sur la Ligue des Nations dans quelques jours. Regardez son profil, on en a pas en équipe de France. On va voir ce que donne Cherki. Mais un joueur aussi à l'aise, techniquement, balle au pied, aussi juste et aussi complet dans le secteur offensif, milieu et devant, t'en as très, très peu, finalement.
[00:30:45] Speaker 4: Oui, c'est sûr. Et je pense que là, pour le coup, effectivement, en termes de pression, il n'a pas caché son identité. L'idole, c'est Neymar. Donc, en fait, il y a une forme de légèreté dans le jeu, de ne pas prendre trop de pression. Puis, effectivement, les circonstances du match ont aussi fait que c'est beaucoup plus simple quand vous ouvrez le score très tôt et que derrière, il n'y a aucune réaction. On peut se mettre en place. Mais je trouve qu'effectivement, je suis d'accord avec Naeem, il a quelque chose qu'on n'a pas beaucoup en France. Il est capable de jouer arrêté. Il est capable de jouer quand on a besoin de... de conserver le ballon. Il est capable de prendre la profondeur. Il est capable de frapper aussi, de loin. Donc, je pense que c'est un joueur complet. Là, pour une fois, c'est devant qu'on aura des problèmes en équipe de France.
[00:31:33] Speaker 3: Honnêtement, tu vois ce qu'il fait avec le Paris Saint-Germain depuis Liverpool. Comment ne peut-il pas être titulaire contre l'Espagne en demi-finale de la Ligue des Nations ? Je dis la semaine prochaine. Je dis la semaine prochaine. Moi, je suis pragmatique. Je vois sa finale ce soir. Je fais des changes. Je me dis, je l'aligne.
[00:31:46] Speaker 4: Dans n'importe quel autre pays, il sera aligné. Oui, mais il a quatre jours de repos. On connaît Deschamps. Il va recharger.
[00:31:53] Speaker 1: Il est parfois conservateur, Deschamps.
[00:31:55] Speaker 4: Il est plutôt conservateur.
[00:31:58] Speaker 1: Les réactions qui continuent d'affluer après cette victoire du PSG face à l'Inter Milan. La réaction de la maire de Paris, Anne Hidalgo, qui salue une victoire historique. Et puis, la confirmation que le chef de l'État, Emmanuel Macron, recevra bien demain un débat. À l'Élysée, les joueurs du Paris Saint-Germain en direct. Et à l'image, la Tour Eiffel qui ne scintille plus, mais elle est toujours aux couleurs du Paris Saint-Germain avec même des supporters au pied de cette Tour Eiffel de la Dame de Fer avec des feux d'artifice. Ici, les images des Champs-Élysées où les supporters, vous le voyez, dans un calme. Je ne sais pas si c'est un calme relatif. En tout cas, ça a l'air de bien se passer pour le moment où se situe cette caméra. Je ne sais pas exactement à quel niveau de l'avenue elle se situe, mais pour l'instant, on ne voit pas de débordement. Ça a l'air plutôt calme sur les Champs-Élysées. Les Champs-Élysées qui accueilleront la parade des joueurs du Paris Saint-Germain demain après-midi. Plutôt en fin d'après-midi, on parle, c'est encore à confirmer, de 17h, le Paris Saint-Germain qui n'a pas voulu communiquer. On comprend les raisons en amont, par superstition, évidemment. Le grand jour est enfin arrivé. La victoire avec la manière. C'est un tweet signé de Kylian Mbappé qui salue lui aussi le grand jour qui est enfin arrivé. Un petit commentaire.
[00:33:39] Speaker 4: Je pense que tout le monde pensait à lui parce qu'en fait, il a symbolisé, peut-être malgré lui, cette politique des stars, des stars parisiennes. Parce que j'allais dire peut-être malgré lui parce qu'il est arrivé, il n'était pas la star. Au moins, il arrive, c'est Naïma la star. Mais au bout d'un moment, elle a tellement cannibalisé l'espace public qu'il était devenu la star du Paris Saint-Germain sur la dernière saison. Et là, la saison, il part. Il part pour gagner la Ligue des Champions. Et finalement, le club la gagne sans lui. C'est marrant, un clin d'œil de l'histoire. C'est la même chose que papa. Il est parti de Marseille pour gagner la Ligue des Champions avec le Milan AC. Et puis, Marseille a gagné l'anneau. Il est parti. Donc, en fait, comme quoi, on peut redire ce qu'on veut. Le collectif est toujours plus fort que les individualités. Même si les individualités bonifient un collectif.
[00:34:26] Speaker 3: Est-ce qu'il peut de ne pas faire un tweet ? Honnêtement. On l'attendait. S'il ne le fait pas, on ne parle que de ça demain. C'est de la com, c'est de la politique. Je ne doute pas qu'il se réjouisse pour le club. Il était vraiment attaché au club. Après, il ne peut pas dire autre chose. Il y a quand même des leçons à tirer de tout ça. Ce n'est pas anodin. Tu as 10 ans de star, tu ne gagnes rien. Tout le monde se barre, tu la gagnes. Et avec la manière.
[00:34:54] Speaker 4: Ce n'est pas une coïncidence. C'est sûr. Il y a ça. J'y pensais sur le plan politique aussi. La maire, Anne Hidalgo, qui a tweeté rapidement. On sait quelles sont les difficultés. Bien sûr, les tensions. Autour du Parc des Princes. Je pense même qu'Emmanuel Macron est bien content que le Paris ne s'en ait jamais gagné. Même si on sait qu'il est plutôt un supporter de Marseille, ça va lui changer son emploi.
[00:35:19] Speaker 1: Je rappelle que la mairie ne veut pas vendre le Parc des Princes au Paris-Saint-Germain. La somme proposée, c'est autour de 30-40 millions d'euros. Le Parc des Princes est un peu sous-évalué.
[00:35:29] Speaker 4: Oui, mais c'est eux qui ont donné la valeur au Parc des Princes. C'est ça qui est toujours compliqué. En très bref, ils sont dans une supérieure tension. Et cette victoire, finalement, il faut de la politique.
[00:35:39] Speaker 3: Mine de rien, pour Anne Hidalgo, c'est Noël. Il y a un mois, le Paris-FC monte en Ligue 1. Là, le PSG gagne la Ligue des champions. Et Anne Hidalgo, pour ton bilan, tu peux essayer. Je vais peut-être jouer là-dessus un petit peu.
[00:35:50] Speaker 1: Le Paris-Saint-Germain qui quittera peut-être le Parc des Princes dans les années à venir. On verra, c'est en discussion. On parle de Poissy, on parle de Massy. Le Parc des Princes, on va se rendre une dernière fois au Parc des Princes de la soirée. Jules Boiteau, vous y êtes. Le stade, c'est vidé, les tribunes sont vides derrière vous. Il y a un peu moins de bruit. Vous allez peut-être mieux nous entendre ici, en plateau. Vous allez pouvoir profiter de ce Parc des Princes, de la pelouse, une dernière fois puisqu'il reviendra et vous y reviendrez d'ailleurs, vous aussi, demain. Les joueurs du club du Paris-Saint-Germain qui devraient présenter ce trophée à leurs abonnés demain, en début de soirée, après l'Elysée, normalement.
[00:36:37] Speaker 5: Oui, une dernière image pour vous montrer les tribunes tout à fait vides maintenant. Tous les 48 000 supporters ont quitté le Parc des Princes dans l'émission des minutes qui ont suivi la remise du trophée. Les gens étaient restés sur place, continuaient à chanter après la fin du match et puis vous l'entendez, autour de moi, le calme est revenu. C'est assez spécial de passer d'un stade tout entier qui hurle pendant plus de deux heures à un calme olympien dans cette enceinte où il règne une espèce de sérénité. Vous savez, la sérénité après la victoire qui fait tant plaisir et vous le disiez, ce stade, les supporters vont le retrouver dès demain et les joueurs, parisiens eux aussi, quand ils reviendront à la fin de la Parade des Champs-Elysées dans leur enceinte pour présenter le trophée à leurs supporters. La coupe aux grandes oreilles qui est tant attendue ici au Parc des Princes depuis des années, ça va se passer donc ici, dans l'enceinte du Paris Saint-Germain. Ce sera vraiment un moment, évidemment, très attendu par les supporters.
[00:37:40] Speaker 1: Merci, Jules, on vous libère pour ce soir avant de vous retrouver demain fin d'après-midi sur les Champs-Elysées pour suivre cette parade, des joueurs du Paris Saint-Germain à bord d'un bus impérial qui vont défiler devant un public trié sur le volet, peut-être pas, mais en tout cas limité, 110 000 spectateurs sur les Champs-Elysées demain. On va reprendre la direction de la Bavière de Munich où on rejoint une nouvelle fois Cédric Ferreira. Cédric, vous vouliez revenir sur un homme qui a montré la voix ce soir à toute cette équipe, c'est Achraf Hakimi, buteur pour l'ouverture de la Bavière, l'ouverture du score et auteur d'une saison plus que complète et on ne le sait que trop bien à France 24. On l'a d'ailleurs désigné Primark Vivien Foué qui récompense chaque année, on le sait, le meilleur joueur africain qui joue en Ligue 1.
[00:38:36] Speaker 2: Oui, Achraf Hakimi qui a marqué le premier but de ce match dans une position de renard des surfaces, une position d'attaquant quasiment. Ce n'est pas surprenant si on connaît son profil car c'est un défenseur offensif comme on pourrait l'appeler puisqu'il est très bon en défense, très bon en attaque, il a été buteur dans cette finale, il a été buteur en demi-finale aussi contre Arsenal lors de la victoire 2-1 au Parc des Princes. Achraf Hakimi, ça fait quand même 9 buts marqués cette saison, dont 4 en Ligue des Champions. Il y a beaucoup d'attaquants sur le marché qui ne sont pas capables de réaliser une telle performance sur une saison donc c'est pour appuyer sur l'apport offensif d'Achraf Hakimi dans cette équipe du PSG même si évidemment en défense sa vitesse est très utile aussi et son impact physique. C'est sa 4ème saison à Paris et c'est clairement la plus complète. Il avait confié il y a quelques semaines le rôle joué par Luis Enrique à ses côtés pour le perfectionner dans le placement dans ce système de jeu collectif du PSG. Luis Enrique qui a fait beaucoup de bien à Achraf Hakimi et on voit le résultat durant toute cette saison et encore plus lors de cette finale de Ligue des Champions où il a été impérial. Quasiment aucune action dangereuse n'est venue de son côté le côté droit de la défense parisienne. Achraf Hakimi, on l'a dit, a été nommé meilleur joueur africain évoluant en Ligue 1. C'est le prix Marc-Vivien Foyer RFI France 24. Il va sûrement postuler pour être nommé meilleur joueur africain de l'année. Ce serait pas surprenant de le voir remporter ce championnat que l'on a finalement Achraf Hakimi. Il a encore quelques belles années devant lui. Avec le PSG sûrement puisqu'il a renouvelé son contrat en fin d'année dernière. Achraf Hakimi qui fait partie aujourd'hui des grandes figures du PSG. Il est vice-capitaine. Il porte le brassard quand Marquinhos est présent. C'est une des stars du PSG aujourd'hui qui va sûrement encore s'inscrire dans les années à venir au sein de ce collectif parisien.
[00:40:27] Speaker 1: Merci Cédric et Hakimi dont la saison n'est pas terminée puisqu'il y a la Coupe du Monde des clubs à disputer dans quelques jours maintenant. Et puis il y aura un sacré rendez-vous en fin d'année avec la Coupe d'Afrique des Nations chez lui au Maroc. Demi-finaliste de la dernière Coupe du Monde. La première nation africaine à se hisser à ce niveau de compétition. Et ça correspond effectivement à la carrière, ça coïncide en tout cas avec le pic de forme, le pic de carrière d'Achraf Hakimi.
[00:41:01] Speaker 3: Et quand on parle de ballon d'or, on dit Ousmane Dembélé, s'il gagne la Ligue des champions il pourra être ballon d'or. Si on essaye de voir le football autrement qu'avec une calculatrice et qu'on regarde le jeu, qu'on regarde ce que les joueurs amènent dans un match, je pense qu'Achraf Hakimi peut, lui, largement courir pour être ballon d'or. Parce que c'est un joueur moderne et qui est capable de jouer à deux ou trois postes. C'est un défenseur qui attaque. Il a d'ailleurs été formé comme Elie avant d'être placé en défense. On l'a vu partout ce soir. Mais on l'a vu partout toute la saison. Le but numéro neuf, en fait, il en a mis six, sept, huit cette année. C'est un joueur qui est intelligent, c'est un joueur qui est polyvalent, c'est un joueur qui marque, qui fait des passes. C'est un joueur au comportement exemplaire. Moi j'ai jamais vu, il a jamais foutu le pied dans qui que ce soit pour prendre un carton rouge. Voilà, c'est un joueur moderne, il est puissant, il est intelligent, il joue bien et surtout je suis heureux parce que quand on parle, à l'époque où on parlait où on avait Messi, Neymar, Mbappé, je pense que c'est le joueur qui est le plus pâti de ça. Souvenez-vous à l'époque du nombre d'appels qu'il faisait dans son couloir où il était jamais servi parce que finalement le ballon ne transitait qu'entre ces trois-là. Peut-être de temps en temps un milieu de terrain ou autre. Et il aurait pu partir à l'époque, dire moi j'étais une star à Dortmund, j'étais une star à l'Inter, j'arrive ici, j'ai pas un ballon. Non, je vais jouer ailleurs parce qu'on me proposerait le même salaire. Lui, en plus, on lui aurait proposé. Il est resté, il a montré que c'était un joueur, toute sa valeur, tout ce qu'il est capable de montrer. Oui, c'est un joueur, ça correspond à son pic de forme. Moi je pense que si un Parisien mérite en tout cas, pourrait largement faire partie des candidats crédibles au Ballon d'Or, Hakimi pourrait...
[00:42:21] Speaker 4: En fait, le problème, la difficulté de ce raisonnement, c'est que c'est comme ça que Messi a gagné son Ballon d'Or 2019 parce que les votes se sont éclatés avec... Non, attends, Hervé, ça je vais te dire un truc.
[00:42:32] Speaker 3: Moi, cet argument-là, je veux pas l'entendre. Je veux pas l'entendre parce qu'à l'époque... Non, non, je veux dire pourquoi. À l'époque où Messi a pris 4 Ballons d'Or de suite, il y avait Piqué, Mascherano, Xavi, Iniesta, Suarez. Quand Cristiano Ronaldo prenait le Ballon d'Or, il y avait Kroos, Modric, Ramos, Carvajal... Un mec qui prend le Ballon d'Or parce qu'il a 8... Il prend pas le Ballon d'Or parce qu'il a 8 coéquipiers de nommés, en fait, ça arrivait tout le temps. Parce que des joueurs capables de prendre le Ballon d'Or, ils appartiennent à peu près aux 4-5 mêmes équipes à chaque fois. Donc ça, c'est un truc. Il y a Hakimi, il y a les autres. Ce qu'a fait Ousmane Dembélé à partir du mois de janvier, c'est très bien, mais c'est à partir du mois de janvier. Hakimi, ce qu'il a fait, c'est depuis le mois d'août.
[00:43:09] Speaker 4: Oui, c'est sûr qu'Hakimi a fait une saison plus complète, mais je veux dire, le risque de déperdition des voix fait que je pense que... Enfin, Paris Saint-Germain a intérêt à proposer faire campagne pour un seul des deux.
[00:43:21] Speaker 3: C'est pas au PSG de faire campagne, c'est aux journalistes d'être intelligents, mais après, peut-être qu'on en demande un peu trop à certains.
[00:43:27] Speaker 1: Dembélé, qui n'a pas été buteur ce soir, mais qui a été exceptionnel dans l'entre-jeu, il lance d'ailleurs, c'est lui qui... Sur le but de Douai, le deuxième, sur la Talona 2.
[00:43:40] Speaker 4: Non, non, il a fait un bon match, un match complet, et je trouve que... Moins décisif, plus collectif. Plus collectif, il était plus bas par moment, il a été une rampe de lancement pour les flèches devant, donc non, il a fait un bon match, un match leader, et c'est aussi savoir prendre ce rôle, de ne pas penser simplement à ses statistiques individuelles. Bon, c'est vrai que sa finale aurait été plus belle avec un but. Avec un but, on était sûr qu'il était ballon d'or. Il y a encore un peu de suspense.
[00:44:13] Speaker 1: Effectivement, il y a encore un peu de suspense. Elle est belle, cette image, Hervé, de vous, à côté de la Tour Eiffel, aux couleurs du Paris Saint-Germain.
[00:44:21] Speaker 4: Je suis presque en raccord.
[00:44:22] Speaker 1: Vous êtes raccord avec le plateau, avec les images qu'on diffuse, les habillages. La Tour Eiffel, donc, bleu et rouge aux couleurs du Paris Saint-Germain, qui décroche sa première étoile. Il y aura une étoile sur le maillot des Parisiens la saison prochaine. Cette étoile qui signifie tant. Une étoile après laquelle ils ont couru depuis tant d'années. Il y a désormais deux clubs en France vainqueurs d'une Ligue des champions. Marseille en 93, Paris en 2025. On imagine que ça va être une nuit de fête, une nuit de célébration à Paris, en particulier sur les Champs-Elysées, où ça y est, il y a du monde. On voit des images ici de la place de l'Etoile. Je crois qu'elle est interdite à la circulation, interdite aux piétons, puisque je n'ai pas l'impression qu'il y a grand monde en train de marcher autour de l'Arc de Triomphe. Du calme, donc place de l'Etoile, mais sur les Champs-Elysées. On retrouve Gaëlle Fonseca par téléphone. Cette fois, il y a du monde, c'est la fête. On va célébrer cette nuit à Paris.
[00:45:31] Speaker 7: C'est bien la fête, un peu plus bas sur les Champs. Je me trouve précisément au niveau du rond-point. Donc beaucoup plus bas que l'Arc de Triomphe, comme vous l'avez dit, qui est interdit aux piétons. Mais ici, par contre, sur les Champs, c'est les piétons et les supporters qui règnent en maître. Il y a plusieurs milliers de personnes qui restent de venir sur l'autoproclamée plus belle avenue du monde. Ils chantent, ils dansent, ils se mettent en groupe, ils crient pour Paris. Quelques fumigènes aussi, quelques fumigènes rouges, mais tout semble se passer dans le calme. Je me trouve justement à côté des forces de l'ordre qui observent tout simplement qu'il n'y ait pas de débordements. Il y a à peu près une demi-heure, il y en a eu des débordements dans les rues adjacentes. C'est l'arc de Triomphe, notamment quelques voitures brûlées. Mais ici, tout est calme. On crie à la victoire de Paris et les personnes continuent d'appuyer pour essayer de remonter jusque l'arc. Les quelques supporters avec lesquels j'ai pu parler m'ont tous dit on va être dans le calme. L'objectif demain, célébrer avec la parade.
[00:46:44] Speaker 1: Ils sont sages. Alors que là, je vois qu'il y a quand même un canon en haut de... C'était des images en début de soirée. Des images en direct. Des images... Il faisait chaud, ils ont pris un peu d'eau. Mélanger un peu de lacrymogène. Voilà. Des images... Il y en a d'autres sur la pelouse de l'Allianz Arena. Nasser El-Releifi, le président du Paris Saint-Germain qui est en train de s'exprimer en ce moment même au micro de nos confrères de Canal+. C'est aussi lui qui incarne la politique du Qatar au Paris Saint-Germain. C'est une victoire aussi pour QSI.
[00:47:26] Speaker 3: Oui, c'est une victoire pour QSI. D'ailleurs, ils étaient venus pour ça. Historiquement, ils viennent pour gagner. Objectif est rempli. Ils auront mis 12 ans. Ce qui finalement est à peu près la durée moyenne. Si vous prenez Manchester City, si vous prenez Chelsea, c'est à peu près la même durée. Nasser a, on en parlait tout à l'heure, pendant très longtemps incarné le problème. C'est-à-dire à la fois la mainmise du Qatar, à la fois l'absence de connaissances de football, la politique économique au-dessus de la politique sportive, des impairs de communication. Il a la responsabilité dans les problèmes relationnels que ce soit avec Mbappé, que ce soit avec Cavani, que ce soit avec d'autres joueurs qui sont partis en mauvais terme avec le Paris Saint-Germain. Il a souvent cristallisé...
[00:48:09] Speaker 1: Cavani est parti en catimini.
[00:48:10] Speaker 3: Oui, il n'a même pas été invité au centenaire du club. On est quand même sur des relations...
[00:48:14] Speaker 1: Plus élégantes, plus classe.
[00:48:16] Speaker 3: Avant que Mbappé prenne le truc meilleur buteur de l'histoire du club, on aurait pu être plus élégants, largement. C'est pas ce qui caractérise le plus Nasser, l'élégance. Mais c'est sa victoire, c'est la victoire du Qatar. Ils ont, pour une fois, joué une carte gagnante. Oui, reconnaissons-leur, ça n'efface pas le passé, mais reconnaissons-leur qu'ils ont rempli leur objectif.
[00:48:36] Speaker 4: Je trouve que c'est un peu dur de... Objectivement, je trouve que le Qatar a bâti une marque à Paris Saint-Germain. Effectivement, quand on prend... City, c'était très fort en Angleterre, mais ils ont eu une image internationale.
[00:48:52] Speaker 3: Mais c'est pas le même projet.
[00:48:54] Speaker 4: Oui, mais Paris Saint-Germain n'existait pas en tant que marque. Aujourd'hui, Paris Saint-Germain est une marque qui a conquis la région parisienne, qui a conquis d'autres éléments. Ça n'a rien à voir, mais aujourd'hui, le Parc des Princes c'est 500 000 euros de recettes. Le Parc des Princes est, à l'heure actuelle, le stade le plus rentable. Paris Saint-Germain est le club qui fait 37 terrains, le deuxième club d'Europe. En fait, il y a une vraie construction d'une marque qui a été faite. Effectivement, il n'y avait pas de résultats sportifs. Aujourd'hui, le sportif arrive enfin. Effectivement, là où Nasser a compris qu'il fallait laisser les sportifs aux sportifs, mais je trouve que le Qatar, depuis qu'ils sont arrivés, ils ont créé une vraie marque, des passerelles avec la NBA. Il y a quand même... Dans ce monde, le Paris Saint-Germain est au départ du Qatar, ce qui n'est pas le cas de la plupart des grands clubs.
[00:49:50] Speaker 3: Quand tu te places d'un point de vue des supporters du PSG, qu'il y ait des passerelles entre le PSG et la NBA, on s'en moque. Que ce soit une marque, non, non, mais que le PSG vende des tongs et des pariou en Indonésie, on s'en moque. Si, on s'en moque complètement. À un moment donné, ce que les supporters veulent, ce que les anciens joueurs veulent, ce que les gens veulent, c'est que le PSG brille sportivement. Ce que le Qatar a fait économiquement, c'est très bien. Mais, sans mauvais jeu de mots, à quel prix ? La politique sportive en a pâti pendant longtemps. On a acheté des joueurs en se disant, c'est comme ça qu'on gagne dans le football, alors que ce n'est pas le cas. Le Qatar a quand même longtemps travaillé à côté de ce qu'il fallait faire. Et Nasser a cristallisé, je le disais, des rancunes, des querelles, tous les problèmes que pouvait rencontrer le Paris Saint-Germain. C'est bien d'avoir des sous, mais il faut bien l'utiliser aussi. Et je pense aussi qu'on en a eu encore, la preuve avec l'histoire des droits télé, il y a une condescendance parfois chez ce monsieur à l'égard de ses homologues, qui, riche ou pas riche, trophée ou pas trophée, n'est pas acceptable. Voilà.
[00:50:57] Speaker 1: Et conflit d'intérêt aussi, peut-être, quand on est président de club et qu'on est aussi patron d'une chaîne qui diffuse des matchs du championnat. Je veux cette information, cette confirmation plutôt, puisque les joueurs seront bien reçus ce dimanche à l'Elysée, aux alentours de 19h, après la parade et avant cette réunion avec les abonnés au Parc des Princes. On reprend la direction de l'Allianz Arena pour vous retrouver une dernière fois, Cédric, puisque les célébrations continuent sur la pelouse de l'Allianz Arena, entre les joueurs du Paris Saint-Germain, le président du Paris Saint-Germain, ainsi que les ultras.
[00:51:40] Speaker 2: Effectivement, la fête n'est pas encore finie ici à l'Allianz Arena. Alors j'entends des chants de supporters parisiens au loin, qui se dirigent vers les transports publics, mais le COP Ultra, le COP Ultra Paris, tous les supporters qu'on voyait derrière les buts, eux sont encore dans le stade, en train de célébrer toujours cette victoire, en compagnie de Nasser Al Khalifi, qui était sur la pelouse, avec les joueurs et leurs familles, qui continuent désormais la série de photos avec le trophée, évidemment, pour garder des souvenirs, pour garder ces souvenirs en boîte, des souvenirs inoubliables pour tous les joueurs et leurs familles qui ont pu assister à cette rencontre, et également les supporters. J'ai même vu quelques vidéos de supporters infiltrés que je connais, qui m'ont montré où les supporters sont allés sur la pelouse, arrachés des morceaux de cette pelouse, pour la garder en souvenir, évidemment, en mémoire de cette finale remportée 5 à 0 contre l'Inter de Milan. Donc les joueurs parisiens, pour l'instant, n'ont pas encore entamé la fête nocturne qui va se dérouler sûrement à Munich avant de rentrer demain à Paris. Pour l'instant, la fête continue encore un peu dans l'Allianz Arena, et finalement c'est une bonne chose pour les supporters, pour le PSG, pour les joueurs, pour Nasser, c'est la consécration, puisqu'on vous le dit tout à l'heure en plateau, les propriétaires qu'Atari ont acheté le PSG en 2011. Le seul objectif, c'était de remporter la Ligue des Champions. Maintenant que c'est fait, il est temps de savourer pour tout le club et son environnement.
[00:52:58] Speaker 1: Merci Cédric, merci d'être intervenu dans ces deux éditions spéciales. Bon retour en France, on vous accueillera évidemment avec plaisir. Je ne sais pas si vous rentrez avec les joueurs du Paris Saint-Germain, non, vous rentrez vous en train. Ce dimanche, bon retour à vous et au reste de l'équipe de France 24. On voyait ces images de ce feu d'artifice à la Tour Eiffel. Il y a un homme qui est le grand artisan, messieurs, quand même, de cette victoire, c'est Luis Enrique, cette équipe, elle porte son empreinte.
[00:53:36] Speaker 3: A lui, c'est 20 sur 20. Ce soir et depuis le mois de janvier, c'est 20 sur 20. Il a tout réussi, que ce soit collectivement dans le jeu, que ce soit dans le vestiaire, il a fédéré un groupe, il a mis des individualités en valeur. Ceux qui l'étaient moins, il les a concernés par le projet. Même si le score est largement favorable, faire rentrer Mayoulou, c'est évidemment très bien. Voilà, ça concerne tout le monde. Tu fais marcher la formation. Ceux qui étaient un peu plus en difficulté, comme Désiré Doué, tu les as remis dedans. Varadj Kelia a été intégré vitesse grand V. Il a tout réussi sur cette deuxième partie de saison, globalement.
[00:54:07] Speaker 1: Les recrues, où il n'y a pas de choses, ça s'est très bien passé. Je vois une EVS très bien, Varadj Kelia. Evidina, ça s'est très bien passé aussi. C'est le travail de Campos aussi. C'est le recrutement, ce coup d'œil.
[00:54:18] Speaker 3: C'est le travail du staff aussi, parce qu'il ne peut pas tout faire tout seul. Il y a une équipe, et force est de constater que quand les mecs arrivent avec leur staff et que ce n'est pas le club qui leur impose, le gars d'EU18, le gars d'EU16, le gars d'EU15, ça se passe quand même mieux. Il a tout réussi. J'espère que ça va faire taire ses détracteurs, même si certains parfois sont de mauvaise foi. Mais oui, je suis entièrement d'accord avec vous, c'est 20 sur 20.
[00:54:39] Speaker 4: Ça ne va pas faire taire ses détracteurs. En septembre, on sera reparti. C'est la beauté du foot. Effectivement, il y a un moment comme ça, de grave.
[00:54:48] Speaker 1: Il va être tranquille, au moins, jusqu'à la Coupe du monde des clubs.
[00:54:50] Speaker 4: Voilà, jusqu'à la Coupe du monde des clubs. Et puis, pour la première défaite, ça va repartir. On va lui retrouver tous les défauts. Mais c'est vrai que oui, ça porte son empreinte. Et puis, c'est vrai que l'histoire de Mayoulou, elle est belle. Parce que finalement, c'est un joueur que personne... Il n'était connu que par des spécialistes, finalement. Et dans la deuxième partie de la saison, il était assez important pour aller chercher ce titre. Et aujourd'hui, qu'il rentre, qu'il marque ce but, le dernier but de la finale de la Ligue des champions, c'est bien. C'est vrai que ça aurait eu... Il n'est pas lié à l'histoire du Paris Saint-Germain aussi longue. Mais ça aurait été beau que Kipembe puisse fouler la pelouse, quand même. Je pense qu'il arrivait qu'il était déjà blessé. Nous n'avons pas forcément le même rapport.
[00:55:37] Speaker 1: Pas la même histoire, pas la même relation. Mais effectivement, on s'en proche. Il y a aussi de Luis Enrique, parce qu'il y a cette histoire familiale, ce drame familial qu'il a pu vivre. Le deuil de sa fille de 9 ans. C'est une maladie dont il parle assez ouvertement dans un documentaire.
[00:55:59] Speaker 3: Au-delà de ce drame qui l'a touché, il ne faut pas oublier le contexte. Sa Coupe du Monde 2022 est un échec avec l'Espagne. Il est largement critiqué en Espagne Il arrive au Paris Saint-Germain. Il se prend l'épisode Bappé en pleine figure. Les relations avec Nasser. Il arrive dans un contexte où ce n'est pas facile. Il prend des joueurs. Il a des joueurs qui s'en vont. Dieu sait que c'est dur de se passer de Bappé. Tu te passes d'un mec qui met 40 buts dans une saison contre les mecs qui font ça. Ce qu'il a réussi à construire avec la presse contre lui, absolument fantastique.
[00:56:34] Speaker 1: Merci messieurs. On va se quitter sur cette photo que vous percevez derrière moi. On va la mettre plein écran. C'est l'image et la photo de la soirée. Marquinhos, trophée en main. Première Ligue des champions de l'histoire du Paris Saint-Germain. Une victoire si vous ne connaissez pas encore le score. Je vous spoile. 5-0 face à l'Inter Milan. Soirée historique à Munich. Finale qui restera dans l'histoire. C'est la plus large victoire en finale de la Ligue des champions. Bravo Marquinhos. Merci. Félicitations aux joueurs du Paris Saint-Germain. Félicitations à tous les supporters du Paris Saint-Germain. Il y a désormais deux clubs en France victorieux de la plus prestigieuse des compétitions européennes de clubs. Merci à vous. Bonne soirée.
[00:57:28] Speaker 8: L'économie est en première ligne pour arrêter les dégâts.
[00:57:35] Speaker 9: Venez rencontrer ceux qui créent de nouvelles façons de produire et de consommer. Ils seront avec moi dans Plan B l'économie autrement. On a pu réussir à faire ce plastique-là sans utiliser un polymère d'origine pétrochimique. Leurs idées nous aideront à agir. Il n'y a pas de planète B mais il y a des plans B et c'est chaque semaine sur France 24.
[00:58:04] Speaker 8: Plan B l'économie autrement présenté par Myriam Mascarello à voir sur France 24 et France24.com
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